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Est-ce la fin pour Bibi ?

AFP via Getty Images, Rebekah Goddard/la trompette

Est-ce la fin pour Bibi ?

Israël va aux urnes : il s’agit des premières élections nationales du pays depuis le massacre perpétré par le Hamas il y a trois ans ce mois-ci. Avant, pendant et après cette crise nationale et ses conséquences, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a dirigé le pays. De 1996 à 1999, de 2009 à 2021 et de 2022 à 2026, la sécurité et la survie d'Israël ont été confiées au parti Likoud et à « Bibi ». Aujourd’hui, à 77 ans, il se présente pour un septième mandat sans précédent.

  • De nombreux sondages indiquent que ni le Likoud ni son principal adversaire de l’opposition, le parti Yashar, n’obtiendront suffisamment de sièges pour former un gouvernement majoritaire, ni même pour diriger une coalition de partis alliés.

Netanyahou et le Likoud semblent désespérés.

  • Le 23 septembre, le Likoud a incité la Commission électorale centrale à interdire à tous les partis défendant les intérêts des Arabes de se présenter aux élections, au motif qu'ils sont antisionistes. Cela est vrai depuis des années ; prendre cette mesure un mois avant une élection serrée ressemble donc à une stratégie de campagne. La Cour suprême d'Israël a annulé la décision le 2 octobre.

  • Le Premier ministre a publié des messages sur les réseaux sociaux suggérant qu'il est le seul dirigeant capable d'empêcher la destruction nucléaire d'Israël. Des publications telles qu'une photo générée par l'IA, datée du 25 octobre, montrant Tel-Aviv sous un champignon atomique s'il perd, sont largement considérées comme de l'alarmisme.

Netanyahou a ardemment sollicité l'aide du président Donald Trump. Les deux hommes sont des alliés en temps de guerre, mais pendant des mois, Trump a refusé de lui apporter son soutien. Le 18 octobre, il a finalement exprimé son soutien sur les réseaux sociaux, qualifiant Bibi de « grand Premier ministre guerrier, et de partenaire encore plus précieux pour la paix dans la lutte contre la République islamique d'Iran ». Trump a déclaré que « quiconque autre que Bibi » serait « le mauvais dirigeant pour Israël » et qu'il est « le genre de partenaire que les États-Unis d'Amérique exigent d'Israël ».

  • Si le soutien du président a manqué de promptitude, il a compensé par son emphase, mais était-ce tout de même trop peu, trop tard ?

  • Le lendemain, Netanyahou a publié une vidéo d'un appel téléphonique avec Trump, le remerciant pour son soutien et affirmant qu'ensemble, ils mettraient fin à la guerre contre l'Iran en remportant la victoire. L’équipe de campagne de Netanyahou a rappelé à plusieurs reprises ce soutien, et le président Trump l’a republié hier.

Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a depuis des années qualifié le leadership du Premier ministre Netanyahou de l'unique force qui protège Israël de ses nombreux ennemis. Les détracteurs de Netanyahou ont peut-être de bonnes raisons d'en avoir assez de lui, mais Netanyahou assure la stabilité de la politique israélienne depuis des années.

Cependant, alors que les Israéliens votent demain, cette stabilité semble menacée. La prophétie biblique indique que l'instabilité politique annonce des temps sombres pour Israël.