LA TROMPETTE
Ce que Jérémie accomplit en Irlande
Lire le chaptire précédent : Le psaume de repentance de Jérémie
Après avoir langui en prison pendant que Jérusalem était en train d’être rasée, Jérémie fut libéré de façon inattendue et miraculeuse par les envahisseurs babyloniens. Compte tenu de ce que Dieu avait prévu de faire de lui tout au long de sa vie, une telle miséricorde n’aurait peut-être pas dû être une grande surprise.
Jérémie retrouva le reste des Juifs laissés sur place par les Babyloniens. Les dirigeants du groupe recherchèrent ses conseils, avant de les ignorer. Ignorant ses avertissements, ils emmenèrent tout le reste du peuple, y compris Jérémie, son scribe Baruch et les filles de Sédécias, dans la ville égyptienne de Tachpanès (Jérémie 43 : 6-7).
La Bible ne suit pas le voyage de Jérémie après son arrivée en Égypte, mais l’histoire irlandaise le fait.
Un poème du Xe siècle écrit par le chef Ollav Cináed ua hArtacáin décrit une princesse nommée Tephi qui avait navigué de l’Égypte à l’Irlande avec son mari, Camson, en compagnie d’un « saint patron » et d’un compagnon nommé Berach. Dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie, M. Armstrong explique que cette princesse était la fille de Sédécias, que son mari était le prince héritier d’Irlande, que le saint était le prophète Jérémie et que le compagnon était le fidèle scribe de Jérémie, Baruch.
« Puis, en 569 avant J.-C. (date de la transplantation de Jérémie), un patriarche âgé aux cheveux blancs, parfois qualifié de “saint”, arriva en Irlande », écrit-il. « Il était accompagné d’une princesse, fille d’un roi oriental, et d’un compagnon appelé “Simon Brach”, orthographié dans différentes histoires comme Breck, Berech, Brach ou Berach. La princesse portait un nom hébreu, Tephi, un surnom, son nom complet étant Tea-Tephi. » Tephi avait épousé un prince irlandais en visite à Jérusalem. Ils eurent par la suite un fils. Deux dynasties s’étaient réunies. Ils se rendirent en Irlande avec Jérémie et Baruch.
Certes, il n’y a pas de « Camson » dans les listes des anciens rois irlandais. Mais revenons à l’histoire que nous avons abordée à la fin du chapitre 1. À l’époque où les Babyloniens envahirent et détruisirent Jérusalem, le roi Sirna le Longévif, un descendant du roi Gédé le Herremon, régnait en Irlande. Le « Camson » du poème de hArtacáin ne peut donc être que le fils de Sirna, Ailill le Herremon. « Le mari royal de la princesse hébraïque Tea reçut le titre de Herremon lorsqu’il monta sur le trône de son père », écrit M. Armstrong. Ailill fut couronné en 569 avant J.-C. – date de l’arrivée de Jérémie.
M. Armstrong observe également que, « en plus de la famille royale, Jérémie apporta avec eux des choses remarquables, y compris une harpe, une arche, et une pierre exceptionnelle appelée “lia-fail”, ou “pierre du destin” ». La harpe montre que Jérémie transporta la musique et la culture de Juda ; certains suggèrent qu’il s’agissait en fait de la propre harpe du roi David. (Beaucoup pensent que la harpe et l’arche apportées par Jérémie furent entreposées dans une tombe appelée le Grand Mergech que le roi Gede et la reine Tea avaient construite des siècles plus tôt.)
La « pierre du destin » était la pierre que le patriarche Jacob avait utilisée comme symbole de la promesse du sceptre et qui représentait le trône de David (Genèse 49 : 24 ; Josué 24 : 26-27). Cette pierre servit certainement de « témoin » au mariage royal entre cette fille de Sédécias et un prince d’Irlande. En Irlande, elle servit de pierre de couronnement, comme elle l’avait été en Israël pendant des générations (cf. Juges 9 : 6 ; 2 Chroniques 23 : 11-13).
Après le règne d’Ailill, son fils Gíallchad devint roi. En tant que descendant de Pérets et de Zérach, le roi Gíallchad guérit l’ancienne brèche et, avec l’aide de Jérémie, poursuivit la dynastie davidique dans les îles britanniques.
Le trône de David y avait été installé. Les archives historiques et généalogiques montrent que la lignée royale se poursuivit à partir de ce roi irlandais et de cette princesse hébraïque à travers des dizaines de rois d’Irlande, avant d’être transplantée en Écosse, et plus tard en Angleterre, jusqu’à la famille royale siégeant à Londres à l’époque moderne.
C’est exactement ce que Dieu prophétisa dans Ézéchiel 21 : 32, un total de trois « ruines » (ou renversements) avant que ce trône ne soit plus. (J’explique cette prophétie dans Le nouveau trône de David. Vous pouvez lire ces transitions dans le présent livre à l’annexe C : « Renversé, renversé »).
Cette histoire n’est pas anodine. Elle est une preuve cruciale que Dieu tint Sa promesse au roi David et que Sa Parole est fiable et certaine ! C’est la seule explication prouvable de la façon dont Dieu préserva l’intégrité du trône de David.
Au-delà de cela, cette histoire est également fondamentale pour comprendre l’identité moderne des tribus « perdues » d’Israël. Il dévoile le sens de toutes les prophéties bibliques du « temps de la fin » concernant les nations d’Israël. M. Armstrong, répétons-le, l’appela « la preuve la plus forte de l’inspiration et de l’autorité de la Sainte Bible ! C’est en même temps la preuve la plus forte de l’existence très active du Dieu vivant ! » (c’est moi qui souligne). Oui, cela montre la présence puissante de Dieu dans l’histoire et dans les événements actuels pour s’assurer que toutes Ses paroles s’accomplissent !
Intéressons-nous maintenant aux activités de Jérémie pendant son séjour en Irlande. L’histoire nous fournit suffisamment d’indices pour reconstituer un tableau vraiment inspirant !
Le « saint patron »
Lisez à nouveau l’ordre de Dieu à Son prophète : « Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » (Jérémie 1 : 10).
Jérémie se concentra sur la première partie de cette mission pendant les quatre décennies au cours desquelles il avertit les rois de Juda que Dieu corrigerait sévèrement les Juifs et détruirait leur royaume. Il fut témoin de l’accomplissement de cette prophétie. Il entreprit ensuite la deuxième partie de cette commission dans ses dernières années, lorsqu’il escorta la princesse Tephi en Irlande et développa le royaume d’Irlande.
« Je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes », dit Dieu. Quelle autorité Jérémie avait-il en Irlande ? Le poème de hArtacáin nous donne un indice important.
Dans le gaélique d’origine, ce poème appelle Jérémie un « érlam ». Selon le Dictionnaire de la langue irlandaise de l’Académie royale irlandaise, un érlam est un « saint patron » ou un « fondateur (d’une église ou d’un monastère) ». Jérémie fonda effectivement une sorte d’institution.
D’autres documents irlandais font état d’une célèbre école fondée à la même époque : le Mur Ollamhan.
La plupart des historiens décrivent cette école comme une école de médecins, d’avocats, de juges, de professeurs, de prêtres et d’autres dirigeants instruits. Ils attribuent sa fondation à un roi irlandais nommé Ollav Fodhla, ou Ollam Fola. Il existe cependant d’importantes indications selon lesquelles le fondateur de cette école n’était pas un roi.
Le mot ollav était utilisé en Irlande pour désigner un sage ou un prêtre. La société gaélique conférait au chef ollav un statut social équivalent à celui d’un grand roi. Ces deux fonctions étaient similaires à celles de roi et de haut sacrificateur dans l’ancien Israël. Le roi faisait appliquer la loi, mais le haut sacrificateur prenait l’initiative d’éduquer le peuple.
« L’Ollav Fola de l’histoire irlandaise était le chef, le premier et le fondateur de l’Ordre des Ollams, en Irlande », écrit F. R. A. Glover. « Il s’agissait d’un ordre, non pas de rois, mais de prêtres ou de sages […]. Cet Ollav Fola fonda également un collège d’Ollams à Tara ou, comme le diraient les Hébreux, une “école des prophètes”, mais pas un “Collège des rois” » (op cit).
Compte tenu de ces faits, Glover soutint que le « Ollav Fola » responsable de cet accomplissement était le prophète Jérémie. Il avait de bonnes raisons de défendre cette position.
Selon Frederick Haberman dans Tracing Our Ancestors, ollav vient de l’hébreu olam qui indique la possession d’un « savoir caché ». Dieu révèle Ses secrets à Ses serviteurs, les prophètes (Amos 3 : 7). L’hébreu olam est également utilisé tout au long de l’Ancien Testament pour désigner l’éternité.
Avec l’établissement d’un « ordre des ollavs », ce titre s’appliquait à de nombreux sages de l’histoire irlandaise. Le plus important de ces « ollavs » aurait été Jérémie, le principal ollav d’Irlande. C’est pourquoi hArtacáin l’appelait « érlam », un saint patron ou un fondateur d’église.
Fola est parfois utilisé comme nom poétique ou littéraire pour désigner l’Irlande. En celtique, il signifie « révélé ». Glover et l’historien W. M. H. Milner pensait qu’il s’agissait en fait d’une prononciation alternative du mot hébreu pala, qui signifie merveilleux ou miraculeux.
En tant que principal ollav d’Irlande, Jérémie aurait été appelé Ollav Fola, ce qui signifie « merveilleux professeur » en hébreu.
Roi Eochaid
De nombreux autres historiens attribuent cependant les réalisations d’« Ollav Fola » à un roi ayant vécu environ 150 ans plus tôt.
Vers 714 avant notre ère, les Irlandais couronnèrent le roi Eochaid mac Fíachu Fínscothach comme haut roi. Eochaid était issu de la lignée du frère du roi d’Hérremon, Ir, dont le symbole était le lion bleu. Il était largement considéré comme l’un des rois les plus vertueux d’Irlande.
Les Annales des quatre maîtres furent compilées entre 1632 et 1636 par quatre des plus grands historiens irlandais. Ils écrivent qu’Eochaid « fut le premier roi par lequel la Feis Teamhrach [ou Teamhair] fut établi », une célèbre assemblée parlementaire. Ils ont écrit qu’Eochaid utilisait Tara comme un puissant siège du gouvernement et de l’éducation.
Ces historiens appellent en fait Eochaid par le titre Ollamh Fodhla, ou Ollav Fola. Les Quatre maîtres écrivent : « Eochaid était le premier nom d’Ollamh Fodhla ; on l’appelait Ollamh (Fodhla) parce qu’il avait d’abord été un Ollamh érudit, puis roi de (Fodhla, de) Irlande. »
Je suis convaincu qu’il s’agit d’une erreur. D’après ce que je sais de la commission de Jérémie, je crois fermement que les annalistes postérieurs ont confondu beaucoup des réalisations de Jérémie avec celles du roi Eochaid.
L’École des prophètes
Les annales irlandaises fournissent trois informations majeures sur Ollav Fola : il régna 40 ans, fonda l’École des prophètes et établit la Feis de Tara. Les généalogies montrent que le règne de 40 ans fait clairement référence au roi Eochaid. Mais les deux autres éléments sont l’œuvre du prophète Jérémie.
Tout au long de la Bible, les serviteurs de Dieu ont à maintes reprises institutionnalisées l’éducation formelle. Cela est évident dans le travail de Samuel, d’Élie, d’Élisée et dans le Nouveau Testament. À notre époque, Dieu a inspiré Herbert W. Armstrong à fonder des écoles et des universités, et l’Église de Philadelphie de Dieu fait de même. En implantant le trône de David en Irlande, Jérémie cherchait à construire une culture holistique et pieuse par le biais de l’éducation. Il établit certainement des écoles. Le fait que la seule mention explicite de Jérémie dans les annales le désigne comme saint patron ou fondateur d’une église est certainement une conséquence de sa fondation de l’École des prophètes.
Cette école était située à Tara. « La colline de Tara est vaste, verdoyante, plate au sommet, extrêmement belle et, bien que peu élevée, elle offre des perspectives étendues et magnifiques sur les vastes plans fertiles de Meath » (John O’Hart, Irish Pedigrees, Vol. 2). Glover décrit les événements qui s’y déroulèrent, où tous les dignitaires et les hommes de lettres avaient leur siège. Il y avait un tourbillon d’activités. Ils avaient une grande maison, peut-être quelque chose semblable à l’auditorium Armstrong aujourd’hui, où ils se réunissaient et organisaient de merveilleuses conventions (plus d’informations à ce sujet plus loin dans ce chapitre). Si vous visitez Tara aujourd’hui, vous pouvez encore voir quelques vestiges de ce merveilleux chapitre de l’antiquité. Tara est célébrée dans l’histoire irlandaise.
Ces rassemblements à Tara furent établis à l’époque de Gede l’Herremon et de Tea, ainsi que de nombreuses autres pratiques pieuses. Quatre siècles et demi plus tard, Jérémie édifia sur ces fondations, relevant les ruines et les rendant plus grandes que jamais. Il apporta plus de clarté et de détails aux vérités qui avaient été enseignées sous Gede. Il encouragea une plus grande culture et mit l’accent sur la loi et le gouvernement enracinés dans l’héritage du roi David. Il encouragea également les activités musicales et les danses qui remontaient au grand roi de Juda, qui aimait la musique et la danse.
Le lien entre l’Irlande et la harpe en est un exemple. Comme l’emblème du lion, la harpe est un symbole irlandais dont les origines remontent à Israël et à sa renommée sous le règne du roi David. Les psaumes mentionnent fréquemment des instruments de musique, y compris la harpe, comme faisant partie du culte pieux. En apportant une harpe en Irlande, Jérémie cherchait à établir une culture davidique basée sur la musique apportée par les Juifs qui s’y étaient installés sous le règne de David. La harpe, était un symbole national des Hébreux, et elle devint le symbole national de l’Irlande. Même aujourd’hui, elle apparaît sur les armoiries royales de l’ensemble des Îles britanniques.
Le talent musical de l’Irlande a acquis une renommée qui a traversé les siècles. En 1581, Vincenzo Galilei, père du célèbre Galileo Galilei, écrivait ceci à propos de la harpe irlandaise :« Cet instrument très ancien nous vient d’Irlande, où il est fabriqué avec beaucoup de talent et en grande quantité. Les habitants de cette île en ont fait un art au fil des siècles. Il s’agit également d’une spécialité du royaume. Ils le peignent et le gravent sur leurs bâtiments publics et privés, ainsi que sur leurs collines, affirmant que la raison pour laquelle ils le font est qu’ils descendent du prophète royal David. » (Dialogo della musica antica).
À ce jour, l’Irlande conserve un résidu de la culture que Jérémie encouragea. On y trouve les chanteurs, les danseurs et les artistes les plus merveilleux. Qu’ils en soient conscients ou non, leur art contient de nombreux éléments établis par le roi David.
La meilleure éducation au monde
Considérez l’impact éducatif que Jérémie a eu sur l’Irlande et l’impact que cela a eu sur le monde.
Les Annales de Clonmacnoise, traduites en anglais en 1627 mais rédigées en gaélique bien avant (et aujourd’hui malheureusement perdues), indiquent qu’Ollav Fola « était si instruit et si enclin à favoriser l’apprentissage qu’il fit construire à Tara un magnifique palais destiné uniquement à accueillir les érudits du royaume, à ses propres frais ». Il fallait au moins 12 ans d’études pour devenir un ollav irlandais, ce qui montre clairement que les Irlandais accordaient une grande importance à l’éducation.
Quelle a été la portée des effets de l’accent mis par Jérémie sur l’éducation ? Nous ne pouvons pas le savoir avec certitude, mais l’histoire montre que l’Irlande était réputée pour son excellence en matière d’éducation pendant les siècles qui suivirent.
« L’histoire littéraire ancienne de l’Irlande se distingue fièrement de celle de tous les autres pays d’Europe », écrit Michael Doheny dans « Mémoires du Dr Keating ». Doheny cite l’historien britannique du VIIIe siècle Bede, qui affirmait que, bien avant son époque, « la renommée des écoles irlandaises était telle que lorsqu’une personnalité importante disparaissait de Grande-Bretagne ou du continent, on en concluait naturellement, qu’elle était “partie en Irlande en quête de savoir” ». L’Irlande comprenait véritablement la valeur des grands enseignants. Ils étaient tenus en très haute estime, traités comme des membres de la royauté.
L’enseignement dispensé dans ces institutions était en tout point remarquable. L’évêque saxon Aldhelm écrivit que les étudiants anglais affluaient vers les écoles irlandaises, qui étaient « d’une excellence indescriptible ». L’Irlande, « synonyme d’apprentissage », poursuivit-il, « brillait littéralement comme les étoiles du firmament par la gloire de ses érudits ». Certains historiens, et même les Quatre maîtres, affirment que l’éducation irlandaise était la meilleure d’Europe, ce qui signifie qu’elle était probablement la meilleure du monde. Était-ce parce qu’elle fut fondée sur l’éducation de Dieu ?
« Peu importait de savoir d’où ils venaient et où ils allaient. Le hall de l’université et l’hospitalité universitaire étaient ouverts à tous », écrit Doheny. Les écoles prospérèrent et furent nationalisées. Et ce phénomène se répandit bien au-delà de l’Irlande : « La France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne soit ouvrirent et subventionnèrent des universités, soit autorisèrent leur fondation sur leur territoire par des princes irlandais pour les étudiants ecclésiastiques irlandais… » (ibid).
John Healy écrivit que « lorsque [Saint Patrick] débarqua sur nos côtes [en 432 après J.-C.], il ne trouva pas, comme on l’affirme parfois par ignorance, les tribus irlandaises totalement sauvages et barbares. Il découvrit un clergé païen organisé, qui avait ses propres enseignements et sa propre philosophie, similaires à ceux de la Gaule et de la Grande-Bretagne, lorsque ces pays furent conquis par les Romains. Il constata que les lois coutumières des tribus étaient réduites à un système juridique défini et administrées par un corps de Brehons, ou juges, qui avaient été spécialement formés pour cette fonction ; il constata également que les annales de la nation étaient soigneusement préservées et que les territoires, les droits et les privilèges des sous-rois étaient clairement établis et fidèlement consignés dans un grand registre national. Les chefs de tribus connaissaient certainement […] les lettres, sinon la langue, utilisées en Grande-Bretagne et en Gaule par les Romains » (Ireland’s Ancient Schools and Scholars).
Ce « clergé païen organisé » avait adultéré la vérité que Jérémie leur avait apportée en y ajoutant le polythéisme celtique. Mais il enseignait tout de même davantage de vérité que les autres nations païennes d’Europe grâce à l’école fondée par un véritable prophète de Dieu.
Une fête pour la loi
Une pratique importante soulignée par Jérémie en Irlande était l’observation des fêtes annuelles de Dieu, que Ce-dernier avait ordonné à l’ancien Israël de célébrer (Lévitique 23). L’une d’entre elles était la Fête des Tabernacles, une fête de sept jours célébrée chaque automne, au cours de laquelle les Israélites construisaient des habitations temporaires (versets 39-43).
Cette fête automnale représente le moment futur où le gouvernement de Dieu sera établi sur toute la Terre. (Vous pouvez len savoir plus à ce sujet dans notre brochure gratuite Jours fériés païens ou jours divins consacrés — lesquels choisir ?). Les Israélites avaient pour commandement de lire à haute voix le livre de la loi tous les sept ans lors de la Fête (Deutéronome 31 : 9-12). Elle offre chaque année l’occasion de revoir la leçon fondamentale du Psaume 119 : heureux ceux qui marchent selon la loi de l’Éternel (verset 1).
La Fête des Tabernacles était l’occasion pour Jérémie de rassembler des gens venus de toute l’Irlande pour voir par eux-mêmes ce que Dieu accomplissait à Tara et leur expliquer que c’était la loi de Dieu qui rendait tout cela possible.
Il est intéressant de noter que les annales irlandaises mentionnent qu’Ollav Fola instaura une assemblée parlementaire annuelle de sept jours, appelée Feis de Tara, au cours de laquelle les lois étaient discutées et promulguées. L’historien irlandais P. W. Joyce écrivit que feis « signifie littéralement une fête ou une célébration, apparenté au latin festum et à l’anglais feast ». Les chercheurs modernes pensent que cette fête se déroulait dans une habitation temporaire, une salle de banquet en bois spécialement construite chaque année à Tara qui était ensuite brûlée.
Une fête de sept jours, célébrée chaque automne dans une habitation temporaire et axée sur des questions de droit et de gouvernance : les parallèles avec la Fête des Tabernacles sont indéniables !
Cependant, les annales indiquent également que la Feis de Tara avait lieu début novembre et que sa date coïncidait avec la fête païenne annuelle des druides, Samhain, honorant le dieu irlandais de la mort. (Les catholiques romains s’approprièrent plus tard cette fête sous le nom de la Toussaint.) Cette pratique avait existé depuis des centaines d’années avant l’arrivée de Jérémie.
Lorsque Jérémie était chef ollav d’Irlande, il aurait mis fin aux célébrations païennes de Samhain et ordonné que la Fête des Tabernacles soit observée. Il semble que la Fête des Tabernacles ordonnée par Dieu et prescrite par Jérémie ait été attribuée à tort par les chroniqueurs irlandais au roi Eochaid, donnant ainsi naissance à ce qui fut plus tard décrit comme un rassemblement d’une semaine réunissant des législateurs laïques, et qui devint par la suite une réalité. Je suis convaincu que le prophète de Dieu était à l’origine de la « Feis de Tara » et qu’elle fut modifiée et pervertie par la suite.1
Les efforts déployés par Jérémie pour enseigner à la nation à vénérer les lois de Dieu ont certainement laissé une impression durable. John Lynch, historien du XVIIe siècle, déclara que cet homme « se distingua par son talent exceptionnel pour le gouvernement ; il avait insufflé une bonne santé au commonwealth d’Irlande grâce à d’excellentes lois et coutumes » (Cambrensis Eversus). Une note de bas de page dans la traduction anglaise de 1846 des Annales des quatre maîtres d’Owen Connella indique que « Ollav Fola est célébré dans l’histoire ancienne comme un sage et un législateur, éminent pour son savoir, sa sagesse et ses excellentes institutions ; et sa renommée historique a été reconnue en plaçant son médaillon en bas-relief avec ceux de Moïse et d’autres grands législateurs, à l’intérieur du dôme des Quatre Cours à Dublin. » Les Irlandais placent cet homme au même niveau que Moïse ! Et son travail reposait sur le fondement de la loi.
Un exemple pour le monde
Jérémie laissa un exemple que le monde entier peut voir et imiter. C’est ce que Dieu avait essayé de faire faire à l’ancien Israël : être un exemple pour le monde de la façon de vivre dans l’harmonie, la prospérité, la beauté et l’enthousiasme sur la base de la loi et du gouvernement de Dieu. Cela relie l’homme à son Créateur ! Quel témoignage Jérémie nous a laissé ! Un merveilleux exemple à observer et qui inspire.
La Réforme protestante anéantit une grande partie de cette éducation irlandaise. Néanmoins, l’éducation et le trône furent transférés en Écosse, puis en Angleterre. La bannière du lion de Juda l’accompagnait. Pourquoi ? Parce que les dirigeants de l’Irlande, puis de l’Écosse, puis de l’Angleterre régnaient sur le trône de David. L’éducation et la dynastie royale remontent au roi David !
Le lion et la pierre du destin orientaient l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Europe et le monde vers Israël, vers le Dieu d’Israël, vers le Dieu de la Bible !
Jérémie apporta la loi et le gouvernement de Dieu à l’Irlande. Il avait la loi et Dieu lui donna une autorité importante dans le pays. Il établit une université où les gens apprenaient à vivre selon toute parole de Dieu. Il enseignait l’histoire, y compris l’histoire du trône de David. Cela inspira une culture pieuse florissante où l’on dansait, chantait et jouait des instruments de musique.
Ce que Jérémie accomplit en Irlande était tout simplement incroyable. Il mit en place le meilleur système éducatif que l’Europe ait jamais connue ! C’est impressionnant. Ce qui se passait là-bas avait à voir avec la loi et le gouvernement de Dieu régissant ce monde. Il s’agissait d’une préfiguration du règne millénaire imminent de Jésus-Christ. Dieu permit à cet homme d'intervenir et de donner vie à une image du Monde à venir : ce à quoi il ressemblera, comment l’éducation fonctionnera, comment le roi et la reine agiront, et toutes les lois nécessaires pour diriger une nation.
Jérémie ordonna au peuple irlandais de prendre soin de ses jeunes, de les éduquer et de construire la structure familiale autant que possible. Les familles veillaient à ce que leurs enfants soient formés à un savoir-faire ou à une vocation particulière et fondaient leur propre famille. Ce système produisit d’excellents résultats. Dans The History of Ireland, l’historien irlandais Thomas Moore parle du « système héréditaire » dans lequel les familles formaient leurs enfants à un métier. Dans une note de bas de page, Moore cite Charles Rollin : « De cette manière, […] les hommes devinrent plus compétents et plus experts dans les métiers auxquels ils avaient toujours été formés depuis leur enfance ; et chaque homme, ajoutant sa propre expérience à celle de ses ancêtres, était plus apte à atteindre la perfection dans son art particulier. ». C’est ce que nous constatons dans l’Église de Dieu : lorsque les jeunes sont dirigés par leurs parents, ils poursuivent la tradition familiale et servent l’Œuvre de Dieu. Dans une famille forte et structurée, la vie s’améliore sans cesse ! Les enfants réussissent mieux et sont plus instruits. Ce sont des fruits merveilleux. Dieu éduque Ses jeunes pour qu’ils gouvernent le monde !
Jérémie construisait l’empire de la famille de Dieu, et il était capable de reproduire ce que David avait accompli en Israël et à Jérusalem. C’était une belle occasion pour cet homme qui avait tant souffert pour Dieu. Ce fut certainement le point culminant de sa vie ! Dieu bénit ses efforts en Irlande.
Ce qui se passa en Irlande est une belle illustration de l’avenir ! Tel est l’illustre avenir du trône de David ! Nous pouvons raconter l’histoire, la chanter et prouver qu’elle est certaine de se produire !
Le psautier de Tara
Les descendants d’Ailill, de Herremon et de Tephi régnèrent sur une Irlande unie pendant de nombreuses générations après la mort de Jérémie. Mais à l’époque du roi Eochu le Victorieux, « la principauté d’Ulaid fut séparée de Temair [ou Tara] », écrit R. A. S. Macalister ; la colline de Tara cessa d’être le centre de la haute royauté jusqu’à l’époque du roi Cormac mac Airt.
Des siècles plus tard, à partir d’environ 226 après J.-C., le roi Cormac mena une renaissance politique et culturelle à Tara. Roderick O’Flaherty écrivit, sur la base d’un ancien poème trouvé dans le Book of Shane Mor O’Dugan, que Cormac fonda trois écoles à Tara : l’une pour enseigner l’art de la guerre, la seconde pour l’étude de l'histoire, et la troisième pour l’enseignement du droit. Il est également l’auteur d’un livre de préceptes moraux intitulé Les enseignements du royaume (Teagusc na Riogh) et d’un livre d’histoire intitulé Le psautier de Tara. Cependant, John Healy nota qu’il est plus sûr de dire que Le psautier de Tara fut compilé sous la direction de Cormac à partir de sources beaucoup plus anciennes.
La note de bas de page d’Owen Connellan dans sa traduction de 1846 des Annales d’Irlande comprend la déclaration suivante : « Les anciens registres et chroniques du royaume furent rédigés et soigneusement conservés à Tara par Ollav Fola, et constituèrent la base de l’ancienne histoire de l’Irlande, appelée Le psautier de Tara, qui fut rendue complètement exacte sous le règne du monarque Cormac, au troisième siècle… »
Cela suggère que le roi Cormac conserva ce célèbre psautier en utilisant les archives laissées par Ollav Fola. Connellan suppose que c’est le roi que les gens appellent Ollav Fola qui accomplit cela. Mais je suis convaincu que ce n’est pas le roi Eochaid qui en était à l’origine, mais Jérémie. Et Jérémie ne l’écrivit pas, il le compila. Que compilait-il ?
Ce livre était issu du prophète de Dieu. Ces historiens affirment que des auteurs ultérieurs y auraient ajouté des généalogies et des chronologies royales. Connellan affirmait que ce livre soigneusement conservé constituait la base de l’histoire ancienne de l’Irlande . Des poètes célèbres comme Cuan O’Lochain, chef ollav d’Irlande de 1008 à 1024, écrivirent que ce psautier contenait les chronologies des anciens rois irlandais ainsi que les frontières de chaque province depuis la colline de Tara. Malheureusement, ce livre a été égaré pendant le Moyen Âge et n’a jamais été retrouvé.
Quoi qu’il soit advenu du Psautier de Tara après l’époque de Jérémie, je suis certain que si Jérémie lui-même avait inclus une histoire quelconque, il ne s’agissait pas du point central. L’histoire de l’Irlande est secondaire à la prophétie et à la compréhension spirituelle que Jérémie aurait imparties.
Il suffit de considérer son titre : Le Psautier de Tara. Pourquoi ce titre ?
Il y a deux mots auxquels nous devons réfléchir : Psautier et Tara. Psautier signifie simplement « psaumes » ou « une version du livre des Psaumes ». La première définition de Webster est « le livre des Psaumes » ; la seconde est encore meilleure : « un recueil de psaumes ». Cela indique clairement la substance du livre de Jérémie. Et le terme « recueil » suggère qu’il n’incluait pas tous les psaumes, mais un sous-ensemble d’entre eux.
Pourquoi parler de Tara ? Lorsque Jérémie déracina le trône de David de Jérusalem et le replanta en Irlande, il le fit spécifiquement à Tara, la capitale de l’Irlande à l’époque. Tout ce que Jérémie y établit était centré sur David et ce trône. Il avait là la pierre du destin. De plus, la loi fut établie à Tara ; elle provient de cette région.
Le livre de Jérémie pour Tara est donc centré sur David ! Toute cette zone souligne la mission de Jérémie.
Il me semble que le titre est explicite : la conclusion la plus logique est que le livre était centré spécifiquement sur les psaumes du roi David.
Un tel livre aurait été bien accueilli sur cette île musicale, surtout avec la culture qu’apportait Jérémie.
Pour autant que nous le sachions, ce psautier est le seul livre que Jérémie ait produit en Irlande, et devait donc être important – le plus important qu’il ait pu penser à leur apporter.
Je crois que Dieu a révélé que ce livre avait trait aux psaumes, en particulier aux psaumes de David.
Le contexte de la mission de Jérémie
Pourquoi Jérémie écrirait-il un livre sur les psaumes de David ?
Regardez à nouveau sa commission dans Jérémie 1 : 10. Ce remarquable prophète devait arracher le trône de David de Jérusalem et le planter en Irlande. Je crois aussi qu’une part importante de la mission de Jérémie était de compiler Le psautier de Tara.
Le passage se poursuit ainsi : « La parole de l’Éternel me fut adressée une seconde fois, en ces mots : Que vois-tu ? Je répondis : Je vois une chaudière bouillante, du côté du septentrion » (verset 13). Cela s’applique spécifiquement à ce temps de la fin : il s’agit du message provenant du trône de David aujourd’hui concernant un terrible danger émergeant du nord. Ce danger est le roi du nord, un Saint Empire romain ressuscité ! (versets 14-15). Cette alliance Église-État européenne est en train de se former en ce moment même, et c’est une énorme marmite en ébullition sur le point de se déverser sur trois nations d’Israël du temps de la fin : l’Amérique, la Grande-Bretagne et l’État hébreu !
Même le peuple irlandais a historiquement connu les maux de cet empire. Glover écrivit qu’au XVe siècle, lorsque Henri VIII devint roi d’Irlande, les Irlandais étaient reconnaissants. Pourquoi ? « Ils n’étaient pas moins heureux que les Anglais d’être débarrassés des intrusions inconvenantes de l’évêque de Rome…. » Ils avaient commencé à reconnaître ce qu’était cette église. Dans Apocalypse 17, elle est représentée prophétiquement comme une femme prostituée chevauchant la bête de l’Empire romain ! Cette église est l’outil numéro un de Satan ! Et Dieu charge Son Église de l’exposer devant le monde entier.
Dans Jérémie 1 : 16, Dieu juge Ses saints tièdes de ce temps de la fin, les Laodicéens, pour l’avoir abandonné et avoir tourné le dos à cette commission. Ils ont rejeté la loi et le gouvernement de Dieu, que David aimait tant ! Comment tant de gens ont-ils pu mépriser et abandonner Dieu en ce temps de la fin ? Parce que la nature humaine déteste la loi et le gouvernement de Dieu (Romains 8 : 7). Nous devons agir différemment.
« Et toi, ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas en leur présence, de peur que je ne te fasse trembler devant eux » (Jérémie 1 : 17). C’est le commandement de Dieu à Son peuple. Il dit : ne vous laissez pas déconcerter par leurs visages. Ils manifesteront beaucoup de colère et diront des choses terribles à votre sujet, mais continuez à aller de l’avant ! Et si nous ne faisons pas ce que Dieu dit, Il nous anéantira ! Cela signifie qu’Il nous brisera en morceaux ! C’est exactement ce qui arriva aux Laodicéens rebelles.
« Voici, je t’établis en ce jour sur tout le pays comme une ville forte, une colonne de fer et un mur d’airain, contre les rois de Juda, contre ses chefs, contre ses sacrificateurs, et contre le peuple du pays » (verset 18). Nous aurons certainement des problèmes en Israël, en Juda et ailleurs, mais si nous restons fidèles à Dieu, nous vaincrons. « Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas ; car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel » (verset 19).
Jérémie avait reçu une mission extrêmement difficile. Il est facile de comprendre pourquoi il se prépara à remplir son devoir en étudiant David en profondeur. Lorsqu’il arriva en Irlande, il estima que le sujet le plus important sur lequel il pouvait se concentrer était les psaumes de David.
2 Chroniques 29 : 30 montre que le roi Ézéchias avait accès aux psaumes de David et d’Asaph (et, par extension, Esdras, l’auteur des Chroniques). Cela signifie que Jérémie le fit certainement aussi.
Rappelez-vous que le nom Fola en celtique signifie révélation ou un révélateur. Jérémie avait beaucoup à révéler au peuple irlandais au sujet de Dieu. Il finit par exercer une énorme influence sur le pays, une situation très unique en dehors de Jérusalem. Et Le Psautier de Tara était consacré à David et à son trône. Je suis certain que beaucoup furent inspirés par la collection de Jérémie. Ce livre comprenait une partie de l’histoire de l’Irlande, et nous voulons en savoir plus à ce sujet. Nous voulons être éduqués ; Dieu est désireux de nous enseigner de toutes les manières possibles et imaginables. Mais Jérémie ne se contenta pas d’écrire seulement sur histoire de l’Irlande. Il se concentra sur les psaumes de David, qui révèlent l’histoire personnelle de ce dernier. C’est là certainement le principal message qu’il adressa au peuple irlandais. Il voulait aider les gens à mieux comprendre ce qu’était sa commission et tout ce que David avait accompli. Jérémie n’y produisit qu’un seul livre, et il voulait qu’il soit consacré au psautier, ou psaumes, en lien avec Tara, qui est au cœur du trône de David.
La chute de Tara
Malheureusement, après la mort de Jérémie, les choses se dégradèrent. Le roi Cormac mac Airt redonna temporairement à Tara sa grandeur plus de six siècles après Jérémie. Mais l’Église catholique romaine fit ensuite son apparition, juste après que la pierre ait été transférée dans l’ouest de l’Écosse, au début des années 500 de notre ère.
Dans The Lost Ten Tribes, Joseph Wild écrit ce qui suit : « Ils se mirent également au travail pour détruire l’ancienne et célèbre capitale de Tara. En 565, saint Ruadhán, accompagné d’un groupe d’évêques et de chefs du sud de l’Irlande, maudit la ville afin qu’aucun roi ni reine ne puisse plus jamais y régner. Ils contraignirent le gouvernement, la monarchie et le peuple à abandonner les lieux. Dès lors, Tara fut désertée et la harpe ne résonna plus dans ses couloirs. La ville, ainsi maudite, tomba en ruines et demeure ensevelie à ce jour, dans l’attente d’une glorieuse résurrection. » Voici un bon résumé de l’histoire.
Quel dommage ! L’historien Thomas Moore était également poète, et il écrivit ceci à propos de la chute de Tara :
La harpe qui, jadis, dans les salles de Tara,
Répandait l’âme de la musique
Est maintenant suspendue, muette, aux murs de Tara,
Comme si cette âme s’était enfuie.
Ainsi s’endort la fierté d’autrefois,
Ainsi s’éteint le frisson de la gloire,
Et les cœurs qui autrefois battaient la chamade pour la louange
Ne sentent plus cette pulsation.
Les chefs et les dames n’entendent plus
La harpe de Tara ;
Seul l’accord, qui se brise la nuit,
Raconte l’histoire de sa ruine.
C’est ainsi que la Liberté s’éveille si rarement,
La seule pulsation qu’elle donne,
C’est lorsqu’un cœur indigné se brise,
Pour montrer qu’elle vit encore.
Au fil du temps, une grande partie de l’héritage de Jérémie a été pervertie. La feis fut déplacée pour coïncider avec Halloween au lieu de la période prescrite par la Bible. Les réjouissances pieuses prescrites par la Bible furent remplacées par des célébrations perverses et sensuelles. Peu à peu, trop peu d’entre eux continuaient à valoriser les traditions qu’ils avaient reçues.
Dieu déclara qu’Il rétablirait le trône de David pour toutes les générations, et je crois qu’Il le fit principalement par l’intermédiaire de Jérémie. Malheureusement, Jérémie a été presque entièrement rayé de l’histoire irlandaise par les annales médiévales. Ils sont plus intéressés par la promotion de Saint Patrick que par celle du saint patriarche qui enseignait la loi à Tara !
Muirchertach mac Ercae, haut roi d’Irlande, n’accordait pas du tout d’importance à la pierre du destin. En réalité, à la demande de son grand-oncle Fergus le Grand, il l’envoya en Écosse en 513 après J.-C. Un haut roi régnait encore sur Tara jusqu’en 565 ; il n’y eut ensuite plus de haut roi. Plus tard, après l’époque de Máel Sechnaill mac Domnail (980-1002), la haute royauté d’Irlande passa à Brian Boru de Munster.
À partir du moment où la pierre fut déplacée, le trône de David cessa d’exister en Irlande et les moines catholiques s’efforcèrent d’effacer l’héritage de Jérémie.
La pierre du destin resta en Écosse de 513 à 1296, date à laquelle le roi d’Angleterre Édouard I le déplaça dans l’abbaye de Westminster.
Arthur Penrhyn Stanley, doyen de Westminster de 1864 à 1881, reconnut l’importance de la pierre du destin : « C’est l’unique monument primitif qui lie l’ensemble de l'empire ». Cette pierre, que Jérémie transporta en Irlande, assurait la cohésion du grand empire britannique ! Mais ils finirent par laisser tomber.
Jusqu’en 1884, 46e année du règne de la reine Victoria, la pierre du couronnement portait une plaque l’identifiant comme la lia-fail (pierre du destin) de l’histoire irlandaise. Mais des membres du Parlement irlandais se plaignirent, affirmant que le véritable lia-fail était une pierre phallique sur la colline de Tara. Par la suite, la plaque fut modifiée pour faire référence aux origines écossaises de la pierre tout en omettant tout lien avec l’Irlande. La plaque fut entièrement retirée à la fin des années 1950 et la reine Élisabeth II renvoya la pierre en Écosse en 1996. Il semble donc que ni l’Angleterre ni l’Irlande n’accordent plus de valeur à la pierre du destin. Et même les Écossais continue de la considérer comme la simple pierre de Scone.
La Grande-Bretagne avait reçu de Dieu la promesse d’un trône et d’une pierre, mais elle n’en tint pas compte. Dieu corrigea donc la nation et la famille royale britannique n’est aujourd’hui plus assise sur le trône de David.
Ce trône se trouve maintenant dans la véritable Église de Dieu. Nous sommes les intendants de la nouvelle pierre du destin et du nouveau trône de David. (Pour une explication, demandez un exemplaire gratuit de Le nouveau trône de David.) Quelle magnifique bénédiction ! Le trône de David durera pour toujours, et c’est ce que cette pierre représente. Cette pierre rattachera le monde entier à l’Empire. Et nous l’avons ! Vous pouvez le prouver.
Glover écrivit que la pierre du destin est « l’index de l’humanité ». C’est exact ! Elle ouvre la porte à toute l’humanité – en définitive, à tous ceux qui ont jamais vécu. Bientôt, ils connaîtront l’existence de cette pierre et du trône de David. On leur enseignera la loi et le gouvernement de Dieu. Dieu l’écrira dans leur esprit et dans leur cœur ; ce sera leur façon de penser. Le monde entier pensera de la même manière ! Cela rassemblera tout le monde.
Quelle chance d’avoir « l’index de l’humanité ». C’est plus qu’un lien avec Tara, c’est un lien avec le cosmos ! Ésaïe 9 : 7 dit que le gouvernement de Dieu et la paix qu’il engendre ne prendront jamais fin. Si vous voulez une paix réelle, vous ne la trouverez que dans la loi et le gouvernement.
L’esprit de David
Il n’est pas étonnant que Dieu nous plonge dans ce sujet. Le Psautier de Tara s’adresse certainement davantage au peuple de Dieu aujourd’hui qu’à n’importe qui d’autre. Parce que nous avons le nouveau trône de David, ce livre nous est probablement plus utile qu’il ne l’était pour Jérémie lui-même. L’étude de ces psaumes nous enseigne l’attitude et l’esprit de David. Lorsque l’on possède le trône de David, nous avons vraiment besoin de l’esprit de David ! Nous sommes sur le point de nous asseoir sur le trône de David et d’aider le Christ à régner ! Je suis sûr que ces psaumes joueront un rôle clé à cet égard.
Aujourd’hui, Dieu focalise Son peuple sur le roi David, un peu comme Jérémie le fit dans le passé, en particulier lorsqu’il amena le trône de David en Irlande. Il y instaura un esprit actif, avec des activités sociales, des divertissements et autres activités culturelles merveilleuses que nous développons de plus en plus dans cette Église. Nous pouvons apprendre beaucoup de Jérémie et de cette histoire. Si vous êtes la famille de Dieu, vous voulez vous rassembler, de manière équilibrée, et être réellement actifs d’une manière qui plaise à Dieu !
Nous nous efforçons de bâtir une culture pieuse et davidique, ancrée dans la loi de Dieu et célébrant Sa présence. Nous mettons l'accent sur de la musique et de la danse édifiantes et pieuses. Nous voulons tout faire au plus haut niveau possible chaque fois que Dieu nous en donne l’occasion, et ce, pour Sa gloire. En définitive, nous nous intéressons à bien plus que les arts du spectacle.
Dieu a ouvert la porte à notre production de Celtic Throne pour qu’elle se produise dans des théâtres de première classe devant des publics de tous les États-Unis. Cette représentation retrace l’histoire des Anglo-Saxons selon la prophétie et met en lumière l’influence du roi David sur ces nations israélites durant 3 000 ans et dans le Monde à venir. Grâce à Celtic Throne, l’Église de Dieu entre dans l’esprit de David. C’est l’un des nombreux exemples qui démontrent à quel point nous voulons imiter la belle attitude et l’esprit de David !
Cet esprit est également manifeste dans les offrandes généreuses de tout le peuple de Dieu pour construire l’Auditorium Armstrong, une maison pour Dieu ! Il s’agissait d’une offrande d’amour du peuple de Dieu dans l’esprit de David. Dieu nous offre tant de bénédictions si nous adoptons l’attitude de David et si nous sommes enthousiastes.
Nous sommes dans les derniers jours de préparation de l’arrivée de ce futur monde utopique. Le Second avènement est à nos portes ! Dieu nous prépare à partager ce trône avec les autres prémices et à enseigner au monde ce qu’Il est et ce que sont ces grands hommes de Dieu – en particulier David, qui régnera sur tout Israël !
Nous préparons-nous de sorte que nous soyons prêts à enseigner lorsque nous siégerons sur ce trône dans très peu de temps ? Dieu nous donne une compréhension plus profonde afin que nous soyons mieux qualifiés lorsque nous occuperons ce trône ! Nous sommes ici pour gouverner le monde, et ce monde a désespérément besoin de dirigeants pieux ! Dieu veut des dirigeants qui mettront un terme à la folie du monde d’aujourd’hui et qui s’approcheront de Dieu comme David le fit !
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Il est intéressant de noter que Frederick Glover pensait que le mari de Tephi était le roi Eochaid et qu’il s’agissait du même homme que le roi Gede le Herremon, mari de Tea 450 ans plus tôt, à l’époque de David. Je pense que la raison de sa confusion était que Gede était un roi juste et qu’il possédait la même vérité que Jérémie lorsqu’il établit Tephi sur le trône de David en Irlande. Dieu utilisa Gede pour préparer l’Irlande à Jérémie ; on ne peut pas simplement entrer dans une nation et faire ce que Jérémie accomplit sans préparation ! Il y a ici une dualité historique qui est à l’origine de la confusion de Glover. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans l’annexe D : « L’erreur de Frederick Glover ».
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À suivre …