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German Federal Archives

L’Amérique reproduit les erreurs de Chamberlain

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le Premier ministre de la Grande-Bretagne a rêvé de faire la paix avec Hitler. Aujourd’hui, les États-Unis ont le même fantasme.

Nous vivons dans les temps les plus dangereux qui soient. Et ils deviennent beaucoup plus dangereux chaque jour. Dans le même temps, la plupart des gens ont peur de faire face à la réalité—même si cette réalité effrayante est un signe des meilleures nouvelles que nous ne pourrions jamais imaginer.

Deux événements faisant l’effet d’une bombe sont arrivés en l’espace d’une semaine—les pourparlers «de paix» d’Annapolis et la publication d’une Expertise des renseignements nationaux (nie) concernant le programme d’armes nucléaires de l’Iran—et ils indiquent un changement destructeur dans la politique étrangère américaine!

Les deux événements révèlent comment les américains préfèrent vivre dans un monde fantasmatique—semblable à celui décrit dans la nie. Comme de petits enfants, bien trop d’Américains se dérobent à la vérité laide et dangereuse.

Il m’est difficile de lire ce qui a trait à la conférence «de paix» israélo-palestinienne à Annapolis—que les États-Unis ont accueillie le 27 novembre 2007—et de ne pas penser aux relations entre Adolf Hitler et Neville Chamberlain, avant la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup d’experts croient que nous étions dangereusement près de perdre cette guerre parce que nous avons refusé de faire face à la réalité. Winston Churchill l’a appelée «la guerre inutile» parce que nous avons manqué d’affronter l’humiliation de l’Occident par Hitler, avant qu’il devienne si puissant.

Choyer Hitler

Un événement terrifiant se déployait en Allemagne, en 1932. Voici ce que Martin Gilbert écrit dans sa biographie de Winston Churchill, Le prophète de vérité (prenez note de ce titre puissant): «Alors que la crise économique allemande s’intensifiait et que le chômage montait, les partisans d’Adolf Hitler augmentaient et, avant la mi-janvier, plus de 400 000 hommes avaient rejoint ses ‘sections d’assaut nazies’ semi-militaires pendant que l’adhésion au Parti nazi atteignait les 2 millions. Les trois demandes nazies les plus stridentes étaient une fin au Traité de Versailles, le réarmement et le retrait des Juifs allemands de tous les secteurs sociaux de la vie allemande.»

Hitler et les Nazis ont demandé «le retrait des Juifs allemands de tous les secteurs sociaux de la vie allemande». Les exigences malades et dangereuses d’Hitler auraient dû se trouver face à une volonté résolue. Mais Chamberlain et d’autres avaient une attitude défaitiste. Résultat, Hitler et l’Allemagne ont finalement causé la mort de 50 millions de personnes.

Pendant les années 1930, les diplomates occidentaux britanniques et autres ont travaillé fébrilement pour avoir la paix avec un Hitler diabolique. Neville Chamberlain, le dernier Premier ministre avant Churchill, a été humilié et a eu sa carrière ternie pour toujours par les nazis. Les médias, les politiciens et les gens de Grande-Bretagne et d’Amérique ont été d’un grand soutien à la cause de Chamberlain, ce qui a permis qu’il ait été intimidé et abusé par Hitler, devant le monde entier. (Exactement comme la plupart de nos médias, les politiciens et les gens ont aimé la conférence d’Annapolis.) Il y avait des murmures à propos de Chamberlain recevant le Prix Nobel—jusqu’à ce qu’Hitler commence la Seconde Guerre mondiale.

Winston Churchill a mis en garde Chamberlain et d’autres, tout au long des années 1930, contre le fait de céder aux énormes exigences d’Hitler. Mais il était SEUL et a été presque éconduit de son propre parti—jusqu’à ce que les gens aient été forcés de voir qu’il avait raison. Cependant, cela n’a pas été le cas jusqu’à ce que ce soit presque trop tard.

Imaginons qu’il y avait eu une sorte de «paix» avec Hitler. Quelle paix pouvez-vous avoir avec un raciste féroce qui veut enlever une race entière de gens de sa société?

L’Occident n’a rien fait quand Hitler a renversé le gouvernement de l’Autriche, et a pris le contrôle de ce pays. Beaucoup de Juifs et d’autres ont été massacrés. Le Times de Londres a même essayé de justifier Hitler asservissant cette nation contre la volonté de la majorité.

C’était une ‘terre pour la paix’—ce qui est exactement ce qu’Israël a utilisé durant de nombreuses années pour essayer de gagner la paix avec les Arabes radicaux. Que dit cette tactique au sujet d’Israël? Il est dans sa phase finale, en tant que nation, s’il ne se réveille pas!

Après avoir dévoré l’Autriche, Hitler a voulu les Sudètes de la Tchécoslovaquie. La Grande-Bretagne et la France ont forcé ce pays à donner une grande portion de son territoire—le tout au nom de la paix.

Ensuite, Hitler a attaqué et conquis toute la Tchécoslovaquie. L’Occident a laissé cela arriver à un pays aimant la liberté, au nom de la paix. La Grande-Bretagne et la France n’ont pas déclaré la guerre jusqu’à ce qu’Hitler ait attaqué la Pologne. Mais même alors, Chamberlain a essayé d’obtenir qu’Hitler se retire de la Pologne, et signe un traité de paix avec la Grande-Bretagne. Dans quel monde fantasmatique Neville Chamberlain a vécu!

Je m’étonne que nous n’ayons tiré aucune leçon de ce qui est arrivé au cours des années 1930. En esprit, Churchill est seul, une fois encore! Son point de vue va complètement à l’encontre de l’esprit nazi qui a prédominé à la conférence «de paix» d’Annapolis. Cela signifie qu’un danger bien pire est aux alentours, comme c’était le cas dans les années 1930.

Racisme à Annapolis

Le 30 novembre 2007, Caroline Glick a écrit dans son article pour le Jerusalem Post: «Cette semaine l’administration Bush a légalisé l’antisémitisme arabe. Dans l’intention de plaire aux Saoudiens et à leurs frères arabes, l’administration Bush a été d’accord pour séparer physiquement les Juifs des Arabes, à la conférence d’Annapolis, pour s’aligner avec la politique d’apartheid du monde arabe qui interdit aux Israéliens de poser les pieds sur le sol arabe.

«De toute évidence, la discrimination contre Israël a reçu son expression la plus absolue à l’assemblée principale de la conférence d’Annapolis, mardi. Là, conformément aux demandes saoudiennes, les Américains ont interdit aux représentants israéliens d’entrer dans le hall par la même porte que les Arabes…

«Il est vrai qu’Israël a des problèmes de sécurité, mais en ce qui concerne [la secrétaire d’État américaine Condoleezza] Rice, les Palestiniens sont les victimes innocentes. Ce sont ceux qui ont établi une discrimination et infligé une humiliation, pas [la ministre des Affaires étrangères israéliene Tzipi] Livni, qui a été forcée—par Rice—d’entrer à la conférence par l’entrée de service».

La ministre des Affaires étrangères a reçu ce traitement répugnant même si elle était venue, disposée à faire des concessions de grand poids.

Comme c’est abominable! L’esprit d’Hitler prédomine de nouveau. Et d’une manière ou d’une autre nous croyons que cela va apporter la paix! Ce n’est pas la voie à la paix—c’est la voie à la guerre! Tout comme il en était au cours des années 1930. Nous nourrissons l’esprit nazi, à notre honte éternelle!

Cela concerne deux nations—l’Amérique et Israël—qui manquent de volonté pour survivre! C’est la fin de deux puissances mondiales! Cela a des conséquences horribles pour l’Occident.

Quand apprendrons-nous jamais?

Beaucoup d’Arabes ont assisté à la conférence seulement parce qu’ils craignent l’Iran et veulent la protection de l’Amérique. Mais si on ne prend pas position contre leur haine des Juifs, comment peut-on les protéger de l’Iran? Bientôt ils comprendront à quel point l’Amérique est vraiment faible. Alors ils se tourneront vers l’Europe pour la protection. À ce point, il ne sera probablement pas permis aux Américains, comme aux Juifs, de poser le pied sur le sol arabe. (Vous souvenez-vous comment Hitler a répandu son racisme et sa haine envers d’autres races—essayant de créer sa race supérieure? Les Arabes savent que l’Amérique a été un proche allié d’Israël pendant longtemps, et ils détestent souvent les Américains plus que les Juifs.)

Caroline Glick écrit: «La ministre des Affaires étrangères d’Israël, humiliée, n’a pas reçu de soutien de son homologue américaine. La secrétaire d’État Condoleezza Rice, qui a passé ses années d’enfance dans le sud américain ségrégationniste, est du côté des Arabes. Bien qu’assez polie pour noter qu’elle ne soutient pas le massacre d’Israéliens, elle n’y est pas allée par quatre chemins sur le fait que sa vraie sympathie va vers les Arabes racistes.

«Comme elle l’a dit: ‘Je sais ce que c’est qu’entendre dire que vous ne pouvez pas aller sur une route ou passer par un poste de contrôle parce que vous êtes Palestinien. J’en comprends le sentiment d’humiliation et d’impuissance.’

«Les remarques de Rice rendent clair que pour la secrétaire d’État il n’y a aucune différence entre les Israéliens qui essaient de se défendre d’une société palestinienne jihadiste qui soutient la destruction de l’État juif et les habitants blancs fanatiques du Sud qui ont opprimé des Afro-américains à cause de la couleur de leur peau» (Ibid.).

Quel fantasme les États-Unis promeuvent-ils maintenant! Israël a continuellement redonné aux Arabes des terres gagnées dans une guerre que les Arabes ont initiée. Ces concessions territoriales menacent la propre sécurité d’Israël quand les Arabes nazis en prennent le contrôle—comme à Gaza et dans une grande portion du Liban. Pourtant, l’Amérique penche de leur côté, s’éloignant d’Israël. Il ne s’agit pas de fanatisme et de racisme israéliens. Il s’agit de la volonté brisée de l’Amérique.

Il est facile de voir pourquoi l’alliance israélo-américaine commence à s’émietter. Quel paradoxe! Israël est la seule vraie démocratie du Proche-Orient. L’Amérique a-t-elle déjà perdu la guerre contre le terrorisme?

L’Amérique est en train d’éteindre ce pour quoi elle professe de lutter en Iraq: la liberté et la démocratie. La fin de tout cela sera pire que ce que l’on pourra imaginer.

L’Amérique préfère la Syrie à Israël

La Syrie, la deuxième nation qui commandite le terroriste dans le monde, est venue à la conférence seulement parce que l’Amérique a accepté de permettre à son chef choisi de prendre le contrôle du Liban. Les terroristes ont déjà la mainmise ici.

Le parti politique de Saad Al-Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre assassiné Rafik Hariri, a essayé de limiter l’influence de la Syrie au Liban. Le 28 novembre 2007, pourtant, son parti a été d’accord pour un amendement constitutionnel qui a ouvert la porte pour Michel Suleiman, le commandant des Forces armées libanaises, pour qu’il soit élu président. Le Weekly Standard a déclaré: «Jusqu’ici, Hariri et ses alliés du 14 mars (la date de la Révolution du Cèdre 2005) s’étaient opposés à la candidature de Suleiman; les démocrates libanais détestent généralement voir des militaires exercer les fonctions de président de la république, surtout après les neuf dernières années de la présidence de l’ancien commandant Emile Lahoud. Mais ce qui est plus important, Suleiman est le choix numéro un de Damas pour occuper la place maintenant vacante.

«Pourquoi Hariri et ses collègues, en incluant le chef druze Walid Jumblatt et le chef des Forces chrétiennes libanaises Samir Geagea, ont-ils fait volte-face? C’est à cause d’Annapolis. Ils ont craint que Washington aille passer un marché avec la Syrie sur le Liban, aussi ont-ils conclu leur propre marché pour se protéger puisqu’il est maintenant évident que Washington ne le fera pas. C’est ainsi, les processus de gages de paix!» (30 novembre 2007).

L’article du Standard continue en décrivant un peu le fond de cette situation. Prenez note de ce qui suit: «En octobre, Hariri a visité Washington où il a rencontré le président et toutes les figures importantes de l’administration avec des douzaines de parlementaires des deux bords politiques. ‘Il y a une machine à tuer en Syrie,’ a dit Hariri à une salle pleine de journalistes. ‘Nous sommes venus à Washington pour dire: «Si vous pensez faire quelque chose à ce sujet, faites-le nous savoir. Si vous pensez ne rien faire, faites-le nous savoir. Mais peu importe ce que vous allez faire, nous n’allons pas céder!’»

«Hariri et le reste ont apparemment cédé. Le 14 mars les figures de file ont été enlevées l’une après l’autre, et leur allié de Washington, la seule superpuissance du monde, n’a fait rien pour enrayer la violence…

«Consciemment ou pas, Rice a indiqué où sont les réelles priorités de l’Amérique—ce n’est pas de protéger une démocratie débutante à Beyrouth contre l’état terroriste d’à côté, mais d’essayer de récompenser une société qui engendre le terrorisme dans son propre état…

«À Beyrouth, cependant, cela signifie une reprise du soutien syrien à l’armée, et à l’appareil de sécurité qui a tué des politiciens libanais, des journalistes et des dirigeants de la société civile, en toute impunité. Cela signifie, aussi, une trahison des Libanais qui se sont opposés pacifiquement à un régime terroriste et à ses alliés locaux, et qui ont risqué leurs vies pendant les deux dernières années et plus—au nom d’un rêve national de tolérance et de coexistence

«Il semble qu’au final, Bashar Al-Assad et sa famille ne paieront pas le prix pour leur campagne meurtrière contre un allié américain. C’est-à-dire que, dans la mesure où le programme de liberté post-11 septembre de la Maison Blanche était destiné à répondre à la violence et à l’extrémisme, c’est la vision qu’Oussama Ben Laden avait du Moyen-Orient qui l’a emporté, au Liban—non pas la liberté, la souveraineté et l’indépendance, mais la terreur et la mort.»

Maintenant, nous avons au Liban une machine à tuer plus forte, supposée apporter la paix! Et qui s’en réjouit? Les terroristes du Liban et du Proche-Orient—au lieu des gens plus innocents, qui aiment la liberté et qui se sont fiés à l’Amérique pour les aider à obtenir la paix et la liberté. Les Arabes nazis introduiront une nouvelle ère «de paix» au Proche-Orient avec leur machine à tuer—aidés beaucoup en cela par les États-Unis.

Les États-Unis aident cette nation commanditant le terrorisme à détruire une démocratie naissante. Comment ne pourrait-on pas croire que nous faisons du mal à notre guerre contre le terrorisme? Ou bien alors, venons-nous de capituler dans cette guerre?

Ce n’est pas, là, l’action d’une véritable superpuissance. L’Amérique a pris un tournant décisif dans sa politique étrangère, à Annapolis. L’histoire nous montre clairement que cela provoquera un désastre colossal!

Comme leur politique étrangère est devenue ignoblement faible et puérile! Souvenez-vous-en: les retentissements d’Annapolis seront encore plus amers pour l’Amérique que pour Israël. Winston Churchill nous l’a déjà montré. Mais personne n’a tiré profit de son exemple. Préparez-vous donc à beaucoup plus de souffrance à venir! Il y a des conséquences pour de tels actes abominables!

Une annonce pour le monde

Pas plus d’une semaine après la conférence d’Annapolis, la communauté américaine des renseignements a publié la nie sur l’Iran. Ce rapport était l’annonce indirecte de l’Amérique, à un monde abasourdi, qu’elle manque de volonté pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires.

L’Iran est de loin la première nation au monde à commanditer le terrorisme. Le réseau israélien des renseignements est probablement le meilleur dans ce monde. Israël estime que l’Iran aura des bombes nucléaires dans les deux ans—une vue radicalement différente du rapport de la nie.

Quand l’Iran obtiendra des armes nucléaires, il sera plus susceptible de commencer une 3ème Guerre mondiale nucléaire que n’importe quelle autre nation sur la Terre. Le président Ahmadinejad a déjà dit qu’il effacerait Israël de la carte. Ce n’est pas le genre d’esprit que la diplomatie va changer. Les terroristes du Hezbollah et du Hamas contrôlent le sud du Liban et la Bande de Gaza. Ils sont commandités et contrôlés par l’Iran. Ils attaquent souvent Israël sans être provoqués. Combien plus dangereux sera ce monde s’ils obtiennent des armes nucléaires!

De dangereux «pacifisteniks» en politique (comme Churchill les appelait), bien intentionnés mais à la volonté faible, de même que les médias, ont aidé et encouragé Hitler à commencer la Seconde Guerre mondiale. Il aurait pu être facilement stoppé dans les premières années. De faibles dirigeants ont dit que la diplomatie fonctionnerait. Mais la diplomatie n’a fait qu’ouvrir la voie devant Hitler, et causer la mort de 50 millions de personnes. Churchill s’est dressé seul, avertissant de la catastrophe à venir. Beaucoup de personnes l’ont appelé belliciste - jusqu’à ce qu’elles constatent qu’il avait raison.

Nous répétons la même erreur angoissante et inexcusable, aujourd’hui. Quand les «pacifistes» prennent le contrôle, la capitulation et la guerre sont presque certaines de suivre rapidement! C’est particulièrement vrai dans des nations pacifiques comme l’Amérique, la Grande-Bretagne et Israël aujourd’hui.

Les pacifistes n’offrent pratiquement aucune résistance aux tyrans, et les encouragent même dans leur esprit guerrier. Peut-être devrions-nous commencer à appeler bellicistes ces gens qui cherchent la paix à n’importe quel prix! L’histoire justifierait certainement une telle étiquette.

Voici ce qu’a dit Churchill après son long avertissement, au cours des années 1930, et peu de temps avant que la Seconde Guerre mondiale ne commence: «Quand la situation était maniable elle a été négligée, et maintenant qu’elle est tout à fait hors de portée nous appliquons trop tard les remèdes qui auraient pu alors effectuer une guérison.

«Il n’y a rien de nouveau dans l’histoire. C’est aussi vieux que les livres sibyllins. Cela tombe dans ce long et morne catalogue de l’inutilité des expériences, et de la tendance confirmée de l’humanité à être réfractaire à l’enseignement. Vouloir de la prévoyance, sans être disposé à agir quand l’action serait simple et efficace, le manque de réflexion claire, la confusion des projets jusqu’à ce que l’urgence arrive, jusqu’à ce que l’instinct de conservation ne frappe son gong discordant—ce sont là les caractéristiques qui constituent la répétition sans fin de l’histoire» (Gilbert, op. cité.).

Churchill était un officiel de haut rang du gouvernement, avant et pendant la 1ère Guerre mondiale. Le gouvernement qu’il a servi a fait des erreurs terribles, peu de temps avant et pendant cette guerre. M. Churchill a été rempli d’horreur de voir les mêmes fautes se répéter, au cours des années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le monde occidental s’est moqué de son avertissement concernant une explosion mondiale à venir.

Plusieurs historiens réputés déclarent que l’Allemagne s’était dangereusement approchée de la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale. Nous faisons aujourd’hui les mêmes erreurs tragiques que lors de ces deux guerres mondiales.

Trahir Israël­—et l’Amérique

Yossi Klein Halevi a écrit ceci pour la New Republic, le 6 décembre, après que la nie a été publiée: «L’Amérique, même sous George Bush, n’ira certainement pas en guerre pour arrêter un programme que beaucoup d’Américains croient maintenant qu’il n’existe pas.

«Jusqu’à présent, les pessimistes pouvaient se consoler en disant qu’une attaque israélienne de dernier recours sur l’équipement nucléaire iranien attirerait probablement une large sympathie internationale, et même de la gratitude—ce qui serait très différent de la condamnation presque totale qui a accueilli l’attaque d’Israël sur le réacteur de S. Hussein, en 1981. Maintenant, cependant la nie garantit que si Israël attaque, il sera largement stigmatisé de belliciste, et sera fautif quant aux retombées inévitables sur la hausse du prix du pétrole et sur l’accroissement du terrorisme.

«Le sentiment de trahison au sein du système de sécurité israélien est profond. Après tout, la grande réalisation d’Israël dans sa lutte contre l’Iran était d’avoir convaincu la communauté internationale que la menace nucléaire était réelle; maintenant cette victoire n’est plus—non du fait de la Russie ou de l’Union européenne mais du fait de l’allié le plus proche d’Israël.

«Ce qui rend surtout furieux les officiels israéliens de la sécurité, c’est que le rapport jette le doute sur la détermination iranienne d’acquérir des armes nucléaires. [Le rapport n’avance absolument aucune preuve pour soutenir une telle vue—mais cela pourrait avoir des conséquences fatales!]. Il y a un sentiment d’incrédulité ici: Devons-nous vraiment argumenter à nouveau sur l’urgence de la menace? Les stratèges israéliens que j’ai entendus ridiculisent l’assertion du rapport selon laquelle ‘les décisions de Téhéran sont guidées par une approche coût-bénéfice plutôt que par une course précipitée vers une arme sans tenir compte des coûts politiques, économiques et militaires.’ Est-ce une approche coût-bénéfice, pour un des plus grands exportateurs de pétrole du monde, que de risquer des sanctions internationales et une ruine économique pour avoir un programme nucléaire pacifique? demande un analyste israélien, d’un ton sarcastique.»

Quelqu’un qui ne pense pas que l’Iran a un programme intensif pour construire des armes nucléaires refuse simplement de faire face à la vérité. Des gens à la volonté faible font des erreurs fatales, dont une nation peut ne pas se relever, surtout dans cet âge atomique. C’est la même vieille histoire. L’histoire continue à se répéter.

Ce rapport des renseignements a vraiment trahi l’Israël. Mais il a aussi trahi le peuple américain! Il a fait que ce peuple se relâche, et croie qu’il n’y a aucune menace immédiate. C’est, à nouveau, le scénario d’Hitler, cette fois avec Mahmoud Ahmadinejad.

Nous aurions dû avoir appris d’Hitler que notre tendance à faire «la paix» encourage une 3ème Guerre mondiale. Si nous croyons que nous pouvons ne rien faire et échapper d’une manière ou d’une autre au danger qui menace, nous pensons comme des enfants! Quand une guerre nucléaire commencera, le monde entier sera placé dans la fournaise ardente.

Ce n’est pas que nous ne pouvons pas voir le danger. Nous refusons d’y faire face, en espérant qu’il partira d’une manière ou d’une autre. Au lieu de cela, nous rendons le problème mille fois pire.

Winston Churchill a appelé cela la «tendance confirmée de l’humanité à être réfractaire à l’enseignement». Il a dit que «ce sont là les caractéristiques qui constituent la répétition sans fin de l’histoire».

Quand apprendrons-nous donc?

Churchill a connu les Première et Deuxième Guerres mondiales. Il a exercé les fonctions de sentinelle dans les deux guerres mondiales—surtout dans la seconde. Mais nous n’avons rien appris de sa vaste expérience et de ses avertissements. Cela signifie que l’Amérique va souffrir comme aucun peuple, en refusant d’apprendre la vérité.

La politique au-dessus de la survie

Voici une autre déclaration puissante de la New Republic: «Aucun des grands analystes [en Israël] ne prend au sérieux les vagues opinions de la nie sur le moment où l’Iran atteindra le point de non retour: en 2010, est-il dit, quoique vraisemblablement pas avant 2013 ou même 2015. Le point de non-retour pour Israël, c’est quand l’Iran atteindra le potentiel pour produire de la matière fissile suffisante pour faire une bombe. Et ils croient qu’il est bien possible que cela arrive—sauf suite à un contretemps prolongé, accidentel ou non, dans le programme nucléaire iranien, comme l’explosion de centrifugeuses—dans les deux prochaines années.

«Dès que la matière est disponible, l’étape finale vers la fabrication d’une bombe est la partie la moins compliquée du processus. ‘La fabrication des bombes est un processus beaucoup plus court que l’enrichissement de l’uranium’, explique Ephraim Asculai, responsable de la recherche à l’Institut pour les études de la sécurité nationale, et vétéran de 40 ans à la Commission de l’Énergie nucléaire d’Israël. ‘Aujourd’hui les Iraniens enrichissent de l’uranium à 4 pour cent; pour faire une bombe, vous avez besoin de 90 pour cent. Partant de là, la transition n’exige pas beaucoup de temps. La plupart du travail a été fait pour arriver à 4 pour cent. C’est une question de mois, pas années.’»

Nous devrions penser en termes de mois, pas d’années! Pourtant, des publications de médias importants représentent cela comme une autre bévue des renseignements de l’administration Bush. Ils aident leur parti politique à gagner les élections. Ils causent aussi un dommage, de portée considérable, à l’Amérique.

La politique est placée au-dessus du bien-être de cette nation. Cela annonce un avenir sombre et menaçant pour l’Amérique. Ce sont les temps les plus dangereux dans son histoire. Les États-Unis ne peuvent pas se permettre de telles bévues terrifiantes, s’ils veulent survivre en tant que nation.

Grave danger d’une explosion mondiale

Churchill a crié d’une voix forte dans un désert de confusion politique. Il y avait toujours une possibilité, croyait Churchill, de préserver la paix. «Nous ne devons jamais désespérer, a-t-il dit, nous ne devons jamais céder, mais nous devons faire face aux faits, et tirer de véritables conclusions.» Il était maintenant essentiel pour la Grande-Bretagne de redresser «les déplorables erreurs de calcul dont nous sommes à présent les dupes et dont, à moins de prendre garde à l’avertissement à temps, nous pourrions un jour être les victimes» (Gilbert, op. cité.).

Nous ne faisons pas face aux faits. Nos peuples sont trompés par des dirigeants qui veulent entendre «des choses mielleuses» dans un monde rempli des dangers incomparables.

Churchill poursuit: «Des préparations terribles sont faites de tous côtés pour la guerre», et il ajoute: «Je ne sens pas du tout que les gens comprennent combien proches et graves sont les dangers d’une explosion mondiale. Certains regardent la scène avec une équanimité parfaite; beaucoup bâillent avec flegme, d’autres encore sont furieux d’être dérangés par de telles pensées dans leur routine et leurs plaisirs quotidiens» (ibid.).

Le Premier ministre Stanley Baldwin a reconnu plus tard avoir mis ses propres intérêts politiques avant le bien-être de la nation! Et son pays s’est dangereusement approché de la mort. Les gens ne voulaient pas faire face à l’avertissement de Churchill jusqu’à ce qu’il soit presque trop tard. Il a parlé de la possible «fin» des gloires de la Grande-Bretagne. Mais les gens ne voulaient pas penser aux dangers sanglants d’une explosion mondiale. Ils ne voulaient pas être dérangés de leur routine confortable et de leurs plaisirs. Alors ils ont voté pour des politiciens qui leur parlaient davantage de plaisirs et d’un monde prospère.

La même chose est vraie aujourd’hui. Nous faisons face à une explosion mondiale bien plus spectaculaire. Mais nous sommes trop gavés de sports et de distractions pour faire attention à un avertissement fort. Comme Churchill l’a dit, l’histoire continue à se répéter! Nous n’avons rien tiré des leçons historiques de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, nous nous abandonnons de nouveau à de méchants tyrans.

Ehud Olmert a dit qu’Israël est «fatigué de combattre». L’Amérique a la même affection. C’est une maladie fatale, dans un monde dans lequel vous avez tant d’ennemis puissants.

De nouveau, prêtez l’oreille à la Seconde Guerre mondiale. La France a capitulé devant Allemagne en six semaines. Il y avait beaucoup de raisons pour lesquelles la France aurait dû continuer à lutter. Mais son gouvernement était dirigé par des hommes qui n’avaient pas de volonté pour combattre. Charles de Gaulle était le seul véritable chef, dans le plus haut échelon du gouvernement. Mais d’autres chefs ont lutté pour qu’il reste en dehors du pouvoir.

Y aurait-il même une France aujourd’hui, si elle n’avait pas été pour l’esprit de combat de Churchill?

Il y a plus de cent prophéties, dans votre Bible, qui nous disent que nous sommes extrêmement proches des meilleures nouvelles que vous ne pourriez jamais imaginer! Vous pouvez démontrer chacune de ces Écritures. Vous pouvez aussi vivre pour voir chacune d’entre elles se réaliser.

Y a-t-il un espoir? Certes! Il y a de l’espoir en établissant pourquoi l’Amérique, la Grande-Bretagne et Israël ont une volonté brisée. Cela a été prophétisé dans le livre de Daniel, et ailleurs (Daniel 9:10-14; Lévitique 26:19). Daniel n’a même pas compris ce qu’il écrivait. Le livre biblique de Daniel est un livre du temps de la fin—il a été écrit pour nous aujourd’hui. Faites la demande d’un exemplaire gratuit de notre brochure Daniel enfin descellé! Le prophète Daniel nous dit que nous pouvons briller comme les étoiles pour toujours et à jamais, si nous faisons face à la vérité.

En attendant, tout ce que nous devons faire, c’est de retourner nous asseoir et d’attendre que l’Iran teste sa première bombe nucléaire. J’estime fortement que nous n’aurons pas longtemps à attendre. Alors tous les fantasmes puérils disparaîtront vite.

ésaïe a prophétisé que les ambassadeurs de paix pleureront amèrement! (ésaïe 33:7). C’est une prophétie pour ce temps de la fin. Quelle condamnation brutale de nos diplomates! Nous devons apprendre pourquoi les ambassadeurs de paix vont pleurer amèrement. Là est le réel chemin de la paix. 

Tb Ad Fr