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Comment le monde a réagi

GETTY IMAGES, JULIA HENDERSON/LA TROMPETTE

Comment le monde a réagi

La réaction du monde face aux frappes d’Israël et des États-Unis contre l’Iran est très révélatrice.

Royaume-Uni : tout est calme. Le Premier ministre Keir Starmer a proclamé haut et fort que le Royaume-Uni n’avait rien à voir avec les attaques, dans un appel évident à l’Iran et à ses alliés à laisser le Royaume-Uni tranquille. Une fois que l’Iran a frappé les intérêts britanniques, Starmer n’a toujours pas répondu, mais il a autorisé les États-Unis à riposter à partir des bases britanniques.

Le journaliste chevronné Andrew Neil a qualifié Starmer d'un « embarras et peu pertinent » :

Dans une série de changements douloureux, y compris sur cette station, dont sa réputation ne se remettra pas, [le secrétaire à la Défense] John Healey a refusé de dire, à maintes reprises, si le gouvernement britannique soutenait les attaques contre l’Iran. La ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a été soumise à la même mascarade ce matin.

Eh bien, ce n’est que l’action militaire emblématique de notre époque. Pourquoi auriez-vous une opinion ? […]

Rien de tout cela ne plaide en faveur d’un soutien ou d’une participation britannique. Je comprends pourquoi nous devrions être prudents. Mais il s’agit de faire valoir que nous devrions savoir quelle est la position de notre gouvernement. Pourtant, nous ne le faisons pas. Ce qui explique l’embarras et l’absence de pertinence.

Le Canada et l’Australie ont apporté leur soutien aux frappes. Les dirigeants britanniques n’ont même pas le courage de les soutenir ou de s’y opposer.

UE : sans dirigeant. La décision du président Trump de frapper l’Iran démontre une fois de plus ce qu’un dirigeant fort et déterminé peut accomplir. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été largement critiquée pour avoir attendu jusqu’à lundi pour convoquer une réunion sur « l’action militaire emblématique de notre époque ». La guerre a peut-être éclaté au Moyen-Orient, mais on ne peut pas s’attendre à ce que les politiciens européens travaillent le week-end.

Les nations de l’UE ont réagi à la guerre de diverses manières. L’Allemagne et la France ont en quelque sorte soutenu les États-Unis tout en appelant à des négociations. Avec le Royaume-Uni, ces deux ont publié une déclaration indiquant qu’elles pourraient être disposées à aider « potentiellement en permettant une action défensive nécessaire et proportionnée pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones à leur source ». L’Espagne, quant à elle, a condamné les États-Unis et Israël.

Chypre : en détresse. Le seul domaine où l’UE a agi rapidement en dit long sur ses priorités.

Un drone a frappé une base aérienne britannique à Chypre à minuit dimanche. Personne n’a été blessé. Mais von der Leyen a rapidement publié une déclaration affirmant que l’UE se tenait « collectivement, fermement et sans équivoque » aux côtés de ses États membres. La Grèce a dépêché deux navires de guerre pour aider à protéger l’île. 

La base est un territoire britannique souverain, mais ce n’est pas la Royal Navy qui vient défendre l’île. L’UE saisit l’occasion de se présenter comme le défenseur le plus fiable de Chypre.

Après que le Hamas a massacré des Israéliens le 7 octobre 2023 et déclenché la guerre actuelle, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a immédiatement attiré l’attention sur Chypre : « Dirigée par l’Allemagne, Chypre devient une base militaire pour l’Union européenne ! » L’île est cruciale pour les nations extérieures qui souhaitent projeter leur puissance au Moyen-Orient. « Ne pensez-vous pas que l’Allemagne veut chasser la Grande-Bretagne et les États-Unis de Chypre, qu’ils ont utilisée si efficacement lors de la dernière guerre mondiale ? »

Ce bombardement montre l’importance de Chypre en tant que base aérienne et station de surveillance, et il révèle la volonté de l’Europe d’y établir sa domination.

Vatican : des paroles dans l'air. Le pape Léon a lancé lundi « un appel sincère à assumer la responsabilité morale d’arrêter la spirale de la violence avant qu’elle ne devienne un abîme irréparable ». Il a affirmé :

La stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces mutuelles ni par des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, mais uniquement par un dialogue raisonnable, authentique et responsable.

L’histoire enseigne le contraire. Les conflits qui se sont terminés par le dialogue ont eu tendance à exploser à nouveau, mais ceux qui se sont terminés par une force écrasante, comme la Seconde Guerre mondiale, se sont révélés plus stables et concluants. Toutefois, l’homme ne dispose d'aucun moyen d’apporter une paix durable.

En tant que premier pape américain, Léon tient probablement à éviter d’être perçu comme trop favorable à son pays d’origine. Le Vatican souhaite également s’impliquer encore plus dans le processus de paix au Moyen-Orient, et il veut donc éviter de prendre parti.

Il s’agit d’une Église qui prétend appartenir à Jésus-Christ, mais qui a constamment privilégié ses propres intérêts politiques plutôt que de prendre position contre le mal. Le massacre du 7 octobre en est un exemple parfait. Le pape François n’a pas condamné le Hamas, mais a plutôt adressé la plupart de ses condamnations à Israël, et a diffusé de fausses informations sur la guerre. Le pape Léon est moins théâtral dans ses gestes, mais le même esprit est là.

Pour en savoir plus sur l’Europe et les ambitions du Vatican au Moyen-Orient, lisez l’article de M. Flurry intitulé « Tandis que vous surveillez Gaza, surveillez l'Allemagne ».