Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (à gauche) et son homologue hongrois Viktor Orbán le 18 juillet 2017. [KAROLY ARVAI/POOL/AFP VIA GETTY IMAGES]
Israël devient-il désinvolte avec le fascisme ?
Israël est un bon candidat pour le pays avec le moins d’amis au monde. Ses voisins à Gaza, au Liban et de Syrie sont déterminés à le détruire. La plupart des pays refusent de reconnaître la souveraineté israélienne sur Jérusalem et tentent constamment de l’arracher à son contrôle. Avec l’élection du nouveau gouvernement conservateur de Benjamin Netanyahou l’année dernière, Israël est soudainement devenu encore plus privé d’amis. Des alliés traditionnels comme les États-Unis attaquent Israël au sein des forums comme les Nations unies.
Israël a besoin d’amis sur la scène internationale. Mais comme la majeure partie du monde s’aliène d’Israël, Jérusalem se tourne vers des alliés peu orthodoxes. Et certains de ces alliés pourraient être, compte tenu du contexte historique, un peu surprenants.
Le 3 novembre, quelques jours après l’élection d’Israël, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a tweeté : « Quelle grande victoire pour Benjamin @Netanyahu en Israël ! Des temps durs nécessitent des dirigeants forts. Content de vous revoir ! »
What a great victory for Benjamin @Netanyahu in Israel! Hard times require strong leaders. Welcome back! pic.twitter.com/gF9SNkEuNW
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) November 3, 2022
Lorsque Netanyahou a officiellement formé son gouvernement le mois dernier, Orbán lui a envoyé un télégramme, disant : « Notre engagement envers le partenariat stratégique entre les deux pays et la sécurité d’Israël est aussi robuste que possible. »
Orbán et Netanyahou se ressemblent à bien des égards. Tous deux ont eu un bref passage au poste de premier ministre dans les années 1990. Tous deux sont revenus des années plus tard et ont depuis dirigé leur pays pendant plus d’une décennie. Tous deux sont des parias conservateurs au sein de l’élite gauchiste internationale. Tous deux prétendent défendre les valeurs traditionnelles.
Viktor Orbán a également transformé la Hongrie en une quasi-dictature. Il a pratiquement détruit la presse libre hongroise. Sa dernière victoire électorale, en avril dernier, a été fortement manipulée en sa faveur. Il a notamment utilisé les données privées de COVID-19 des Hongrois dans sa campagne électorale. Il est proche du Président russe Vladimir Poutine, ainsi que de nombreux groupes d’extrême droite tristement célèbres en Europe. Il a été accusé de blanchir le rôle de la Hongrie dans l’Holocauste. Il a fait l’éloge de Miklós Horthy, dictateur hongrois de la Première Guerre mondiale et allié des nazis.
En bref, c’est un dictateur sympathisant aux fascistes en herbe. Et il dirige un pays qui a joué un rôle majeur dans l’Holocauste pendant la Seconde Guerre mondiale.
Orbán n’a pas été le seul dirigeant mondial douteux à féliciter Netanyahou. La Première ministre italienne Giorgia Meloni l’a fait aussi. Le 29 décembre, elle a tweeté : « Félicitations à @Netanyahu sur la formation du nouveau gouvernement. J’attends avec impatience de renforcer nos liens bilatéraux et de travailler ensemble pour assurer la stabilité et la paix au Moyen-Orient. »
Congratulations to @netanyahu on the formation of the new Government. I look forward to strengthening our bilateral ties and on working together to ensure stability and peace in the Middle East.
— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) December 29, 2022
Meloni est une nouvelle venue qui n’est en poste que depuis quelques mois. Mais selon le Times of Israel, les gouvernements italien et israélien se préparent déjà à une rencontre. Meloni, dans sa carrière politique, s’est associée à des politiciens traditionnellement pro-israéliens. Le Jerusalem Post a même émis l’hypothèse qu’elle pourrait déplacer l’ambassade d’Italie de Tel Aviv à Jérusalem.
Le parti de Meloni, Frères d’Italie, est cependant le successeur direct du parti fasciste de Benito Mussolini. Le descendant de Mussolini, Caio Giulio Cesare Mussolini, s’est présenté aux élections pour les Frères d’Italie. Le partenaire de coalition de Meloni, Matteo Salvini, s’est modelé sur Mussolini—utilisant des slogans, des poses et des lieux de discours similaires à ceux du dictateur italien. Meloni et son entourage sont tout à fait heureux de jouer sur leurs liens avec Mussolini, ce qui signifie que le gouvernement italien actuel réhabilite le fascisme littéral.
Pourquoi le dirigeant d’Israël—le pays fondé pour donner aux Juifs un foyer après l’Holocauste—se rapproche-t-il de telles personnalités ?
Orbán et Meloni sont vilipendés par les médias gauchistes internationaux. Ils défendent les valeurs traditionnelles—dans leur cas, les valeurs catholiques. Ils sont contre le multiculturalisme et veulent limiter l’accueil des réfugiés musulmans. Et ils cherchent des alliés internationaux qui sont d’accord avec eux. Pour Netanyahou, s’allier à des personnalités comme Orbán et Meloni est politiquement opportun et correspond assez bien à ses propres objectifs politiques. Les gouvernements hongrois et italien sont en train de devenir les bouées de sauvetage diplomatiques d’Israël.
En bref, Israël ne voit plus le fascisme comme un danger. Au contraire, Jérusalem s’y est habituée. Le gouvernement israélien commence à considérer l’extrême droite comme une amie.
Mais des personnalités comme Orbán et Meloni ne tendent pas la main à Netanyahou en raison d’un quelconque amour pour Israël. Quiconque se souvient avec tendresse de l’époque fasciste de l’Europe ne peut être un véritable ami de l’État juif. Ils agissent ainsi parce qu’ils se sentent isolés et cherchent des amis. Lorsque Budapest et Rome seront moins isolées et auront plus de pouvoir, seront-elles toujours aussi amicales envers Israël ?
La Bible prophétise le contraire. Au contraire, tout cela mène à un coup de poignard fasciste contre les Juifs. Notez la prophétie suivante, qui appelle Israël par son nom ancestral, Juda : « Éphraïm voit son mal, et Juda ses plaies ; Éphraïm se rend en Assyrie, et s’adresse au roi Jareb ; mais ce roi ne pourra ni vous guérir, ni porter remède à vos plaies » (Osée 5 : 13).
« Éphraïm » désigne dans ce cas le peuple britannique, tandis que « l’Assyrie » est une référence à l’Allemagne. (Voir ici et ici pour une explication plus approfondie.) L’hébreu original implique qu’Éphraïm et Juda se rendent tous deux en Assyrie. Et c’est dans le contexte où Juda cherche à être soulagé d’une « plaie ». Quelle est cette plaie ? Voici ce que le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, écrit dans Jérusalem selon la prophétie :
Pourquoi les Juifs vont-ils vers l’Allemagne, et quelle est la plaie de Juda ? Le mot wound [traduit plaie] a pour numéro 4205 dans la Concordance biblique de Strong. Il signifie : « dans le sens de reliure : un asservissement, c’est-à-dire un remède. » Le lexique Gesenius le définit de cette façon : « le fait de presser ensemble, de bander une blessure ; utilisé ici au sens figuré d’un remède appliqué sur les plaies de l’État. » En d’autres termes, le remède est la plaie ! […] Le pacte de paix avec les Arabes est-il la plaie israélienne dont parle Dieu dans Osée 5 : 13 ? Il n’y aurait pas eu de pacte de paix si Juda avait fait confiance à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le « plan de paix » d’Israël avec les Palestiniens est certainement « un remède qui cause une blessure ». Au fil des années, Israël subit de plus en plus d’attaques terroristes et est de plus en plus ciblé par la communauté internationale. Un conservateur comme Netanyahou chercherait désespérément à trouver un moyen quelconque pour Israël de gagner du terrain. Se tourner vers des gouvernements européens à la ligne dure qui semblent prêter une oreille attentive peut sembler être la solution idéale. Osée suggère qu’alors qu’Israël se débat avec ses problèmes avec les Arabes, il voit l’Europe comme un ami digne de confiance.
(Osée mentionne l’Allemagne plutôt que l’Europe dans son ensemble. Mais l’Allemagne est le pays le plus puissant de l’Union européenne et son chef officieux. La prophétie biblique montre que l’Europe sera unie sous la direction de l’Allemagne. Nous pouvons donc utiliser « Assyrie » pour, implicitement, faire référence à l’Europe dans son ensemble).
Ézéchiel 23 est une prophétie complémentaire. Juda, sous le nom poétique d’Oholiba, est dépeinte comme ayant des relations amoureuses avec des armées étrangères : « Elle s’enflamma pour les enfants de l’Assyrie, gouverneurs et chefs, ses voisins, vêtus magnifiquement, cavaliers montés sur des chevaux, tous jeunes et charmants. […] Et les enfants de Babylone se rendirent auprès d’elle, pour partager le lit des amours, et ils la souillèrent par leurs prostitutions… » (versets 12, 17). Ézéchiel révèle le résultat final de la confiance dans les partenaires étrangers : « Ils marchent contre toi [Juda] avec […] des chars […] et une multitude de peuples ; … Ils s’avancent de toutes parts contre toi. […] et ils te jugeront selon leurs lois » (verset 24).
Herbert W. Armstrong, rédacteur en chef de notre magazine prédécesseur, la Plain Truth [La pure vérité], a écrit ce qui suit dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie : « Et où se trouvent à présent les descendants des anciens Babyloniens—les Chaldéens ? Les anciens Babyloniens émigrèrent vers l’ouest et s’installèrent en Italie. » Nous voyons la confiance d’Israël dans des pays comme l’Italie—des pays qui glorifient leur passé fasciste—en ce moment même.
La confiance d’Israël dans les gouvernements européens prétendument amicaux pour l’aider à résoudre son problème de terrorisme a été prophétisée. L’odieuse trahison que ces Européens lanceront contre Israël a également été prophétisé. Israël devient alors désinvolte avec le fascisme moderne à son propre péril.
Il y a cependant de l’espoir dans tout cela. La même Bible qui prophétise les troubles d’Israël prophétise la fin de ces troubles. Dieu laisse tout cela arriver à Israël pour lui donner une leçon importante. Et une fois cette leçon apprise, Dieu promet de s’occuper des problèmes de sécurité d’Israël une fois pour toutes. Pour en savoir plus, demandez un exemplaire gratuit de Jérusalem selon la prophétie.