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L'armée américaine est à court d'argent

Getty Images; Emma McKoy/la trompette

L'armée américaine est à court d'argent

Le ministère de la Guerre des États-Unis « fait face à un déficit budgétaire urgent causé en grande partie par la guerre en Iran, certaines lignes de financement essentielles devant s'épuiser d'ici quelques semaines », selon le Washington Post le 21 juillet. La rupture du cessez-le-feu du président Trump menace d'exacerber cette crise financière.

  • Les sources du Washington Post ont affirmé que « la crise de financement conduit déjà le Pentagone à limiter la formation et la maintenance qui contribuent à maintenir la préparation militaire ».

  • Le président Trump attend que le Congrès examine la possibilité de lui accorder 67 milliards de dollars supplémentaires, destiné exclusivement à la guerre contre l'Iran. Les estimations actuelles du gouvernement concernant le coût total de la guerre seraient de l'ordre de 100 milliards de dollars.

  • La phase initiale des combats de la guerre, de février à avril, a lourdement mis à mal les stocks de munitions des États-Unis. Il faudra des années pour les reconstituer. Un « responsable américain », s'exprimant auprès du Washington Post plus tôt ce mois-ci, a déclaré, en référence à la phase actuelle des combats : « Nous n'avons pas assez [de munitions] pour mener les opérations en toute sécurité, et je ne pense pas que la Maison Blanche en soit consciente. »

L'Iran n'est pas le seul foyer de tension majeur dans le monde. L'invasion de l'Ukraine par la Russie se poursuit et a épuisé les ressources américaines. La Chine profère des menaces ouvertes de prendre le contrôle de Taïwan et de la mer de Chine méridionale. Le Hamas continue de combattre Israël à Gaza. Pendant des décennies, les États-Unis ont été le principal bras armé de l'Occident pour dissuader ou limiter de tels conflits.

Les statistiques financières de la guerre en Iran soulèvent la question de savoir si les États-Unis peuvent continuer à remplir ce rôle, même s’ils le voulaient. Elles sont un signe supplémentaire que, comme l’a écrit en 2014 Joel Hilliker, directeur de la rédaction de la Trompette, « la Pax Americana rejoint la Pax Britannica et la Pax Romana : c’est de l’histoire. [...] La grande question qui se pose maintenant est la suivante : que se passera-t-il ensuite ? »