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L'Allemagne et l'Espagne exhortent l'UE à ignorer la France et à soutenir l'accord MERCOSUR

Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images

L'Allemagne et l'Espagne exhortent l'UE à ignorer la France et à soutenir l'accord MERCOSUR

Le chancelier Merz demande la résurrection d'un plan secret.

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez ont exhorté jeudi les dirigeants de l'Union européenne à soutenir un pacte de libre-échange controversé avec le bloc sud-américain Mercosur. Ce projet de pacte créerait l'une des plus grandes zones de libre-échange de la planète, englobant 9 pour cent de la population mondiale et 25 pour cent de sa production économique. Pourtant, le président français Emmanuel Macron estime que l'accord n'est « pas prêt » et craint que les produits agricoles bon marché en provenance des pays du mercosur ne nuisent aux agriculteurs français.

L'Autriche, la Hongrie, l'Italie et la Pologne sont d'accord avec la France pour que l'accord UE-mercosur soit retardé. Le Danemark, la Finlande, l'Espagne et la Suède soutiennent l'Allemagne en déclarant que l'accord devrait être signé maintenant.

« Si l'Union européenne veut rester crédible en matière de politique commerciale mondiale, des décisions doivent être prises maintenant », a déclaré Merz aux dirigeants de l'UE.

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'origine allemande, devait se rendre au Brésil ce week-end pour signer un accord avec le bloc du mercosur, composé de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay. Cependant, l'opposition farouche de la France à l'accord a reporté le voyage au mois de janvier. L'Allemagne affirme que cet accord est nécessaire pour aider les exportations européennes affectées par les droits de douane américains et pour réduire la dépendance de l'Europe à l'égard de la Chine communiste en lui donnant accès à d'importants minerais.

Un accord UE-mercosur est à l'étude depuis 25 ans. L'Allemagne désire un pacte de ce type depuis bien plus longtemps.

En 1911, quelques années seulement avant la Première Guerre mondiale, le général allemand et propagandiste Otto Tannenberg écrivit un livre intitulé Le rêve allemand ! La plus grande Allemagne ! l'œuvre du 20e siècle, y suggérant que l'Allemagne annexe l'Alsace-Lorraine, les États baltes, la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne. Il exhorta également l'Allemagne à coloniser toute l'Amérique du Sud au sud du tropique du Capricorne (une région comprenant l'Argentine, le Chili, le Paraguay, l'Uruguay et des parties du Brésil).

L'empereur allemand Guillaume II avait des ambitions territoriales similaires et prévoyait d'utiliser le Mexique comme tremplin pour envahir les États-Unis si l'Amérique entrait dans la Première Guerre mondiale. La révélation de ce plan dans le télégramme Zimmermann incita finalement l'Amérique à entrer en guerre aux côtés des Alliés. La défaite de l'Allemagne mit un terme provisoire à ces projets. Ils ont toutefois repris après l'arrivée au pouvoir du parti nazi d'Adolf Hitler.

Le chef de la propagande, Joseph Goebbels, écrivit dans Das Reich : « L'Argentine sera un jour à la tête d'une union douanière regroupant les nations de la moitié sud de l'Amérique du Sud. Une telle concentration d'opposition à l'égard des États-Unis d'Amérique, avec la Bolivie, le Chili, le Paraguay et l'Uruguay, formera un bloc économique puissant ; et éventuellement, par l'intermédiaire du Pérou, se répandra vers le nord pour placer la colonie du dollar qu'est le Brésil dans une situation difficile. »

Il est troublant de constater à quel point l'Amérique du Sud d'aujourd'hui ressemble à la prédiction de Goebbels ! Le mercosur est en effet une union douanière composée de l'Argentine, du Brésil, du Paraguay, de l'Uruguay et de la Bolivie. Bien que l'Argentine ne soit pas à la tête de cette union, elle en est certainement un membre important. Et l'ancienne « colonie du dollar » du Brésil est déjà de la partie.

Comment cela s'est-il produit ? Cela ne s'est pas fait du jour au lendemain !

En 1996, le gouvernement américain déclassifia un rapport des services de renseignement relatant les détails choquants d'une réunion secrète d'industriels nazis qui s'est tenue le 10 août 1944 à Strasbourg en France. L'objectif des nazis étaient d'instruire les industriels allemands sur la manière de mener « une campagne commerciale d'après-guerre » pour financer le parti nazi, qui serait contraint d'entrer dans la clandestinité, afin de garantir qu'« un puissant Empire allemand puisse être créé après la défaite. »

Ces industriels ont été spécifiquement invités à renforcer l'Allemagne « par leurs exportations » et à « établir des contacts et des alliances avec des entreprises étrangères ». Beaucoup des sociétés représentées lors de cette réunion, telles que Krupp et Volkswagenwerk, choisirent l'Amérique latine comme site de leurs investissements étrangers. Au début des années 1950, les services de renseignement britanniques interceptèrent un document en route pour l'Argentine depuis un centre géopolitique nazi à Madrid. Cette lettre circulaire capturée — traduite et réimprimée dans le livre de T. H. Tetens, Germany plots with the Kremlin [L'Allemagne complote avec le Kremlin], énonce ce qui suit :

[I]l devrait être possible pour l'Allemagne de constituer un nouveau bloc politique à partir de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique latine. Les avantages économiques et les possibilités politiques d'une telle nouvelle combinaison de pouvoirs mettraient les États-Unis au pied du mur. Le moment et la manière dont nous prendrons le contrôle d'une Amérique affaiblie par sa politique étrangère et intérieure dépendront alors entièrement de nos talents de diplomates et de propagandistes.

L'histoire a perdu la trace des nazis en exil qui ont écrit ces mots. Cependant, même un observateur peu attentif peut remarquer que l'objectif ultime de ce plan est toujours en cours de réalisation. L'Allemagne ne se soucie guère des difficultés financières des agriculteurs français. Ses usines industrielles ont besoin de minerais bruts provenant d'autres pays que la Chine communiste et de marchés d'exportation autres que les États-Unis. Un accord commercial entre l'UE et l'Amérique latine répond à ces deux besoins ; attendez-vous donc à ce que les objections de la France soient finalement rejetées.

En juillet 1965, le magazine La Pure Vérité mettait en garde : « Les riches ressources minérales de l'Amérique latine traverseront l'Atlantique pour alimenter les fourneaux affamés de la Ruhr et des autres complexes industriels européens. »

De nombreuses prophéties bibliques décrivent l'Amérique assiégée économiquement par des ennemis étrangers (Deutéronome 28 ; Ésaïe 23 ; Ézéchiel 27). Or, l'Amérique ne peut être assiégée sans que l'Amérique latine et ses points d'étranglement maritimes ne fassent partie de ce siège. C'est pourquoi feu Herbert W. Armstrong prédisait que l'alliance entre l'Europe et l'Amérique latine se renforcerait. Les dirigeants allemands veulent contrôler l'Amérique latine afin de pouvoir défier les États-Unis. Ils finiront par prendre le dessus sur les nations européennes moins engagées dans la conquête mondiale.

Pour plus d'informations sur les raisons pour lesquelles Dieu permet que cela se produise, lisez « L'Amérique est assiégée économiquement », par le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry.