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JULIA GODDARD/TROMPETTE

À quand la guerre civile américaine ?

La poussée exercée pour destituer le président déchire la nation.

Des observateurs prééminents discutent de la possibilité d’une guerre civile en Amérique. En novembre, le Parti démocrate a ouvert une enquête de mise en accusation contre le président Donald Trump. Au moins 228 démocrates de la Chambre des représentants soutiennent cette enquête, et il n’en faut que 218 pour accuser le président. Certains sondages, si on les croit, indiquent un soutien populaire pour la mise en accusation (bien que d’autres ne l’indiquent pas) ; les pronostics d’un site internet placent les probabilités de mise en accusation du président à 78 pour cent.

L’Article 1, section 2, de la Constitution des États-Unis donne à la Chambre des représentants le pouvoir exclusif d’accuser des officiers du gouvernement fédéral, y compris le président. Un « impeachment » [ou, une mise en accusation] est une accusation formelle d’inconduite. Si le président est accusé, il est jugé par le Sénat. Si les deux tiers des sénateurs votent pour le déclarer coupable de « trahison, de corruption ou autres crimes et délits graves », il est démis de ses fonctions.

Avec les démocrates contrôlant la Chambre des représentants (et susceptibles de l’accuser), et les républicains contrôlant le Sénat (et susceptibles de l’acquitter), le président Trump peut devenir le premier président accusé dans l’histoire des États-Unis à se présenter pour une réélection. Quoi qu’il arrive, l’élection présidentielle américaine de 2020 devrait être la plus controversée depuis la guerre de Sécession.

Les démocrates accusent les républicains d’obstruction à la justice pour protéger un président corrompu. Les républicains accusent les démocrates de tenter un coup d’État. La procédure de mise en accusation, quelle que soit son issue, exacerbera cette division. Un sondage de l’université de Georgetown a montré que deux tiers des Américains croient que les États-Unis sont « au bord de la guerre civile ».

Réfléchissez-y un instant. La guerre de Sécession coûta la vie à 620,000 Américains―soit plus de morts que dans toutes les autres guerres américaines réunies. L’Amérique pourrait-elle vraiment être au bord d’une autre catastrophe de ce genre ?

La prophétie biblique donne la réponse déconcertante.

La division amère en Amérique mène aujourd’hui à une époque de conflit qui sera 10,000 fois pire que tout ce que la nation a connu auparavant !

La tromperie de l’Ukraine

L’ancien vice-président Joe Biden est l’un des principaux candidats démocrates à la présidence. Lorsque Biden était en poste, son fils fut embauché en tant que membre du conseil d’administration d’une compagnie de gaz ukrainienne. Après son entrée en fonction en tant que président, Trump demanda au président de l’Ukraine d’enquêter sur une possible corruption. Un dénonciateur de l’Agence centrale de renseignements (CIA), qui s’est révélé être Eric Ciaramella, accusa le président Trump d’avoir menacé de retenir de l’aide à l’Ukraine pour nuire aux Bidens et augmenter ses propres chances de réélection.

Cela déclencha la procédure de mise en accusation. La porte-parole démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, a annoncé l’enquête de mise en accusation en disant que le président Trump avait violé la Constitution, trahi son serment d’allégeance, et mis en danger la sécurité nationale en recrutant une puissance étrangère pour ternir la réputation d’un rival.

Mais les démocrates sont clairement motivés par d’autres facteurs. Après tout, ils n’ont soulevé aucune inquiétude quand, en 2018, Biden s’est ouvertement vanté que, lorsqu’il était vice-président, il avait menacé de retenir de l’Ukraine, 1 milliard de dollars de prêts américains, si le gouvernement ukrainien ne congédiait pas un procureur qui enquêtait sur les relations de son fils avec la compagnie d’énergie.

Pour se blanchir, le président Trump a publié la transcription de son appel téléphonique du 25 juillet avec le président ukrainien, qui montrait que les accusations du dénonciateur étaient fausses : le président n’avait pas menacé le président ukrainien.

« Je voudrais cependant que vous nous rendiez un service, parce que notre pays a passé à travers beaucoup de choses, et l’Ukraine en connaît beaucoup à ce sujet », disait la transcription enregistrant les paroles du président Trump. « J’aimerais que vous trouviez ce qui s’est passé avec toute cette situation avec l’Ukraine... J’aimerais que le procureur général vous appelle, ou vos gens, et j’aimerais que vous alliez au fond de ces choses. » Il s’agissait de l’affaire d’ingérence électorale de 2016 sur laquelle le procureur spécial Robert Mueller finissait d’enquêter en mai 2019.

Plus tard durant l’appel, M. Trump mentionna que Joe Biden se vantait d’avoir forcé l’Ukraine à congédier le procureur enquêtant sur son fils. Le président Trump déclarait : « On parle beaucoup du fils de Biden, que [Joe] Biden a arrêté les poursuites, et beaucoup de gens veulent en savoir plus à ce sujet ; donc, tout ce que vous pouvez faire avec le procureur général serait formidable. Biden est venu se vanter d’avoir mis fin à la poursuite, donc si vous pouvez y jeter un coup d’œil... Cela me semble horrible ».

Le dénonciateur de la CIA a accusé M. Trump d’avoir menacé de couper l’aide à l’Ukraine pour obtenir des informations sur Joe Biden. Mais dans la transcription, c’est le président de l’Ukraine qui avait abordé le sujet de l’aide américaine et des missiles antichars Javelot ; M. Trump en a à peine parlé.

Un examen honnête de cette transcription ne donne aucune preuve que le président Trump a menacé le président ukrainien. Mais ses critiques disent que la menace est implicite. Par exemple, CNN a cité l’ancien avocat de Trump, Michael Cohen, qui disait dans un témoignage au Congrès, en février dernier, que Trump « ne vous pose pas de questions ; il ne vous donne pas d’ordres. Il parle dans un code. Et je comprends le code, parce que j’ai été auprès de lui pendant une décennie ». Par ce raisonnement, le président est coupable de chantage parce que les responsables démocrates sont capables de deviner un motif de corruption.

Si une enquête de mise en accusation déclare le président Trump coupable d’avoir utilisé son poste pour obtenir un avantage dans une élection, ce serait une violation civile des lois sur le financement de campagne électorale. Mais les gens qui réclament la mise en accusation de M. Trump ne le font pas parce qu’ils chérissent passionnément l’application rigoureuse de la loi sur le financement des campagnes électorales. Ils sont opposés au programme de l’Administration Trump pour l’Amérique et ils utilisent tout ce qu’ils peuvent pour restreindre son pouvoir et le chasser de ses fonctions.

La base évangélique

Les sondages d’opinion publique publiés par FiveThirtyEight indiquent que 48% des Américains croient que le président Trump devrait être mis en accusation, comprenant 84% de démocrates et 11% de républicains. Cependant, le président a un groupe de partisans qui s’opposent à toutes tentatives pour le démettre de ses fonctions. Les résultats publiés le 21 octobre 2019, par le Public Religion Research Institute, ont révélé que 99% des chrétiens évangéliques blancs ne croient pas que M. Trump devrait être mis en accusation.

Durant l’élection présidentielle de 2016, 81% des électeurs évangéliques blancs ont voté pour Donald Trump. Cela signifie qu’ils représentent près de la moitié (plus de 29 millions) des sympathisants du président Trump.

Interrogé sur la façon dont les chrétiens évangéliques réagissent à la mise en accusation, le pasteur de Dallas, Robert Jeffress, a déclaré à Fox & Friends : « Écoutez, je ne prétends pas parler pour tous les évangéliques, mais cette semaine, j’ai parcouru le pays et j’ai littéralement parlé à des milliers et des milliers de chrétiens évangéliques. Je ne les ai jamais vus plus en colère contre cette tentative pour illégitimement démettre ce président de ses fonctions, annuler les élections de 2016, et annuler les votes de millions d’évangéliques avec cette procédure... Et je tiens à faire cette prédiction ce matin : Si les démocrates réussissent à démettre le président de ses fonctions, je crains que cela ne provoque une fracture semblable à une guerre civile dans cette nation dont ce pays ne guérira jamais » (29 septembre 2019).

Le président Trump a tweeté l’avertissement de Jeffress. Un mois plus tard, il a rencontré 25 dirigeants évangéliques qui ont prié avec lui à la Maison Blanche. Ces chefs religieux ont assuré M. Trump que les évangéliques à travers l’Amérique le soutiennent. Dans une année électorale amère, le président Trump est certain de courtiser sa base évangélique pour avoir du soutien.

Une maison divisée

Jésus-Christ a averti : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister » (Matthieu 12 : 25).

L’Amérique ne peut se permettre d’ignorer cet avertissement sérieux.

Les démocrates pensent qu’ils doivent faire tout ce qu’il faut pour faire tomber le président. Sont-ils, en réalité, en train de faire tomber l’Amérique elle-même ? Beaucoup de républicains et de chrétiens évangéliques prient pour que Dieu sauve la nation, mais Dieu répond-Il à ces prières ?

Pendant la guerre civile, le président Abraham Lincoln appela la nation non seulement à prier, mais à se repentir de ses péchés. Dans une proclamation du 30 mars 1863, il écrivit : « Nous avons été les bénéficiaires des meilleures largesses du ciel. Nous avons été préservés, ces nombreuses années, dans la paix et la prospérité. Nous avons augmenté en nombre, en richesse et en pouvoir, comme aucune autre nation ne s’est jamais développée. Mais nous avons oublié Dieu. Nous avons oublié la main gracieuse qui nous a préservés dans la paix, et qui nous a multipliés, enrichis et renforcés ; et nous avons vainement imaginé, dans la tromperie de nos cœurs, que toutes ces bénédictions étaient produites par notre propre sagesse et vertu supérieures. Enivrés par un succès ininterrompu, nous sommes devenus trop autosuffisants pour ressentir la nécessité de racheter et de préserver la grâce, trop orgueilleux pour prier le Dieu qui nous a faits ».

Certains chefs religieux invoquent les nombreux péchés de la gauche radicale, mais qui appelle la nation, dans son ensemble, à se tourner vers Dieu dans la repentance ? L’avortement, l’adultère, l’abus de drogues, l’homosexualité, le mensonge et la promiscuité sexuelle sont des péchés publiquement soutenus par la gauche radicale. Et l’un des plus grands péchés de l’Amérique est l’ingratitude envers Dieu qui a rendu l’Amérique grande. Même beaucoup de chrétiens conservateurs tombent dans le piège en imaginant que la grandeur de l’Amérique a été produite « par leur propre sagesse et vertu supérieures ».

Dieu pourrait-Il punir les Américains pour leurs péchés une fois de plus ? L’Amérique n’a plus de dirigeants comme Lincoln qui appelleront à la repentance nationale. Et parce que la nation refuse de se repentir de ses nombreux péchés, un esprit anarchique fomente une division amère dans la nation.

La guerre civile

Vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe vraiment dans les audiences actuelles pour la mise en accusation avant que vous ne réalisiez la dimension spirituelle qui est derrière la chute de l’Amérique.

« Un pouvoir maléfique invisible détruit cette nation avec une grande rapidité et une grande fureur ! » a écrit le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, dans le numéro d’octobre 2017. « Satan manipule les humeurs, les attitudes, les passions et les émotions humaines (Éphésiens 2 : 2). Il peut facilement inciter les gens à essayer de s’entre-tuer dans des émeutes violentes. Il vise l’Amérique, la Grande-Bretagne et l’État juif au Moyen-Orient au-dessus des autres nations, en raison de leur histoire spéciale avec Dieu. Dieu le permet pour que notre peuple rebelle apprenne une leçon précieuse à la dure—à moins qu’il ne se repente profondément comme Abraham Lincoln l’a conseillé. »

Tout le monde peut voir que l’Amérique est amèrement divisée. Pourtant, il est difficile d’imaginer que des gens tuent leurs voisins à grande échelle tant que les conditions économiques restent stables. Cependant, dans l’avènement d’un effondrement économique dévastateur, Satan pourrait facilement exploiter la rage et l’amertume des gens, pour les inciter à tenter de s’entre-tuer dans de violentes émeutes.

Dans Ézéchiel 5, Dieu révèle qu’un tiers de la population d’Israël du temps de la fin (les États-Unis et la Grande-Bretagne principalement) mourra de la peste, de la famine et de la violence qui résulteront de la guerre civile. « À cause de toutes tes abominations, je te ferai ce que je n’ai point encore fait, ce que je ne ferai jamais... Un tiers de tes habitants mourra de la peste, et sera consumé par la famine au milieu de toi... » (versets 9, 12).

Cette prophétie qui donne à réfléchir dit que plus de 100 millions de personnes mourront dans les émeutes et la guerre aux États-Unis alors que la nation est en état de siège économique. Vous pouvez voir les lignes de faille de ce conflit sismique se former. D’un côté, Satan utilise des politiciens de la gauche radicale et leurs alliés traditionnels pour attiser la haine raciale et la lutte des classes dans la nation. Ces personnages convainquent des millions de personnes que le président est un raciste riche qui doit être renversé par tous les moyens nécessaires. De l’autre côté, les républicains de la classe ouvrière et les chrétiens évangéliques tentent de défendre le système constitutionnel du gouvernement de l’Amérique. Mais la grande majorité n'est pas disposée à accepter l’avertissement du prophète Ézéchiel selon lequel Dieu maudit la nation parce que le peuple américain s’est détourné de Dieu.

« Beaucoup d’Américains sont troublés par les divisions et les haines exprimées en ce moment », a écrit M. Flurry dans la Trompette de janvier 2017. « Mais ils doivent être beaucoup plus préoccupés qu’ils ne le sont ! Les problèmes vont empirer jusqu’à ce que les gens reçoivent le message, et qu’ils apprennent pourquoi ces catastrophes se produisent ! La victoire de Donald Trump est un signe prophétique d’une guerre civile et d’une anarchie imminentes, suivies de la pire défaite militaire jamais subie par l’Amérique ! Mais ne blâmez pas les politiciens ou ceux qui amorcent les problèmes de race ou les émeutiers professionnels. Cette situation existe en Amérique seulement à cause des péchés de la nation—de tous les Américains ! Nous ne pouvons plus ignorer ce que nous avons récolté en nous adonnant au péché. Cette situation est un jugement ! »

Dieu permettra au peuple américain de vivre une seconde guerre civile dans les prochaines années pour la même raison qu’Il leur a permis de vivre la première guerre civile : pour leur enseigner les conséquences de la transgression de la loi. Pourtant, la bonne nouvelle, c’est que la violence à venir dans les villes américaines amènera les gens à connaître Dieu (Ézéchiel 12 : 17-20). Dieu offre une protection contre la guerre civile à venir (Apocalypse 12 : 14), mais nous devons faire plus que prier. Nous devons nous détourner de ce que nous avons « vainement imaginé, dans la tromperie de nos cœurs », comme Lincoln l’a dit, et nous tourner vers Dieu dans un repentir sincère !

Fr Rtg