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Votre échéance spirituelle

06/02/2018  •  de latrompette.fr
Menez sa vie avec un sens accru de l’urgence.
 

L’urgence et l’incertitude entourant la naissance de mon premier enfant m’ont frappé. En y pensant, je savais que le bébé viendrait finalement, mais je n’avais aucun moyen de connaître le moment précis où cela arriverait.

De même, Jésus a dit que nous pourrions discerner le moment approximatif de Son retour, mais pas le jour précis ni l’heure (Matthieu 24 : 32-36). C’est parce que Dieu veut que nous ayons un sentiment d’urgence à tous moments. À quoi l’Œuvre de Dieu aurait-elle ressemblé, pendant les années 1950, si Herbert W. Armstrong et l’Église avaient su que le retour du Christ ne serait pas avant encore 60 ou 70 ans ? Elle aurait eu un sentiment d’urgence moindre, j’en suis sûr. Il se peut que l’Église ait pensé à une « échéance » de temps en temps, mais M. Armstrong n’a jamais établi le jour exact ni l’heure, pour la bonne et simple raison qu’il ne le savait pas.

Notre sage-femme a pensé au 27 mars 2000, comme le « jour grand » , même si elle nous avait averti que le calcul était fondé essentiellement sur un bouquet de sornettes (remonter à 15 jours à partir des dernières règles de la mère, compter 40 semaines en avant, soustraire le qi du père, multiplier par 2, et cetera).

Immobile, cependant, sur mon agenda le « 27 mars » se détachait comme une torche allumée. J’avais prévu de parler le 25 mars, ce que je pensais être idéal. Donner un sermon le Sabbat, me reposer le dimanche, avoir un enfant le lundi. C’était le plan parfait. Des mois plus tôt, j’avais même dit à notre directeur de musique que ma femme et moi devrions manquer la répétition des Philadelphia Singers le lundi 27—qui était le jour de bébé ! Les articles de la Trompette étaient pour le 29—aussi me suis-je arrangé pour finir ce qui m’avait été attribué une semaine plus tôt.

Mais rien ne s’est passé le 27 mars.

En revanche, quelque chose a eu lieu le 28 mars. Je me suis réveillé avec un sens accru de l’urgence ! Serait-ce le jour ? me suis-je demandé. Quel punch cela a été pour ma vie spirituelle. Je suis subitement devenu plus fervent et plus détaillé dans mes prières. Si, après tout, c’était le jour, je voulais être tout à fait préparé—physiquement et spirituellement.

Au travail, chaque projet a subitement pris un nouveau niveau d’importance. Je ferais mieux de terminer, pensais-je. Et si ma femme est en travail pendant deux semaines et demie ? Il se peut que je ne puisse pas retourner au bureau pendant quelque temps ! J’ai fini un article et en ai commencé un autre en toute hâte. Quand je l’ai fini, je me suis lancé dans les préparatifs d’un message que je devais donner le 1er avril.

Le soir, j’ai avancé dans les pages de Childbirth Without Fear [Accouchement sans crainte], en mettant l’accent sur les sections pour les pères concernant la préparation à l’accouchement. Sur le logiciel de la Bible de mon ordinateur, j’ai dirigé une recherche sur « travail » et « douleurs de l’enfantement » . (Incidemment, il y a beaucoup d’Écritures sur l’accouchement.)

Le dimanche 2 avril, ma femme et moi nous sommes occupés de notre jardin de la même façon que nous avions fait les autres choses, le reste de cette semaine-là : vite et efficacement.

Cela a semblé beaucoup plus facile de donner la priorité après le 27 mars. Avec le bébé attendu d’un moment à l’autre, chaque matin ma femme et moi nous sommes réveillés avec l’intention de nous assurer que nous avions fini ces choses qui étaient plus importantes ce jour-là.

Alors, c’est arrivé.

Aux premières heures du mardi matin, 4 avril, ma femme s’est finalement réveillée avec les douleurs de l’accouchement ! C’était le jour pour lequel nous nous étions préparés avec zèle ! Nous avons prié ensemble avec la même ferveur et les mêmes détails comme nous l’avions particulièrement fait durant les huit jours passés.

C’était alors le temps d’agir ! Plus de lecture ni de contrôles pour suivre le progrès, plus de séances de cours sur l’accouchement ni de coupes de glaces sandwiches avec les pickles sur le dessus—c’était le moment de vérité !

En fait, c’était plus comme un jour et demi de vérité. Il est difficile de décrire cette période de 28 heures. Certainement, les images ou la vidéo n’en font pas honneur, parce qu’elles omettent les raz-de-marée d’émotions et d’épuisement qui frappent pendant l’accouchement. Dieu appelle cela le travail et les douleurs de l’enfantement pour une bonne raison. Bien que les femmes ne doivent pas craindre le travail, c’est, néanmoins, le travail physique le plus dur que la plupart des mères connaissent. Et voir votre femme en travail si intensément est tout aussi difficile à endurer pour un homme. Mais, comme Jésus le dit, les deux parents oublient l’anxiété du travail au moment où leur enfant arrive (Jean 16 : 21).

Ce moment-là, c’était à 9h32, le mercredi matin, 5 avril 2000—plus d’une semaine après la date pensée. Après avoir examiné notre petite fille, la sage-femme a dit qu’elle est née juste à l’heure précise. « Aujourd’hui, a-t-elle dit, c’est sa date réelle » .

Regardant en arrière, je suis heureux que nous ayons eu cette semaine supplémentaire. Le 27 mars, ma femme et moi ne nous serions jamais rendu compte de tout ce que nous devions faire de plus avant la naissance.

Sur le plan spirituel, nous avons probablement tous passé notre date d’échéance. Qui parmi nous aurait cru, il y a 20 ou 30 ans, que le temps aurait été aussi longtemps avant le retour de Jésus-Christ ? C’est une des raisons pour lesquelles beaucoup se sont détachés de la vérité de Dieu. Dans leur cœur ils ont dit : « Mon maître tarde à venir » (Matthieu 24 : 48). Beaucoup d’entre eux ont simplement renoncé à la naissance.

Mais Dieu dit : « Ouvrirais-je le sein maternel, pour ne pas laisser enfanter ? dit l’Éternel ; Moi, qui fais naître, empêcherais-je d’enfanter ? dit ton Dieu ? » (Ésaïe 66 : 9). Dieu dit que notre naissance spirituelle est plus réelle—sa date d’échéance plus certaine—que n’importe quelle naissance dans le domaine physique. Elle va venir, à coup sûr, bien que nous n’ayons aucun moyen de connaître son moment précis.

Mais dépasser la date présumée de notre accouchement spirituel ne doit en rien nous faire bouder ! Quelle occasion—si cela ajoute plus de sentiment d’urgence dans notre vie spirituelle ! Pensez à tout ce qu’il faut absolument faire de plus avant la naissance. Pensez à tout ce que nous pouvons faire de plus pendant qu’il est encore temps. Nous n’avons pas un moment à perdre.

N’arrêtez pas. Au lieu de cela, que « Serait-ce le jour ? » motive votre vie spirituelle !  

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