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Vatican Pool/Getty Images

Le pape François exhorte les dirigeants de l'UE à lutter contre le populisme

09/05/2017  •  de latrompette.fr
L'Église catholique émerge comme étant l'institution européenne stable qui procure un sentiment de solidarité au continent.
 

Le pape François a déclaré vendredi que l'Union européenne risquait de « mourir » à moins que les dirigeants européens ne se regroupent contre le populisme. Prenant la parole au Vatican à la veille du 60 e anniversaire de la signature du Traité de Rome, le pontife a déclaré aux dirigeants de 27 membres de l'UE (moins la Grande-Bretagne) que la « solidarité » est « l'antidote le plus efficace contre les formes modernes de populisme ».

Avec les partis eurosceptiques gagnant du soutien à travers le continent, le pape a mis en garde contre une division croissante entre les citoyens européens et leurs institutions représentatives. Pour éviter une telle scission, le pape François a exhorté son auditoire à adopter une nouvelle vision pour l'Europe. « L'Europe trouve un nouvel espoir dans la solidarité, qui est aussi l'antidote le plus efficace contre les formes modernes de populisme », a-t-il déclaré. « La solidarité entraîne une prise de conscience de faire partie d'un seul corps, et en même temps, implique la capacité de chaque membre à “sympathiser” avec les autres et avec l’ensemble ».

Le mot populisme se réfère à une idéologie qui favorise les personnes communes contre les élites. L'usage catholique romain du terme solidarité se réfère à un principe selon lequel tous les êtres humains sont liés ensemble en tant que membres d'un corps collectif. La solidarité est un pilier clé de la doctrine sociale catholique, qui enseigne que l'individualisme est dégradant spirituellement, par conséquent les gens sont les plus heureux lorsqu'ils sont placés dans une hiérarchie guidée par l'Église catholique romaine.

« Il y a une nécessité de commencer à réfléchir encore une fois en tant qu'Européens, afin d'éviter les dangers opposés d'une uniformité morne ou le triomphe des particularismes », a déclaré le pape François. « La politique a besoin de ce type de leadership, qui évite de faire appel aux émotions pour obtenir un consentement, mais plutôt, dans un esprit de solidarité et de subsidiarité, élabore des politiques qui peuvent faire en sorte que l'ensemble de l'Union se développe harmonieusement. En conséquence, ceux qui courent plus vite peuvent offrir une main à ceux qui sont plus lents, et ceux qui éprouvent des difficultés peuvent viser à rattraper ceux en tête de ligne. »

En particulier, le pape a appelé les dirigeants de l'UE à lutter contre le populisme en se concentrant sur les personnes qui se joignent aux partis contestataires et de répondre à leurs préoccupations. Il a exhorté les dirigeants à investir dans le développement économique et à fournir aux gens des emplois, des conditions de vie décentes et l'accès à l'éducation et aux soins de santé.

Bien que le pape François et ses prédécesseurs se sont adressés aux dirigeants de l'UE à plusieurs reprises dans le passé, cette adresse qui survient 60 ans après la fondation de la Communauté économique européenne revêt une signification particulière. La montée des partis marginaux dans toute l'Europe prive les partis traditionnels de leurs votes habituels et déforme le système électoral du Continent. Beaucoup de nations deviennent ingouvernables, car il y a tellement de nouveaux partis politiques ayant des sièges au parlement qu'il est impossible de former une coalition stable. De plus en plus, les dirigeants européens se rendent compte que l'Église catholique romaine est la seule institution paneuropéenne stable, qui peut offrir un sentiment d'unité et de solidarité au continent.

En encourageant les dirigeants européens à répondre aux préoccupations qui poussent les gens à abandonner les institutions établies pour les partis marginaux, le pape François est en train de positionner l'Église catholique romaine à devenir l’élément unificateur solide, et la force spirituelle guidant un super État européen émergent.

Alors que de nombreux historiens et analystes sous-estiment le rôle de l'Église catholique romaine dans l'histoire européenne, Herbert W. Armstrong, rédacteur en chef de la Pure Vérité, le prédécesseur de la Trompette, n'a jamais commis cette erreur. Dans sa brochure Qui est, ou qu’est-ce que, la bête prophétique? , il décrit en détail ce que la Bible dit au sujet du rôle de l'Église catholique romaine dans l'unification d'une septième résurrection du Saint Empire romain.

« Je proclame et écrit depuis 1935 que la dernière des sept époques du Saint Empire romain arrivera dans notre génération—un “ États-Unis d'Europe,” combinant 10 nations ou groupes de nations en Europe—avec une union de l'Église et de l’État ! », a-t-il écrit dans le numéro de janvier 1979 de la Pure Vérité. « Les nations d'Europe s'efforcent de se réunir. Ils désirent une monnaie commune, une seule force militaire combinée, un seul gouvernement uni. Ils ont débuté par le Marché commun. Ils travaillent maintenant vers une monnaie commune. Pourtant, sur une base purement politique, ils ont été totalement incapables de s'unir. Ce Saint Empire romain ressuscité ne peut être réalisé que d'une seule façon—par les “ bons offices ” du Vatican, réunissant l'Église et l'État une fois de plus, avec le Vatican chevauchant et gouvernant. »

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