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L'Économie irakienne est sur le point de s'effondrer

Une coopération plus étroite avec l'Iran deviendra-t-elle une nécessité financière ?

Le 19 décembre 2020, l'Irak dévalua sa monnaie de 18,5% par rapport au dollar américain, afin de tenter de stimuler son économie chancelante. Les responsables du gouvernement irakien reconnaissent qu'ils ont un problème majeur. Cependant, toutes les nations ne le voient pas de cette façon. Les difficultés de l'Irak sont des opportunités pour l'Iran.

Cette dévaluation rend un dollar américain équivalent à 1,460 dinars. Avant la dévaluation, un dollar américain équivalait à 1,182 dinars.

L'année 2020 fut un désastre pour l'économie irakienne. Le Fonds monétaire international estime que l'économie de l'Irak s'est contractée de 11% en 2020. Un membre du comité financier irakien, Jamal Kojar, a dit à Al-Monitor, « Nous avons soutenu cette dévaluation car la situation économique est en train de s'effondrer. » 

En octobre 2020, l'Irak avait des réserves de 53 milliards $US. Il dépensa ensuite 30 milliards pour payer les employés du gouvernement d'octobre à décembre. La dette dépasse maintenant 80 milliards $US.

Le budget irakien de 2021 prévoyait 12 milliards uniquement pour payer les intérêts de la dette. Le budget total est de 107,5 milliards, ce qui signifie que les paiements uniquement sur la dette s'élèvent à 11% du budget annuel—jusqu'à présent. Le déficit prévu pour l'année 2021 s'élève à 58 milliards $US, soit près de 54% du budget.  

Pour payer les salaires et les pensions de tous ses employés, le gouvernement irakien a besoin d'un revenu de 5 milliards. De plus, 2 milliards sont nécessaires pour couvrir ses dépenses et ses services de fonctionnement. Depuis le printemps, lorsque le coronavirus commençait à affecter la demande et que le prix du pétrole a baissé, l'Irak n'a vendu que suffisamment de pétrole pour payer environ la moitié de ce montant. Son revenu mensuel à oscillé entre 2,5 milliards et 3,5 milliards $US. Cela représente un manque à gagner de 4,5 milliards par mois.

L'économie nationale de l'Irak dépend des recettes pétrolières. Cette industrie fournit 90% des recettes publiques. Les économistes estiment que 40% ou plus de la main-d'œuvre du pays dépend soit d'un salaire gouvernemental direct, ou d'un contrat. 

Le peuple irakien est conscient que son économie est sur le point de s'effondrer. « Tout le monde a peur d'acheter ou de vendre », a déclaré un habitant de Bagdad au New York Times. Il a dit que le marché Shorjah à Bagdad, qui voit normalement de nombreux clients, n'en voit guère pour le moment. La majorité des clients qui fréquentent ce marché sont des employés qui travaillent pour le gouvernement.

La dette du gouvernement irakien envers l'Iran, la source de la plus grande partie de son électricité et de son gaz naturel, est également dangereuse. L'Iran affirme que l'Irak doit environ 5 milliards $US pour l'électricité et le gaz.

La plupart des centrales électriques en Irak fonctionnent au gaz naturel, qui est produit lorsque le pétrole brut est extrait du sol. L'Irak possède la cinquième plus grande réserve de pétrole dans le monde. Pourtant, le gouvernement achète du gaz et de l'électricité de l'Iran. Pourquoi ? Il lui manque l'infrastructure nécessaire pour traiter le gaz qu'il extrait. La corruption gouvernementale et les accords avec l'Iran ont ralenti la reconstruction du secteur de l'énergie de l'Irak après la dévastation apportée par la guerre de 2003. De 2006 à 2014, l'Irak était dirigé par un premier ministre pro-iranien, Nouri al-Maliki. Son régime orientait le pays vers l'Iran plutôt que de se concentrer sur la reconstruction de sa propre capacité énergétique.

La dette de l'Irak envers l'Iran peut être exploitée. À mesure que les pénuries d'électricité s'aggravent et que les salaires restent impayés, les troubles vont s'intensifier. 

En décembre, l'Iran a réduit ses exportations de gaz naturel vers l'Irak de 50 millions de mètres cubes par semaine à seulement 5 millions. La raison donnée par Téhéran ? La dette impayée de l'Irak. Ceci aggrave encore les pannes d'électricité qui affligent l'Irak, ainsi que la réputation du premier ministre, Mustafa al-Khadimi. Si le gouvernement tombe, cela pourrait permettre à Nouri al-Maliki de revenir au pouvoir. Malaki dirige actuellement le parti Da'wa.

Après la chute de Saddam Hussein, l'Iran, qui est un pays chiite, a réussi à pénétrer en Irak en faisant appel aux mouvements chiites irakiens. Ce processus s'est poursuivi depuis. La possibilité de son retour, ou de voir l'Iran prendre effectivement le contrôle du gouvernement, devrait préoccuper ce monde.

Depuis décembre 1994, la Trompette déclara que l'Irak sera fortement influencé ou même contrôlé par l'Iran. À l'époque, notre rédacteur en chef Gerald Flurry soulignait la faiblesse dangereuse de l'économie irakienne, ainsi que le mécontentement populaire envers le gouvernement. Il soulignait également l'affinité croissante entre les mouvements chiites dans ces deux pays, avertissant que cela donnait à l'Iran l'opportunité de gagner en influence sur son voisin.

Dans notre édition de la Trompette de juin 2003, après le renversement de Saddam Hussein, nous avons écrit que la chute de l'Irak à l'Iran serait conforme à ce que la prophétie biblique prédit pour le pays à cette époque. 

« Saddam Hussein était le seul dirigeant que l'Iran craignait », a écrit M. Flurry dans « L'Irak est-il sur le point de tomber aux mains de l'Iran ? » Il poursuit, « Maintenant, les États-Unis ont enlevé son pouvoir. Mais l'Amérique a-t-elle la volonté ou la force nécessaire pour garder le butin de la guerre ? La prophétie déclare que ce n'est pas le cas. » Cette déclaration s'est avérée manifestement vraie. Les États-Unis se sont retirés de la région, malgré le fait que le terrorisme et la corruption gouvernementale continuent de menacer la souveraineté du pays. M. Flurry demandait, « Avons-nous maintenant ouvert la voie à l'Iran chiite pour régner sur l'Irak chiite ? »

L'effondrement économique rend cela beaucoup plus que probable. 

La prophétie biblique déclare que les nations du Moyen-Orient feront une alliance avec l'une des deux puissances mondiales à notre époque. L'une d'elle est « le roi du sud » que nous avons identifié être l'Iran ; l'autre est « le roi du nord » que nous prouvons être une Europe unifiée (notre brochure Le roi du sud prouve ces identités en détail).

Daniel 11 : 40 décrit un temps où ces deux rois, autrement dit ces deux grandes puissances, s'affronteront l'une l'autre : « Au temps de la fin, le roi du midi [du sud] se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion [du nord] fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s'avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. »

En outre, une prophétie dans le Psaume 83 décrit quelles nations se seront alliées à l'Europe. La Syrie, le Liban, et des États arabes modérés feront partie de cette alliance. Cependant, l'Irak n'en fait pas partie. Il est très probable que l'Irak, ayant une majorité chiite, se retrouvera dans le camp de l'Iran. 

« L'affrontement entre ces deux rois arriverait considérablement plus vite si le pétrole irakien tombait entre les mains de l'Iran », a écrit M. Flurry. « Mais même une alliance étroite entre ces deux pays pourrait atteindre le même objectif. » 

L'Iran utilisera-t-il la force pour obliger l'Irak à payer sa dette ? Même si ce n'est pas le cas, une administration future en Irak serait probablement très pro-iranienne par nécessité financière. Nouri al-Maliki, le Premier ministre pro-iranien qui dirigea le gouvernement irakien pendant 8 ans, reste politiquement actif. 

En prenant le contrôle sur l'Irak, « le roi du sud » consoliderait son pouvoir. À court terme, la prophétie biblique dit que cela amènera au pire conflit que l'humanité n'ait jamais connu (Daniel 12 : 1). Mais ce ne sera pas la fin de l’humanité. Pour comprendre pourquoi vous devez surveiller les incursions de l'Iran en Irak, lisez notre brochure Le roi du sud, par Gerald Flurry.

Fr Kos