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Le président Donald Trump annonce le 8 mai sa décision de retirer l’Amérique de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran.

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Donald Trump se retire de l’accord sur le nucléaire

04/06/2018  •  de latrompette.fr
Le président des États-Unis d’Amérique annule la pire décision jamais prise par son pays en matière d’affaires étrangères. Où cela nous mènera-t-il ?
 

«Donald Trump a fait la preuve qu’il est prêt à prendre position là où d'autres ne l'ont pas fait, » à écrit mon père récemment. Le président américain a certainement montré la véracité de cette déclaration le 8 mai, quand il a annoncé qu’il mettait fin à l’accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur avec l’Iran.

La réaction des médias contre sa décision fut immédiate et violente. À écouter les commentateurs, c’est comme si le président Donald Trump est un terroriste qui cherche à acquérir des armes nucléaires, plutôt que d’être celui qui tente d’arrêter le plus grand commanditaire du terrorisme d’obtenir des armes nucléaires.

« L’Amérique se retirera de l’entente nucléaire avec l’Iran », a déclaré le président Trump le 8 mai. « Dans quelques instants, je vais signer un mémorandum présidentiel … rétablissant les sanctions nucléaires américaines contre le régime iranien. Nous instituerons le niveau de sanctions économiques le plus élevé. Toute nation qui aide l’Iran dans sa quête pour des armes nucléaires pourrait aussi être fortement sanctionnée par les États-Unis. L’Amérique ne sera pas l'otage du chantage nucléaire » (l’emphase est ajoutée).

Le président a résumé une partie de l’historique de l’accord, le qualifiant de « désastreux » et « un grand embarras » pour tous les Américains. Il se référait à la révélation du 30 avril par le premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, qui prouve que l’Iran avait menti au sujet de son programme nucléaire alors qu’il négociait l’accord nucléaire (officiellement appelé [l’accord de Vienne] le Plan d’action global commun, pagc). L’entente était entièrement basée sur des mensonges !

Quand Barack Obama prêta serment comme président de l’Amérique, le régime iranien vacillait. En collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’Allemagne, les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies (la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis) avaient exercé des pressions politiques et économiques sur une période de quelques années. Les sanctions adoptées à la fin de 2006, tôt en 2007, et tôt en 2008, paralysaient le programme d’armement iranien et nuisaient à son économie.

En Juin 2009, des citoyens manifestaient dans les rues sans arrêt durant des semaines, protestant contre les élections supposément truquées qui amenèrent au pouvoir l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Puis l’été 2010 amena une croissance importante des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, une augmentation des sanctions adoptées par le Congrès américain et de nouvelles sanctions par l’Union européenne. Septembre 2010 révélerait que le virus Stuxnet sur les ordinateurs ciblait à l'origine les installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran, et apparemment avec succès. D'autres sanctions suivraient en 2011 et en 2012.

Mais, alors même que le régime le plus déterminé à supporter la terreur dans le monde faiblissait, il reçut un coup de main—de l’Amérique. L’administration Obama commença à orchestrer un accord qui n’était bon pour personne d’autre que l’Iran. Ce fut un parachute que le Président Obama lança aux mollahs—une opération de sauvetage pour ce régime meurtrier. Voilà la vérité ! La Trompette appela le pagc d’Obama la « pire gaffe de politique étrangère dans l’histoire de l’Amérique », comme l’écrivait mon père. Les Américains ont gaffé en permettant à leurs dirigeants d’aller de l’avant avec l’accord—mais le président Obama, le secrétaire d’État John Kerry et les autres dirigeants savaient exactement ce qu’ils faisaient.

Ce fut un contrat désastreux dès le départ. Il donnait à l’Iran des millions de dollars, et l’Iran ne changea rien.

« Le fait est que ce fut un accord horrible et unilatéral, qui n’aurait jamais, jamais dû être fait », a dit le Président Trump dans sa déclaration. « Il n’amena pas le calme. Il n’amena pas la paix. Et il ne le fera jamais. Dans les années qui suivirent l'accord, le budget militaire de l’Iran augmenta de près de 40 pour cent, tandis que son économie se porte très mal. Après la levée des sanctions, la dictature a utilisé ses nouveaux fonds pour construire des missiles à capacité nucléaire, supporter le terrorisme, et semer le chaos dans tout le Moyen-Orient et au-delà. »

« L’accord fut si mal négocié que même si l’Iran s’y soumettait complètement, le régime pouvait encore même être sur le point d’une avancée nucléaire dans un très court laps de temps. Les dispositions de temporisation de l’accord sont totalement inacceptables. Si j'autorisais cet accord de tenir, il y aurait bientôt une course à l'armement nucléaire au Moyen-Orient. Tout le monde voudrait que leurs armes nucléaires soient prêtes au moment où l’Iran aurait les siennes. »

C’est un point de vue qui est clairement opposé à celui de l’administration Obama. Le président Trump s’est « montré lui-même désireux de prendre position là où les autres ne l’ont pas fait », a écrit mon père. Notez le langage que le président a utilisé pour décrire le régime iranien—« meurtrier », « dictatorial ». Vous rappelez-vous la gymnastique verbale que l’administration Obama utilisa quand elle envoya des représentants s’asseoir en face des représentants Iraniens pour négocier un accord ?

L’ancien président Obama a publié une déclaration sur Facebook le 8 mai disant que le pagc fonctionne. Obama n’est pas quelqu’un du genre à partir tranquillement au coucher du soleil. Il continue à utiliser son énorme influence pour se mêler de toutes les façons qu'il peut. C'est ce que fait l’ancien secrétaire d’État Kerry. Kerry, dont la fille est mariée à un Iranien-Américain ayant de nombreux liens avec l’Iran, a continué tout ce temps-là à conduire sa propre diplomatie de l’ombre au Moyen-Orient, en travaillant contre les objectifs du président des États-Unis dans la région. Mais vous n’entendrez pas grand chose à ce sujet dans les médias.

Le Jerusalem Post a écrit mercredi le 9 mai :

Le ministre français de la défense a affirmé mardi qu’affaiblir l’accord pourrait « enflammer la région ». L’accord est une « source de paix ».

Pendant ce temps le régime iranien célèbre ce qu’il appelle la « victoire » du Hezbollah aux élections libanaise. Le seul parti armé à participer aux élections, et le seul parti important à ne pas inclure des femmes sur sa liste, a bénéficié de privilèges sans précédent aux urnes. Alors que les dirigeants occidentaux louaient la « paix » et la « stabilité » de l’entente avec l’Iran, l’Iran supportait une organisation armée de style kkk qui se présentait aux élections libanaises.

Et le président Trump est celui qui déstabilise le Moyen-Orient en insistant pour que l’Iran n’obtienne pas d’armes nucléaires ? Et nous assumons que le Moyen-Orient était stable auparavant ?

Dans sa déclaration sur Facebook, le président Obama a déclaré : « Les débats dans notre pays devraient être informés par les faits, surtout les débats qui causent la division. Alors il est important de réviser plusieurs faits au sujet du pagc. » Cela semble un point de vue sage, un souci honnête au sujet des faits. Mais regardez les faits sur ce que fit son administration pour sceller cet accord avec l’Iran. Des membres haut-gradés de son administration ont admis qu’ils devaient mentir pour y parvenir !

Ben Rhodes a admis qu’il avait fabriqué le récit sur l’accord avec l’Iran. « La façon dont a été présenté cette histoire de l’accord avec l’Iran à la plupart des Américains … a été grandement fabriquée dans le but de faire vendre l’accord. Même lorsque les détails de cette histoire sont vrais, les implications que les lecteurs et les auditeurs sont encouragés à saisir au travers de ces détails sont souvent trompeuses ou fausses. »

Environ à la même époque, un journaliste a demandé à la porte-parole du Département d’État Jen Psaki, « Est-ce la politique du Département d’État, là où la préservation ou la confidentialité de négociations secrètes est concernée, de mentir de façon à accomplir son but ? » Psaki a répondu : « Je pense qu’il y a des moments où la diplomatie a besoin d’intimité pour progresser. Ceci en est un bon exemple. »

Alors les officiels de l’administration Obama ont admis qu’ils avaient menti au peuple américain au sujet de l’accord nucléaire. Et ensuite Obama se présente en disant, « Voici les faits sur l’entente. » Croyez-vous pouvoir faire confiance dans ses « faits » ?

Obama a dit, « Le pagc ne repose pas sur la confiance. Il est enraciné dans les plus profondes inspections, et un régime de vérification jamais négociés dans un accord de contrôle d’armes. » Il a aussi dit, « Des moniteurs internationaux ont aussi accès à la totalité de la chaîne de production nucléaire afin que nous puissions les prendre s’ils trichent. »

Est-ce vrai ?

National Review a rapporté le 19 juillet 2017 :

L’Iran exploite un plus grand nombre de centrifugeuses de pointe qu’il ne lui est permis selon l’accord, il a dépassé son plafond d’eaux lourdes, et il continue à refuser l’accès aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique à ses installations de recherche nucléaire et militaire—où, selon toute vraisemblance, ils trouveraient d’autres violations à la pelle.

L’Associated Press a rapporté le 19 août 2015 :

On permettra à l’Iran, par un arrangement inhabituel, d’utiliser ses propres experts pour inspecter un site qu’il aurait utilisé pour développer des armes nucléaires en vertu d'un accord secret avec l’agence des Nations Unies qui exécute normalement un tel travail, selon un document vu par l’Associated Press

L’agence n’obtiendra même pas de photos ou d’informations vidéo provenant de cette région que l’Iran dit être hors limites …

Cela ressemble-t-il au « plus profondes inspections et un régime de vérification le plus ambitieux jamais négociés dans un accord de contrôle d’armes » qui donne aux observateurs internationaux « l'accès à la totalité de la chaîne de production nucléaire de l’Iran » ?

« Il est clair pour moi que nous ne pouvons pas empêcher une bombe nucléaire iranienne sous la structure délabrée et pourrie de l’accord actuel », a continué le président Trump dans son annonce. « L’accord avec l’Iran est défectueux dans sa base même. Si nous ne faisons rien, nous savons exactement ce qui arrivera. En peu de temps, le principal État-commanditaire du terrorisme mondial sera en position d’acquérir les armes les plus dangereuses au monde. »

Ces paroles sont plutôt dures venant du président. La question pour nous est, que veut dire ceci du point de vue prophétique ?

Dans l’article de mon père « Sauver l'Amérique de la gauche radicale—temporairement », il a expliqué la situation de l’Amérique aujourd’hui :

Ce que nous voyons est en réalité un accomplissement moderne de ce qui s'est passé dans l'ancien Israël sous Jéroboam II. Un peu de résurgence, une certaine prospérité renouvelée, une vague montante d'activité religieuse—mais pas de vraie religion—avec la bénédiction du « roi » (La prophétie d’Amos 7 donne plus de détails sur cet aspect du règne de Jéroboam. Je l’explique dans Great Again—disponible en Anglais seulement). C'est une période où les gens se prélassent dans un faux sentiment de sécurité et dans le sentiment que Dieu est avec eux. Et pendant ce temps, le caractère du dirigeant est profondément imparfait, et les péchés du peuple restent graves et ne cessent de s'aggraver.

S’il semble que l’Amérique en fait est en train de redevenir puissante à nouveau sous Donald Trump, c’est parce que c’est le cas. Du moins en comparaison avec ce qu’elle était sous le président de la gauche radicale. Mais ce n’est pas le président Trump qui stabilise le navire. Et la correction de cette trajectoire n’est pas permanente.

Comme mon père l'a souligné dans son article, la renaissance relative de la force que vit l’Amérique actuellement est temporaire. La prophétie biblique montre que nous approchons un temps ou les décisions de l’Amérique concernant l’accord nucléaire—et l’Amérique même—seront sans effet.

Daniel 11:40 décrit une confrontation future entre le roi du Nord (un empire européen) et le roi du Sud, (l’Islam radical, mené par l’Iran). Peu importe comment la poussière retombera après ce rejet de l’accord nucléaire, le conflit majeur, qui le rendra insignifiant, sera la guerre à venir entre les alliés européens et les alliés de l’Iran. Au moment où cette grande guerre entre deux puissances mondiales éclatera, les États-Unis ne seront même plus un facteur.

C'est rafraîchissant de voir un dirigeant Américain se tenir debout et poser un geste sensé pour une fois. Il n’a pas mâché ses mots durant son annonce ; le président Trump ne vous dore pas la pilule.

L'accord était désastreux, et il devrait être annulé. Mais malgré cette résurgence temporaire, la verge de la correction viendra quand même sur l’Amérique, et notre peuple doit se réveiller sur ce qui se passe.

Si vous voulez comprendre plus sur comment et pourquoi l'administration Trump a été en mesure de faire de bonnes choses pour l'Amérique, lisez, je vous prie, l'article de mon père « Sauver l'Amérique de la gauche radicale—temporairement ». 

Tb Ad Fr