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Alors que la crise du carburant en Russie s’aggrave, n’excluons pas une escalade spectaculaire
L'économie russe fonctionne grâce à l'énergie, tout comme notre corps fonctionne grâce à l'oxygène. Depuis 2014, le pétrole et le gaz ont représenté au moins 30 pour cent des recettes du budget fédéral et, parfois, jusqu'à 50 pour cent. Mais ces dernières semaines, les forces ukrainiennes ont mené des attaques incessantes contre les raffineries russes, les sites de stockage de carburant, les pipelines et les infrastructures d'exportation d'énergie. Au 4 juillet, plus de 40 pour cent de la capacité totale de raffinage de la Russie était à l'arrêt, et la gigantesque raffinerie de Moscou ainsi que d'autres installations majeures ne devraient pas reprendre leurs activités avant un an, voire plus.
Des pénuries de carburant se sont installées dans tout le pays, les propriétaires de véhicules faisant la queue pendant des heures pour faire le plein, ou pour apprendre qu'il n'y a pas de carburant disponible. En conséquence, le principal « État pétrolier » du monde en est aujourd’hui à importer du carburant raffiné.
Après des années durant lesquelles le président russe Vladimir Poutine a largement protégé la population des conséquences économiques les plus graves de la guerre, les Russes en subissent désormais les conséquences de plein fouet.
La situation est devenue si grave que, le 28 juin, Poutine a fait un rare aveu public des difficultés et de l'humiliation. Mais son aveu n'a guère contribué à atténuer la douleur du peuple russe ni à améliorer ses perspectives.
Ce n'est pas seulement le fait de devoir faire la queue pendant des heures pour faire le plein qui pèse sur le moral des Russes, mais aussi un ralentissement économique plus général qui commence à toucher la plupart des aspects de leur vie, ainsi que la prise de conscience que leur pays ne remporte pas de victoires dans sa guerre contre l'Ukraine.
Le moral de la population russe se détériore — non seulement parmi les citoyens ordinaires, mais aussi parmi les élites qui soutenaient auparavant Poutine, principalement parce que sa kleptocratie leur avait permis de s'enrichir.
L'exaspération de l'élite
« Tout le monde est furieux », a déclaré le mois dernier un homme d'affaires russe de haut rang au Financial Times, sous couvert d'anonymat. « Les gens [de l'élite russe] sont tous d'accord : c'est une catastrophe. »
Le Guardian a cité un autre magnat des affaires, qui a souhaité garder l'anonymat, et qui a fait écho à ces sentiments :
Il y a eu, cette année, un changement d'humeur manifeste au sein des élites […] une profonde déception à l'égard de Poutine […] et un sentiment croissant qu'une catastrophe est imminente.
Personne ne croit que tout va s'effondrer du jour au lendemain. Mais on prend de plus en plus conscience que des décisions totalement insensées et autodestructrices continuent d'être prises. Ceux qui défendaient Poutine autrefois ne le font plus. Tout sentiment d'avenir a disparu.
Alors que la pression sur la Russie et Poutine s'intensifie, de plus en plus d'analystes estiment que le statu quo — une lente progression sur le champ de bataille, couplée à des pertes croissantes à domicile — n'est plus tenable. Ils disent que Poutine pourrait bientôt se sentir poussé à augmenter les enjeux, peut-être de manière radicale.
Prévisions d'escalade
Alors que la pression monte, la publication Foreign Policy a mis en garde contre une potentielle dynamique de « homme qui se noie » :
[À] mesure que la situation empire pour la Russie sur le champ de bataille, sur le plan économique et pour Poutine personnellement, le risque existe que le dirigeant russe, en pleine dérive, succombe au « syndrome de l’homme qui se noie », lorsque, en difficulté, un nageur pousse les autres sous l’eau dans une tentative désespérée de rester à flot. [S]a tentation sera d’aggraver la situation tant sur le plan intérieur qu’à l’étranger. […] Méfiez-vous de l’homme qui se noie : les mois à venir s’annoncent probablement dangereux tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la Russie, alors que Poutine tentera désespérément de rester à flot.
L'analyste George Friedman de Geopolitical Futures a abordé cette dynamique dans une interview du 30 juin, soulignant que Poutine conserve trois voies d'escalade majeures. L'une consiste à mobiliser pleinement les réserves de la Russie : des centaines de milliers d'hommes qui ont reçu une formation considérable et qui pourraient être mobilisés rapidement pour participer au combat. La seconde est de forcer la Biélorussie à entrer plus directement dans la guerre. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko ne serait pas enthousiaste à l'idée de déployer ses forces pour combattre aux côtés de celles de la Russie, mais comme il est entièrement redevable à Poutine, il n'aurait guère le choix. La troisième possibilité, selon Friedman, serait que Poutine utilise des armes nucléaires.
La Russie détient le plus grand arsenal nucléaire du monde. Poutine comprend que son utilisation entraînerait de graves conséquences internationales, notamment le risque d'une confrontation directe avec l'Occident et une forte opposition, même de la part de son principal allié, la Chine. Mais pour un homme qui se noie et qui se débat pour garder la tête hors de l'eau, cette option n'est pas exclue.
D'autres analystes, dont Peter Zeihan et Gordon Chang, ont également suggéré récemment que la pression croissante sur la Russie augmente la possibilité d'une escalade nucléaire.
Le fait qu’à la fin de l’année 2024, Poutine ait officiellement révisé la doctrine nucléaire russe, en abaissant considérablement le seuil de recours aux armes nucléaires, revêt une pertinence particulièrement inquiétante dans le cadre de cette discussion. La nouvelle politique stipule qu'une attaque d'un pays non nucléaire soutenu par une puissance nucléaire pourrait déclencher une riposte nucléaire russe. Cela ouvre clairement une marge de manœuvre juridique permettant à la Russie d’utiliser des armes nucléaires contre l’Ukraine, pays non nucléaire, puisque cette dernière a reçu le soutien, dans le cadre de la guerre, de puissances nucléaires telles que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.
Le « prince » persévérera
La pression sur la Russie s'intensifie, et les options de Poutine se réduisent. On ignore encore grand-chose sur la manière dont la guerre va évoluer dans les temps à venir, mais quoi qu’il arrive, on peut être sûr que Poutine ne sera pas vaincu. Bien que la guerre ne se déroule manifestement pas comme il l’avait espéré et que la Russie ne parvienne peut-être pas à atteindre ses objectifs, nous pouvons être certains qu’il ne sera pas destitué. Cela est dû à ce que le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit au sujet du rôle de Poutine dans la prophétie biblique.
M. Flurry a identifié Poutine comme étant le personnage de la fin des temps appelé « le prince de Rosch» dans Ézéchiel 38 et 39. Ces chapitres montrent que ce « prince » mènera bientôt des guerres d’une ampleur bien plus grande, à la tête d’une gigantesque machine de guerre panasiatique.
Dans son livret intitulé Le « prince de Russie prophétisé », M. Flurry examine attentivement ces passages d’Ézéchiel, ainsi que d’autres prophéties bibliques concernant cette future puissance asiatique. Il analyse le leadership de Poutine dans ce contexte, ce qui est tout simplement impossible à trouver ailleurs.
Pour comprendre le règne sombre de Poutine dans le contexte prophétique et entrevoir l’espoir qui s’offre à la Russie, à l’Ukraine et au monde entier, demandez votre exemplaire gratuit de « Le prince de Russie prophétisé ».