Euro : la fraude de la stabilité des prix (2/2)
À la fin du IIIe siècle après J.-C., la confiance au sein de l’empire romain a disparu. S’ensuit alors une flambée des prix, la première inflation très documentée de l’Histoire.
L’empereur Dioclétien s’empare du problème et décide de contrôler les prix. C’est une constante de l’Histoire : tout gouvernement confronté à l’inflation refuse de faire amende honorable sur sa triche monétaire. Il essaie dans un premier temps de contrôler les prix, refusant la loi de l’offre et de la demande et forçant les échanges avec une monnaie dont il est désormais apparent qu’elle est avilie.
L’édit du maximum fut promulgué par Dioclétien en 301.
« Il nous plaît donc que les prix qui figurent dans le court texte ci-dessous soient observés dans tout notre Empire. Que chacun comprenne bien néanmoins que, si la faculté de les dépasser lui a été ôtée, il n’est pas interdit, dans les régions où s’observe l’abondance, de jouir de l’avantage de bas prix, dont on s’occupera spécialement lorsque la cupidité aura été complètement réprimée. »
Vous noterez, cher lecteur, que – selon l’Empereur – l’avilissement du denier n’est pas la cause première de l’inflation, mais seulement la cupidité des gens.
De nos jours aussi, ce ne sont jamais les États ou les gouvernements qui avouent être fautifs des désordres monétaires et financiers qu’ils ont occasionnés. Les autorités préfèrent désigner l’appât du gain, l’avidité, les spéculateurs, le capitalisme, les étrangers, la fraude fiscale, la conjoncture ou même le climat…
Pour parer l’inflation, l’Empereur tape fort. La peine de mort frappe les contrevenants qui auraient la mauvaise idée de ne pas respecter les prix de la longue liste de produits et de salaires établie par les grands planificateurs romains de l’époque.
Si la crise économique est actuellement grave, ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui est à venir. L’histoire de l’Europe montre que les crises économiques ont tendance à produire des tremblements de terre sur le plan politique. Quelles en seront les conséquences les plus significatives ? Comme l'a dit Jean Monnet, « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».
Nous sommes d'accord avec sa déclaration. Nous prévoyons que l’Europe finira avec moins de pays membres mais sera une union beaucoup plus forte. Pour comprendre en bref comment l’Europe réagira à une crise financière massive provoquée par Washington, il faut noter ce que M. Herbert Armstrong a déclaré en 1984 dans son magazine, la Pure Vérité : à savoir, qu’une crise financière « pourrait subitement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir, formant une nouvelle puissance mondiale, plus grande que l’Union Soviétique ou les États-Unis. »
Pour comprendre pleinement cette prévision, lisez « Notre 11 septembre financier était prophétisé » de notre brochure gratuite Il avait raison.