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OLYMPIA DE MAISMONT/AFP/GETTY IMAGES

Au milieu du bain de sang en Afrique du Nord, l'Allemagne pourrait acquérir plus d’influence

Malgré des relations mouvementées, l'Europe n'abandonnera pas le Sahel.

Des djihadistes ont attaqué un village au Burkina Faso le 5 juin, tuant 160 personnes et en blessant des dizaines d'autres. Ce bain de sang le plus récent a été l'un des raids les plus meurtriers du pays par des terroristes et a reçu une attention internationale. Il survient après un nouveau coup d'État au Mali et la décision de la France d'y mettre fin à sa mission. Le désaccord s'intensifie sur la manière de gérer la crise, et la politique de l'Europe concernant le Sahel pourrait se diriger vers une réinitialisation. En fin de compte, cependant, l'Allemagne et l'Europe en sortiront plus impliquées dans cette région clé, pas moins.

Des djihadistes armés ont pris d'assaut le village de Solhan dans la matinée du samedi 5 juin. Situé dans la région du Sahel en Afrique du Nord, une vaste étendue de terrain principalement désertique, le village est également situé près de la frontière avec le Niger, une zone connue pour abriter des terroristes islamiques radicaux. Sur les 160 villageois tués, sept étaient des enfants, selon les Nations Unies. Les terroristes ont également incendié des maisons et le marché du village.

La région frontalière où se trouve le village est un foyer d'activités terroristes depuis des années. À l'Est du Burkina Faso se trouve le Niger et au Nord se trouve le Mali. Tous ces pays possèdent de vastes étendues désertiques où se sont installés des djihadistes, hors de portée des forces européennes limitées par des règles d'engagement restrictives. Malgré l'opération française Barkhane—la mission antiterroriste au Sahel qui fut lancée en août 2014 après la guerre civile malienne—les attaques contre les civils et les forces européennes se poursuivent.

Alors même que le Burkina Faso connaît son attaque la plus meurtrière depuis des années, l'Europe est en conflit sur la manière de réagir. Il semble que ce désaccord soit principalement dû à l'Allemagne.

L'Institut allemand des Affaires internationales et de sécurité, un important groupe de réflexion, a récemment critiqué la gestion par la France des missions au Sahel, la qualifiant « d'impasse » et affirmant que les forces européennes sont « dans une position perdante ». Il a déclaré que Berlin avait au départ « laissé la direction à Paris », mais maintenant « il ne suffit plus de faire preuve de solidarité avec la France ».

Cela pourrait signifier que l'Allemagne fait pression sur la France pour qu'elle laisse l'Allemagne diriger la réponse militaire de l'Europe dans la région.

Le Mali a connu deux coups d'État au cours de la dernière année, lancés par le colonel Assimi Goïta, un officier militaire formé par les États-Unis. Cela fait trois coups d'État maliens depuis la guerre civile de 2012, dans laquelle la France s'est fortement impliquée.

En réponse au dernier coup d'État, la France a d'abord annoncé qu'elle cesserait de coopérer avec les soldats maliens, mais que ses troupes continueraient à défendre des zones stratégiques, seulement pas aux côtés de leurs homologues maliens. Mais le 10 juin, le président français Emmanuel Macron a déclaré son intention de mettre fin à l'opération Barhkane.

La France est restée vague sur la façon dont la mission sera remplacée, déclarant seulement qu'elle a l'intention de rejoindre une coalition plus large avec des alliés tels que les États-Unis et d'autres nations européennes. Elle n'a pas précisé si ou quand ses 5100 soldats seront retirés.

Il est cependant peu probable que l'Europe abandonne le Sahel. Depuis de nombreuses années, la France entretient des relations fortes avec les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi qu'avec le Tchad et la Côte d'Ivoire. Toutes ces nations parlent encore le français. Il est fort peu probable que ce soit la fin de la présence française en Afrique. Ce qui est plus probable, c'est que l'opération se poursuivra sous une forme ou une autre, peut-être sous la direction allemande, ou du moins sous sa forte influence.

Même si l'Europe hésite et retire son soutien des dirigeants du Sahel pendant plusieurs mois, ce ne sera qu'une question de temps avant que les conflits de la région ne deviennent impossibles à ignorer. Les groupes terroristes ne resteront pas isolés dans le désert. Le jihad islamique radical constitue une menace croissante pour l'Europe. Tôt ou tard, l'Europe sera contrainte d'agir.

Une présence allemande et européenne plus forte en Afrique du Nord est un sujet que la Trompette a souvent couvert au fil des ans. Bien que la France ait été le contributeur militaire le plus visible, un leadership allemand plus fort dans cette région serait encore plus important.

Dans sa description des forces militaires et politiques les plus importantes qui doivent se lever dans le monde d'aujourd'hui, la Bible en identifie deux qui s'affronteront sur la question de l'Islam radical. Notre livret gratuit Le roi du sud les identifie. Il prouve que l'Islam radical dirigé par l'Iran est ce « roi du sud » et qu'il va bientôt « pousser » contre « le roi du nord », une Europe unifiée dirigée par l'Allemagne. Une grande partie de cette « poussée » en ce moment a à voir avec le terrorisme islamique radical, que ce soit en Europe, ou menaçant ses intérêts à l'étranger.

Cette prophétie se trouve dans Daniel 11 : 40, qui déclare : « Au temps de la fin, le roi du midi [du Sud] se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion [du Nord] fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s'avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. »

Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, explique la signification de ce verset dans la deuxième partie de notre brochure Germany’s Secret Strategy to Destroy Iran (La stratégie secrète de l'Allemagne pour détruire l'Iran—uniquement disponible en anglais). Il déclare que le mot dans Daniel 11 : 40 pour « tempête » signifie une stratégie par laquelle une Europe dirigée par les Allemands va conquérir l'Iran. « Comment, exactement, le roi du nord a-t-il entouré le roi du sud ? demande-t-il. « Ses troupes n'ont pas encerclé Téhéran. Il n'a pas de bases ni de porte-avions aux frontières de l'Iran. Mais il a fait des déploiements et des accords très intelligents et très stratégiques qui lui confèrent une présence tout autour de la sphère d'influence de l'Iran. »

L'Afrique du Nord est un lieu stratégique pour l'Europe, comme la montré la présence de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Maintenant, en préparation de la prochaine guerre, l'Allemagne et ses alliés européens se positionnent autour de l'Iran et de ses milices mandataires.

Il poursuit : « Cette écriture décrit une époque où l'empire catholique allemand mènera une guerre totale, lançant tout ce qu'il a contre l'Islam radical—et le dominant comme une violente inondation qui afflue !

« Voici la question sur laquelle nous devons nous concentrer : Comment l'Allemagne peut-elle faire cela si facilement, si efficacement et si rapidement ? Berlin ne pourra pas submerger l'Iran dans un proche avenir à moins qu'il ne travaille sur une stratégie spéciale en ce moment. »

La stratégie de l'Allemagne pour conquérir l'Iran et l'Islam radical est un secret pour la plupart des gens. Ca ne devrait pas rester un secret car cela aura de lourdes conséquences pour le monde entier. Pour comprendre comment les événements en Afrique du Nord s'intègrent dans cette prophétie vitale, lisez Germany’s Secret Strategy to Destroy Iran (La stratégie secrète de l'Allemagne pour détruire l'Iran—uniquement disponible en anglais), par Gerald Flurry.

Fr Kos