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Démission du chancelier autrichien

Démission du chancelier autrichien

Après l'échec des négociations de coalition en Autriche vendredi, le chancelier autrichien Karl Nehammer a annoncé sa démission. Cela ouvre la voie au parti de la liberté extrême droite pour entamer des négociations avec le Parti populaire, ce que les négociations de coalition antérieures avaient espéré empêcher, et pour présenter éventuellement un nouveau chancelier.

La nouvelle a choqué non seulement l'Autriche, mais aussi son voisin du nord, l'Allemagne, qui craint que l'extrême droite progresse de façon similaire lors des élections prévues en février.

L'Autriche est un exemple de ce qu'il ne faut pas faire ! Si les partis centristes sont incapables de former des alliances et considèrent les compromis comme l'œuvre du diable, cela aide les radicaux.
—Robert Habeck, vice-chancelier allemand

Si le changement de politique n'aboutit pas maintenant en Allemagne, les forces radicales se renforceront ici aussi. C'est pourquoi l'Autriche est tout simplement un signal d'alarme pour nous.
—Alexander Dobrindt, président de l'Union chrétienne-sociale

La démocratie à bout de souffle ? Nombreux sont ceux qui craignent que les partis politiques se soient tellement éloignés les uns des autres qu'il ne soit plus possible d'obtenir un gouvernement stable. La Trompette estime que cette tendance conduira à l'ascension de dirigeants forts en Europe à leur règne non démocratique.

Il y a un grand vide au niveau du leadership. Les Allemands savent que des mesures inhabituelles doivent être prises rapidement ! On voit cela dans les résultats des dernières élections, avec la montée en puissance de partis marginaux comme l'Alternative für Deutschland. Les électeurs se montrent disposés à accepter des politiques hors du commun. Ils réclament un dirigeant fort !
—Gerald Flurry, rédacteur en chef de la Trompette, « Après la victoire de Trump, surveillez l'Allemagne »