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L'illusion mortelle des pourparlers avec l'Iran

Nathan Howard-Pool/Getty Images

L'illusion mortelle des pourparlers avec l'Iran

Le président Trump pense qu'il apporte la paix au monde. Il pourrait apporter le contraire.

Le président Donald Trump semble déterminé à négocierun accord avec l'Iran. Au début de l'année, il voulait négocier un règlement. L'Iran n'a pas voulu céder, alors il a attaqué. Mais il semble que ce ne fût qu'un stratagème pour convaincre l'Iran de conclure un accord. Puis, le 14 juin, Trump a conclu un protocole d'accord avec l'Iran. Si cet accord est conclu, cela reviendra en substance à offrir la victoire à l'Iran dans cette guerre.

Le président et ses collaborateurs ont-ils conscience de ce à quoi ils sont confrontés ?

L'Iran n'est pas une puissance comme les autres. L'idéologie iranienne est foncièrement maléfique. Aucune autre nation n'égale son fanatisme et ses croyances religieuses extrêmes. Ces dirigeants estiment qu'ils ont le devoir religieux de provoquer un cataclysme nucléaire afin que leur messie puisse revenir ! Quoi qu'il arrive, ces fanatiques religieux sont convaincus d'être les vainqueurs.

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Conclure un accord sur le nucléaire avec l'Iran, c'est ce qu'a fait le président Barack Obama en 2016. Il a levé les sanctions économiques contre l'Iran, l'inondant de richesses. L'Iran a fait volte-face et a envoyé cet argent à ses mandataires terroristes pour attaquer Israël ! Il a promis de cesser d'enrichir de l'uranium au-delà des niveaux civils, mais il a menti. Il a maintenu son système d'enrichissement intact et a continué d'importer de l'uranium.

L'Iran a l'habitude de mentir à maintes reprises dans le cadre d'accords similaires.

Le président Trump l'avait compris, c'est pourquoi, au cours de son premier mandat, il s'est retiré du Plan d'action global commun (PAGC) de 2016 d'Obama. Pourtant, maintenant, il pense, pour une raison ou une autre, qu'il peut obtenir un meilleur accord, même si les positions de négociation de l'Iran n'ont pas changé.

L'Iran n'est pas digne de confiance. Il a rompu ses accords avec les Nations Unies concernant les inspections nucléaires un nombre incalculable de fois. Les inspections n'ont jamais abouti à quoi que ce soit. L'Iran continue de tromper l'Occident, gagnant du temps pour poursuivre son programme nucléaire — et les Nations unies ainsi que le reste du monde jouent le jeu.

Quelque chose de bon peut-il sortir de ces négociations ? La réponse est simple : non ! L'Iran adore négocier avec l'Occident, car il gagne toujours ! Ces discussions sont un jeu, et l'Iran le joue parfaitement. L'Occident donne bêtement aux Iraniens ce qu'ils veulent, en se berçant de l'illusion que l'Iran est sincère et qu'il change — jusqu'à ce que tout soit perdu !

Les Iraniens sont des terroristes convaincus ! L'espoir du président Trump de voir ces terroristes jouer un rôle utile dans une transition pacifique est illusoire. Il ne devrait même pas discuter avec eux !

Dans notre numéro d'avril 2025, j'ai commenté certains signes, au début de son mandat, indiquant que le président Trump ferait dangereusement confiance à des scélérats comme le président russe Vladimir Poutine et le Hamas. J'ai également commenté l'idée d'un accord sur le nucléaire iranien. J'ai écrit : « Le président Trump affirme également vouloir conclure un accord avec l'Iran sur son programme nucléaire. S'il le fait, ce sera encore un autre pacte avec le diable ! Tout accord renforcera la capacité de l'Iran à répandre sa terreur maléfique au Moyen-Orient. Cela risque de déclencher d’autres massacres comme celui du 7 octobre » (« Donald Trump connaît-il le chemin de la paix ? », sur latrompette.fr).

Le président Trump prépare un accord similaire en ce moment même. N'apprendrons-nous donc jamais ?

Les détails

Ce protocole d'accord n'est pas un traité ; il s'agit d'une prolongation de deux mois du cessez-le-feu que le président Trump avait accepté en avril. Mais parallèlement à la prolongation du cessez-le-feu, il accorde à l'Iran des concessions substantielles.

En échange de la levée par l'Iran de son blocus du détroit d'Ormuz, les États-Unis ont levé leur propre blocus des navires iraniens empruntant cette voie navigable. Les États-Unis ont également levé les sanctions pesant sur leur commerce pétrolier, notamment en autorisant les transactions en dollars américains. L'Iran n'avait plus bénéficié d'une telle liberté financière depuis l'accord de 2016.

Le président Trump s'est également engagé à débloquer des milliards de dollars d'avoirs iraniens détenus dans des banques mondiales. Une partie de ces fonds aurait déjà été débloquée avant même la signature du protocole d'accord. Les Émirats arabes unis auraient mis 20 milliards de dollars d'actifs à la disposition de l'Iran la semaine précédente. Cela ne se serait pas produit sans le consentement du gouvernement américain.

Le mémorandum va au-delà du simple déblocage des avoirs que l'Iran possède déjà. L'un de ses points stipule : « En collaboration avec leurs partenaires régionaux, les États-Unis élaboreront un plan global visant à relancer et à soutenir le développement économique de l'Iran. Ils assureront également un financement d'au moins 300 milliards de dollars. »

Le président Trump est connu pour faire de grandes promesses et proférer des menaces sans jamais les mettre à exécution. Mais ici, il a offert à l'Iran 300 milliards de dollars ! Si seulement 10 pour cent de cet argent parvenait aux coffres de l'Iran, ce serait une catastrophe !

Le mémorandum précise également que les États-Unis « s'engageront à mettre fin à tous les types de sanctions dont fait actuellement l'objet l'Iran », y compris « toutes les sanctions unilatérales américaines, tant primaires que secondaires », ainsi que les sanctions de l'ONU. Ces « sanctions unilatérales » sont celles que Trump lui-même a imposées à l'Iran en 2018. Les sanctions de l'ONU sont les « sanctions de relance brusques » que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont déclenchées l'année dernière dans le cadre des dispositions de conformité du PAGC de 2016. Le président Trump propose de se débarrasser même des quelques restrictions contenues dans l'accord d'Obama !

Qu'est-ce que les États-Unis obtiennent en échange ? Dans le mémorandum, l'Iran s'engage à ne jamais fabriquer d'arme nucléaire. Mais l'Iran a toujours affirmé qu'il ne voulait pas d'arme nucléaire — alors même qu'il s'empresse de se doter d'une arme nucléaire !

Échos d'Obama

Les similitudes entre ce que fait le président Trump et le PAGC de 2016 sont frappantes.

Dans les pourparlers nucléaires en cours, l'un des principaux points est la suspension de l'enrichissement de l'uranium. Les sources du New York Timesaffirment que les États-Unis « exigent depuis des mois » que l'Iran accepte un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement. « Les Iraniens ont répliqué en proposant un arrêt de 10 ans, mais les responsables américains pensent qu'ils se contenteront de 15 ans. »

Une « clause d'extinction » — c'est-à-dire une date à laquelle les restrictions prendraient fin et à partir de laquelle l'Iran pourrait reprendre son enrichissement à des fins militaires — constituait l'un des éléments phares de l'accord conclu sous Obama. Il s'agissait de l'un de ses aspects les plus dangereux. Pourtant, il semble que ce soit la position du président Trump « depuis des mois ».

En d'autres termes, l'accord du président Trump ressemble beaucoup à celui d'Obama, voire pire.

La formulation de cet accord revêt une grande importance. Selon la Constitution, les « traités » relèvent de la compétence et du contrôle du Congrès. C'est pourquoi le président Obama a appelé son accord le « Plan d'action global commun ». Un « plan d'action » n'a pas de désignation juridique qui nécessiterait le consentement du Congrès. Il en va de même pour un « protocole d'accord ». Il semble que le président Trump, à l'instar d'Obama avant lui, tente de contourner le Parlement.

Ces similitudes expliquent pourquoi de nombreux commentateurs affirment que l'accord de Trump est l'accord d'Obama ressuscité d'entre les morts. Lee Smith a écrit le 29 mai : « La vérité est que les conséquences ultimes de l’accord que Trump envisage actuellement le rendent pire que celui d’Obama. » Le 9 juin, la journaliste britannique Melanie Phillips a écrit : « Le président Trump risque désormais sérieusement de devenir un second Obama. »

Comme je l'écris dans mon livre L'Amérique sous attaque, le président Obama a conclu son accord parce qu'il partageait l'objectif de l'Iran de détruire les États-Unis. Ce n'est pas l'objectif du président Trump. Il entame les négociations par naïveté et par fierté en ses propres capacités, plutôt que par pure malveillance. Mais s'il ne change pas de cap, le résultat final sera le même !

Comme l'explique L'Amérique sous attaque, une prophétie dans 2 Rois 14 indique que Dieu a envoyé Donald Trump pour sauver l'Amérique des attaques d'Obama par le biais de l'accord sur le nucléaire iranien et de bien d'autres manières. Si Dieu n’était pas intervenu pour sauver l’Amérique « par la main » de Donald Trump, la république américaine aurait alors été anéantie, et la théocratie iranienne disposerait probablement d’une arme nucléaire !

Mais nous voyons maintenant le président Trump poursuivre l'œuvre d'Obama ! Comment cela a-t-il pu se produire ? Quelque chose ne va pas du tout.

Trahison envers Israël

Les failles dans la gestion de la question iranienne par le président Trump ne s'arrêtent pas là. Elles ont notamment des répercussions sur la sécurité de l'État d'Israël.

Le premier point du protocole d'accord stipule : « L'Iran et les États-Unis déclarent la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban » (c'est moi qui souligne). Il s'agit ici de la guerre menée par Israël contre le Hezbollah, qui, depuis des années, fait partie des différents groupes par procuration auxquels l'Iran a eu recours pour attaquer Israël.

Lorsque la guerre a éclaté, le président Trump a déclaré que l'un de ses objectifs était de mettre fin au financement par l'Iran des groupes terroristes agissant pour son compte. Aujourd'hui, sa position est complètement inversée. Son accord va protéger ces groupes contre Israël.

L'Iran a menacé de quitter les pourparlers de paix à moins que les États-Unis n'empêchent Israël d'attaquer le Hezbollah. Le président Trump s'est exécuté. Il a déclaré le 16 juin qu'il estimait qu'« Israël combat le Hezbollah depuis trop longtemps et que trop de personnes sont tuées ». « Je ne suis pas content de la manière dont Israël a géré la situation avec le Liban et le Hezbollah », a-t-il déclaré. « Ils auraient dû être en mesure de faire le travail plus rapidement. Ça n'en finit jamais. Et cette situation jette une lumière négative sur le grand accord, c'est-à-dire l'accord avec l'Iran. »

Le Hezbollah est désormais plus faible qu'il ne l'a été depuis des décennies. L'Iran sait qu'Israël a la capacité d'en finir avec le Hezbollah. Mais il sait aussi que le président Trump cherche désespérément un accord et qu'il est prêt à museler Israël si cela est nécessaire. Il semblerait que cela lui serve efficacement de moyen de pression. L'Iran a veillé à ce qu'Israël ne soit même pas invité aux pourparlers de paix, et il parvient à convaincre Trump de protéger le Hezbollah contre Israël.

Le 15 juin, le Hezbollah a bombardé Israël, rompant ainsi le cessez-le-feu. Israël a riposté, comme on pouvait s'y attendre. L'Iran a ensuite utilisé cela comme prétexte pour quitter les pourparlers à moins que le président Trump ne fasse quelque chose — et il a mordu à l'hameçon. L'Iran utilise cette tactique à maintes reprises, car elle fonctionne toujours !

Réalisez : Israël s'efforce au maximum d'éviter de blesser des civils. Il combat les terroristes et assassins du Hezbollah qui ont tué des centaines de Juifs ! Les Israéliens savent qu’ils ont besoin d’un véritable esprit combatif pour assurer la survie de leur nation. Le président Trump faisait preuve d’un grand esprit combatif lorsqu’il luttait contre la prise de pouvoir de l’« État profond » d’Obama. Où est passé cet esprit combatif aujourd’hui, alors qu’il s’agit de venir en aide à un allié confronté à une grave crise ?

Le président Trump affirme être un homme de paix, mais il n’apporte pas la paix à Israël. Il semble qu'il apporte le contraire ! En discutant avec l'Iran, il traite avec le diable. Lorsqu'il s'agit de négociations de paix et de diplomatie internationale, le président a une faiblesse mortelle.

La cause

La guerre étant dans une impasse, le président Trump a réalisé que l'armée américaine ne peut pas vaincre l'Iran. Smith a résumé la situation : « La raison pour laquelle la politique de Trump sur l'Iran finit par ressembler à celle d'Obama est simple : une fois que l'on arrête les actions militaires, il ne reste plus d'autre option sur l'échiquier que la position d'Obama, qui consiste à tout concéder aux Iraniens tout en présentant cela comme une victoire. »

Park MacDougald a écrit pour Tablet : « Trump avait entrepris de rayer l'Iran de la carte géopolitique. Maintenant, il négocie des pots-de-vin avec un régime qu'il a prétendu à des dizaines d'occasions avoir déjà anéanti. Même pour Trump, qui est avant tout un vendeur, il est difficile de présenter cela comme une victoire. »

Après le cessez-le-feu initial d'avril, le président Trump a déclaré aux médias qu'il avait remporté une « victoire totale et complète ». Mais la vérité est que les États-Unis ont perdu la guerre.

Il y a une raison spirituelle majeure à cela.

La raison pour laquelle l'Amérique n'a pas été en mesure de vaincre l'Iran est que, comme l'a expliqué Herbert W. Armstrong dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie, notre nation a abandonné Dieu ! Dieu prophétisa dans Lévitique 26 : 19-20 que si Son peuple l'abandonnait, Il briserait l'orgueil de sa force et ferait en sorte que sa force s'épuise inutilement. La défaite dans la guerre en Iran confirme la tendance annoncée pour la première fois par Herbert W. Armstrong et que la Trompette a souvent soulignée : les États-Unis n'ont pas remporté une seule guerre depuis la Seconde Guerre mondiale ! Et Il va faire peser des malédictions bien plus sévères sur les États-Unis très bientôt si ses dirigeants et son peuple ne se repentent pas !

Pourtant, au lieu de reconnaître et de confesser les péchés qui ont conduit à ces pertes, nous nous retirons du monde et nous nous adonnons encore davantage à nos péchés !

Le président Trump se bat pour de nombreuses causes louables. Mais ce faisant, il amène les gens à le considérer comme la solution — et non pas le Dieu tout-puissant et omnipotent ! Nous avons besoin d’un dirigeant qui conduise notre peuple à embrasser le Dieu vivant — et non pas d’un homme insignifiant et impuissant ! C'est une grande tromperie et un grand péché !

Le président Trump a raison de s'inquiéter pour la paix mondiale. Mais négocier avec des puissances maléfiques comme l'Iran n'est pas la voie vers la paix. Seul Dieu peut nous sauver de la tempête qui se prépare.

Dieu a accordé aux États-Unis un bref délai pour se repentir de leurs péchés, notamment en matière de politique étrangère. Mais si les États-Unis ne se repentent pas, nous nous dirigeons vers une guerre mondiale nucléaire sanglante !

Ce n’est pas la prédiction d’un homme. C’est l’avertissement biblique de Dieu !

LE ROI DU SUD

Le prophète Daniel écrivit au sujet d’une confrontation future entre le Roi du Nord et le Roi du Sud. Le Roi du Nord comprendra les Etats-Unis d’Europe. Mais quelles nations formeront le Roi du Sud? Est-ce que cette puissance est actuellement en formation ?