Recevez un bulletin de nouvelles gratuit dans votre boîte de réception chaque jour ouvrable — la Trompette en bref.

15389

JOHN THYS/AFP/Getty Images

L'élection de l'Amérique et le nouvel ordre de l'Europe

Les dirigeants européens se préparent pour une présidence de Trump.

Pour la deuxième fois en cinq mois, une élection démocratique a secoué l'ordre géopolitique en Europe. D'abord est venu le Brexit, puis Donald Trump fut élu président des États-Unis.

La vision déclarée de M. Trump pour l'Amérique est très différente de celle de son prédécesseur. Et la réaction de l'Europe n'a pas été enthousiaste.

La chancelière allemande Angela Merkel, la dirigeante de fait de l’Europe, n'a offert qu'une coopération conditionnelle avec le nouveau président des États-Unis. Elle énuméra les valeurs qu'elle a dites unissent l’Allemagne et l’Amérique : " la démocratie, la liberté, le respect de la loi et la dignité humaine, sans tenir compte de l'ascendance, la couleur de la peau, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle ou les inclinaisons politiques. Sur la base de ces valeurs, j'offre au futur président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump, une coopération étroite. "

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont été responsables de la reconstruction de l'Allemagne, de la protection l'Allemagne—même de la reunification de l'Allemagne. Pourtant maintenant, la dirigeante de l'Allemagne n'offre qu'un soutien conditionnel tiède en faveur du nouveau président des États-Unis !

C'est plus que juste la réaction d'une dirigeante à une élection avec laquelle elle est en désaccord. C'est un signal du fait que l'ordre géopolitique en Europe—dans le monde entier, en fait—change rapidement.

L’Europe est vulnérable

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Europe a dépendu des États-Unis pour sa sécurité. Après la guerre, les dirigeants britanniques et américains ont considéré trop dangereux pour l'Europe de s'armer et de se défendre elle-même. Une décennie plus tard, les nations comme l'Allemagne ont été encore une fois autorisées à avoir une armée, mais les armées de l'Europe sont restés divisées et beaucoup plus faibles que celle des États-Unis.

Maintenant, Donald Trump se questionne sur l'OTAN, l'organisation qui a institutionnalisé ce système et par conséquent maintient la sécurité de l'Europe. Cela a terrifiés certains dirigeants. Guy Verhofstadt, un ancien Premier ministre belge et un dirigeant de la pro-intégration dans le Parlement européen, a averti dans le Syndicat de Projet : « L'intégrité territoriale de l'UE est elle-même maintenant en jeu » (le 10 novembre 2016).

« Trump a fait abondamment comprendre que ses priorités de politique étrangère n'incluent pas la sécurité européenne ", a-t-il écrit. « Il ne reconnaît pas la nécessité stratégique de l'OTAN, et il n'a montré un intérêt pour les relations transatlantiques seulement quand il a fait allusion aux factures impayées. Une présidence de Trump mènera à un changement géopolitique épique : Pour la première fois depuis 1941, l'Europe ne peut pas compter sur le parapluie de défense des États-Unis ; elle est maintenant seule. »

Les politiques économiques de M. Trump menacent aussi l'Europe. L'incertitude sur les marchés financiers après son élection pourrait être assez pour renvoyer le fragile euro dans la crise. De plus, l'UE est basée sur une zone de libre-échange. M. Trump s'est élevé à la présidence sur une plate-forme d'anti libre-échange. Si son mouvement s'étand, il pourrait déchiqueter l'UE. Les dirigeants se sentent vulnérables déjà après le Brexit. Ce référendum a incité beaucoup à déclarer que l'UE est condamnée. Après la victoire de Trump, ils sont désespérés à pousser pour plus d'unité, si ce n'est d'empêcher leur projet chéri de se fracturer en pièces.

Un cri pour une armée

C'est peu étonnant que les dirigeants européens disent qu'ils ont un besoin urgent de pouvoir se défendre eux-mêmes.

« Trump sait que l'UE a l'argent, la technologie et le savoir-faire pour être une puissance mondiale égale aux États-Unis, et ce n'est pas son problème que l'Europe manque de la volonté politique pour exploiter son plein potentiel, " a écrit Verhofstadt. " L'UE devrait considérer l'élection de Trump comme un appel au réveil pour assumer la charge de son propre destin » (ibid.).

Verhofstadt a dit que l'UE ne pouvait plus attendre pour construire ses propres armées et développer sa propre stratégie de sécurité. « C'est une décision difficile mais essentielle que l'UE a remise trop longtemps, » a-t-il dit. « Maintenant que Trump a été élu, elle ne peut plus attendre. »

Ce membre du Parlement européen n'est guère la seule voix qui parle comme cela. Dans les heures de la victoire de M. Trump, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont demandé aux nations européennes de faire plus au sujet de la défense, et de faire plus ensemble.

Il est possible que M. Trump se détourne de l'abandon de l'OTAN dès sa prise de pouvoir. Il ne serait certainement pas le premier politicien à faire volte-face sur les promesses de campagne. Mais malgré tout, l'Europe continuera à chercher une armée unie. De beaucoup de façons, le dommage est déjà causé. Les dirigeants européens ne considèrent plus le soutien américain comme allant de soi. Eux—et le public—sont bien conscients maintenant que l'Amérique non seulement ne peut apporter son soutien, mais que son président est disposé à faire ainsi. Les intégrationnistes de l'Europe intensifieront leurs demandes d'armées unies, peu importe ce que M. Trump fait.

En outre, les dirigeants européens poussaient pour des armées plus fortes et plus unies avant même que M. Trump soit élu. Cette poussée a été accélérée dans les derniers mois, avec les dirigeants de l'UE se rencontrant maintenant régulièrement pour planifier l’union.

Germany-Foreign-Policy.com a noté que dans les semaines avant l'élection américaine, des voix de l'intérieur de l'établissement de la politique étrangère de Berlin avaient demandé « que l'Allemagne améliore sa position dans le cadre de l'alliance transatlantique » (le 9 novembre 2016).

Wolfgang Ischinger, un diplomate de longue date et président de la Conférence de la sécurité de Munich, a fait un appel semblable dans l'édition de novembre-décembre de Internationale Politik. « Nous avons besoin de ... plus d'urgence dans l'établissement et le développement de structures de défense européennes efficaces, " a-t-il écrit.

De beaucoup de façons, la politique indiquée de M. Trump est simplement une intensification de celle du président Barack Obama. M. Obama a déjà poussé l'Europe dans cette direction; maintenant elle bouge.

Finalement, certains en Europe approuvent l'élection de M. Trump. Ils ont voulu une armée de l'UE pour des années et ils voient cela comme une occasion de finalement réaliser ce rêve.

« Les Européens ont besoin d'un choc, » a dit Eugeniusz Smolar, l'ancien président du Centre pour les Relations internationales à Varsovie. L'élection de M. Trump « est celle qui pourrait être très utile pour concentrer leurs beaux esprits, » a-t-il dit.

« Joseph Staline était le premier unificateur de l'Europe, » a dit Elmar Brok, le président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. « Dans un certain sens, Trump a l’occasion d'être le deuxième. »

L’ancien chef de l'Union Sociale chrétienne et ancien homme d'état allemand, Edmund Stoiber, a dit qu'une présidence de Trump peut s'avérer mieux pour l'Europe qu'une présidence de Clinton aurait été, parce que sous M. Trump, « nous devrons assumer beaucoup plus de responsabilités qu'auparavant. »

" L'Amérique se retirera un peu de superviser la politique mondiale et défendra seulement ses propres intérêts, " a-t-il dit dans une interview avec Focus Online. « Hillary Clinton aurait aussi bougé dans cette direction ; cela avait déjà commencé sous Obama. L'Amérique se retire consciemment du rôle de police mondial et du champion du libre-échange mondial. L'Europe doit faire respecter ses propres intérêts » (le 10 novembre 2016).

M. Stoiber a longtemps voulu que l'Europe joue un rôle plus puissant et indépendant dans le monde. L'élection de M. Trump la pousse plus près du but de Stoiber.

Un cri pour le leadership 

Les États-Unis ont fait plus que fournir la sécurité à l'Europe. Ils ont fourni le leadership. Chaque fois qu'il y a eu une crise dans la région—soit la Russie, l'Afghanistan, ou ailleurs—les États-Unis ont pris un rôle de premier plan. Les dirigeants européens ont peut-être été en désaccord ou se sont parfois plaints de ce leadership, mais ils n'ont jamais pris l'initiative eux-mêmes.

Cette ère se termine maintenant, ce qui est une raison de plus pourquoi l'Europe a désespérément besoin de son propre homme fort.

" L'expression « chef du monde libre » est généralement appliquée au président des États-Unis, et rarement sans ironie », a écrit l'historien et chroniqueur du Guardian Timothy Garton Ash. «Je suis tenté de dire que le chef du monde libre est maintenant Angela Merkel » (le 11 novembre 2016).

Pour que l'Allemagne soit même considérée comme une alternative à l'Amérique révèle un changement géopolitique massif. Et Garton Ash est loin d'être le seul à faire la connexion.

Le New York Times a publié un article intitulé « L'élection de Donald Trump laisse Angela Merkel comme le dernier défenseur de l'Occident libéral ». « Une Europe de plus en plus divisée regarde vers l'Allemagne, sa puissance la plus riche, pour s'occuper de ses nombreux problèmes ». (le 12 novembre 2016).

« Jamais auparavant tant ont dépendus des Allemands, » a dit Simon Tilford, le vice-directeur du Centre pour la Réforme européenne.

Le Times a noté que la rhétorique anti-OTAN de M. Trump signifiait « qu'il y a de la pression sur l'Allemagne pour prendre un plus grand rôle dans la sécurité européenne—toujours une question délicate » (ibid; l'accentuation est ajoutée).

« Avec les résultats des élections américaines, la pression sur l'Allemagne a augmenté considérablement, » a dit Olaf Boehnke, un expert sur les affaires internationales, au journal Local, « Il y a un besoin pour le leadership, et si les États-Unis ne peuvent pas diriger pour le moment, alors tout le monde compte sur d'autres nations principales ou celles avec le potentiel. C’est à la hauteur de Merkel et à Berlin de s'élever, au moins pour la foule européenne, et de prendre beaucoup plus de responsabilité qu'elle a déjà » (le 9 novembre 2016).

Encore une fois, cette poussée des États-Unis vient lorsque plusieurs voix importantes en Allemagne disent déjà qu'elle a besoin de se lever et diriger. « Dans les crises actuelles, l'Allemagne a montré qu'elle est disposé à assumer la responsabilité dans la politique de sécurité, » a écrit la ministre de la Défense von der Leyen dans le Livre Blanc de 2016 sur la politique de sécurité allemande et l'avenir de la Bundeswehr. « Nous avons aussi montré que nous sommes disposés à prendre l'initiative. »

Un changement important

C'est encore tôt, mais il est déjà clair que l'élection de M. Trump est en train de créer une séparation massive entre l'Europe et l'Amérique. La critique de lui venant des dirigeants européens a été sans précédent.

Le message de soutien conditionnel de Mme Merkel en faveur de M. Trump a gagné beaucoup d'acclamation. Et elle a été beaucoup plus retenue dans ses inquiétudes sur Donald Trump que d'autres dirigeants allemands :

  • « Je ne veux pas minimiser la situation: Rien ne sera plus facile et beaucoup de choses seront plus difficiles. » —Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères

  • " Trump est un avertissement à nous aussi. Il est le funeste présage d'un nouveau mouvement international autoritaire et chauvin. »—Sigmar Gabriel, vice-chancelier

  • « Le monde ne finira pas. Il deviendra seulement plus fou. » —Heiko Maas, ministre de la Justice

  • M. Trump est « complètement inadapté » pour être le président. « Le fait que cette élection de Trump pourrait mener à la pire séparation entre l'Amérique et l'Europe depuis la guerre du Vietnam serait la moindre partie du dommage. »—Norbert Röttgen, président de la commission parlementaire allemande pour la politique étrangère

Clairement, beaucoup de l'émotion entourant l'élection de M. Trump disparaîtra bientôt. Les États-Unis demeurent une superpuissance, et les dirigeants européens ne refuseront pas de coopérer avec cette superpuissance simplement pour contrarier Donald Trump.

L'ancien président George W. Bush n'était pas du tout populaire dans la majorité de l'Europe de l'Ouest, et l'animosité publique envers lui a duré. Le refus de la France et de l'Allemagne de soutenir son invasion de l'Irak était une rupture nette entre l'Europe et l'Amérique. Cette aversion européenne et ce refus étaient tous les deux des symptômes de différences significatives et fondamentales entre M. Bush et les dirigeants européens. Le même est vrai avec M. Trump. La réponse mordante des dirigeants européens à l'élection américaine révèle une division profonde entre les deux blocs du pouvoir.

Il est également vrai que l'Europe a ses propres « Trumps ». Certains dirigeants en Europe de l'Est et des provocateurs de l'Ouest utilisent une rhétorique semblable. Cependant, de telles similarités n'auront probablement pas pour résultat des amitiés durables avec l'Amérique. Peu importe comment le « Trump » de la France peut être semblable au président américain, il est clair qu'un chef dont la devise est « l’Amérique d’abord » n'aura jamais de rapport profond et harmonieux avec celui dont la méthode est « la France d'abord ». Si l’Amérique et l’Europe ne sont pas unies dans le soutien du libre-échange et des valeurs libérales, quels intérêts communs les maintiennent ensemble ?

En outre, il y a beaucoup au sujet de la montée de M. Trump qui est uniquement américaine. Il semble peu probable qu'un homme qui s'assoit sur un trône doré et qui se vante de son humilité gagne la faveur des dirigeants européens.

« Les Européens devraient montrer qu'ils sont capables de se protéger contre leurs paris et construire des alliances avec d'autres, » a écrit Mark Leonard, le directeur du Conseil européen des Relations étrangères.

« Plutôt qu'attendre Trump pour marginaliser l'UE sur la Russie et la Chine, les Européens devraient agir indépendamment, » a-t-il écrit. Il a demandé si l'Europe devrait aider la Chine et peut-être mettre fin à son embargo sur les armes.

L'Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité (SWP) a demandé à l'Europe de se distancer de l'Amérique avant même l'élection américaine. Dans une analyse d'octobre 2016, il a averti que l'Europe était complètement dépendante de l'Amérique concernant la politique étrangère. Le gouvernement, a-t-il écrit, a besoin « de réfléchir à la réaction, si le comportement des États-Unis devenait contre-productif d'une perspective allemande. »

« Sans la volonté de débatre avec le gouvernement des États-Unis, beaucoup d'options pour gagner l'influence sont exclues dès le départ, » a continué SWP. Au lieu de cela, « l'Allemagne et l'Europe ne devraient pas laisser des propositions de politique de stabilité à la vue des États-Unis. »

Ce laboratoire d'idées extrêmement influent a déjà voulu que l'Europe soit disposé à « discuter avec le gouvernement des États-Unis ». De nouveau, nous voyons comment l'élection de M. Trump accélère une tendance établie.

Cela mène à une fracture complète entre l'Europe et l'Amérique—quelque chose que sept décennies de leadership américain a essayé d'empêcher.

Accélération des événements mondiaux

L'élection de Donald Trump accélère certaines des tendances prophétiques les plus essentielles que la Trompette a suivies pour des décennies.

En avertissant au sujet du refroidissement des relations entre l'Europe et les États-Unis, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit en Octobre 2014 que « c'est un développement significatif. Il s'agit du démantèlement d'un rapport qui a aidé à préserver la paix en Europe depuis presque sept décennies ! »

Il a continué : « La prophétie biblique avertit qu'un empire européen mené par les allemands va se lever. Nous avons dit depuis plus de 50 ans qu'il sera probablement plus puissant que l'Amérique et la Russie !

« L'âge du leadership mondial américain touche à sa fin. Pendant que les Allemands ne le disent pas ouvertement, ils se délectent de ce fait. Les États-Unis peuvent essayer et réparer les relations avec leur ancien amant, mais des dommages irréversibles ont déjà été causés. La dissolution, qui a commencé avec le scandale d'espionnage, va continuer à se détériorer jusqu'à ce qu'un des plus grands alliés de l'Amérique depuis la Seconde Guerre mondiale devienne, encore une fois, son plus grand ennemi ! »

« Ce qui rend la fissure américano-allemande si importante est cela : C'est exactement ce que la prophétie biblique nous a dit arriverait ! » a écrit M. Flurry. Il a élaboré sur une de ces prophéties, dans Ezéchiel 23, qui décrit l'Amérique et la Grande-Bretagne ayant un rapport de type amant avec les Assyriens modernes—l’Allemagne—un rapport qui finira avec une trahison massive.

Cette fissure américano-allemande est plus claire que jamais—et accélérera davantage dans les mois à venir.

Nous avons dit pour des décennies que l'Allemagne mènera l'Europe. Et nous avons averti que l'UE développerait une armée commune. En 1978, Herbert W. Armstrong a écrit : « Les Européens sont beaucoup plus dérangés au sujet de leur sécurité en comptant sur le pouvoir  militaire américain de les protéger que les Américains ne le réalisent ! Les États-Unis ne sont pas aimés en Europe. La confiance européenne en la protection américaine contre leur voisin communiste a diminué et diminué.

« Les européens veulent leur propre puissance militaire unie ! Ils savent qu'une union politique de l'Europe produirait une troisième puissance mondiale importante, aussi forte que les États-Unis ou l'URSS—peut-être même plus forte ! » (Bonne Nouvelle, le 28 août 1978). Cela s'applique plus que jamais en Europe aujourd'hui ! Les Européens disent cela, presque exactement, en ce moment !

Pendant ce temps, l'élection de M. Trump construit le sens de la crise en Europe. Le continent entier a grand besoin de leadership fort. L'Allemagne est la plus forte nation, mais la chancelière Merkel est isolée et a prouvé qu'elle n'est pas le chef pour ce travail. Nous avons prévu pour des années que cela mènera à la montée d'un chef fort en Europe.

Il est clair que lorsque M. Armstrong écrivait en 1978, il s'attendait à voir ce pouvoir militaire européen durant sa vie. Cela ne s'est pas produit dans la période de temps qu'il a prévue. Mais les événements mondiaux avancent à un pas dramatique, et l'élection de Donald Trump les accélérera beaucoup.

La prophétie biblique devient de plus en plus difficile à ignorer. Déjà les vieilles prévisions des décennies d’Herbert W. Armstrong ont été prouvées justes sur le Brexit. Vous avez besoin de vous familiariser avec ce qu'il a écrit—cela remplit, de plus en plus, vos titres de presse.

L'allure de la prophétie biblique s'accélère. Demandez notre livret gratuit Il avait raison pour apprendre plus de prophéties qui se sont réalisées dans les titres d'aujourd'hui.