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Richard Patterson/Getty Images

Des secrets de polichinelle obscènes

Un scandale révèle la tolérance désinvolte de l’Amérique vis-à-vis de la corruption sexuelle.

Cette nonchalance est épouvantable. «Il aimait faire la fête et faire des plaisanteries; il a fait une mauvaise imitation de Bill Clinton; il aimait parler de sexe. Il devait être un peu prudent, cependant. Comme gay, il pouvait amener un petit ami aux fêtes privées, disent ses amis, mais quand il apparaissait dans le cadre de cocktails officiels, il venait seul ou avec une femme.»

C’est la description que Newsweek fait d’un homme qui, jusqu’au 29 septembre, était un membre du Congrès des États-Unis.

Les enquêtes sur le scandale Marc Foley ont mis au jour une culture de tolérance désinvolte vis-à-vis de la corruption sexuelle dans la capitale nationale. L’orientation sexuelle de M. Foley était «un secret de polichinelle» à Washington où les homosexuels sont acceptés, même dans le Parti Républicain aux «valeurs familiales», tant qu’ils ne sont pas trop flirteurs, qu’ils ne se manifestent pas trop, et qu’ils ne sont pas trop effrontés. Pour le public, Foley jouait le jeu.

Son homosexualité n’aurait pas menacé son poste du tout—ni, vraisemblablement, sa grossièreté d’adolescent ou ses flirts—s’il n’était pas sorti de sa position pour entreprendre une relation déplacée avec un jeune coursier du Congrès. Lorsque le scandale a éclaté, M. Foley a promptement démissionné (bien qu’il ne soit pas poursuivi à moins que l’on prouve qu’il a effectivement eu des relations sexuelles avec un mineur). Cependant, les hommes politiques ainsi que les médias sont prompts à clamer qu’ils ne croient pas qu’il y ait quoi que ce soit de mal avec son homosexualité—mais seulement avec le fait qu’il court après des adolescents.

Lorsque le président américain précédent avait eu des rapports adultères avec un stagiaire de la Maison Blanche, cela a dérangé quelques personnes, mais ce n’était pas une infraction qui lui méritait son congé. Si William Jefferson Clinton s’est vu appliquer la procédure de mise en accusation (bien que plus tard acquitté par le Sénat, et ensuite autorisé à continuer sa présidence) c’était parce qu’il avait menti sous serment.

Ces lignes à ne pas franchir ne semblent-elles pas curieusement placées? Certains détails transforment une simple peccadille en crime politique: l’âge du destinataire d’un courrier électronique grivois; l’ergotage sur le mot «est». Et pendant ce temps l’adultère, les rendez-vous galants avec de jeunes adultes, les relations homosexuelles—ces choses font simplement partie de la vie à l’intérieur du périphérique. Secrets de polichinelle. Clins d’œil.

La règle c’est que, aussi longtemps que cela n’entrave pas la capacité d’un homme à gouverner, ça va. Selon certains récits, M. Foley était loué pour son amour de la fête, même pour montrer son côté ridicule. À la fin de l’année 1998, l’année même où lui a été appliqué la procédure de mise en accusation, Bill Clinton était classé comme l’homme le plus admiré du pays selon un sondage cnn/USA Today/ Gallup.

Mais sommes-nous si sûrs que la sexualité débridée ne porte atteinte à personne? Cela ne fait aucun mal quand on perd du temps et que l’on se distrait, sur le plan émotionnel, en essayant de séduire des assistants pour ensuite les tromper; aucun mal lorsque l’on navigue dans les eaux périlleuses de la politique à couteaux tirés sous l’observation de la presse et du public tout en cachant des secrets qui pourraient mener au chantage; aucun mal lorsque l’on dit une chose et que l’on en fait une autre, jouant les désintéressés en public tout en poursuivant sa soif égoïste en privé? Qu’en est-il des effets de cette lubricité sur le moral du personnel? Ou sur les lycéens impressionnables, en proie à leurs poussées d’hormones, lorsqu’ils tombent sur ce genre de chose dans les nouvelles du soir? Cela ne fait aucun mal?

En réalité, il y a quelque chose de terriblement mauvais dans cette nonchalance concernant l’immoralité. Pour preuve, on a l’exemple historique du roi David.

Si la fidélité dans le mariage était un critère pour occuper une responsabilité publique, David ne se qualifierait pas. Il a convoité, commis l’adultère, rendu une femme enceinte, et pour se couvrir, s’est assuré que son mari soit tué à la bataille. Une bien sale affaire.

Cependant, dans le climat politique d’aujourd’hui, il est difficile de dire quelles seraient les conséquences. Si l’affaire intéressait les tabloïdes, ce serait uniquement à cause des déclarations bien relayées dans les médias que David servait Dieu et qu’il aimait la loi de Dieu—d’après laquelle, bien sûr, l’adultère est strictement interdit. Peu de choses alimentent la presse davantage que les occasions d’exposer l’hypocrisie d’un conservateur. Mais est-ce que cela aurait coûté à David son poste? D’après les critères d’aujourd’hui, l’infidélité ce n’est pas si grave, et ce serait ridicule d’essayer d’accuser de meurtre le commandant en chef pour avoir envoyé un soldat à la bataille.

Mais Dieu n’a pas été impressionné. Il a fait face à David: Après tout ce que j’ai fait pour toi, c’est ainsi que tu me traites? À Ses yeux, David avait tué un homme de ses propres mains, et lui avait volé sa femme. Pour le punir, il a maudit David de sorte qu’il ait une vie de violence et de l’hostilité dans sa famille, et que ses propres femmes soient prises par d’autres hommes. Tu as agi en secret, lui a lancé Dieu, mais je te punirai ouvertement, sous les yeux de la nation entière.

Le caractère importe-t-il dans un leader? Dieu dit clairement que oui. Il attend un exemple droit, quelqu’un qui inspire les gens à plus de vertu dans leur propre vie. Il sait qu’un mauvais exemple est un poison pour le moral et la moralité d’un peuple. En plus, quand un leader qui revendique représenter Dieu dérape, il s’expose à être taxé d’hypocrisie par des cris moralisateurs, et plus encore, il expose Dieu à la critique. La colère de Dieu s’est enflammée contre David: En commettant ce péché, tu as donné à mes ennemis une grande occasion de blasphémer contre moi! C’est la raison de la punition publique. Dieu voulait s’assurer que la nation entière sache qu’Il ne tolérerait pas un tel comportement.

Si telle est la réponse de Dieu aux leaders qui pèchent, la nonchalance de Washington représente la manière de penser du diable. Il y a encore des lignes en place qui, si elles sont franchies et que les faits sont exposés publiquement—très certainement, avec saveur, par des ennemis politiques au moment opportun—peuvent forcer un membre du congrès à démissionner. Mais en deçà de ces limites, existe un monde d’iniquité sans gênes. Avec des secrets de polichinelle!

Il est intéressant de noter que Dieu n’a pas appliqué à David une procédure de mise en accusation. Le roi s’est profondément repenti, a tiré profit de la correction sévère de Son Créateur, et s’est réengagé à vivre selon la loi qu’il aimait. Il a terminé sa vie par une relation solide avec son (à la fin, unique) épouse, ses sujets et son Dieu. L’Écriture lui rend hommage avec honneur, comme un homme selon le cœur de Dieu, et prophétise qu’il régnera à nouveau sur Israël, dans le Royaume à venir de Dieu.

Qu’est-ce qui a rendu possible cette fin spectaculaire? La réprimande de Dieu. Dans la culture de tolérance désinvolte d’aujourd’hui, sur la question de la corruption sexuelle chez nos leaders, le roi David jamais n’aurait eu une chance.

Tb Ad Fr