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L’Empire Romain Profane (première partie)

L’Allemagne et le Saint Empire romain : Chapitre trios

La suite provenant de Les toutes premieres racines de l’Allemagne (troisième partie)

Quelque part sur une étagère, chez le commun des mortels, fourrée entre une Encyclopédie et les œuvres complètes d’un grand auteur classique, on trouve la Sainte Bible. Elle est à l’état neuf, couverte d’une mince couche de poussière parce que négligée. La majorité des gens qui se considèrent eux-mêmes ‘Chrétiens’ ne lisent et n’étudient simplement pas la Bible. La meilleure excuse qu’ils se donnent est qu’elle «n’a pas de sens.» Comment puis-je la comprendre, disent la plupart, quand elle s’exprime avec tant de métaphores, en parlant de grandes images, de bêtes inquiétantes, et de prostituées trompeuses?

C’est vrai, la Bible est pleine de déclarations et de visions prophétiques. En fait, un tiers de la Bible est composée de prophéties, la plupart étant pour le temps de la fin. Mais la Bible contient aussi beaucoup de prophéties qui ont déjà été accomplies, exactement comme elles furent prédites. Ces prophéties accomplies devraient nous obliger à souffler la poussière de nos Bibles et à en commencer l’étude. Mais la plupart des gens ne le font pas.

Beaucoup des plus fameux textes prophétiques de la Bible sont centrés autour d’un système de royaumes Païens dominant le monde de manière successive et qui précèdent le second avènement de Jésus-Christ. Ces «bêtes» successives—comme elles sont nommées à travers la Bible, sont discuté partout la Bible, mais surtout dans quatre chapitres prophétiques: Daniel 2 et 7 et Apocalypse 13 et 17. Etudié dans cet ordre, chaque chapitre ajoute un peu plus de détails au précédent. Ensemble, ils forment une fondation complète et pourtant simple pour toutes les prophéties de la Bible.

Dans Daniel 2, vous trouverez le meilleur chapitre qui donne un aperçu des prophéties de toute la Bible. Dieu y révèle par Daniel la vision d’une grande image représentant ces quatre royaumes successifs. L’histoire prouve que ceux-ci sont l’empire chaldéen, suivi par l’empire perse, puis le gréco-macédonien, et enfin l’empire romain. Ces quatre empires mondiaux devaient se succéder, jusqu’au second avènement de Jésus Christ.

Dans Daniel 7, le prophète décrit à nouveau quatre bêtes, représentant quatre royaumes Païens, mais en plaçant un accent spécial sur le quatrième—l’empire romain. Cette bête a dix cornes qui, dit le prophète, «sont dix rois qui s’élèveront», sortiront de ou après l’empire romain (verset 24). Daniel décrit aussi une «petite corne» qui croît parmi les dix cornes et arrache les trois premières (verset 8). La signification de ceci est très claire dans le livre de l’Apocalypse.

A la différence de Daniel 7, Apocalypse 13 parle seulement d’une bête—qui représente le quatrième et dernier royaume—l’empire romain. Comme Jean vivait durant le règne de cet empire, lorsqu’il écrivit le livre de l’Apocalypse, il avait peu à dire au sujet des trois royaumes précédents. Ils faisaient déjà partie de la prophétie accomplie!

Dans le chapitre 13, Jean décrit une bête avec sept têtes et dix cornes, dont l’une reçut une blessure mortelle. Tous les historiens s’accordent sur le fait que l’empire romain exista de l’an 31 avant J.C. à l’an 476 après J.C., jusqu’à ce que le royaume fut écrasé. Il disparut. Mais sa blessure mortelle fut guérie tout comme Jean l’avait prophétisé (verset 3). Il devait y avoir dix résurrections de cet empire romain (tout comme l’a dit Daniel), les trois premières furent arrachées par la «petite corne»—suggérant qu’elles n’étaient pas complètement Romaines, mais régnèrent néanmoins à l’intérieur de l’ancien territoire romain après l’effondrement de l’empire. Et c’est ce qui est arrivé. Trois tribus barbares régnèrent dans la région avant que Justinien ne restaure l’empire romain en 554 après J.C. et ne guérisse effectivement la blessure mortelle.

Apocalypse 17 remplit les détails qui reste. Dans ce chapitre, une fois encore, Jean décrit une bête avec sept têtes, mais là aucune d’elles n’est blessée. Cette fois c’est une femme, qui dans la Bible symbolise une église, qui chevauche la bête. Elle est appelée prostituée au verset 1, et par conséquent symbolise une grande fausse église qui chevauche, ou influence très fortement, cette bête politique.

La comparaison du compte-rendu historique avec ces prophéties en rend la signification tout à fait claire. Quand Justinien reconnut la suprématie du pape en 554, l’empire romain fut ravivé. A cause de son association avec la grande fausse église, cet empire prit finalement le nom de «Saint Empire romain.» En comptant l’empire de Justinien, il y eut six résurrections majeures, historiquement documentées, du soi-disant Saint Empire romain—lequel a été fortement influencé, et dans certains cas dominé, par le Vatican.

Ces faits historiques jettent de la lumière sur les passages prophétiques que nous avons couvert brièvement. Comme la femme chevauchant la bête dans l’Apocalypse 17, la «petite corne» dans Daniel 7 représente la grande fausse église. La petite corne arracha les trois royaumes, non religieux, régnant dans la région et se mit ensuite à diriger les sept cornes restantes, ou résurrections. De même, la femme chevauchant la bête tient le domination sur les sept têtes, qui représentent les sept dernières résurrections de ce qui a été appelé le Saint Empire romain.

Cela nous amène au but de ce chapitre. Il y eut six résurrections de l’empire romain avec la grande fausse église qui les chevauchait toutes. La septième se forme maintenant. Ces unions, bien que fortement influencées par la religion, furent tout sauf saintes. Les étudiants de la Bible ne sont pas surpris par cela, parce que la Bible décrit cette force politique comme étant une bête terrifiante et la grande église comme étant la mère des prostituées, qui est ivre du sang des saints de Dieu. Mais la plupart des gens ne lisent pas la Bible.

Qu’en est-il alors de l’histoire? C’est triste à dire, mais la plupart ne l’étudie pas non plus. Dans ce chapitre, nous examinerons de plus près les relations historiques entre les empereurs européens et le trône papal à travers le Moyen Age. Quels sont les fruits historiques de cette union de l’église et de l’état? Et comment ces unions s’accordent-elles avec les prophéties de la Bible?

Alors que nous passerons brièvement en revue ces événements historiques, vous remarquerez comment l’Allemagne a eu l’influence la plus dominante en Europe, durant la majeure partie du Moyen Age.

Pics et vallées

Jean se réfère aux sept royaumes ressuscités comme à des «montagnes» dans Apocalypse 17:9-10. Entre chaque «pic montagneux,» il y eut des vallées. Quoique ces résurrections furent prophétisées comme devant être successives jusqu’au retour du Christ, il y eut des intervalles entre chaque résurrection. H.G. Wells décrit efficacement ce scénario de «haut et de bas» dans son livre The Outline of History: «L’empire romain, titube, tombe, est poussé de la scène, et réapparaît, et—si nous poussons l’image un pas plus loin—c’est l’église de Rome qui joue le rôle du magicien et maintient ce cadavre vivant» (p. 544).

Anciennement, l’empire romain était divisé en deux régions. Rome était la capitale dans l’Ouest, Constantinople dans l’Est. Etonnamment, l’image de Daniel 2 se réfère aux deux jambes de fer comme représentant l’empire romain. En 476 de notre ère, Rome fut mise à sac par de féroces tribus barbares d’origine germanique (rappelez-vous, ce sont les Romains qui nommèrent ces féroces combattants Germani). L’empire oriental, à Constantinople, fut pratiquement sans pouvoir. L’empire romain fut officiellement liquidé.

En 554, le Catholicisme avait acquit assez de force pour dominer le monde. Sur l’ordre du Pape, Justinien, le plus célèbre de tous les empereurs d’Orient, déplaça son gouvernement de la défunte division orientale vers l’Ouest—Rome. L’empire fut temporairement ravivé sous le nom de «Saint Empire romain»—une union de nations européennes avec un pape romain la chevauchant, comme la femme sur la bête.

Le règne de Justinien en Europe de l’Ouest fut éphémère. Il mourut en 565 et l’empire languissait. Conformément à la prophétie de Jean dans Apocalypse 17; de son perchoir sur un pic montagneux, la bête descendit dans la vallée où elle entra en hibernation. Mais pas pour longtemps. Avant même la mort de Justinien il y en eut une autre, de loin beaucoup plus terrifiante, sa présence politique allait changer à jamais le visage de la politique et de la religion en Europe.

Charles le Grand

Les Francs furent la première tribu barbare à embrasser le Catholicisme, mais ce fut dans un but politique et non religieux. Pour la plupart d’origine germanique, les Francs utilisèrent l’église pour soutenir leur politique expansionniste, tandis que l’église comptait sur les souverains Francs pour sa protection. Ce fut une union uniquement basée sur la politique.

Le royaume des Francs atteignit le sommet de sa puissance durant le règne de Charlemagne (Charles le Grand). Avant l’émergence de Charlemagne comme souverain mondial, la scène politique en Europe était grandement partagée. L’Allemagne était morcelée en plusieurs différentes tribus. Une grande partie de l’Italie était occupée par les Lombards. Et Byzance fut reconnue comme successeur de la région orientale du vieil empire romain. Charlemagne, en association avec le trône papal, changea finalement tout cela—mais pas sans une grande effusion de sang.

Charlemagne considéra qu’il était de son devoir de défendre l’église. En 774, à la requête du pape Léon iii, il entra en Italie du Nord et vainquit le royaume lombard, unifiant l’Italie, pour la première fois depuis des siècles. En 799, il vint encore au secours du pape, qui était assiégé, battu brutalement et jeté en prison, par une bande de conspirateurs. Avec le soutien militaire de Charles et de ses troupes franques, le pape fut disculpé de tout méfait et rétabli dans sa fonction ecclésiastique.

L’année suivante, à Rome, tandis que Charlemagne était agenouillé en prière durant une célébration de Noël, dans la vieille Eglise Saint-Pierre, le pape plaça une couronne sur sa tête, le déclarant «soixante- treizième empereur du Quatrième Empire mondial.»

A ce stade, nous devrions noter qu’à travers le Moyen Age, beaucoup d’érudits, de théologiens, les papes même, savaient que l’empire romain était le quatrième royaume dominant le monde. Beaucoup d’entre eux ont même identifié ce quatrième royaume avec l’un de ceux dont parla Daniel dans sa prophétie. C’est pourquoi Européens et Catholiques tentèrent de raviver l’empire! La Bible dit qu’il y aurait seulement quatre empires. Nous développerons cela ultérieurement.

En tant que roi des Francs, Charlemagne fut capable d’assujettir chaque tribu allemande, sauf une: les Saxons. Les Saxons accrochés à leur propre foi refusèrent, même sous peine de mort, de se soumettre au catholicisme romain. Charlemagne se résolut à leur imposer par l’épée sa marque du christianisme. Durant des années les Saxons résistèrent obstinément. A tel point que, par pure frustration, Charlemagne exécuta 4.500 prisonniers Saxons. Cet acte barbare rendit les Saxons encore plus furieux.

Il fallut 30 années à Charles pour mettre complètement fin au problème «Saxon», mais pas avant que plusieurs milliers ne soient exécutés pour leurs croyances religieuses. Après plus de 18 victoires sur les Saxons, Charles l’emporta enfin. Finalement, les Saxons soit se soumirent eux-mêmes à Charles, soit leur défi fut pour eux un rendez-vous avec la mort.

En tant qu’empereur du «Saint» Empire romain, Charles estima de son devoir de propager la foi chrétienne en utilisant tous les moyens nécessaires. La Nouvelle Encyclopédie Britannica dit: «Les méthodes violentes par lesquelles cette tâche missionnaire fut exécutée étaient inconnues au début du Moyen Age, et le châtiment sanguinaire infligé à ceux qui brisaient le canon de la loi, ou continuaient à s’engager dans des pratiques païennes, provoquèrent des critiques dans le «propre entourage» de Charles, vol. 4, article «Charlemagne, Empereur»).

La violence, que Charlemagne utilisa pour imposer la religion catholique à ses sujets, était simplement inconnue dans les précédents empires! Il imposait sa marque du christianisme sur tous. Son empire peut avoir eu des liens nets avec les anciens Romains, mais il n’était certainement pas «saint»—même si une grande église le conduisait.

Et pourtant, durant les siècles qui suivirent, l’objectif des empereurs qui lui succédèrent fut de restaurer les traditions de Charlemagne dans leur quête de faire revivre l’empire romain! 

La suite sur L’Empire Romain Profane (deuxième partie)

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