Recevez un bulletin de nouvelles gratuit dans votre boîte de réception chaque jour ouvrable — la Trompette en bref.

12216

(c)iStock.com/ KevinFotografikExperience

L’Europe de la Bible prend forme

Les experts voient une nouvelle Europe se former—une Europe que Herbert W. Armstrong a prophétisée, il y a des décennies.

Il y a plus de 70 ans, Herbert W. Armstrong a commencé de faire une série de pronostics clairs et spectaculaires sur l’issue des événements mondiaux. Depuis la mort de M. Armstrong, le rédacteur général de la Trompette, Gerald Flurry, a continué de publier ces mêmes avertissements. De plus en plus, ces avertissements deviennent réalité. L’Allemagne domine l’Europe, et le continent est en bonne voie pour devenir une superpuissance, tout comme M. Armstrong l’avait dit.

D’autres pronostics qu’il a faits se sont également vérifiés. L’amitié russo-chinoise grandissante remplit les nouvelles. Le déclin de l’Amérique est clairement visible. Mais l’avertissement central de M. Armstrong a toujours été l’Europe.

En juillet, le Conseil européen pour les relations extérieures (cere) a publié un journal intitulé « Le chemin de retour pour la puissance européenne ». Dans celui-ci, ce groupe de réflexion privé, mais influent, visait à « contribuer au démarrage rapide de la phase stratégique de cette discussion » concernant « l’inventaire complet des relations extérieures de l’Europe ».

Dans à peu près tous les domaines des affaires mondiales, l’analyse du cere ressemble—de façon très frappante—au pronostic européen de M. Armstrong.

L’Amérique divorcée de la réalité

Peut-être que la partie la plus remarquable du document est ce qu’il dit au sujet des États-Unis. « L’image actuelle en est une de la dérive des continents, à mesure que les Américains et les Européens deviennent de moins en moins capables de collaborer efficacement, ou en sont de moins en moins intéressés, dans un monde toujours plus contesté… le Congrès [est] tellement attaché à une petite clique de donateurs qu’il est devenu plus que jamais séparé des réalités mondiales. »

Le groupe de réflexion explique que l’Europe « dépend » de l’Amérique plus que tout autre pays pour une « forte sécurité ». L’histoire du partenariat transatlantique, dit-il, a mené les Européens à croire en une affaire, pour ce qui est de la sécurité, où « les États-Unis conservent la responsabilité ultime de la paix et de la sécurité en Europe, pendant que les Européens contribuent à ce qu’ils peuvent et, généralement, soutiennent les États-Unis politiquement sur les questions de sécurité internationale importantes ». Mais selon le rapport, « la vieille affaire n’est tout simplement plus en promotion ».

Dans un monde qu’elle ne peut plus dominer, l’Amérique, comme ces analystes en discutent, est un allié douteux dont l’Europe ne peut pas dépendre pour la sécurité, de la même façon. En même temps, l’Amérique encourage activement et délibérément l’Europe à développer une forte armée, indépendante des forces armées américaines.

Le journal affirme que « trop souvent dans les dernières décennies, les Européens ont été contents de suivre le mouvement derrière les États-Unis dans les affaires internationales. Une nouvelle affaire transatlantique, plus réaliste, exigera un sentiment européen plus fort pour les propres intérêts et l’identité de l’Europe. »

Cette nouvelle affaire, dit le journal, nécessitera « une nouvelle division du travail par laquelle l’UE jouera, comme essentiel, un rôle dans les relations transatlantiques de sécurité tout comme l’otan, et dans laquelle les plus grands États de l’Europe—notamment l’Allemagne—pourront exercer leur puissance géoéconomique pour prendre une plus grande responsabilité dans l’alliance ».

Cette reconnaissance de la faiblesse de l’Amérique et le besoin d’une Europe plus forte rappellent les pronostics qu’a faits Herbert W. Armstrong pendant des années.

L’Amérique a une « faiblesse chronique », a-t-il écrit dans la Plain Truth [Pure vérité] (mai 1971). Il a dit que les dirigeants américains ont manqué « de reconnaître qui sont nos véritables amis et qui sont nos ennemis » et ont compté trop lourdement sur ses alliés comme sur des « amants ». Les prophéties bibliques montrent que ce rapport pervers en tant que « amant » va finir en trahison amère—l’Europe se tournera
complètement contre les États-Unis.

Les réalités géopolitiques et même certaines attitudes chez les décideurs européens, qui causeront cette traîtrise future, peuvent être vues dans le raisonnement du journal du cere.

L’indignation antiaméricaine a éclaté dans la population européenne, l’année dernière, à la suite du scandale lié à l’espionnage par l’Agence de sécurité nationale. M. Flurry a écrit ceci, à l’époque : « Selon la prophétie, l’Allemagne va se détacher de l’Amérique, et cela arrive sous nos yeux », a-t-il écrit. « Mais l’animosité que nous voyons aujourd’hui n’est que le plus petit commencement !  » (Octobre 2014). L’étude du raisonnement calculé de ce groupe de réflexion montre que les ingrédients d’une fissure transatlantique future vont bien au-delà de la simple émotion dans les rues de l’Europe.

Alors que l’Amérique délègue plus de pouvoir et de responsabilité à l’Europe, les Européens se séparent radicalement de leur passé qui reposait sur l’Amérique. Bientôt, dans l’accomplissement de la prophétie biblique, cette tendance sera complète.

L’Europe et la Russie: c’est compliqué

« La première des priorités de l’Europe doit être de limiter les dommages causés par les crises sur ses frontières de l’est et du sud », a déclaré le cere, réclamant une politique « de fermeté affectueuse » envers la Russie—une « double stratégie de sanctions et de sensibilisation ».

« Nous devrions articuler cela, en fin de compte, si nous voulons avoir des relations qui fonctionnent avec la Russie—si les choses ne sont pas basées sur des valeurs partagées, qu’elles soient alors au moins organisées de façons qui permettent à l’Europe de ne pas saper ses propres valeurs » (ibid.).

L’approche que le cere encourage est semblable à celle que l’Allemagne prend déjà—« la confrontation coopérative ». (Vous pouvez lire à ce sujet notre article : « Germany and Russia Back to Business as Usual » à theTrumpet.com/go/12887.)

Cette approche s’aligne avec deux tendances, que la Trompette suit de près, dans les relations russo-européennes. D’une part, la peur de la Russie pousse des nations comme la Pologne et d’autres en Europe centrale et de l’Est à être plus proches de l’Allemagne. Demeurer trop proche de la Russie compromettrait les relations allemandes avec ces pays. Mais d’autre part, l’Allemagne et la Russie ont beaucoup d’intérêts partagés, c’est pourquoi nous avons demandé à nos lecteurs de guetter un autre pacte Molotov-Ribbentrop.

« Voyez l’histoire », a écrit M. Flurry, en octobre 2008. « Chaque fois qu’une compétition entre la Russie et l’Allemagne s’intensifie, elles traitent l’une avec l’autre—juste avant d’entrer en guerre !…

« Les relations entre la Russie et l’Allemagne sont très tendues, actuellement. L’Allemagne a ignoré la Russie sur le Kosovo—mais la Russie ne sera plus ignorée. L’existence d’un marché entre ces deux nations n’est pas un signe de paix. Comme le pacte Molotov-Ribbentrop, et tant d’autres avant lui, c’est un signe qu’il s’agit exactement du contraire. Ces deux nations espèrent protéger la frontière qu’elle partage en commun—afin de pouvoir poursuivre leurs buts impérialistes ailleurs ! C’est un signe précurseur qui annonce la guerre ! C’est de la façon qu’elles opèrent ! Et les États-Unis n’en ont aucune idée. »

Traiter avec le Moyen-Orient

La crise des migrants de l’Europe devient pire de semaine en semaine. Les autorités locales en Italie et en Grèce sont submergées par les réfugiés fuyant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Mais ce n’est que la plus visible d’une série de menaces que ces régions font peser sur l’Europe. Le continent dépend fortement de ces régions pour nombres de ses ressources. La Méditerranée et la mer Rouge sont cruciales pour le commerce européen. Il y a aussi le danger toujours présent du terrorisme.

« Les Européens devront fortifier leur propre résistance nationale contre la probabilité de plus d’atrocités motivées par l’extrémisme dans les villes européennes et contre les citoyens de l’ue dans la région », écrit le cere. Les « réponses mal conçues de l’Europe aux provocations passées ont avancé le programme des extrémistes à travers la réaction exagérée et les politiques islamophobes à l’intérieur... » Des millions d’Européens seraient d’accord sur le fait qu’il y a plus d’attaques à venir—et seraient nettement en désaccord sur le fait que la réponse de l’Europe ait été, jusqu’à présent, une réaction disproportionnée.

Bien qu’ils n’en parlent pas spécifiquement comme un moyen pour répondre à ces menaces, les auteurs du rapport recommandent catégoriquement un engagement plus robuste au Moyen-Orient. Ils suggèrent que l’Europe augmente son activité directe et son travail avec les nations dans la région. « Nous traiterons avec Le Caire, Riyad et Téhéran, même s’ils ne partagent pas nos valeurs, et avec Tel-Aviv en dépit de ses violations des normes internationales, parce que c’est dans notre intérêt de faire ainsi », écrivent-ils.

Les auteurs recommandent de ne pas prendre parti dans le fossé irano-saoudien qui va grandissant. Cependant, ils notent que le Conseil de coopération du Golfe aligné sur les Saoudiens « dirige et a financé des achats d’armes à la France, par exemple, et ajoute environ 14 milliards d’euros, à ce jour, en 2015, dans la mesure où le Golfe est devenu un des plus grands acheteurs d’armes du monde ».

Le cere préfère une autre direction. Mais cette réalité actuelle donne un aperçu de l’avenir de l’Europe. La prophétie montre que la scission irano-saoudienne redéfinira la région—et que l’Allemagne s’alignera avec les États arabes.

En 1996, M. Flurry a énuméré les nations qui, selon lui, s’allieraient finalement avec l’Europe : la Turquie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et le Liban. Beaucoup de ces nations, aujourd’hui, sont dans une alliance sunnite menée par les Saoudiens, et cette alliance se rapproche progressivement de l’Europe. M. Flurry a, également, écrit au sujet d’une alliance séparée qui inclurait l’Iran, l’Irak et l’Égypte. Aujourd’hui, nous voyons l’Iran et l’Irak fortement opposés à l’alliance saoudienne. Ces alliances ne sont pas encore complètement formées, mais leurs contours sont plus que visibles—ils dominent les titres du Moyen-Orient.

Envahir l’Afrique

« Comment l’UE peut-elle faire plus pour s’attaquer aux conflits, à l’instabilité, à l’augmentation des réseaux terroristes et aux effets du changement climatique, et créer de meilleures perspectives économiques dans la large frontière du sud de la Méditerranée, au Sahel et dans les régions africaines sub-sahariennes ? », demande le cere. Une partie importante de sa réponse ? Un pouvoir militaire plus grand et mieux coordonné.

Le cere constate que l’augmentation de l’intensité de l’aide « est une source déclinante de l’influence ». Pendant ce temps, « la crise des migrants et l’instabilité au Mali et au Sahel montrent aussi les limites des efforts des puissances européennes à construire la sécurité en Afrique en finançant l’onu et les opérations de maintien de la paix conduites par les Africains ».

Cela montre la direction dans laquelle va l’Europe : « Pendant que beaucoup de gouvernements européens sont prudents, par instinct, quant au fait d’envoyer leurs propres troupes en Afrique, la convergence des crises humanitaires et des menaces terroristes sur le continent change leurs calculs. Après que la France était en tête pour intervenir au Mali et au Sahel, les Pays-Bas, l’Estonie, les pays scandinaves et même l’Allemagne ont envoyé de plus petits nombres de soldats en Afrique, les deux années passées. »

Le cere note que le Nigeria, le Sénégal et d’autres nations veulent une plus grande coopération militaire de l’UE et que « les Européens sont encore un plus grand atout de sécurité en Afrique que la Chine ».

Cet usage de la force militaire dans la plus large région nord-africaine pour combattre le terrorisme islamique est quelque chose sur laquelle M. Flurry a attiré l’attention dès 2013. L’Iran a « pour dessein d’être la plus forte puissance partout dans la région et étend sa portée à travers l’Afrique du Nord », a-t-il écrit. « Mais l’Iran n’est pas le seul intéressé par l’Afrique. L’Allemagne fait de fortes incursions aussi. Ces puissances font la course pour avoir autant de contrôle de l’Afrique du Nord qu’elles peuvent. Elles s’affronteront inévitablement…

« En ce moment même, les dirigeants européens voient le roi du sud qui essaie de dominer le carburant au Moyen-Orient et en Afrique, et vous pouvez être sûr qu’ils vont réagir. Ce carburant est essentiel pour ces nations, par conséquent elles se tourneront vers un homme fort pour la direction des affaires… L’Europe choisira encore une fois le sentier de la guerre pour protéger ses ressources » (avril 2013).

M. Flurry a écrit cela avant que la France n’envoie 5 000 soldats et ne dépense des centaines de millions de dollars pour lutter contre l’islam radical, au Mali. Avant que l’UE n’y lance une mission militaire, incluant le tout premier déploiement de forces militaires de l’Union européenne sous forme d’une brigade franco-allemande. Et avant que la France ait envoyé plus de mille soldats pour lutter contre les islamistes dans la République centrafricaine.

L’ascension de la Chine

Le cere note l’ascension spectaculaire de la Chine ces dernières années, bien qu’il ne dise pas grand-chose sur ce que l’Europe devrait faire à ce sujet. La principale recommandation, pour l’Europe, c’est « d’établir une liste plus courte de priorités » quand elle en vient aux droits internationaux et aux droits de l’homme. De cette manière, elle serait en meilleure position pour rivaliser avec la Chine, qui prend peu en compte les droits de l’homme dans sa politique intérieure et dans les relations internationales.

Les auteurs du cere ont noté combien de pays européens sont sortis de la voie pour forger de bonnes relations avec la Chine, écrivant : « Rien n’a symbolisé le changement de l’ordre international mieux que la proposition, pleine de succès, de la Banque chinoise d’investissement pour l’infrastructure de l’Asie, qui a obtenu le soutien de 56 nations—parmi elles 14 États-membres européens. »

Ce changement a été une des grandes histoires de ces quelques mois et années passés. La Banque d’investissement pour l’infrastructure en Asie n’en est qu’un symbole. Depuis la première moitié de cette année, l’investissement non financier de la Chine en Europe était en hausse de 400 pour cent. La Chine travaille dur pour accroître encore plus son commerce et sa coopération économique avec l’Europe par le biais de ses initiatives de la Route de la soie.

La Trompette a annoncé que les liens entre l’Europe et la Chine se renforceraient. M. Flurry a écrit dans Ésaïe—sa vision du temps de la fin : « Cela vaut la peine de regarder la tendance à la collusion entre ces deux grands blocs économiques… Avec une Europe dirigée par les Allemands (le roi du nord) et possédant une grande puissance maritime, l’Amérique du Nord sera entourée à l’est par l’Europe et au sud par l’Amérique latine. La Bible contient beaucoup de prophéties sur cette puissance européenne attaquant l’Amérique—et beaucoup d’autres prophéties au sujet de l’Amérique assiégée.

« C’est là où la Chine et les géants de l’Asie entrent dans le tableau. Quand le Saint Empire romain attaquera l’Amérique du Nord, il n’y aura aucune aide ou sympathie venant de l’Asie. En fait, en considérant que la Chine en est venue à posséder la plupart des portes maritimes stratégiques du monde (qui, ironiquement, ont été tenues autrefois par la Grande-Bretagne et l’Amérique), nous croyons qu’il peut y avoir une brève alliance entre le Saint Empire romain mené par les Allemands et certaines puissances asiatiques (Russie, Chine et Japon—les rois de l’Est). Si l’Europe, le Saint Empire romain ressuscité, trouve une façon de tirer avantage—même pendant un court moment—des ressources clés et des détentions stratégiques de la Chine, de la Russie et du Japon, elle aurait plus qu’assez de puissance pour assiéger les nations anglo-saxonnes et les asservir. »

Maintenant, le commerce entre l’Europe et la Chine devient plus évident et plus volumineux. Cette tendance a aussi pour effet de couper des avantages des États-Unis.

Un outil de prévisions exact

Une majorité de gens écarte la prophétie pour ce qui est d’avoir de la pertinence dans les événements de notre monde moderne. Parmi ceux qui ont vraiment un certain degré de respect pour la prophétie, leur compréhension est limitée à un sens général selon lequel ses descriptions des événements du temps de la fin prennent place aujourd’hui.

La réalité, cependant, c’est que les prophéties sont extraordinairement précises—non pas seulement sur les tendances et les conditions sociétales, mais aussi sur les événements géopolitiques, les interactions parmi les nations, les changements de pouvoir, l’ascension et la chute des empires mondiaux.

De plus en plus d’événements d’actualité et particulièrement d’événements se déroulant en Europe, s’alignent exactement avec ce que la Trompette et la Pure vérité ont dit, avec ce que Herbert Armstrong et Gerald Flurry ont enseigné à partir de la Bible, depuis des décennies. Cela n’est possible que grâce à l’outil de prévisions qui étaye notre analyse : la prophétie biblique. Bien que ce soit une source que beaucoup de gens soient peu enthousiastes à accepter, elle démontrera de plus en plus son exactitude à mesure que le temps s’écoulera.

Apprenez ce que la Bible annonce, et voyez par vous-même que cela correspond à la situation actuelle en Europe—en détail.