Recevez un bulletin de nouvelles gratuit dans votre boîte de réception chaque jour ouvrable — la Trompette en bref.

John mark smith 397655 unsplash

John-Mark Smith/Unsplash

L’identité et la nature de Dieu (sixième partie)

Le mystère des siècles (chapitre un)

La suite provenant de  L’identité et la nature de Dieu (cinquième partie)

D

ieu est une famille

Reportons-nous à Genèse 1 : 1 « Au commencement, Dieu … ». Moïse écrivit ces paroles sous l’inspiration divine, en hébreu. Le mot traduit par « Dieu » est, dans l’original, Elohim — un nom collectif qui sous-entend plus d’une personne. Les mots famille, église, groupe sont des noms à sens collectif. C’est ainsi qu’une famille se compose de deux ou davantage de membres, une église de nombreux fidèles, un groupe de plusieurs personnes.

Elohim se rapporte précisément aux mêmes Personnes composant le seul Dieu, comme l’indique Jean 1 : 1 — la Parole et Dieu — et chacune de ces deux Personnes est Dieu.

En d’autres termes, Dieu est une Famille qui se compose pour le moment de deux Personnes seulement : Dieu le Père et le Christ, Son Fils. Mais si le Saint-Esprit demeure en quelqu’un qui se laisse conduire par cet Esprit de Dieu, cet individu est alors (Romains 8 : 14) un fils engendré par Dieu. Lorsque le Christ reviendra dans toute Sa gloire et toute Sa puissance, pour établir le royaume de dieu sur cette terre, et pour restaurer le Gouvernement divin aboli par Lucifer, tous ceux qui sont remplis du Saint-Esprit, et conduits par lui, deviendront les fils nés de Dieu. La famille divine gouvernera alors toutes les nations avec le gouvernement restauré de dieu ! La doctrine de la Trinité limite Dieu à trois Personnes supposées. Elle détruit l’Évangile de Jésus-Christ ! En effet, Son Évangile est la bonne nouvelle du royaume de dieu bientôt à venir — seul espoir pour ce monde et cette humanité fourvoyée.

La « Trinité », elle, est la doctrine de la grande fausse religion appelée, dans Apocalypse 17 : 5, « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre ».

C’est avec cette doctrine, et plusieurs autres, que Satan a trompé tout le christianisme traditionnel.

La Trinité

Le christianisme traditionnel enseigne que Dieu est une « trinité » — une divinité en trois personnes — le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Comment cette doctrine fut-elle introduite dans le christianisme traditionnel ?

Elle ne vient assurément pas de la Bible. Dans Apocalypse 12 : 9, il est écrit que Satan le diable a séduit toutes les nations de la terre. Comment donc ce diable rusé s’y est-il pris pour introduire cette doctrine dans le christianisme ?

L’histoire de cette introduction ne manque pas d’intérêt. Le fait que Satan ait pu séduire toute la terre, y compris les partisans du « christianisme » — de la religion qui porte le nom du Christ et qui, censément, est la vraie — paraît inconcevable aux yeux des gens. Pourtant, Satan y parvint.

Il fit cela par le biais de sa grande fausse Église qui apparut en l’an 33 de notre ère, dirigée au début par Simon le magicien dont il est question au 8e chapitre des Actes des apôtres. Simon n’était autre que le chef de la religion à mystères babylonienne, en Samarie. Dans 2 Rois 17 : 23-24, nous apprenons que Salmanasar, roi d’Assyrie, qui avait envahi et conquis le royaume du Nord (celui d’Israël) déporta les habitants de Samarie (région au nord de Jérusalem), et qu’il les remplaça par des peuples originaires des provinces de Babylone qui s’adonnaient au culte de la religion à mystères babylonienne. Ces peuples, bien entendu, étaient païens. À l’époque du Christ, ils habitaient encore la Palestine. Toutefois, les Juifs de Judée ne voulaient pas entendre parler d’eux, et ils les affublaient du terme méprisable de « chiens », parce qu’ils continuaient à pratiquer, même au premier siècle de notre ère, le culte de la religion à mystères babylonienne.

En l’an 33 de notre ère, deux ans après que l’Église de Dieu eut été fondée par le Christ, lors de la Pentecôte, Philippe (un diacre qui devint plus tard évangéliste) se rendit en Samarie pour y prêcher l’Évangile du Christ. Ce Simon le magicien vint avec la foule pour écouter Philippe.

Simon avait ensorcelé les habitants de cette contrée, et ils le suivaient. Il était le chef de la religion à mystères babylonienne. « Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande » (Actes 8 : 10).

Lorsque les gens crurent Philippe qui leur annonçait le Royaume de Dieu, ils se firent baptiser, et Simon réussit à se faire baptiser également.

Plus tard, Simon vint aux apôtres Pierre et Jean, leur offrant de l’argent et leur demandant de lui donner le pouvoir d’imposer les mains aux gens et de faire en sorte qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Pierre le reprit sévèrement. Mais Simon se fit ensuite passer pour un apôtre chrétien, et il appela « christianisme » l’abominable religion à mystères babylonienne. Il accepta la doctrine de la « grâce » pour le pardon des péchés (chose que les religions païennes n’avaient jamais eue) mais il changea la grâce en licence de désobéir à Dieu (Jude 4). Il cherchait à faire de sa religion païenne, désignée « christianisme », une croyance universelle qui lui permettrait de dominer politiquement sur le monde.

Simon, le « Pater » (Pierre) de cette religion de contrefaçon, ne réussit pas, de son vivant, à achever ce dessein. En revanche, le siège central de cette religion fut déplacé à Rome, et les leaders successifs obtinrent ultérieurement le contrôle politique de l’Empire romain et de son prolongement au Moyen-Age, le « Saint Empire romain ». Cet empire est actuellement en train de ressusciter en Europe !

Un évangile de contrefaçon

Vers l’an 60 de notre ère, une grande partie du Moyen-Orient s’était détournée du véritable Évangile pour s’attacher à une contrefaçon de ce dernier (Galates 1 : 6-7). En l’an 90 de notre ère, l’apôtre Jean vivait encore. Il écrivit l’Apocalypse sur l’île de Patmos.

Un peu plus tard, l’Église fondée par Simon, en l’an 33, essaya de remplacer la Pâque chrétienne (dont le Christ avait changé la forme en substituant le pain sans levain et le vin au sacrifice d’un agneau) par la fête babylonienne des « Pâques », en l’honneur de la déesse Astarté.

Après la mort de l’apôtre Jean, l’un de ses disciples, Polycarpe, souleva une controverse au sujet de la Pâque et des Pâques, contre l’évêque de Rome qui se trouvait alors à la tête de la religion de Simon.

Plus tard encore, Polycrate, un autre disciple du Christ, suscita une controverse encore plus violente sur le même sujet, contre un autre évêque de Rome. Cette bataille théologique fut connue sous le nom de « Quartodécimale ». Polycrate tint ferme, soutenant ce que Jésus et les apôtres originaux avaient enseigné, c’est-à-dire que la Pâque doit être observée avec les nouveaux symboles du pain sans levain et du vin, institués par Jésus (1 Corinthiens 11 : 23‑25), au lieu du sacrifice d’un jeune agneau. Cette cérémonie a lieu le soir marquant le début du 14 Nisan (premier mois du calendrier sacré, au printemps). Mais l’Église de Rome insista pour l’observer un dimanche.

À la même époque, une autre controverse faisait rage entre un certain Arius d’Alexandrie, croyant influent qui mourut en 336, et plusieurs évêques de Rome, sur la question d’appeler Dieu une « trinité ». Le Dr Arius s’opposa farouchement à cette doctrine, mais laissa passer des erreurs.

En l’an 325, l’empereur Constantin convoqua le concile de Nicée afin de régler ces controverses. Constantin ne s’était pas encore converti au « christianisme » mais, en temps que chef politique, il contrôlait l’Église. Le concile pencha en faveur des Pâques et de la Trinité. Constantin, alors dirigeant civil, en fit une loi. Mais il ne pouvait pas, pour autant, en faire une vérité !

Satan a séduit toute la terre en ce qui concerne l’identité et la nature réelles de Dieu, du Christ, et du Saint-Esprit. Il a séduit toute l’humanité au sujet du gouvernement divin, fondé sur la loi spirituelle de dieu ; au sujet de la nature et de la raison d’être de l’homme ; au sujet du salut, et de son obtention ; au sujet du vrai Évangile ; au sujet de la nature et de la fonction de l’Église ; et au sujet de l’avenir qui nous attend !

Ce que Dieu est

Le mot « trinité » n’apparaît nulle part dans la Bible. Nous allons voir, à mesure que nous progressons, que Dieu ne S’est pas limité à une « trinité ». Cette surprenante vérité, une fois comprise, constitue la révélation la plus merveilleuse qui soit pour l’esprit humain !

La toute première notion ou instruction sur Dieu comme étant une « trinité », commença dans la seconde moitié du second siècle — cent ans, environ, après la rédaction d’une bonne partie du Nouveau Testament. Le christianisme de contrefaçon, fondé par Simon le magicien, développait cette idée avec vigueur, de pair avec celle des Pâques païennes. Mais la véritable Église de Dieu s’y est toujours farouchement opposée. À un moment donné, la controverse devint si violente qu’elle menaça la paix mondiale. L’empereur païen Constantin dut convoquer le concile de Nicée pour élucider la question. Les partisans de l’empereur romain furent bien plus nombreux que ceux de la véritable Église, persécutée, de Dieu.

Dans le livre de l’Apocalypse, se trouve une prophétie concernant ces deux Églises. Le douzième chapitre décrit la véritable Église de Dieu, vivement persécutée. Jésus l’a appelée « le petit troupeau ». Au chapitre 17, se trouve la prophétie sur l’Église de contrefaçon — une très grande Église que Dieu appelle « Babylone la grande, la mère des impudiques » (verset 5). Elle a régné aux côtés des gouvernements, et les a fortement influencés. Lorsque le « Saint Empire romain » médiéval, politico-religieux, renaîtra, les habitants de la terre seront dans l’étonnement (verset 8). Il est déjà en train de se former, grâce au Marché commun. 

La suite sur...

Fr Moa