LA TROMPETTE
L’Europe cherche à réglementer l’IA avec une nouvelle loi
Le Parlement européen a approuvé le texte final de son règlement sur l’intelligence artificielle le 2 février. Les commissions du marché intérieur et des libertés civiles l’ont approuvé par 71 voix contre 8 le 13 février, ce qui signifie que la réglementation la plus importante au monde en matière d’intelligence artificielle entrera progressivement en vigueur au cours des deux prochaines années.
Une portée mondiale : L’Europe est un marché extrêmement peuplé et influent, de sorte que les nouvelles réglementations touchent inévitablement les internautes du monde entier.
L’Union européenne « vise à établir des normes mondiales en matière d’utilisation de l’IA dans des secteurs allant des services bancaires à l’industrie manufacturière, jusqu’à la médecine et les voyages », a écrit la Deutsche Welle le 2 février. L’UE a été l’une des plus promptes à agir dans ce domaine, ce qui signifie qu’une grande partie du reste du monde devrait suivre son exemple.
Bonne nouvelle ? La loi sur l’IA interdit les utilisations de l’IA qui mettent en danger les droits de l’homme, comme les systèmes de crédit social et la classification des citoyens selon des données biométriques. Elle définit des règles en matière de droit d’auteur pour les œuvres d’art créées par l’IA, et exige que les « hypertrucages » soient clairement étiquetés.
Les « systèmes d’IA à haut risque » seront également réglementés. Il s’agit notamment des secteurs de la finance, des soins de santé et des infrastructures critiques.
Toutefois, la plupart des restrictions comportent des exceptions importantes. Selon un résumé fourni par le Future of Life Institute :
-
Aucun système de catégorisation biométrique—« à l’exception de l’étiquetage ou du filtrage d’ensembles de données biométriques acquis légalement »
Pas de prédiction d’activités criminelles par l’IA—« sauf lorsqu’elle est utilisée pour compléter des évaluations humaines fondées sur des faits objectifs et vérifiables »
-
Pas d’analyse des émotions sur le lieu de travail ou d’enseignement—« sauf pour des raisons médicales ou de sécurité »
Allemagne : En 2019, avant même l’introduction de la loi sur l’IA, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a attiré l’attention sur le rôle prépondérant de l’Europe dans la régulation du monde avec un article en ligne intitulé « L’Allemagne prend le contrôle de l’Internet ».
« Grâce à divers textes législatifs, l’UE exerce désormais une influence extraordinaire dans les foyers des internautes et au sein de toutes les entreprises et de tous les gouvernements de la planète », écrit-il.
M. Flurry a averti que l’UE, bien qu’elle apparaisse comme la voix de la raison au milieu du chaos qui règne dans le monde en ligne, est en fait une couverture pour les ambitions allemandes visant à obtenir un plus grand contrôle sur l’Internet, et maintenant sur l’intelligence artificielle.