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Israël dans le chaos après le congédiement du ministre de la Défense par Netanyahou
Dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a congédié son ministre de la Défense, Yoav Gallant, après que Gallant a refusé de soutenir le programme de réforme judiciaire de Netanyahu. Les manifestants se rassemblent contre Netanyahu et son programme depuis janvier. Mais le congédiement de Gallant a donné un regain d’énergie aux manifestations à Jérusalem et à Tel-Aviv. On estime qu’environ 600 000 personnes manifestent. De nombreux travailleurs essentiels, comme le personnel des aéroports et les débardeurs, se sont également mis en grève. Gallant restera membre de la Knesset.
Israel looks like a TRUMP rally - or maybe J6...
— Vincent Gorman (@VincentGorman6) March 27, 2023
Massive protest in Israel after WEF GLOBALIST PM Netanyahu fired defense minister who opposed judicial overhaul.
Looks like EVERYONE in Israel is in the streets.. pic.twitter.com/zr1uZN3VEd
Pourquoi maintenant ? Les citoyens en colère qui bloquent les routes de Tel-Aviv ne sont pas les seuls à manifester contre le gouvernement. Les réservistes de l’armée israélienne le font aussi. Les forces de défense israéliennes restent généralement au-dessus de la politique, mais dans ce cas, de plus en plus de réservistes ont recours à la désobéissance civile. Certains refusent d’être appelés en service. D’autres affirment qu’ils le feront si la réforme judiciaire a lieu. Plusieurs centaines d’entre eux ont déjà signé une lettre publique. La veille de son licenciement, Gallant a déclaré que le programme de réforme devait être suspendu en raison des révoltes des FDI.
Alors, je déclare haut et fort, pour le bien de la sécurité d’Israël, pour le bien de nos fils et de nos filles, que le processus législatif devrait être arrêté afin de permettre à la nation d’Israël de célébrer ensemble la Pâque et le Jour de l’Indépendance, et de pleurer ensemble le Jour du Souvenir et la Journée de Commémoration de l’Holocauste.
—Yoav Gallant, 25 mars
La Knesset devrait voter sur une partie du programme dès cette semaine. On ne sait pas comment la société israélienne—y compris les FDI—réagira si le programme est adopté. En tout cas, la pression monte sur Netanyahou.
Ce matin, il a survécu à deux votes de défiance distincts, qui auraient pu mettre fin à son gouvernement. L’un des votes a échoué par 59 voix contre 53. Le gouvernement dispose actuellement de 64 sièges à la Knesset. Cela signifie que plusieurs membres de la coalition de Netanyahu ont voté contre lui.
ISRAEL:
— Terrorism Tracker (@WatchOnTerror_) March 27, 2023
Israeli citizens came out on the streets with banners of Netanyahu, Putin and Trump in jail orange jumpsuits. The banner said “No one is above the law” to protest against Netanyahu’s efforts to control the country’s judiciary after he fired Defense Minister.#TelAviv pic.twitter.com/sitJnqP1Qh
Pourquoi la Cour suprême ? La Cour suprême israélienne est une institution extrêmement controversée. Grâce à une interprétation subjective de la loi et à une extension progressive des limites de sa juridiction, la Cour suprême est devenue, depuis le début des années 1990, un organe oligarchique disposant d’un droit de veto sur la quasi-totalité des décisions gouvernementales. Les conservateurs israéliens souhaitent depuis des années une certaine sorte de réforme judiciaire. Certaines des réformes proposées par Netanyahou, comme le contrôle par la Knesset des décisions de la Cour suprême, peuvent sembler peu orthodoxes. Mais une grande partie de l’hystérie anti-Netanyahou est centrée sur la façon dont la Cour contrôle le pouvoir de Netanyahou. Une neutralisation du pouvoir disproportionné de la Cour suprême pourrait apporter de la stabilité à la politique israélienne. La querelle de Netanyahou avec Gallant montre cependant que cela ne se fera pas facilement.
Ce que la Trompette a écrit :
Netanyahou est en politique depuis longtemps. Il s’est fait de nombreux ennemis en cours de route. La Cour suprême n’est peut-être pas le plus grand d’entre eux, mais elle a eu sa part de coups de tête avec Netanyahou. Si le pouvoir de la Cour est réduit, cela pourrait donner au Premier ministre une marge de manœuvre beaucoup plus grande pour mettre en œuvre son programme. […]
La Trompette s’appuie sur plusieurs prophéties bibliques pour analyser les événements actuels dans l’État d’Israël. Diverses prophéties décrivent les troubles d’Israël comme une « carie » (Osée 5 : 12) et des « plaies » (verset 13). Et quand Israël tombera, il tombera durement (verset 5). Cependant, la Bible prophétise également que l’État d’Israël connaîtra un répit temporaire dans ses difficultés—voire une résurgence. Netanyahou n’a pas occupé le poste de Premier ministre depuis longtemps, mais les signes d’une telle résurgence sont déjà apparents.
Pour en savoir plus, lisez « Benjamin Netanyahou contre la Cour suprême d’Israël ».