Frôlant la barre des 3000 milliards d’euros, la dette publique française soulève des questions sensibles de souveraineté
La dette publique française a presque dépassé le seuil critique de 3000 milliards d’euros, ce qui soulève plusieurs questions, parmi lesquelles celles de la souveraineté économique et diplomatique : on estime qu’entre 250 et 300 milliards de dette française sont détenus en Chine communiste.
La dette publique tricolore a atteint le niveau de 2950 milliards d’euros selon les chiffres publiés par l’INSEE fin mars pour le compte de l’année 2022. Elle a donc évité avec une infime justesse la barre spectaculaire de 3000 milliards.
Si cette nouvelle semble attendue depuis quelques mois — car la dette française s’élevait déjà à 2813 milliards d’euros en décembre 2021, et à 2918 milliards d’euros en juin 2022 —, le progrès continu et de longue date de la dette publique tricolore interpelle de nombreux experts, à l’instar de Marc Touati, économiste et président de l’ACDEFI, qui s’est exclamé : « La France, champion du monde de la dette publique ».
Toutefois, « on nous a répété pendant des années : ne vous inquiétez pas, nous pourrons toujours supporter la dette ! », comme l’a constaté Jean Tirole avant d’ajouter dans les colonnes du Figaro en décembre 2022 : « Notre déficit est plus élevé que celui de l’Italie, qui est considérée comme un pays dangereux mais affiche un excédent primaire. Nous en sommes très loin. »
Une véritable sonnette d’alarme puisqu’elle provient du prix Nobel français d’économie de 2014 et directeur de la prestigieuse Toulouse School of Economics. Cela signifie également que la situation actuelle de la dette publique française mérite plus d’attention et une analyse plus profonde.
Si les signes d’avertissement donnent déjà à réfléchir, ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui surviendra lors d’une crise encore plus grande, impliquant les États-Unis également. L’histoire de l’Europe montre que les crises économiques ont tendance à produire des tremblements de terre sur le plan politique. Quelles en seront les conséquences les plus significatives ? Comme l'a dit Jean Monnet, « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».
Nous sommes d'accord avec sa déclaration. Nous prévoyons que l’Europe finira avec moins de pays membres mais sera une union beaucoup plus forte. Le rédacteur en chef de notre magazine prédécesseur la Pure Vérité, M. Herbert Armstrong, a déclaré en 1984 qu’une crise financière « pourrait subitement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir, formant une nouvelle puissance mondiale, plus grande que l’Union Soviétique ou les États-Unis. »
Pour comprendre pleinement cette prévision, lisez « Notre 11 septembre financier était prophétisé » de notre brochure gratuite Il avait raison.