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Comment Dieu prépara l’Irlande pour Jérémie

LA TROMPETTE

Comment Dieu prépara l’Irlande pour Jérémie

Les Psaumes de David et le Psautier de Tara (Chapitre un)

Lire le chaptire précédent : Une promesse tenue

Dieu avait un travail monumental à accomplir. Ce travail était si crucial qu’Il fit quelque chose de très inhabituel : Il choisit l’homme qui l’exécuterait alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.

Lorsque Jérémie atteignit l’âge de l’adolescence, Dieu lui parla. « La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations » (Jérémie 1 : 4-5).

Jérémie était un extraordinaire prophète de Dieu – et Dieu le choisit dès le ventre de sa mère ! Il adresserait plus tard un avertissement fort à la nation de Juda avant que ce royaume ne parte en captivité à Babylone.

Dans ces versets pourtant, Dieu révéla à Jérémie qu’il serait un prophète non seulement de Juda, mais aussi « des nations ».

Lorsque Jérémie reçut cette mission, il prit peur. Il protesta qu’il était trop jeune. Mais Dieu était ferme : « Ne dis pas : Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer. » Dieu lui dit : « je mets mes paroles dans ta bouche » (versets 7-9).

Dieu confia alors à ce jeune homme la mission cruciale mais mystérieuse pour laquelle il avait été spécialement choisi :

« Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » (verset 10).

Dieu utiliserait Jérémie pour préserver soigneusement quelque chose d’inestimable. Qu’était-ce donc qu’il devrait arracher, abattre, ruiner et détruire, puis bâtir et planter ?

Herbert W. Armstrong répondit à cette question dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie. Ce livre nous ramène à certains des premiers récits de l’histoire biblique et à l’une de ses personnalités les plus extraordinaires.

Le sceptre de Juda

Quinze cents ans avant Jérémie, Dieu choisit un homme du nom d’Abraham comme géniteur de Sa nation choisie. Il lui fit des promesses extraordinaires – à la fois des promesses physiques, nationales, et des promesses spirituelles, individuelles (voir Genèse 12 : 1-3). Il les confirma à Isaac, le fils d’Abraham, puis à Jacob, le fils d’Isaac (Genèse 26 :1-5 ; 28 : 13-15). Jacob accorda ensuite ces bénédictions à ses enfants et à leurs descendants. Il transmit le droit d’aînesse physique, promesse de grandeur nationale (Genèse 48), à deux de ses petits-fils, Éphraïm et Manassé (les fils de Joseph). Vous pouvez lire cette histoire en détail dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie.

À son quatrième fils, Juda (père du peuple juif), Jacob conféra les promesses spirituelles que Dieu fit à Abraham. Celles-ci comprenaient la promesse du salut — que Jésus-Christ serait un Juif — et d’une lignée royale continue qui culminerait avec le Second avènement du Christ et Son accession en tant que Roi des rois. C’est ce qui s’appelle la promesse du « sceptre » (Genèse 49 : 10).

Genèse 38 : 27-30 rapporte certaines circonstances inhabituelles sur la façon dont cette promesse se poursuivrait à travers la lignée de Juda. Juda devait avoir des fils jumeaux, le premier-né desquels porterait la promesse du sceptre. À la naissance, l’un d’eux tendit sa main hors du ventre en premier, et la sage-femme noua un fil écarlate autour de celle-ci. Il se retira ensuite, et l’autre naquit en premier. La sage-femme dit à cet enfant : « Pourquoi as-tu fait cette brèche contre toi ? » Cet enfant fut nommé Pérets (nom qui signifie brèche), tandis que l’autre (du fil écarlate), fut nommé Zérach.

Comme l’explique M. Armstrong dans Les Anglo-saxons selon la prophétie, la lignée royale ininterrompue demeurerait parmi les descendants de Pérets, mais cette brèche serait un jour guérie à travers un mariage avec un descendant de Zérach, unissant ainsi ces familles royales.

La succession des descendants de Pérets est facile à retracer, et ce, jusqu’à l’époque du roi le plus célèbre de l’histoire d’Israël.

Selon le cœur de Dieu

Le roi David était un homme extraordinaire. Nous disposons d’une biographie plus détaillée de lui que de tout autre individu dans les Écritures, en particulier si l’on inclut la riche collection de psaumes qu’il composa.

Non seulement Dieu perpétua la promesse du sceptre à travers David (qui était un Juif), mais Il l’affina et l’amplifia aussi.

Même lorsque David était jeune, Dieu voyait quelque chose de spécial en lui. Lorsque Dieu envoya le prophète Samuel à la maison d’Isaï pour oindre un roi parmi ses fils, la famille négligea complètement David – ils ne le considéraient même pas comme une option. Mais Dieu donna l’ordre à Samuel d’ignorer tous les autres fils d’Isaï et l’orienta vers le jeune David. « L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère », déclara-t-Il à Samuel. « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16 : 7).

Le cœur que Dieu voyait en David était selon le Sien (Actes 13 : 22). Ce jeune homme était travailleur, loyal, courageux et audacieux. Il était entier, dévoué, émotif. Il aimait Dieu et exprimait cet amour de multiples façons, notamment en composant des poèmes magistraux, ardents et en forme de prières.

On attribue spécifiquement à David la rédaction de plus de la moitié des psaumes du livre biblique des Psaumes, mais il en écrivit probablement beaucoup plus que cela. Ces psaumes révèlent beaucoup de choses sur David, sur Dieu et sur la manière dont David approchait Dieu. Ils montrent comment il fit face à ses péchés. David décrivit ses expériences personnelles, ses émotions, ses sentiments – parfois dans des circonstances extrêmes, et même proches de la mort ! Il est remarquable qu’il ait pris le temps de s’asseoir et d’écrire des pensées et des événements si personnels, avant de les publier pour que le monde entier les voie ! Nous avons tendance à garder ce genre de choses pour nous, mais David rendit tout cela public et était heureux de le partager. Ces psaumes font partie des plus grands poèmes de tous les temps.

À un moment donné, David exprima son désir d’en faire encore plus pour Dieu : il souhaitait construire une maison pour Dieu en guise d’offrande d’amour. Dieu était profondément satisfait de ce désir. Il répondit en révélant Son intention de perpétuer la lignée royale éternelle à travers David d’une manière particulière.

La promesse spéciale de Dieu

Lisez cette promesse extraordinaire dans 2 Samuel 7 : 12-16 : « Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le châtierai avec la verge des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai rejeté devant toi. Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. »

C’était plus spécifique que « le sceptre ne s’éloignera point de Juda ». Dieu avait fait de David un roi et l’avait établi spécifiquement à la tête d’une lignée royale qui se poursuivrait à partir de là. C’est ce que Dieu déclara, et Il le pensait vraiment. Il veillerait toujours à ce que David ait un héritier sur ce trône, qui serait appelé « le trône de David », régnant sur les peuples d’Israël.

L’histoire étonnante de ce trône et de cette lignée royale peut être retracée jusqu’à aujourd’hui.

Deux millénaires plus tard, lorsque le Fils unique de Dieu, Jésus-Christ, naquit, la véritable lignée royale de David se trouvait ailleurs : elle avait été transplantée dans les îles britanniques. Jésus était pourtant un « fils de David » dans les généalogies de Sa mère et de Son beau-père (Luc 3 : 23, 31 ; Matthieu 1 : 1, 6, 16, 20 ; 21 : 15 ; 22 : 42). Lorsque l’archange Gabriel rendit visite à Marie pour prophétiser au sujet de l’enfant qu’elle porterait, il lui dit : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1 : 31-33).

L’intention de Dieu a toujours été de faire de Son Fils un roi. Comme Jésus l’affirma à Pilate : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde [pour cette raison] » (Jean 18 : 37). Le fait que le trône sur lequel le Christ s’assiéra sera spécifiquement le trône de David fut prophétisé par Ésaïe, qui déclara ceci à propos du Christ : « Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours » ! (Ésaïe 9 : 6 – version Louis Segond).

Pensez à cela : Dieu établissant le trône de Son Fils à travers un être humain. Quel honneur Dieu accorde-t-Il à David ! David comble le fossé entre Dieu et l’homme. Le fait que Dieu ait nommé ce trône d’après David montre l’importance qu’Il accorde à cet homme. Il ne s’agit pas vraiment du trône de David, mais bien plutôt du trône de Dieu ! Dieu veut amener les hommes dans Sa famille et faire de nous des membres royaux du plus haut niveau. Cela illustre les projets glorieux que Dieu a pour les êtres humains !

Lorsque l’on comprend les illustres intentions de Dieu pour ce trône, il devient parfaitement logique que Dieu prenne un soin particulier à s’assurer que cette lignée royale davidique, ainsi que l’intégrité de ce trône, soient toujours préservées.

Ceci était le dessein que Dieu avait en appelant Jérémie à devenir prophète dès le ventre de sa mère. C’était la préservation du trône de David que Dieu cherchait à garantir. C’était l’objectif spécifique de la mission mystérieuse qu’il avait confiée à Son prophète.

La mission de Jérémie

Jérémie avertit Juda, mais il ne s’agissait pas de l’étendue de sa mission. L’ordre de Dieu était le suivant : « Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » (Jérémie 1 : 10). Jérémie devait en fait arracher et abattre le trône de David, avant de le bâtir et de le planter  dans une autre nation d’Israël. Quelle mission !

Ce remarquable prophète devait arracher le trône de David de Jérusalem et le planter en Irlande. La phrase « je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes » indique que Jérémie aurait une certaine autorité politique. Il serait en mesure d’exercer cette autorité en vue de « bâtir et de planter ».

Il s’agissait d’une mission cruciale et stimulante. L’un des moyens les plus efficaces dont Jérémie disposait pour s’acquitter de cette tâche consistait à étudier en profondeur l’homme qui avait donné son nom au trône. Il apprit tout sur les réformes religieuses et culturelles mises en œuvre par David. Il maîtrisait les psaumes. Il imita la pensée et l’expression du plus grand roi d’Israël. Il en savait probablement plus sur David que n’importe qui d’autre, à l’exception de Dieu. Imaginez combien il pensait à David et au trône de David !

Jérémie médita profondément sur l’alliance que Dieu avait conclue avec David. C’était une promesse glorieuse – et Dieu la réaffirma et l’amplifia à Jérémie.

Le prophète écrivit ce qui suit : « Car ainsi parle l’Éternel : David ne manquera jamais d’un successeur assis sur le trône de la maison d’Israël ; les sacrificateurs, les Lévites, ne manqueront jamais devant moi de successeurs pour offrir des holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes, et faire des sacrifices tous les jours » (Jérémie 33 : 17-18). En plus de l’alliance selon laquelle le trône de David existerait perpétuellement, il y a ici une alliance connexe selon laquelle il y aurait toujours un ministre de premier plan qui proclamerait le message de Dieu au sujet du trône éternel de David ! Jérémie était le premier de ces sacrificateurs.

Notez à quel point Dieu insista sur la certitude absolue de cette alliance en deux parties : « La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots : Ainsi parle l’Éternel : Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit, en sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps, alors aussi mon alliance sera rompue avec David, mon serviteur, en sorte qu’il n’aura point de fils régnant sur son trône, et mon alliance avec les Lévites, les sacrificateurs, qui font mon service » (versets 19-21).

Dieu avait imprimé cette vérité dans l’esprit de Jérémie depuis sa jeunesse. Elle motiva, poussa et conduisit ce prophète tout au long de son ministère. Il attendait avec impatience le jour où il jouerait son rôle vital dans la préservation et la perpétuation du trône de David.

Cependant, avant de voir comment cela se produisit, nous devons à nouveau voyager dans l’histoire et examiner comment, des siècles plus tôt, même à l’époque du roi David, Dieu supervisait une autre séquence d’événements essentiels à l’accomplissement de la mission de Jérémie.

Dieu posait les bases nécessaires pour guérir la brèche entre Pérets et Zérach.

Une déclaration facilement négligée

Dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie, Herbert W. Armstrong fait une déclaration intrigante facile à négliger.

« La véritable histoire ancienne de l’Irlande est très vaste, bien qu’elle soit colorée par certaines légendes », écrit-il. « Mais avec les faits de l’histoire et de la prophétie bibliques à l’esprit, on peut facilement séparer la légende de la véritable histoire en étudiant les annales irlandaises anciennes. »

Il évoque ensuite trois moments distincts où l’histoire des peuples enregistrée dans la Bible croise celle de l’Irlande.

« Si l’on exclut ce qui est manifestement légendaire, on peut tirer des différentes histoires de l’Irlande ce qui suit : Bien avant 700 avant notre ère,  une forte colonie appelée ‘Tuatha Dé Danann’ (tribu de Dan) arriva sur des bateaux, chassa les autres tribus et s’y installa. Plus tard, à l’époque de David, une colonie de la lignée de Zérach arriva en Irlande en provenance du Proche-Orient.

« Ensuite, en 569 avant J.-C. (date du transfert de Jérémie), un patriarche âgé aux cheveux blancs, parfois appelé un ‘saint’, vint en Irlande. » Cette troisième circonstance – Jérémie émigrant en Irlande vers la fin de sa vie – est un point central du livre de M. Armstrong et est également au cœur du livre que vous êtes en train de lire.

Mais qu’en est-il des deux cas précédents où le peuple de Dieu se rendit en Irlande ? Cette histoire contient elle aussi des indices vitaux sur les plans et les objectifs de Dieu. Vous pouvez lire l’histoire du premier d’entre eux dans l’annexe A : « La piste du serpent ». La tribu de Dan était déjà présente en Irlande à l’époque de Moïse !

Nous examinerons ici le deuxième de ces cas, c'est-à-dire comment, « à l’époque de David, une colonie de la lignée de Zérach arriva en Irlande en provenance du Proche-Orient ». (Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans l’annexe B : « Le fil écarlate »).

Alors que les descendants de Pérets sont faciles à retracer jusqu’à David et au-delà, la lignée de Zérach disparaît presque totalement de la Bible. Nous pouvons toutefois les trouver en reliant les points de l’histoire séculaire, consignée dès l’époque de l’Exode.

Les descendants de Zérach

L’histoire montre que lorsque Dieu délivra les Israélites de l’esclavage en Égypte, certains des descendants de Zérach entreprirent leur propre voyage.

Le petit-fils de Zérach, Azaria (1 Chroniques 2 : 6, 8), se trouvait en Égypte. Les annales irlandaises montrent qu’à l’époque de l’Exode, son fils Esdras, au lieu de rester avec le reste des Israélites, émigra en Crète avec un petit groupe de Zérachites. Le fils d’Esdras, Eber, s’installa ensuite en Scythie, sur la côte nord de la mer Noire.

Ces Zérachites restèrent en Scythie pendant de nombreuses générations. Comme l’écrit M. Armstrong dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie, « l’histoire montre que les descendants de Zérach devinrent des vagabonds, voyageant vers le nord dans les limites des nations scythes, leurs descendants émigrant plus tard vers l’Irlande à l’époque du roi David. »

Cette migration vers l’Irlande fut déclenchée par un prince de Zérach nommé Bratha qui menait une expédition vers l’Espagne. Ses descendants conquirent de vastes territoires espagnols. L’un d’entre eux devint connu sous le nom de Mileadh ou Míl Espáine, et ses fils sous le nom de Milesiens.

À l’époque du roi David, l’un des fils de Míl Espáine, Gede, mena une charge victorieuse en Irlande pour vaincre les Danites, qui s’y trouvaient déjà depuis plusieurs centaines d’années. Gede fut couronné haut roi d’Irlande et prit le titre Ereamhon, qui en hébreu a un sens proche de « consacré ».

Gede avait épousé sa cousine germaine Tea, qui devint la reine Tea d’Irlande. Elle était aussi une princesse de la tribu de Zérach.

Ainsi, à ce moment de l’histoire, il existait deux royaumes juifs : le royaume d’Israël au Proche-Orient, dirigé par David de la lignée de Pérets, et le royaume de Teamhair, de la lignée de Zérach, dans les îles britanniques. Dieu préparait l’Irlande à un objectif particulier.

Une « révolution hébraïque »

Pour de nombreuses raisons, j’en suis venu à croire que le roi Gede Ereamhon était un roi juste. Les souverains danites d’Irlande avaient adopté de nombreuses pratiques païennes. Gede et sa femme, Tea, étaient déterminés à purifier la nation.

Tea aimait profondément la vallée de la Boyne en Irlande. Son mari rebaptisa la région Teamhair (la colline de Tara) et en fit la nouvelle capitale de l’Irlande. Il s’agit de la même région appelée plus tard Tara. Certains disent que ce nom rappelle le mot torah, mot hébreu pour loi.

Gede déploya un étendard représentant un lion rouge rampant à Tara. Pourquoi ? Il n’y a pas de lions en Irlande. Il s’agit d’une bête indigène de Juda qui tient un rôle central dans la Bible hébraïque. David tua un lion et un ours pour protéger ses moutons. Sa présence en Irlande remonte à la tribu de Juda, dont l’étendard était orné d’un lion.

Aujourd’hui encore, l’étendard royal de l’Écosse est le lion rouge rampant sur fond d’or. Pourquoi, alors que ces îles n’ont pas de lions ? L’historien britannique Frederick Robert Augustus Glover mentionne A Historie of Ireland (Une histoire de l’Irlande) d’Edmund Campion pour expliquer que le symbole du lion fut introduit en Écosse en provenance d’Irlande. Il est utilisé aujourd’hui encore dans l’héraldique de l’Irlande, de l’Écosse et de l’Angleterre. C’est une preuve de la présence de la culture hébraïque dans les îles britanniques. Ce que vous voyez sur ce drapeau, c’est le lion de Juda.

Glover note que le lion rampant était le symbole de l’Irlande ou de sa famille régnante jusqu’à ce qu’il soit remplacé par la harpe sous le règne du roi d’Angleterre Henry VIII dans les années 1500.

Le roi Gede initia également une renaissance musicale en Irlande, semblable à celle que son cousin, le roi David, mena en Israël. Il existe des preuves que Gede et Tea auraient personnellement connu le roi David, et que David aurait acheté, de Gede et de son demi-frère Éber Donn, de l’étain utilisé plus tard dans la fabrication du bronze pour le temple de Salomon. Ceci est certainement cohérent avec les preuves archéologiques significatives (conformes à la Bible) de l’étendue du royaume de David.

Comme l’écrit M. Armstrong à propos d’une pratique qui aurait débuté avec le roi Gede, « la couronne portée par les rois de la lignée d’Ereamhon et les autres souverains de l’ancienne Irlande comportait 12 points » – ce qui, en plus d’être courant dans la numérologie biblique, représente aussi les 12 tribus d’Israël (op. cit.).

L’histoire sommaire de l’époque suggère que les descendants de Gede et Tea restèrent fidèles à Dieu pendant trois générations. Elle suggère également un lien entre l’Irlande et le royaume de David et Salomon. Mais il est clair que Dieu utilisa Gede Ereamhon pour établir certaines pratiques et traditions qui jetèrent les bases d’une œuvre encore plus grande que Dieu accomplirait plus tard en Irlande par l’intermédiaire de Jérémie.

La chute de Juda

La Bible nous donne une image détaillée et fiable de l’histoire de Juda, ce qui n’est pas le cas pour l’Irlande. Au milieu du 10ᵉ siècle, lorsque le petit-fils de David, Roboam, monta sur le trône, le royaume d’Israël se divisa. Les tribus du Nord choisirent un nouveau roi, tandis que Juda resta fidèle à la maison de David.

Le royaume du nord d’Israël souffrit beaucoup. Les guerres civiles étaient fréquentes. Les dynasties duraient rarement plus de deux ou trois générations. Au huitième siècle, l’Assyrie commença à découper des parties de son territoire. En 718 avant J.C., la capitale tomba et toute la nation fut emmenée en captivité.

Juda, avec sa dynastie unique, eut quelques rois justes et beaucoup plus de stabilité. Le dernier roi juste fut Josias de Juda, qui mourut jeune en essayant d’empêcher une armée égyptienne de traverser son royaume. À ce moment-là, Juda devint très instable. Elle fut gouvernée par une succession de rois faibles qui étaient, à des degrés divers, des marionnettes de leurs suzerains babyloniens.

En 585 avant J.-C., le roi Sédécias tenta de restaurer l’indépendance de Juda en forgeant une alliance avec l’Égypte et en se rebellant contre Babylone. Le prophète Jérémie, qui était en prison à l’époque, avertit que c’était une erreur, mais Sédécias l’ignora.

Lorsque Sédécias se rebella, Nebucadnetsar envahit à nouveau la ville sainte et la détruisit. Il démolit le fabuleux temple que Salomon avait construit pour Dieu (et qui fut sans doute le plus bel édifice jamais construit sur Terre). Il prit les fils de Sédécias (les héritiers du trône de David) et les tua devant leur père. Il fit ensuite crever les yeux de Sédécias, l’emmena à Babylone et le jeta en prison, où il resta jusqu’à sa mort.

Les événements prirent une tournure mortelle ! Pour la première fois depuis le roi David près de 400 ans auparavant, aucun roi juif ne régnait à partir de Jérusalem !

Mais il y avait encore un roi juif régnant à Teamhair. L’historien Roderick O’Flaherty raconte que le roi Siorna à la longue vie, descendant direct du roi Gede I et de la reine Tea, régnait à Tara.

Sous le règne de Siorna, écrit O’Flaherty, « le Babylonien détruit et saccage les citadelles de Jérusalem et réduit en cendres les magnifiques ouvrages de Salomon » (Ogygia).

Cependant, le roi Siorna ne pouvait hériter des promesses du sceptre conférées à Juda. Bien qu’il fût un descendant de Juda par Zérach, il ne l’était pas de David.

Pourtant, à travers toutes ces péripéties de l’histoire, ces migrations et ces bouleversements politiques au fil des générations, Dieu orchestrait un plan pour tenir Sa promesse à David et – en même temps, pour guérir la rupture entre Pérets et Zérach.

Les différents fils de l’histoire étaient sur le point de converger : Dieu ferait épouser à un fils de Siorna (héritier du trône de Zérach) une héritière du trône de Pérets. Le couple donnerait ensuite naissance à un enfant royal.

Cet enfant régnerait sur le trône de David dans cette nouvelle patrie, le lieu où le prophète Jérémie le planterait – en Irlande.

Mais avant cela, Dieu soumettrait Son prophète à une épreuve bouleversante.

À suivre …