Une enseigne de la chaine de restaurant Tim Hortons. [ROBERTO MACHADO NOA/LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES]
L’application de Tim Hortons prise en flagrant délit d’espionner les Canadiens
Vous faites peut-être partie des 6 millions de Canadiens qui ont l’application de Tim Hortons sur leur téléphone portable. L’application est très pratique, car elle vous permet d’accumuler des points, de payer des aliments et des boissons, d’acheminer votre commande au Tim Hortons le plus proche et de participer au grand passe-temps canadien qui consiste à « dérouler le rebord » pour gagner des concours. Mais il a été révélé que l’application Tim Hortons sait exactement où vous vivez, travaillez, voyagez et faites vos courses.
James McLeod a écrit pour le Financial Post qu’après avoir appris que l’application Tim Hortons suivait sa position, il a déposé une demande d'accès à l'information pour obtenir les données que l’application a recueillies sur son smartphone. Les résultats sont choquants. « De ma maison à mon bureau, en passant par un match des Blue Jays au Centre Rogers, et même jusqu’au Maroc, où j’ai voyagé en vacances en juin dernier, l’application de l’entreprise a silencieusement enregistré mes coordonnées et les a relayées aux serveurs d’entreprise », écrit M. McLeod. « Selon les données, Tim Hortons avait enregistré mes coordonnées de longitude et de latitude plus de 2 700 fois en moins de cinq mois, et pas seulement lorsque j’utilisais l’application. » Cela représente une moyenne de 18 captures de localisation par jour.
Tim Hortons utilise Radar Labs Inc. pour ses services de géolocalisation. Radar Labs affirme qu’il envoie des pings (signaux de localisation) aux téléphones toutes les cinq minutes. « Même les lots les plus bénins ont révélé un niveau impressionnant de détails. […] Pour chaque interaction, l’application a enregistré que j’utilisais un smartphone Pixel 3XL fonctionnant sous le système d’exploitation Android. L’application enregistrait systématiquement mon adresse IP, l’identifiant publicitaire Android et mon opérateur (Telus) et le fait que j’avais activé Bluetooth. »
Mais ce sont les données de localisation enregistrées par Radar Labs qui révèlent comment ces entreprises enregistrent, analysent et comprennent nos habitudes de vie. M. McLeod poursuit :
Ces sections contenaient des relevés de longitude et de latitude, ainsi qu’une série d’autres observations, indiquant que RBI [Restaurant Brands International, le propriétaire de Tim Hortons] utilisait au moins deux des produits de Radar Labs : « Endroits » et « Aperçus ».
À l’aide d’Endroits, Radar Labs a généré un fichier JSON [un format de données textuelles] lorsque l’application pensait que je me trouvais chez l’un des concurrents de Tim Hortons. Dans le code du fichier JSON, on peut lire « event_name: user.entered_place » [nom d’événement : utilisateur est entré_endroit] et, quelques lignes plus bas, « place_chain_name: Starbucks » [endroit_nom_de_chaine : Starbucks].
En d’autres termes, l’application surveille et enregistre chaque fois qu’un utilisateur entre dans l’établissement d’un concurrent.
Selon McLeod, « les listes de données JSON répertorient 582 déclarations de ‘radar insights state_home:True’ [radar_aperçus_condition_chez_lui : Vrai] sur quatre mois environ, de juin au début d’octobre, ce qui suggère que la société croyait que j’étais chez moi chaque fois que l’un de ces lots était enregistré dans les serveurs de RBI. » En se basant sur les habitudes de la vie de McLeod, Radar Labs a pu déterminer une zone de coordonnées et la désigner dans le système comme « domicile » et a même enregistré l’emplacement du poste de travail de McLeod dans son bureau.
« Radar Insights a également créé un événement chaque fois que je me déplaçais à plus de 100 kilomètres de mon domicile », écrit McLeod. « L’application a enregistré ma position 28 fois à la ferme de mes parents dans la campagne ontarienne, à 20 minutes de route du Tim Hortons le plus proche. Elle m’a également suivi en août à un endroit proche d’un hôtel de Winnipeg, où je séjournais lorsque je me suis rendu au Manitoba pour le mariage de mon cousin. » L’application a même suivi McLeod lors de ses voyages à l’étranger. Alors qu’il était près de la côte des Pays-Bas, les données ont enregistré : « event_name: user.started_traveling » [nom_de_l’événement : utilisateur_commence_à voyager].
Pourquoi Tim Hortons aurait-il besoin de connaître tous ces détails ?
Ce n’est qu’un exemple de la manière dont une application de café recueille des données personnelles. Qu’en est-il de toutes les autres applications présentes sur votre téléphone ? Quel genre d’information recueillent-elles sur votre téléphone et envoient-elles à une tierce partie qui analyse et comprend vos habitudes ? Si l’application de Tim Hortons agit de la sorte, on peut penser raisonnablement que la plupart des applications opèrent de la même façon.
L’une des applications qui recueille le plus d’informations de localisation est Google Maps. Si l’historique des positions de Google Maps est activé, les informations relatives à vos déplacements sont partagées avec Google, qui les utilise pour des analyses à grande échelle et vous envoie même des rapports hebdomadaires sur vos déplacements. Google a utilisé ces données pour créer les rapports sur la mobilité de la communauté—COVID-19 , qui est un service accessible au public permettant d’examiner les habitudes de déplacement dans chaque pays et région pendant les confinements. Vous pouvez vous rendre sur ce site dès maintenant et consulter les rapports de mobilité pour votre lieu de résidence.
Si vous vivez au Canada, la surveillance ne s’arrête pas à Tim Hortons. Le gouvernement canadien suit les Canadiens depuis deux ans.
En décembre 2021, l’Agence de la santé publique du Canada a admis avoir suivi 33 millions de téléphones portables pendant la pandémie. « En réponse à la pandémie, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a utilisé des données sur la mobilité pour évaluer les modèles de mobilité de la population », indique le rapport. « Les données sur la mobilité consistent en des indicateurs agrégés dérivés des données de localisation des tours de téléphonie cellulaire et des opérateurs, ou parfois de données de géolocalisation dépersonnalisées et agrégées, qui permettent une analyse de la mobilité (ou du mouvement) des populations au Canada. »
La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, ainsi que d’autres hauts responsables de l’ASPC, ont déclaré que la géolocalisation des téléphones portables était essentielle pour surveiller le comportement pendant les périodes de confinement et pour repérer les infections et les sources possibles d’épidémie. L’ASPC a été surprise en train de publier un appel d’offre (en ligne) pour un contrat de localisation de téléphones portables pour le gouvernement. Un rapport du comité de la Chambre des communes a révélé de nouveaux détails montrant que le gouvernement du Premier ministre canadien Justin Trudeau a suivi les Canadiens depuis le tout début de la pandémie.
Le rapport parlementaire révèle que seulement 12 jours après que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que la COVID s’agissait d’une pandémie, le 23 mars 2020, le gouvernement de M. Trudeau a conclu un contrat avec BlueDot pour suivre les téléphones cellulaires des Canadiens. BlueDot est une entreprise qui fournit des services de suivi et d’analyse des maladies. Le contrat avec l’ASPC devait utiliser des données anonymes tirées des téléphones cellulaires (connues sous le nom de données anonymisées). Le rapport explique :
Kamrar Khan, fondateur et PDG de BlueDot, a déclaré que les données de localisation que BlueDot reçoit sont dépersonnalisées, parfois aussi pré-agrégées, et parfois fournies au niveau de l’appareil. […]
Alex DeMarsh, directeur de la science des données chez BlueDot […] a expliqué que, lorsque BlueDot reçoit des données d’un appareil individuel, elles ne contiennent qu’un emplacement approximatif et un horodatage (aucune information d’identification). Il a précisé que la référence à un « domicile » dans les rapports de BlueDot correspond à l’emplacement principal de l’appareil. L’analyse vise à faire la distinction entre les appareils qui restent à proximité de leur emplacement principal et ceux qui se déplacent, afin d’évaluer les taux de contact dans la population.
Cela ressemble aux informations que Radar Labs recueillait de l’application de Tim Hortons.
L’analyse de BlueDot a permis au gouvernement canadien de voir combien de personnes se rendaient dans certains établissements et à quelle fréquence, si elles rendaient visite à leur famille et à leurs amis, et si elles voyageaient pendant les confinements. La Dre Tam a témoigné que les données étaient utilisées pour déterminer où les épidémies se produisaient, dans quelle mesure les gens respectaient les mesures de santé publique, et à quoi ressemblaient les habitudes de mobilité des Canadiens. Le contrat avec BlueDot a duré du 26 mars 2020 au 18 mars 2022. Cela signifie que lorsque vous étiez confiné chez vous et limité dans vos déplacements au cours des deux dernières années, le gouvernement avait la possibilité de voir si vous vous conformiez ou non aux mesures et si vous faisiez partie d’une « épidémie ». Bien que ces données soient présentées de manière anonyme dans les rapports destinés au gouvernement, d’autres sources de données peuvent facilement démasquer ces données et identifier des individus spécifiques.
Pourtant, la surveillance ne s’arrête pas là. Le 21 avril 2020, le gouvernement fédéral a conclu un accord avec Telus pour utiliser son programme Data for Good [Les données au service du bien commun] Ce programme utilise les données des téléphones cellulaires pour analyser les centres de population et fournir des informations au gouvernement. Le site Web de Telus cite deux études de cas sur la façon dont Data for Good a été utilisé dans des populations urbaines. L’étude de cas de la ville de Surrey, en Colombie-Britannique, « a fourni des informations sur le nombre de touristes et de citoyens de la ville, y compris les tendances et la durée des rassemblements, la provenance des visiteurs et la fréquentation des divers lieux de la ville selon le moment de l’année, ce qui a permis de mettre en lumière les zones à risque et de dégager des tendances liées aux événements ».
Les données de Telus auraient pu donner des indications différentes, car Telus est l’un des quatre opérateurs nationaux au Canada et ne dépendent pas des données de géolocalisation. The Conversation a écrit : « Les fournisseurs de télécommunications comme Telus […] savent où se trouvent les téléphones cellulaires par triangulation à partir des tours de téléphonie cellulaire auxquelles chaque téléphone est connecté. Ces données sont une marchandise et ils les partagent, sous forme anonyme, avec d’autres, y compris des universitaires. Les smartphones peuvent également utiliser le système de positionnement global (GPS) ou leur connexion à des points d’accès Wi-Fi pour collecter des données de localisation et les partager avec des entreprises afin de recevoir des services personnalisés, comme la navigation ou des recommandations. » Si la triangulation demande plus de travail que les autres méthodes, elle permet de localiser tous les types de téléphones cellulaires, et pas seulement les smartphones dotés de capacités GPS. Les opérateurs de téléphonie cellulaire collectent ces données et les partagent avec des tierces parties, et pas seulement avec le gouvernement fédéral.
Trudeau a partagé les rapports de Telus et BlueDot avec les gouvernements provinciaux. Cela ajoute une autre couche à l’application étouffante des règles que la bureaucratie sanitaire et la police du Canada ont imposées aux Canadiens pendant la pandémie. Combien de réunions de famille ont été perturbées ? Dans combien de congrégations religieuses la police et les inspecteurs de la santé se sont-ils présentés à cause de ces données ? Combien de fois votre vie a-t-elle été perturbée parce que le gouvernement savait tout ce que vous faisiez ? Compte tenu de l’ampleur et de la portée de ces données, ce sont des questions qu’il faut se poser.
De nombreuses personnes apprécient les smartphones en raison de la facilité et de la commodité qu’ils offrent, mais à quel prix ? En ce qui concerne les smartphones, le coût de la commodité est la perte de la liberté.
Les implications d’accès du gouvernement fédéral à ces flux de données signifient qu’il connaît votre mode de vie : votre lieu de résidence, votre lieu de travail, vos habitudes de dépense, vos contacts personnels et vos habitudes de voyage. Les données ont enregistré l’emplacement des membres les plus proches de votre famille, les lieux de rassemblement de votre église et d’autres informations discrètes que vous considérez comme privées. Il existe des moyens de minimiser les données partagées à partir de votre téléphone, mais la COVID s’est avérée être une mine d’or de données pour le suivi des citoyens canadiens. Le gouvernement avait l’intention de suivre les Canadiens pendant encore au moins cinq ans, mais il a laissé ses contrats avec Telus et BlueDot expirer après qu’ils ont été rendus publics. Pourtant, le mal est déjà fait.
Ce genre de surveillance et de suivi n’a rien à voir avec le bien de la société. Il révèle le programme affreux et tyrannique du gouvernement gauchiste radical de Justin Trudeau. Dans « Pourquoi votre monde change si soudainement », le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit : « Notre monde n’a jamais changé aussi radicalement et aussi rapidement. Les dirigeants de la politique, des affaires, de l’éducation et des médias ignorent la loi, violent les libertés et imposent des politiques radicales à des personnes qui ne le veulent pas. Ils transforment le coronavirus, l’environnement, la race et d’autres questions en armes pour imposer leur programme. Cela nous affecte déjà tous—mais croyez-le ou non, le pire est à venir. » Cette sorte de surveillance étatique n’est que le début de la façon dont la gauche radicale veut contrôler votre vie, mais cela les expose aussi. M. Flurry poursuit :
Dans ce processus, le véritable programme des élites radicales est démasqué. Ce n’est pas de l’incompétence. Il ne s’agit pas d’une tentative de bonne foi d’améliorer la vie des gens. Il s’agit d’un programme intentionnel issu d’une motivation maléfique visant à détruire délibérément le peu de bien qui reste dans nos sociétés. Beaucoup de nos dirigeants détestent les principes que beaucoup d’entre nous chérissent : les élections libres et équitables ; la règle de droit ; le respect des forces de l’ordre ; des écoles qui respectent les parents et protègent l’innocence des enfants ; l’harmonie entre les races ; le mariage et la famille ; la liberté individuelle ; la dignité humaine ; la liberté de pensée, de parole et de religion.
Seule la prophétie biblique est capable d’expliquer la véritable cause de l’érosion de nos libertés, des gouvernements radicaux et de l’amère affliction qui consume nos nations. La Bible offre également les solutions qui sont remplies d’un réel espoir. Pour en savoir plus, veuillez lire notre brochure gratuite L’Amérique sous attaque.