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L'accord de paix qui ne mène nulle part
B onjour !
Les négociations sur la guerre en Iran présentent un scénario étrange. Le président Trump affirme que les discussions sont excellentes, même « parfaites ». L'Iran, pour sa part, déclare qu'elles n'ont pas eu lieu.
Un porte-parole militaire iranien a déclaré : « Notre premier et dernier mot, depuis le début, a été, est, et restera : Quelqu'un comme nous ne négociera jamais avec quelqu'un comme vous. Ni maintenant, ni jamais. » Il a raillé : « Vous négociez avec vous-mêmes. »
Trump reste déterminé. Il aurait soumis à l'Iran (via le Pakistan, comme intermédiaire) un plan en 15 points pour mettre fin au conflit. Voici quelques-un des points : démanteler les capacités nucléaires existantes et s'engager à ne jamais poursuivre d'armes nucléaires ; céder posession du stock d'uranium enrichi et cesser l'enrichissement sur le territoire iranien ; démanteler les installations nucléaires de Natanz, Ispahan et Fordo ; cesser de financer, diriger et armer les mandataires régionaux et abandonner le « paradigme » de groupes mandataires terroristes ; rouvrir le détroit d'Ormuz, et le maintenir ainsi ; limiter le programme de missiles en portée et en quantité, et uniquement pour se défendre.
Ce sont des objectifs ambitieux.
L'Iran ne s'y conformera jamais.
L'Iran ne le fera même pas pour une levée de toutes les sanctions comme le propose le plan de Trump, ni pour une aide américaine au développement d'un programme nucléaire civil, entre autres avantages. En effet, l'expertise nucléaire américaine pour augmenter la production d'électricité destinée aux foyers et aux entreprises iraniens n'est guère ce que ce régime recherche depuis trois décennies. Il poursuit un objectif bien plus idéologique et totalitaire.
Pensez à Gaza. C'est un endroit qui a été réduit en poussière. Pourtant, les terroristes du Hamas ont catégoriquement rejeté toute demande, coercition ou obligation visant à les désarmer. Ils préfèrent rester idéologiquement purs, même si cela signifie gouverner un amas de ruines et de cadavres.
Le régime iranien est encore plus inflexible.
Voici en partie la contre-proposition rapportée de l'Iran : les États-Unis doivent fermer toutes leurs bases dans le Golfe et payer des réparations complètes pour les attaques ; l'opération d'Israël au Liban doit cesser ; l'Iran n'aura aucune limite sur son programme de missiles et obtiendra le contrôle effectif du détroit d'Ormuz.
Aussi outrageuses que soient ces conditions, on peut imaginer le président Trump les examiner sérieusement.
L'Iran sait que les États-Unis sont coincés. Il sait que Trump est impatient de mettre fin à la guerre et d'ajouter une autre victoire théorique à son palmarès de pacificateur. S'il veut un accord, l'Iran a le pouvoir de négocier très fermement.
Nous restons à l'écoute pour voir jusqu'où les États-Unis s'engageront dans ce piège, et à quel prix.
Le Liban expulse l'ambassadeur iranien : Le ministère libanais des Affaires étrangères a annoncé mardi que l'ambassadeur iranien, Mohammed Reza Shibani, doit quitter le pays au plus tard dimanche. Le Liban a également rappelé son ambassadeur en Iran pour consultation. Cela marque un tournant majeur dans la politique libanaise. Pendant des décennies, l'Iran a largement gouverné le Liban par l'intermédiaire de l'organisation terroriste Hezbollah. Le Hezbollah a qualifié la décision du ministère des Affaires étrangères de « péché ». Peu après l'annonce, l'Iran a lancé un missile dans l'espace aérien libanais (qui a été intercepté). L'enracinement politique du Hezbollah dans la vie libanaise et sa présence physique dans le sud du pays s'affaiblissent. Les campagnes israéliennes réussies ces dernières années, y compris la guerre actuelle contre l'Iran, ont affaibli le Hezbollah et, par conséquent, l'influence de l'Iran. La prophétie biblique révèle que l'Iran perdra le contrôle du Liban et que le Liban intégrera une nouvelle alliance moyen-orientale, encore plus dangereuse que l'« axe de résistance » iranien. Pour en savoir plus, consultez l'article « La chute et la montée du Liban ».
Paralysie électorale au Danemark ? Les Sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen ont une fois de plus remporté le plus grand nombre de voix, mais avec seulement 22 pour cent des suffrages, leur plus faible résultat depuis plus d'un siècle, ce qui a conduit Frederiksen à démissionner. Ni les Sociaux-démocrates de centre-gauche et leur bloc de gauche, ni aucune autre alliance ne disposent de majorité. Une fois encore, une démocratie européenne pourrait éprouver des difficultés à former une coalition et subir une paralysie politique.
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