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Des manifestants iraniens pro-gouvernementaux crient des slogans lors d'une marche après les prières hebdomadaires du vendredi à Téhéran le 5 janvier.

ATTA KENARE / AFP / GETTY IMAGES

Écoutez les voix de protestation en Iran

12/01/2018  •  de latrompette.fr
 

Vous devez compatir avec les Iraniens qui descendent dans la rue. Ils paient le prix de vivre sous des dirigeants despotiques avec des ambitions mal orientées alimentées par une fausse religion.

Malgré des promesses politiques contraires, les mauvaises conditions économiques continuent de se détériorer. L'inflation est en hausse ; le chômage est obstinément élevé. Dans la ville de Mechhed, où les protestations ont commencé, 1 personne sur 3 vit dans un taudis. Le régime iranien—plein d'argent grâce à l'accord sur le nucléaire—a récemment introduit ce qu'il a appelé des « mesures d'austérité », causant une hausse du prix des œufs de 700 pour cent et le pain à devenir un luxe. C'était plus que ce que les gens pouvaient avaler.

Quand les Iraniens ont élu Hassan Rouhani en tant que président en 2013, ils étaient impatients des grands changements qu'il avait promis : plus particulièrement, pour résoudre les problèmes économiques de la nation et de travailler avec les États-Unis pour vaincre l'État islamique. « Il a prévu d'accomplir ces deux objectifs en faisant des compromis avec les États-Unis, en échangeant la poursuite des armes nucléaires par l'Iran et son influence sur le terrain en Irak et en Syrie pour l'élimination des sanctions », a écrit Geopolitical Futures. Maintenant, l'État islamique est vaincu et l'argent circule à nouveau. Sur papier, le produit intérieur brut du pays a augmenté depuis 2015, lorsque l'accord nucléaire a été mis en œuvre et lorsque les sanctions économiques ont été levées. Mais le régime iranien ne considère pas cela comme une opportunité de rétablir la position de la nation par rapport à l'Occident ou de rendre la vie de son peuple plus confortable. Il voit cela comme une chance de retourner à propager la révolution islamique.

L’hypothèse derrière l'accord sur le nucléaire—qu'un engagement économique plus important avec le monde ferait en sorte d’attirer les dirigeants iraniens loin de leurs politiques de confrontation—s'est révélée fausse. (Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, l'a correctement intitulé « La pire erreur de politique étrangère dans l'histoire américaine ».)

Ce que nous voyons dans les rues, ce sont des gens appauvris, exaspérés et en colère contre des promesses non tenues, des priorités malavisées, des pratiques répressives et des fonctionnaires corrompus.

Ce n'est pas si difficile de comprendre l'indignation. Entendre parler à propos des milliards de dollars dépensés pour soutenir le régime d'Assad en Syrie avec des armes et des soldats ; le financement de 100 000 combattants de la milice en Irak ; fournir au Hezbollah au Liban des armes perfectionnées, de la formation et de l'infrastructure ; parrainer les forces antigouvernementales au Yémen ; soutenir les groupes terroristes à Gaza ; la souscription de groupes chiites en Arabie Saoudite et à Bahreïn ; financer un programme d'armement nucléaire qui a isolé votre nation économiquement ; et ainsi de suite—tout cela devient difficile à tolérer lorsque vous n’avez pas les moyens de nourrir vos propres enfants.

C'est pourquoi vous entendez des chants dans la rue « Mort à la République islamique » et « Mort à Khamenei ».

C'est de la musique aux oreilles des Occidentaux habitués aux chants de « Mort à Israël » et « Mort à l'Amérique ». L'administration Trump a savouré l'opportunité de soutenir ouvertement les manifestants—se différenciant elle-même de la réponse muette de la Maison Blanche d'Obama à des manifestations populaires encore plus importantes en Iran en 2009.

Malheureusement pour ces manifestants, cependant—et pour ceux qui espèrent un changement de régime—il n'y a pas grand-chose à être optimiste ici. L'évidence suggère fortement que cette flamme révolutionnaire est destinée à s’éteindre.

Ces manifestations, bien que répandues, sont considérablement plus petites et moins coordonnées que celles que le régime a écrasées il y a huit ans. L’âge de presque tous les manifestants est moins de 25 ans, et la plupart appartiennent aux classes inférieures. Ils manquent de direction et de représentation politique—et ont peu de chances de l'obtenir, puisque, comme l'écrit Stratfor, les réformistes et les modérés au sein du gouvernement « n’ont rien à gagner à soutenir publiquement un mouvement de protestation maintenant. ... En ce moment, il n'y a tout simplement pas de groupe politique évident qui pourrait bénéficier d'exprimer directement son soutien aux manifestations. »

Le régime réprime avec suffisamment de force pour dissuader les protestations de se répandre—il a déjà tué au moins 21 citoyens—mais pas assez pour provoquer une réaction significative des autres nations. Et aussi impétueux que soient les tweets du président, ne vous attendez pas à ce qu'une Amérique fatiguée par la guerre fasse quoi que ce soit ; elle n'a aucune volonté ou de cran pour une autre aventure hasardeuse au Moyen-Orient.

Les observateurs optimistes s'attachent aux manifestants iraniens et espèrent le meilleur. Mais ceci est un cas classique où nous pouvons avoir une perspective claire sur la façon dont ce drame va se dérouler en regardant la prophétie biblique.

Depuis le début des années 1990, notre rédacteur en chef surveille l'Iran pour remplir le rôle bibliquement prophétisé du « roi du Sud ». Daniel 11 révèle qu'il a une politique étrangère agressive, provocatrice et est à la tête d’une alliance de nations du Moyen-Orient. Depuis la révolution islamique de 1979, cela décrit parfaitement le comportement de l'Iran. Les prévisions prophétiques de M. Flurry, vieille de plusieurs décennies sur le dangereux zèle religieux de Téhéran, les activités terroristes, l’étalement de la domination régionale, la prise de contrôle de l'Irak, la poursuite des armes nucléaires et la détermination à punir l'Amérique, à éliminer Israël et à s'emparer de Jérusalem ont toutes été confirmées par des événements ultérieurs. Elles sont plus pertinentes et plus proches de leur plein accomplissement maintenant que jamais.

Vous pouvez être sûr que quoi qu'il arrive avec ces protestations, cela ne fera pas dévier l'Iran de cette voie.

Les voix de ces masses iraniennes angoissées méritent d'être écoutées pendant que vous le pouvez. Ils ne feront probablement pas les manchettes pour bien longtemps. Mais ils ne s’en vont pas. Ils vont juste s’évanouir dans le chœur terne de l'humanité qui languit sous la domination méchante. « Quand les justes se multiplient, le peuple est dans la joie ; quand le méchant domine, le peuple gémit » (Proverbes 29 : 2).

Et pourtant, heureusement—comme Anthony Chibarirwe l’a fait ressortir dans son article sur theTrumpet.com aujourd'hui, « Why the Iranian Protests Won’t Succeed » (Pourquoi les protestations iraniennes ne réussiront pas)—le changement de régime en Iran s’en vient. Ce n'est pas à cause de ces protestations. C'est parce que Dieu—qui entend les cris des pauvres et des nécessiteux, qui enregistre avec soin toute injustice—est sur le point de réparer les torts perpétrés à travers le monde entier. Il remplacera personnellement les régimes méchants de ce monde par Son gouvernement parfait. 

Kos Fr Bo