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Détroit d'Ormuz : Les États-Unis se retirent, l'Allemagne entre en jeu ?
Les dirigeants européens se sont réunis le 17 avril à Paris pour étudier les moyens de rouvrir le détroit d'Ormuz. L'Allemagne est prête à apporter son aide, mais uniquement après la mise en place d'un cessez-le-feu validé par une instance internationale comme les Nations Unies.
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La France et l'Allemagne divergent sur le rôle que pourraient jouer les États-Unis dans cette mission. L'Allemagne y est favorable, tandis que la France ne l'est pas.
Le détroit d'Ormuz est une voie maritime stratégique et étroite au Moyen-Orient :
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Avant le récent conflit, près de 20 pour cent du pétrole et du gaz naturel mondiaux transitaient par cette voie, acheminés par des navires commerciaux, et les Iraniens le permettaient.
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Après les attaques des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, les Iraniens ont utilisé des armes militaires pour mener des attaques terroristes contre une vingtaine de navires commerciaux, causant d'importants dégâts et des pertes civiles.
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Environ 6 000 de ces navires ont ainsi refusé de traverser au cours des sept dernières semaines. Nous faisons désormais face à des pénuries majeures de pétrole et de gaz, ainsi qu'à une hausse des prix à l'échelle mondiale.
Malgré toute sa puissance, notamment navale, les États-Unis n'ont pas réussi à garantir un transit sécurisé par Ormuz. Mais les responsables allemands affirment qu'ils pourraient déployer des bateaux spécialisés dans le déminage pour neutraliser les mines sous-marines, ainsi que des navires ou avions de reconnaissance pour surveiller la zone.
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Leur base navale située sur le détroit de Bab el-Mandeb, face à la péninsule arabique, pourrait soutenir cette mission.
Pour l'instant, l'Allemagne ne souhaite pas s'engager dans la lutte pour le contrôle du détroit d'Ormuz. Une telle implication renforcerait la position des États-Unis au Moyen-Orient. Mais elle se prépare en vue du retrait des forces américaines.
Une prophétie dans le Psaume 83 montre que les États du Golfe formeront bientôt une alliance avec « l'Assyrie » (l'Allemagne) contre les nations d'Israël, parmi lesquelles figurent les États-Unis, les nations du Commonwealth britannique et l'État juif au Moyen-Orient.