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Des migrants africains dans un abri au centre de détention pour migrants de Tariq Al-Matar dans la banlieue de la capitale Libyenne, Tripoli.

MAHMUD TURKIA/AFP/GETTY IMAGES

Qui emprisonne réellement les migrants dans des camps de concentration ?

23/07/2018  •  de latrompette.fr
 

Pendant trois mois, Ammy n’a vu le soleil que quelques secondes par jour. Elle était l'une des dizaines de femmes enfermées dans une pièce. La porte s’ouvrait une fois par jour quand les gardes leur tendaient leur ration quotidienne de nourriture : neuf plats de pâtes pour 90 femmes.

Elles étaient battues régulièrement. Les viols étaient courants. Ammy a dit que les hommes « étaient torturés avec l’eau, ou des coups de bâton, sans nourriture. Ils avaient l’air de morts-vivants ».

Est-ce l'un des « camps de concentration » du président américain Donald Trump dont vous avez tant entendu parler dans les médias ?

Non : C’est la vie des migrants qui tentent de traverser en Europe.

Ammy tenta de fuir l’Érythrée pour l’Europe. Après avoir été brutalisée par des trafiquants pendant 10 mois, elle a réussi finalement à embarquer dans un bateau pour l’Europe. La garde côtière libyenne a ensuite intercepté le bateau et l’ont emmenée dans l'un des nombreux centres de détention de Tripoli.

Après avoir vécu dans ces centres pendant plusieurs mois, elle fut envoyée par avion dans un centre du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) où elle partagea son journal intime avec un journaliste indépendant Giacomo Zandonini.

Son expérience est fréquente. Dans le centre de Triq al-Sika, qui est aussi proche de Tripoli, 1,000 personnes sont enfermées dans un entrepôt sombre. Durant le jour, elles peuvent utiliser les toilettes, mais durant la nuit, elles sont enfermées. Le nombre de personnes dans ces centres varie, mais en novembre dernier il était estimé à 20,000 personnes.

Ceci n’est même pas la partie émergée de l’iceberg.

Environ 500,000 personnes vivent dans des camps de l’UNHCR dans tout le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Ces camps sont souvent simplement des tentes dans le désert, cependant elles sont bien mieux que les centres en Libye. Le personnel de l’ONU s’assure à ce qu’ils aient de la nourriture et de l’eau, mais l’UNHCR ne peut pas assurer leur sécurité. Ils doivent se fier sur les forces de sécurité locales, qui sont souvent corrompues et abusent de leur pouvoir. Dans plusieurs camps, des agents de police et de sécurité permettent aux gangs de violer, de torturer et de détenir des réfugiés en échange d'une rançon—ou ils commettent eux-mêmes ces mauvaises actions.

La région comprend aussi 2,5 millions de réfugiés et 14 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays qui ont perdu leurs maisons mais qui n’ont pas traversé les frontières de leur pays. Plusieurs centaines de milliers de réfugiés vivent en Libye, soit dans des centres de détention du gouvernement, des cachettes de trafiquants, des factions armées ou, au mieux, dans des logements temporaires.

Ces migrants sont sujets à presque toutes les misères imaginables. Et l’Europe est complice de tout cela.

La garde des côtes libyenne est financée et entraînée par l’Italie. « La politique de l’Union Européenne d’assistance de la garde côtière libyenne pour intercepter et renvoyer les migrants dans la Méditerranée est inhumaine », a dit le chef des droits de l'homme de l’ONU, Zeid Ra’ad al-Hussein. Il a accusé la communauté internationale de « fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye ». La présidente de Médecins sans frontières, Joanne Liue, a déclaré que l’UE « alimente un système criminel d’abus ». Amnesty International a écrit : « Les gouvernements Européens soutiennent activement un système sophistiqué d’abus et d’exploitation de réfugiés et de migrants par la garde côtière libyenne, les autorités carcérales et les trafiquants, afin d’empêcher les gens de traverser la Méditerranée. »

L’Europe travaille aussi avec l’Algérie, fournissant de l’argent pour aider la crise des migrants. L’Allemagne aide à armer et entraîner l’armée et la marine algérienne avec les équipements dont elle a besoin pour garder ses frontières. Une des politiques de l’Algérie est simplement d’amener les migrants à la frontière Sud et de les laisser là. Le problème c’est que cette frontière est au milieu du désert du Sahara. Depuis septembre dernier, l’Algérie a laissé plus de 10,000 personnes à cette frontière. Les soldats confisquent habituellement les téléphones cellulaires des réfugiés, s’ils en ont, afin que personne ne puisse filmer leur brutalité. Personne ne sait combien de personnes sont mortes dans le désert.

L’UE est aussi partenaire du Soudan. Le président Omar al-Bashir estime ne jamais avoir rencontré un groupe terroriste qu’il n’aimait pas. Bashir a invité Osama bin Laden dans son pays dans les années 1990, a expédié des armes pour le Hamas, et a invité le corps des Gardiens de la révolution islamique à s’y installer. Recherché pour des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et le génocide, il est le premier chef d’État en exercice à être accusé devant la Cour pénale internationale.

Il est aussi le fier bénéficiaire de dizaines de millions de dollars en argent comptant provenant de l’UE.

De plus, l’UE entraîne et arme des gardes frontières, dont certains d’entre eux travaillaient supposément avec la milice islamique et des bandes de trafiquants.

La Turquie a été l’un des principaux partenaires de l’Europe sur le dossier de la migration. Durant les quelques dernières années, la Turquie a bâti un mur de 10 pieds de haut, le long de sa frontière avec la Syrie. Malgré la condamnation, par le pape et la chancelière allemande, du mur de M. Trump, ils ne s'opposent pas à celui-là. En fait, l’UE aide la Turquie à le financer, donnant €35,6 million ($41,5 million USD) à la compagnie d’armement turque Otokar pour construire des véhicules pour patrouiller la frontière, ainsi que de l’argent comptant pour des bateaux de patrouille le long des côtes frontalières.

Le 29 mars, Der Spiegel publia une enquête à la frontière turque. Un témoin oculaire a rapporté que « les soldats Turcs ouvrent le feu à tort et à travers sur les réfugiés ».

« Bien que ses déclarations soient difficiles à vérifier, les détails semblent concorder et correspondre avec des rapports de plus d’une demi-douzaine de témoins interrogés par Der Spiegel », écrivait la revue le 29 mars. « Jeudi dernier, Human Rights Watch a rapporté des cas similaires, ainsi que des déportations massives de réfugiés Syriens de Turquie. »

Si Israël tire pour blesser les terroristes qui franchissent ses frontières, c’est un crime de guerre. Mais l’Europe paye la Turquie, qui tire supposément sur les réfugiés, et personne n'entend la moindre réflexion.

Pour ces migrants qui réussissent à entrer en Turquie et en Grèce, d’autres camps les attendent.

Même en Europe, les migrants vivent dans des camps. NPR décrit les conditions dans un camp sur une île grecque en mars : « Des déchets recouvrent tous les corridors. L’odeur nauséabonde de pourriture, d’urine et d'excréments leur donnent envie de vomir. Les quelques toilettes débordent de déchets humains. Les femmes partagent des tentes avec des hommes sans liens de parenté. » Les camps construits pour recevoir 2,000 personnes en hébergent régulièrement 6,000.

Les gouvernements européens ont la responsabilité de défendre leurs frontières. Je ne les condamne pas pour cela. La situation difficile des migrants est déprimante. Mais si l’Europe ouvre ses frontières, elle ne réglera pas le problème. Cela rendrait les choses pires en Europe et tenterait même plus de migrants à faire le dangereux voyage. L’Afrique et l’Europe se retrouveraient dans une situation pire.

Ils n’ont pas d'autre choix que de travailler avec certaines personnes peu recommandables. S’ils avaient seulement fait affaire avec des modèles de démocratie, ils n’auraient pas de partenaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord excepté en Israël. Souvent, le gouvernement central de ces pays a peu de contrôle sur les actions de leur police ou leur gardes-frontières—l’UE a encore moins de contrôle.

Ce qui est manifestement faux ici, c’est l’hypocrisie. Si vous dites que Donald Trump est Adolf Hitler parce qu’il veut construire un mur à la frontière, ou parce qu’un peu moins de 2,000 enfants migrants étaient temporairement séparés des parents, qui entraient dans le pays illégalement, plutôt que d’utiliser les points d’entrée légaux, comment l’Europe n’est-elle pas coupable de bien pire ? Des migrants syriens ont été tués par des soldats armés et entraînes par l’Europe. Si vous croyez que les actions de M. Trump sont mauvaises, alors comment l’Europe n’est-elle pas bien des fois pire ?

Et l’Europe cherche à ouvrir encore plus de camps.

Le 19 juin, j’ai écrit sur le fait que Mme Merkel reste en poste de façon précaire. Elle a jusqu’à la fin du mois pour trouver une solution européenne à la crise des migrants, ou sa chancellerie pourrait prendre fin.

La solution demeure élusive, mais l’angle le plus prometteur est d’ouvrir plus de camps de migrants en Lybie. L’UNHCR a déjà offert d’ouvrir ces installations, selon une lettre confidentielle vue par l’EU Observer. D’autres propositions font appel à une force frontalière de l’UE renforcée, qui intercepterait et vraisemblablement détiendrait et renverrait les réfugiés arrivants.

L’Europe travaille déjà dans les pays d’Afrique du Nord. La France a conduit de grandes missions militaires au Mali et dans la République centrafricaine. L’UE est actuellement en mission pour entraîner les forces de police de l’armée du Mali.

De 2014 à 2020, le Fond européen de développement et le Fond de fiduciaire de l’UE en Afrique ont pour but de donner $1 milliard au Niger—une somme énorme pour un pays dont le produit intérieur brut est seulement de $7,5 milliards. En contrepartie, le Niger a changé ses lois pour rendre la migration plus difficile. La France, l’Italie et l’Allemagne ont tous des soldats là-bas, beaucoup sur des missions d’entraînement. « Le Niger est maintenant la frontière Sud de l’Europe », disait un ambassadeur européen.

Les dernières propositions impliqueraient l’Europe encore plus. L’UE apprend la même leçon que Rome a apprise il y a plus de 2,000 ans—la défense de l’Europe du Sud commence en Afrique du Nord.

L’Europe a un mur. Il est fait d'agents aux frontières, de véhicules blindés, de bateaux de patrouille, de fusils, de paiements comptant, de centres de détention et de camps. Et l’Europe construit son mur de façon beaucoup plus agressive que M. Trump construit le sien.

Les scrupules de la morale n’arrêteront pas les dirigeants européens. À l'évidence, ils ne gardent pas les mêmes standards auxquels s'en tient M. Trump. Ils ne poursuivent pas une approche « éclairée » ou « tolérante » à l'égard de la migration. Ils cherchent des moyens pour l’arrêter. Et cela mène à une confrontation majeure et réelle, entre les civilisations du monde.

« L’Afrique du Nord se transforme en champ de bataille ayant d’importantes implications prophétiques », a écrit le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, dans son numéro d’avril 2013. Il décrivait l’Islam radical, supporté par l’Iran, faisant des avancées dans la région. « Mais l’Iran n’est pas seule à s’intéresser à l’Afrique », continuait-il. « L’Allemagne fait de puissantes percées, elle aussi. Ces deux puissances font la course pour obtenir autant de contrôle qu’elles le peuvent en Afrique du Nord. Elles vont inévitablement se heurter les unes aux autres. »

C’est un tableau sombre pour les millions de migrants abusés en Afrique du Nord. Mais cette confrontation contient aussi le seul espoir des migrants. M. Flurry poursuivait :

La raison pour laquelle cela est tellement significatif, c'est que ces deux puissances sont prophétisées d'entrer en conflit dans le temps de la fin. Daniel 11 : 40 parle d’une guerre entre « le roi du Sud », que nous pouvons prouver est l’Iran et l’Islam radical, et « le roi du Nord », que nous savons est l’Allemagne conduisant un groupe de nations. (Demandez notre brochure gratuite Le roi du Sud et L'Allemagne et le Saint Empire romain pour avoir la preuve de l’identité moderne de ces puissances).

Une importante prophétie de votre Bible est sur le point d’être accomplie ! Vous devez surveiller ce qui se passe au Moyen-Orient et en Afrique !

Depuis que M. Flurry a écrit cet article, l’implication de l’Allemagne et de l’Europe en Afrique du Nord ont augmenté considérablement. Cette confrontation se rapproche beaucoup plus. La Bible avertit que cette confrontation mènera à la Troisième Guerre mondiale. « Cette guerre est prophétisée en détails—incluant toutes les horreurs que vous pouvez imaginer d’une guerre nucléaire ! » écrivit M. Flurry. « Jésus-Christ a dit que s’Il n’intervenait pas, nulle chair ne resterait en vie ! (Mathieu 24 : 21-22) ».

« Nous vivons à cette époque que le Christ a prophétisée », a conclu M. Flurry. « Heureusement, Il interviendra et nous sauvera de nous-mêmes ! Vous pouvez en être absolument sûr qu’Il est sur le point de revenir sur cette Terre et de résoudre tous nos problèmes terrifiants. C’est la prophétie la plus magnifique—et certaine—de toutes : que ce monde sera gouverné par le Roi des rois, qui établira la paix sur cette Terre et dans l’univers pour toujours. »

Le problème des réfugiés et de la pauvreté mondiale est l’un des problèmes les plus difficiles pour l'homme—et pour lequel il n’y a pas de solution. Mais c’est l’un de ces « problèmes terrifiants » que Jésus-Christ va résoudre. Pour en savoir plus sur comment Dieu s’y prendra pour résoudre tous ces problèmes, lisez notre livre gratuit Le mystère des siècles, par Herbert W. Armstrong. 

Fr Moa