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(MARCO LONGARI/AFP/Getty Images)

Après Kadhafi — que va-t-il se passer ?

Notamment grâce au muscle occidental, l’homme fort libyen, Mouammar Kadhafi, n’est plus. Il y avait beaucoup de choses laides à son sujet, mais de façon unique, il était un rempart contre l’Iran et ses mandataires islamistes extrémistes. Maintenant la Libye est une cible facile.

L’Occident croit que la bataille pour la Libye est maintenant finie. En réalité, la bataille n’a fait que commencé—et déjà l’Iran et l’islam radical ont l’avantage.

L’Iran a déjà développé des relations de travail commodes avec ceux qui constitueront le nouveau gouvernement de la Libye. Le 28 août, le ministre des Affaires étrangères iranien, Alu Akbar Salehi, a dit au journal Jam-e-Jam que Téhéran avait soutenu les rebelles en Libye. Il a déclaré que le dirigeant du Conseil national de transition de la Libye (CNT), Mustafa Abdel Jalil, «a envoyé une lettre de remerciement au président Mahmoud Ahmadinejad pour avoir été à leur côté et pour les avoir aidés».

Quand les rebelles sont entrés dans Tripoli, fin août, l’Iran a envoyé une note félicitant le CNT et l’encourageant «à empêcher les étrangers, particulièrement les oppresseurs d’hier et ceux qui ont des prétentions, aujourd’hui, de se mêler de leur destin».

Un rapport publié par une commission d’enquête française, en mai, indique que des terroristes islamistes avaient profondément infiltré les rebelles libyens, jouant un rôle prédominant dans le mouvement. Il révèle que le CNT est composé de quatre factions: «les vrais démocrates»—une minorité; les extrémistes islamistes cherchant à établir un État islamique; les partisans d’une restauration de la monarchie qui a été renversée par Kadhafi en 1969, dont beaucoup sont également islamistes; et d’anciennes figures du régime de Kadhafi qui avaient fait défection pour différentes raisons. Et bien que le président du CNT soit un «traditionaliste», le rapport dit qu’il est «soutenu par les islamistes».

L’expert du Moyen-Orient, Daniel Pipes, a expliqué: «L’intervention de l’OTAN [en Libye], en mars 2011, a été faite sans de bonnes vérifications préalables quant à celui qu’elle aidait, à Benghazi… Il y a de fortes chances que des forces islamistes se cachent derrière des éléments plus inoffensifs, attendant le moment pour bondir... Je crains qu’un despotisme sans avenir ne soit remplacé par les agents d’un mouvement idéologique mondial. Je crains que les forces occidentales n’aient amené au pouvoir les pires ennemis de la civilisation.

L’historien Victor Davis Hanson est également inquiet. Un des deux scénarios est probable, dit-il: «Soit une sorte de chaos par intermittence jusqu’à ce qu’une clique, soutenue par les militaires, ou qu’un homme fort n’émerge, et que le même vieux cycle reprenne, soit quelque sorte de système constitutionnel dans un contexte nettement islamique…» Si la Libye tombe sous l’influence de l’islam, avertit Hanson, «nous pourrions nous attendre à ce que la politique étrangère du nouvel État soit antioccidentale, amicale avec la Chine et à la Russie, violemment et activement anti Israël, et plus accommodante avec l’Iran et ses appendices terroristes subventionnés».

Alors que les forces rebelles entraient dans Tripoli, un exemplaire du brouillon de la nouvelle constitution de la Libye a apparu sur Internet. Le document est rempli de termes qui exaltent les idéaux occidentaux—la «démocratie», la «liberté», l’«égalité», le «règne de la loi» et l’«égalité des chances». Moins accentué, cependant, est l’Article 1 qui établit la sharia comme la loi suprême du pays. «L’islam est la religion d’État, et la source, par principe, de la législation est la jurisprudence islamique (sharia), déclare cette Article 1. Ainsi, toute «liberté», «démocratie» et «égalité» dans la nouvelle Libye serait soumise à la sharia qui autorise, entre autres, à tuer des infidèles et à établir un califat islamique mondial!

Cette situation deviendra probablement compliquée; plusieurs nations veulent d’un jalon dans ce pays riche en pétrole. À la fin, cependant, la Libye dressera sa tente dans le camp de l’Iran. Idéologiquement, elle est plus étroitement alignée avec l’Iran qu’avec l’Europe ou la Chine. Plus important encore, la prophétie biblique dit que la Libye tombera entre les mains des islamistes radicaux! Vous pouvez lire cela dans Daniel 11:40-45: Là, la Libye est mentionnée par son nom, et elle est alignée avec le «roi du sud»—l’Iran et l’islam radical.

Avec M. Kadhafi disparu, le glissement de la Libye dans le camp islamique radical ne fera que s’accélérer.