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NurPhoto/Getty Images

L'explosion de Beyrouth : un catalyseur de la prophétie biblique

Tenez-vous prêts à une restructuration importante du Moyen-Orient—commençant au Liban.

Rien n'attire plus l'attention qu'une énorme explosion.

Dans les dernières décennies, il aurait fallu un correspondant de guerre avec une équipe de tournage pour envoyer une vidéo d'une zone de conflit dans nos salons. Pour qu'un caméraman arrive à filmer lorsqu'une explosion se produit, et qu'il soit suffisamment éloigné pour que le film survive serait de la pure chance. Même dans ce cas, il faudrait des jours avant que le public puisse voir la vidéo.

Aujourd'hui, tout possesseur d'un téléphone intelligent (ou smartphone) est un vidéaste. Les médias sociaux et les services de diffusion font que la vidéo apparaît instantanément dans le monde entier. Quand même, pour capturer une explosion inattendue, vous deviez filmer dans la bonne direction et au bon moment.

À Beyrouth le 4 août, c'est exactement ce que faisaient toutes les caméras. Un incendie dans un hangar portuaire, suivi par une première petite explosion, attira l'attention de tout le monde—et tous les téléphones intelligents sont sortis. Des travailleurs du port et des équipes d'incendie près du quai, aux marins en mer revenant au port, aux mères en haut dans les immeubles à appartements voisins, aux gens qui dînaient dans les restaurants aux alentours, aux citoyens inquiets à des kilomètres de là, dans les collines à l'est ou la côte nord—tous avaient leurs caméras filmant la fumée blanche qui s'échappait.

Puis c'est arrivé.

Soudainement, une explosion colossale projeta des débris et une fumée couleur de rouille s'éleva. Une onde de pression instantanée rasa les bâtiments, renversa les voitures et souffla toutes les fenêtres de Beyrouth. L'onde de choc qui en résulta, équivalente à un tremblement de terre de 3,5 à l'échelle Richter, fut ressentie à plus de 150 miles de là sur l'île de Chypre.

En un éclair, 2 700 tonnes métriques de nitrate d'ammonium explosèrent. En comparaison, deux tonnes de nitrate d'ammonium avaient été utilisées en 1995 lors de l'attentat à la bombe à Oklahoma City, rendant l'explosion de Beyrouth presque 1000 fois plus puissante. Elle était équivalente à 500 tonnes de TNT, l'une des plus grandes explosions non-nucléaires de l'histoire.

En quelques instants, si vous étiez sur votre smartphone ou votre ordinateur, vous auriez vu cette vidéo choquante—d'un angle, puis de deux, et ensuite de 10, alors que de plus en plus de gens transféraient leur vidéo sur les médias sociaux. L'explosion dans le port de Beyrouth était probablement l'explosion la plus filmée de tous les temps.

Et évidemment, elle a capté l'attention du monde entier.

Le bon côté de cet événement horrible est que votre attention est maintenant attirée sur cette petite nation du Moyen-Orient pour assister à un événement beaucoup plus envoûtant : l'accomplissement de la prophétie biblique.

Cette nation apparemment sans importance est l'élément central d'une importante alliance prophétique entre l'Europe et certaines nations du Moyen-Orient. Et cette alliance, dit la prophétie, va s'opposer au régime islamique en Iran. Cependant, cette petite nation est actuellement dominée par le Hezbollah, une milice soutenue par l'Iran, devenue le pouvoir politique. Cela signifie qu'un changement radical est certain de se passer là-bas.

Avant de détourner vos yeux du Liban, vous devez comprendre comment l'explosion de Beyrouth agit comme catalyseur pour provoquer ce changement stupéfiant dans les affaires du monde. L'onde de choc de cet événement se fera sentir non seulement au Moyen-Orient mais dans le monde entier.

Destruction totale

Les images aériennes du point zéro de l'explosion montrent un trou béant dans le port. L'explosion créa un gouffre de 45 mètres de profondeur et une destruction totale dans toutes les autres directions. Selon les premières estimations, les dommages s'élèveraient à près de 15 milliards de dollars. Plus de 160 personnes furent tuées, des milliers d'autres blessées, et près d'un tiers de million de personnes—soit 15% de la population de la ville—se sont retrouvés sans abri.

Une question fut rapidement posée, pourquoi 2 700 tonnes métriques d'une substance hautement explosive ont-elles été entreposées dans la ville, mettant autant de gens en danger ? La raison la plus logique était que le Hezbollah, la force qui a dominé le Liban au cours de la dernière décennie, les voulait là-bas.

La cargaison de nitrate d'ammonium arriva au port tard en 2013, lorsque le navire Rhosus battant pavillon de la Moldavie fut forcé d'accoster à Beyrouth après avoir fait face à des problèmes techniques en mer. Les avocats représentant l'équipage ont décrit l'incident dans l’Arrest News : « En raison des risques associés au fait de garder le nitrate d'ammonium à bord du navire, les autorités portuaires déchargèrent la cargaison dans les entrepôts du port » (octobre 2015).

Mais des rapports dans certains médias libanais affirment que l'Iran avait acheté le composé chimique et fit que le Rhosus aille en direction de Beyrouth pour y décharger la cargaison et l'entreposer pour une utilisation future.

L'entreposage des matières volatiles au port inquiétait les autorités portuaires locales. Les agents des douanes firent 10 appels distincts au gouvernement libanais entre juin 2014 et juillet 2020 pour les faire retirer. Une lettre indiquait, « Compte tenu du grave danger de conserver ce produit dans le hangar dans des conditions climatiques inadaptées, nous réaffirmons notre requête de demander, s'il-vous-plaît, que l'agence marine réexpédie ces marchandises immédiatement afin de préserver la sécurité du port et de ceux qui y travaillent, ou d'envisager de vendre ce chargement [à la Compagnie des explosifs du Liban]. »

Mais la matière explosive restait là, à seulement deux pas du quartier central des affaires. Pourquoi ?

Tous les chemins mènent au Hezbollah

Aucun lien direct au Hezbollah n'a encore été rendu public par les enquêteurs, et il est probable qu'il n'y aura pas d'enquête internationale indépendante. Néanmoins, il est difficile de voir comment le Hezbollah n'était pas pleinement au courant du contenu explosif au port. Israël et le département du Trésor des États-Unis avaient tous deux déclaré précédemment que le Hezbollah contrôle une grande partie des installations portuaires de Beyrouth. « D'une manière ou d'une autre quel que soit le côté que vous regardez, le Hezbollah est impliqué », a affirmé le Lt. Colonel de réserve Sarit Zehavi, un ancien officier du renseignement des Forces de défenses d'Israël qui se spécialise sur la frontière nord d'Israël. « Même s'il ne s'agit que d'un accident régulier [l'explosion au port], ce qui est probablement le cas, le Hezbollah contrôle à la fois l'aéroport et le port de mer au Liban, donc il est responsable » (BICOM Podcast, 11 août).

En plus du contrôle du port, de nombreuses preuves suggèrent que le Hezbollah y détenait le nitrate d'ammonium à cet endroit pour lui permettre d'expédier de grandes quantités de ce matériel pour fabriquer des bombes là où il le voulait.

Peu de temps après l'arrivée du chargement, l'agence israélienne du Mossad d'Israël commença à informer des gouvernements étrangers que d'autres activités du Hezbollah impliquaient du nitrate d'ammonium.

Selon le Times of Israël, le Mossad a appris en 2014 que l'Unité 910, le groupe d'opérations étrangères du Hezbollah, développait des moyens pour lancer des attaques terroristes dans le monde entier. Cela a conduit à des opérations d'infiltration dans plusieurs pays impliquant du nitrate d'ammonium en 2015.

En mai 2015, les autorités chypriotes trouvèrent 9 tonnes de nitrate d'ammonium dans une maison à Larnaca. Le Hezbollah avait payé à un Libano-Chypriote, plus de $10 000 dollars pour cacher ce matériel, qu'il projetait d'utiliser pour cibler les intérêts israéliens à Chypre. En août de la même année, les autorités du Koweït ont arrêté trois agents du Hezbollah qui avaient entreposé 21 tonnes de nitrate d'ammonium dans une maison d'habitation. Cet automne-là, les autorités britanniques ont découvert 3 tonnes de nitrate d'ammonium planquées dans des milliers de contenants réfrigérants (ou pains de glace) jetables dans un établissement pour fabriquer des bombes appartenant au Hezbollah à Londres. L'année dernière, le Mossad aurait informé le gouvernement allemand que le Hezbollah avait caché des centaines de kilos de nitrate d'ammonium dans des entrepôts dans le sud de l'Allemagne. Cela contribua à motiver l'Allemagne d'interdire l'organisation. En 2017, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah menaça d'attaquer la ville portuaire du nord d'Israël, Haïfa, en faisant sauter son réservoir d'ammoniaque.

Considérant les liens du Hezbollah avec le port et de ses nombreuses attaques déjouées au nitrate d'ammonium, il devient clair que le Hezbollah était au courant du stock et l'utilisait à ses fins malfaisantes. Bien qu'une trace de documents reliant directement l'entrepôt au Hezbollah n'ait pas encore été révélée, le peuple libanais accuse déjà le groupe.

Paul Wood du Spectator a écrit le 5 août que directement à la suite de l'explosion il a reçu des messages d'amis libanais disant que le Hezbollah était à blâmer. « Même si ce n'est pas vrai », écrit-il, « cela montre ce que certains Libanais pensent—et par conséquent, comment cette crise pourrait se développer ».

Se retourner contre le Hezbollah

Avant l'explosion, le Hezbollah faisait déjà face à une résistance croissante de la part des Libanais. Le contrôle du Hezbollah sur plusieurs ministères du gouvernement lui donne un pouvoir financier et politique, sans parler des opportunités de corruption et de mauvaise gestion. Cependant, à mesure que le pouvoir du Hezbollah s'accroissait, les investissements internationaux au Liban par les États du Golfe et de ses alliés ont fortement diminué, entraînant un effondrement économique. La monnaie libanaise a perdu 85% de sa valeur au cours de l'année écoulée. Plus de la moitié de la population vit maintenant dans la pauvreté. Les gens endurent des coupures d'électricité, jusqu'à 22 heures par jour, et la nourriture se raréfie.

Les pays étrangers et le Fonds monétaire international (FMI) sont prêts à fournir une aide massive au Liban. Les économistes de la Fondation pour la défense de la démocratie (FDD) ont déclaré qu'avant l'explosion, le Liban avait besoin d'un montant stupéfiant de 93 milliards de dollars. Dans ce contexte, le FDD a signalé que le plus important renflouement jamais réalisé par le FMI était de $57 milliards de dollars pour l'Argentine en 2018. Le Liban compte juste un peu plus de 10% de la population d'Argentine, et a besoin de deux fois le montant d'argent pour rester à flot. Encore une fois, c'était avant l'explosion de $15 milliards de dollars.

Cependant, alors que le FMI est prêt à envoyer une somme importante au Liban, cet argent est conditionnel au fait que le Liban accepte des changements fondamentaux à son système qui réduiront le pouvoir du Hezbollah. Le Hezbollah a refusé, empêchant ainsi l'argent d'arriver.

Autrement dit, si le Liban veut survivre en tant que nation il a deux choix : accepter d'être un État client de l'Iran et la pauvreté qui l'accompagne, ou se lever contre le Hezbollah et obtenir de l'aide du monde extérieur.

Il n'est pas facile de se révolter contre le Hezbollah, dont l'armée indépendante est plus puissante que les forces armées nationales du Liban. Pourtant avant même l'explosion, les voix au Liban devenaient de plus en plus audacieuses pour forcer le Hezbollah à rendre des comptes.

Le patriarche de l'Église maronite, qui représente 40% de la population libanaise, a commencé à critiquer le Hezbollah le mois dernier. « Aujourd'hui, le Liban est devenu isolé du monde », a déclaré Beshara al-Rai le 14 juillet. « Ce n'est pas notre identité. Notre identité est une neutralité positive et constructive, pas un Liban guerrier. » De tels commentaires ont été interprétés pour s'opposer à l'ingérence violente du Hezbollah dans des pays comme la Syrie et le Yémen.

Les commentaires de M. Rai sont significatifs parce que beaucoup de politiciens maronites ont encouragé l’ascension au pouvoir du Hezbollah dans le gouvernement. Le président Michel Aoun est un chrétien maronite, mais il est allié au Hezbollah. Maintenant, lui et d'autres dirigeants chrétiens ont entendu l'avertissement sérieux du chef maronite et d'une bonne partie de la population pour rompre cette relation. « C'est à l'honneur du patriarche Rai qui a montré que cet emprise du Hezbollah sur le Liban est plus fragile qu'il n'y paraît », a écrit l'éminent analyste libanais Michael Young dans le National (29 juillet).

L'explosion a élargi la division entre le Hezbollah et les maronites parce que ce sont les quartiers à majorité chrétienne environnant le port qui ont le plus souffert de la destruction. Les chrétiens, et de nombreux sunnites et chiites, manifestent dans les rues pour réclamer un changement total dans le gouvernement. Comme signe d'une rupture possible avec le Hezbollah, le président Aoun a publiquement approuvé de possibles pourparlers de paix avec Israël dans l'avenir, alors qu'il s'entretenait avec la chaîne d'information française BFM le 15 août.

Quelques jours après l'explosion, des manifestants libanais ont pris d'assaut les bâtiments du gouvernement et se sont rassemblés sur la place des Martyrs à Beyrouth, pour accrocher les effigies des dirigeants politiques de premier plan, y compris le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah. Un tel défi flagrant du Hezbollah est du jamais vu au Liban. « Jusqu'à ce moment, oser mentionner Nasrallah se faisait au prix de sa propre vie », a écrit le journaliste libanais Hazem Saghieh (Asharq al-Awsat, le 12 août). Maintenant ce tabou a été brisé.

Au cours des énormes manifestations de la semaine qui suivit l'explosion, plus de 700 personnes furent blessées. En voyant la violence dans les rues, le Premier ministre libanais Hassan Diab a dissous son cabinet, mettant fin à son bref mandat à ce poste. Il termina sa déclaration en disant, « Que Allah protège le Liban. Puisse Allah protéger le Liban. Puisse Allah protéger le Liban. »

Se tourner vers l'Europe

Dans l’intervalle des 48 heures suivant l'explosion, le président français Emmanuel Macron traversait le centre ville détruit de Beyrouth, entouré par une foule de personnes exprimant leur angoisse et leur fureur à leurs propres dirigeants politiques. Certains scandaient, « Aidez-nous, monsieur le président. » D'autres criaient, « Révolution ! Révolution ! » Désillusionnés par la corruption et l'incompétence de leur propre gouvernement, les Libanais trouvaient l'arrivée rapide de M. Macron presque messianique.

La crainte, cependant, est que tout cet argent de l'aide financière sera contrôlé par les mêmes politiciens corrompus qui ont détruit les finances du pays. M. Macron a dit à une femme, « Je peux vous garantir que cette assistance ne sera pas placée entre les mains des corrompus, et le Liban libre se relèvera. »

M. Macron a visiblement évité de se rendre auprès des dirigeants libanais ; il est allé directement vers le peuple. S'il y parvient comme il le veut, l'effort d'aide internationale prendra la même voie.

« Nous allons organiser l'aide internationale de façon à ce qu'elle atteigne directement le peuple libanais sous la supervision des Nations-Unies », a dit M. Macron lors d'une conférence de presse. « Je suis ici pour lancer une nouvelle initiative politique. Je vais proposer une nouvelle décennie politique lors de mes réunions, et je reviendrai le 1er septembre pour en donner suite. »

M. Macron se sent responsable envers le Liban, en grande partie parce que cette nation de 7 millions d'habitants au Moyen-Orient fut un protectorat français après la Première Guerre mondiale ; ses liens remontent jusqu'à l'époque napoléonienne. Alors que sa langue la plus commune est l'arabe, sa seconde langue la plus commune est le français. Ce 1er septembre est également le 100e anniversaire du passage du Liban sous la domination française.

« Nous demandons au président de la France de prendre le contrôle du Liban », a déclaré un jeune habitant de Beyrouth au New York Times. « Jetez simplement le gouvernement dehors. Il n'y a pas d'avenir ici pour nous si les politiciens actuels restent. Nous préférons être colonisés que de mourir ici. » Cet appel quelque peu bizarre pour la recolonisation témoigne de la gravité de la frustration du Liban envers ses dirigeants.

L'accueil en héros pour M. Macron contrastait nettement avec la réaction envers ses propres dirigeants libanais. Quelques jours après l'explosion, les dirigeants des principaux partis politiques n'osaient toujours pas encore marcher dans la région par crainte d'être attaqués. Trois jours après l'explosion, le président Aoun s'est adressé à la nation. Comme il fallait s'y attendre, il a blâmé « l'ingérence étrangère ». Le peuple libanais considérait sa réaction comme une confirmation de l'échec total du gouvernement.

Les journalistes occidentaux ont vu la visite prompte de l'ancienne puissance colonisatrice du Liban comme plutôt étrange. Un grand titre de l’Associated Press disait : « La France aide-t-elle le Liban ou tente-t-elle de le reconquérir ? » Certains analystes le qualifièrent comme un empereur potentiel du 21e siècle : « Macron Bonaparte ». Mais pour les Libanais à Beyrouth et ailleurs, ce n'est pas bizarre. C'est, comme certains disent, « notre seul espoir ».

« Dans une situation comme celle-ci, il est parfaitement compréhensible que les gens espèrent être débarrassés de leurs dirigeants politiques », a déclaré Maximilian Felsh, un professeur à l'Université Haigazian de Beyrouth. « N’importe quoi est mieux que ceci. Donc je peux comprendre que la majorité du peuple libanais espère que, si cela était possible, une certaine puissance étrangère prendra le contrôle du pays. »

La visite de M. Macron était un événement décisif. Elle montrait que les Libanais font plus confiance en un président étranger qu'à leurs propres politiciens, qu'ils soient chiites, sunnites, druzes ou chrétiens.

De retour en France, M. Macron organisa une conférence internationale des donateurs en ligne qui s'est soldée par $300 millions de dollars en promesses de contributions pour les efforts de secours. L'argent doit être tenu à l'écart du gouvernement libanais et administré par une future mission des Nations-Unies. Les États du Golfe sont prêts à aider financièrement, mais pas tant que le Hezbollah est la force dominante au Liban. « L'Arabie Saoudite ne continuera pas à payer les factures du Hezbollah », a écrit l'éminent chroniqueur saoudien Khaled al-Sulaiman dans le quotidien Okaz. « Il est inadmissible pour l'Arabie Saoudite de payer des milliards de dollars au Liban le matin et dans la soirée être soumis à des malédictions et railleries sur ses réseaux de télévision. »

Le président américain Donald Trump a confirmé que toute aide américaine resterait hors des mains du gouvernement libanais. Le ministère allemand des Affaires étrangères a également soutenu la position française, déclarant, « C'est précisément ce que le peuple libanais a exigé à juste titre. Les intérêts individuels et les anciennes lignes de conflit doivent être surmontés et le bien-être de toute la population doit être mis en premier. »

Des commentateurs influents appellent également les forces européennes à se rendre au Liban. Ron Prosor, l'ancien ambassadeur israélien aux Nations-Unies et au Royaume-Uni a appelé l'Europe à agir immédiatement pour s'assurer que « toute aide étrangère et humanitaire arrivant au Liban irait à ceux qui en ont besoin, et non au Hezbollah ». « Tous les mécanismes et les méthodes sont déjà en place » a-t-il écrit. « Ce qui manque, c'est la volonté et le pouvoir décisionnel pour les mettre en œuvre. Nous ne devrions pas demander pour qui sonne le glas il sonne fort et clair pour les dirigeants européens. S'ils n'agissent pas maintenant pour sauver le Liban du Hezbollah et de l’Iran, ils n’auront peut-être jamais une autre occasion » (Jerusalem Post, 9 août).

Bien que l'Europe n'ait pas agi efficacement dans le passé, il semble qu'il y aura bientôt des forces européennes sur le terrain à Beyrouth qui dirigeront l'argent et l'aide, contournant directement le gouvernement dirigé par le Hezbollah.

La prophétie biblique est sur le point d'être accomplie

Le scénario exact des nations européennes soutenant la quête du Liban pour débarrasser la nation de la domination iranienne prépare le terrain pour l'accomplissement dramatique de la prophétie biblique.

Au cours de la dernière décennie, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry a prédit que le Liban quitterait le contrôle iranien et s'alignerait du côté des nations européennes et arabes modérées.

M. Flurry a basé ses prédictions sur une mystérieuse prophétie trouvée dans Psaumes 83. Le psaume décrit une confédération formée pour combattre contre Israël. « Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël ! Ils se concertent tous d'un même cœur, ils font une alliance contre toi » (versets 5-6 dans la Bible Louis Segond).

Quelles nations feront partie de cette alliance ? Les versets 7-9 répondent : « Les tentes d'Édom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr ; l'Assyrie aussi se joint à eux, elle prête son bras aux enfants de Lot. » Comme M. Flurry l'explique dans sa brochure gratuite Le roi du sud, les nations du Moyen-Orient moderne incluses dans cette alliance sont la Turquie, les États du Golfe, la Jordanie, la Syrie et le Liban (mentionné dans ce passage sous le nom de Gebal et les habitants de Tyr). L'alliance énumère également l'Assyrie, qui est l'Allemagne moderne.

Une recherche à travers l'histoire montre qu'une telle alliance contre Israël ou ses descendants n'a jamais existé. Cela montre qu'il s'agit d'une prophétie du temps de la fin.

Nous basant sur cette prophétie, nous pouvons savoir avec certitude que le Liban s'alignera avec une Europe dirigée par l'Allemagne.

Mais nous savons aussi, nous basant sur une autre prophétie, dans Daniel 11 : 40-43, que le Liban ne sera plus allié avec l'Iran. Ce passage décrit une confrontation épique entre deux grandes puissances du temps de la fin : « Au temps de la fin, le roi du midi [du sud] se heurtera contre lui. Et le roi du septentrion [du nord] fondra sur lui comme une tempête... » Comme Gerald Flurry le prouve dans sa brochure, le roi du sud dans cette prophétie est l'Islam radical dirigé spécifiquement par l'Iran. L'autre puissance, le roi du septentrion [du nord], est une Europe conduite par l'Allemagne—dont le Psaume 83 révèle qu'elle sera alliée avec plusieurs États arabes, incluant le Liban.

L'explosion de Beyrouth, suivie par l'effort de reconstruction conduit par l'Europe, propulse cette prophétie vers son accomplissement.

Ce ne sera pas facile pour l'Europe de remplacer l'Iran et le Hezbollah en tant que force extérieure dominante au Liban. Néanmoins, l'indignation du public contre le Hezbollah et le soutien jubilatoire à Macron montrent que cette révolution approche au Liban. La prophétie biblique dit qu'en fin de compte, elle est certaine.

La Trompette a surveillé les conditions à l'intérieur du Liban pour voir quand elles atteindraient ce point où une telle révolution serait possible. Et l'explosion de Beyrouth a fourni un catalyseur formidable.

Elle peut même faire plus. Cette intrusion européenne au Moyen-Orient va certainement enrager l'Iran. Daniel 11 : 40 dit que l'Iran commencera à heurter l'Europe. Cela pourrait-il être motivé en partie par l'Europe qui entre à nouveau dans le Moyen-Orient—et qui plus est, en chassant l'influence iranienne hors du Liban ? Et ensuite hors de la Syrie, qui est également prophétisée pour s'allier avec l'Europe ?

Lisez le reste de la prophétie dans Daniel 11 jusqu'au chapitre 12. Elle détaille d'autres événements prophétiques qui se succéderont rapidement, conduisant directement au retour du Messie. Alors que ces événements commencent à prendre place, nous serons effectivement en mesure de compter les jours jusqu'au Second avènement de Jésus-Christ ! (Daniel 12 : 12).

Dieu a-t-Il permis cette explosion massive à Beyrouth afin de pouvoir attirer votre attention sur les prophéties bibliques qui sont sur le point de se dérouler dans ce petit coin de la Terre ? Les événements qui commencent là-bas, se feront sentir dans tout le Moyen-Orient et le monde.

En l'espace de quelques semaines après l'explosion, la plupart des gens ont déjà passé outre ces événements au Liban. Ne faites pas comme eux. Au sens figuré, ce n'est pas le temps maintenant de mettre de côté la caméra vidéo. Un événement plus important que l'explosion de Beyrouth est sur le point de se dérouler au Liban, et Dieu ne veut pas que vous le manquiez.

En fait, Dieu veut utiliser ces prophéties accomplies pour aider à vous prouver que Sa main puissante intervient dans les affaires du monde. Comme il est dit plus tôt dans le livre de Daniel, « C'est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l'intelligence » (Daniel 2 : 21). Dieu établit les rois et renverse les rois. Les événements au Liban mèneront en fin de compte à la destitution à la fois du roi du sud et du roi du septentrion [du nord]. Enfin, lorsque ces rois en question seront détruits, « le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit... et lui-même subsistera éternellement » (verset 44).

Fr Kos