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Getty Images

L'Iran construit une installation nucléaire—souterraine

Après la destruction de sa dernière installation à Natanz, l'Iran a promis de la reconstruire. Maintenant, la construction a commencé—sous terre.

Les images satellites de Planet Labs Inc. et des inspecteurs du comité de surveillance atomique des Nations Unies ont confirmé la semaine dernière que l’Iran avait commencé à construire une installation souterraine d’assemblage de centrifugeuses avancées. Cette installation située dans les montagnes autour de Natanz remplace celle qui a explosé cet été dans ce que Téhéran a appelé une attaque de sabotage.

L'Iran a annoncé qu'il reconstruirait l'installation détruite de Natanz ; ces plans vont maintenant de l’avant.

C'est le début d'un nouveau et dangereux chapitre dans l'impasse nucléaire.

Suite à une attaque de juin qui a détruit une installation liée à la production de roquettes à propergol solide, une explosion le 2 juillet a détruit le complexe nucléaire de Natanz. Cette installation cruciale du programme nucléaire iranien a été construite en 2012 pour développer des centrifugeuses de pointe utilisées pour produire de l'uranium de qualité militaire à être utilisé dans les ogives nucléaires. Ce n'est que récemment que l'Iran a maîtrisé les centrifugeuses plus avancées IR-4 et IR-6. Ces centrifugeuses perfectionnées lui permettent d'enrichir de l'uranium à un taux beaucoup plus élevé que les IR-1 et IR-2M, qui constituaient la quasi-totalité de ses quelque 20 000 centrifugeuses au cours de la dernière décennie. Jusqu'à l'attaque du 2 juillet, on craignait que l'Iran puisse utiliser ces centrifugeuses avancées pour militariser l'uranium suffisamment rapidement pour que les États-Unis, Israël et d’autres ne seraient pas en mesure de l’empêcher.

Lorsque ces centrifugeuses sont devenues opérationnelles, elles auraient été déplacées profondément sous terre, protégées par des couches de béton et d'acier pour empêcher Israël (ou n'importe qui d'autre) de les détruire par des frappes militaires. Les centrifugeuses n'étaient vulnérables que pendant qu'elles restaient au-dessus du sol.

Après l'attaque du 2 juillet, l'Iran passe sous terre à Natanz.

Le président de l'Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI), Ali Akbar Salehi, a annoncé le 8 septembre que l'Iran avait commencé la construction d'une nouvelle installation pour remplacer l'installation au sol détruite. Il a dit qu'elle sera construite « au cœur des montagnes autour de Natanz ».

Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré à l'Associated Press que ses inspecteurs étaient au courant de la construction. « Tant qu'ils ont déclaré à l'AIEA dans les délais appropriés, il n'y a pas d'interdiction de mettre les choses sous terre », a-t-il déclaré.

Cependant, après l'achèvement de la nouvelle installation, l'Iran pourrait essayer d'accélérer la production de centrifugeuses avancées. Le Centre des affaires publiques et de l'État (CAPE de Jérusalem) a rapporté que « à l'usine pilote d'enrichissement de combustible, l'Iran enrichit de l'uranium dans des centrifugeuses expérimentales avancées, développe une grande variété de centrifugeuses avancées et enfreint le calendrier [de recherche et développement] inclus dans le PAGC [Plan d’action global commun] ».

L’accord nucléaire était censé limiter l’enrichissement d’uranium de Téhéran en échange de la levée des sanctions économiques. Cependant, l'Iran a publiquement abandonné ces limites d'enrichissement d'uranium, et les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018 et ont intensifié les sanctions.

L'Iran viole également le PAGC en enrichissant de l'uranium avec 1 044 centrifugeuses dans l'installation souterraine de Fordow près de Qom. Le 13 septembre, Salehi a déclaré que son organisation « avait activé une aile d'enrichissement dans l'installation nucléaire de Fordow… conformément aux mesures visant à réduire ses engagements envers l'accord nucléaire… Nous avions promis de ne pas enrichir en utilisant ces 1 044 centrifugeuses, mais selon la réduction des engagements, l'enrichissement se fera selon les besoins, et nous stockerons également les matériaux enrichis » (emphase ajoutés).

L'Iran enrichit maintenant de l'uranium jusqu'à 4,5 pour cent de pureté, plus que les 3,67 pour cent autorisés dans le cadre de l'accord. Selon le dernier rapport trimestriel de l'AIEA, l'Iran dispose d'un stock de 2 105 kilogrammes (2,32 tonnes) d'uranium faiblement enrichi, 10 fois plus que les 202,8 kilogrammes (447,1 livres) autorisés par le PAGC. Les experts disent que 1 050 kilogrammes d'uranium faiblement enrichi sont généralement suffisants pour être ré-enrichis jusqu'à des niveaux de qualité militaire de 90 pour cent de pureté pour une arme nucléaire.

L'Iran a suffisamment d'uranium faiblement enrichi pour construire au moins deux bombes nucléaires, et son aboutissement n'est que de trois mois. Le PAGC de 2015 était censé limiter l'Iran à un an pour obtenir suffisamment de matières fissiles pour un engin explosif. L'installation de centrifugeuses avancées sur le site d'enrichissement pourrait réduire de quelques semaines le temps nécessaire à l'enrichissement de niveau militaire.

Au milieu de ces développements, l'Iran continue de développer des missiles à longue portée capables de lancer des armes nucléaires non seulement contre Israël, mais aussi contre l'Europe. Les États-Unis tentent de renouveler les sanctions internationales contre l'Iran, mais l'Europe, la Chine et la Russie résistent à ces tentatives. Ils sont déterminés à permettre au régime iranien de continuer à violer l'accord nucléaire.

Beaucoup pensent maintenant qu'il est inévitable que l'Iran obtienne une bombe nucléaire—ce n'est qu'une question de temps. Dans une interview accordée le 8 juillet au journal Times of Israel, l'ancien chef du Mossad Shabtai Shavit a accepté que l'Iran obtienne la bombe. L’objectif d’Israël, a-t-il dit, était de dissuader l’Iran de l’utiliser.

Cette perspective manque un fait crucial : la rationalité et la logique sont souvent sacrifiées sur l'autel de la religion. C’est particulièrement vrai avec l’Iran, qui est gouverné par une idéologie islamiste radicale depuis 1979. Le chef fondateur de la République islamique n’accordait pas de valeur à l’auto-préservation nationale. Surtout, il a glorifié le martyre pour répandre l'Islam.

En août 2006, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit : « Imaginez : l’Iran est le premier pays parrainant des terroristes au monde. Il est sur le point d'obtenir des bombes nucléaires, et ses dirigeants pensent qu'une guerre nucléaire accélérera le retour de leur version du Messie. Cela signifie qu'ils ont hâte d'une guerre nucléaire. Et une fois que vous avez commencé une guerre nucléaire, comment l'arrêter ? »

C’est pourquoi il est alarmant de voir le programme nucléaire iranien avancer rapidement. Cette nouvelle installation souterraine peut prendre un certain temps à être construite, mais une fois qu’elle sera opérationnelle, l’Iran pourrait utiliser les centrifugeuses avancées pour armer suffisamment d’uranium à un rythme suffisamment rapide pour prendre le monde par surprise.

Le correspondant de la Trompette à Jérusalem, Brent Nagtegaal, dans un article de notre publication sœur Watch Jerusalem, a écrit sur la possibilité d'un Iran nucléaire et où ces événements mènent :

Depuis 1993, Gerald Flurry a prophétisé que l'Islam radical, dirigé par l'Iran, remplirait le rôle biblique du « roi du sud » mentionné dans Daniel 11… Cette prophétie dit que l'Iran et ses partisans islamistes radicaux vont déclencher un violent conflit avec un empire européen dirigé par l'Allemagne (« le roi du nord »). Ce terrible conflit plongera le monde entier dans une grande calamité…

Cette prophétie ne dit pas si Téhéran passera un jour au nucléaire. Daniel 11 montre cependant que l'Iran deviendra si conflictuel qu'il motivera une réponse de type blitzkrieg de l'Allemagne et de l'Europe (expliqué dans notre livret gratuit Le roi du sud.)

L'Iran travaille dur pour développer une bombe nucléaire. Sa politique étrangère insistante mène à la guerre.

Fr Kos