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Ramzi Haidar/AFP/Getty Images

L’Iran a conquis le Liban … et à présent?

Le monde fait semblant que le Liban est sur le chemin de la stabilité. La réalité, c’est que l’Iran a, maintenant, le contrôle des choses. Sa prochaine conquête sera-t-elle la Cisjordanie?  

Comprenez-vous combien ce qui est arrivé, en mai, au Liban était vraiment dangereux? Le 9 mai, l’Iran commence à étrangler le Liban pour préserver sa position sur la frontière nord d’Israël. Cet acte de guerre a sonné le glas pour la démocratie libanaise, a renforcé l’emprise de l’Iran sur le Proche-Orient, et a radicalement accru la menace pour Israël et au-delà.

C’est stupéfiant, mais les États-Unis et la communauté internationale n’ont rien fait.

En fait, ils ont fait pire! Si vous lisez la presse d’information de cette époque vous pourriez croire que l’affaire qui a émergé de cette violence terroriste a laissé le Liban plus riche qu’il avait été auparavant! Les commentateurs ont dit que la guerre civile a été évitée. Une confrontation politique s’est terminée par une réconciliation. Après 19 tentatives ratées depuis novembre dernier, le pays a installé un nouveau président. Comme un auteur plein d’espoir l’a exprimé, l’accord conclu à Doha, au Qatar, le 21 mai, «met fin à une crise nationale de 18 mois et augmente les espoirs d’un avenir stable pour ce pays assiégé» (Middle East Times, du 29 mai).

C’est de l’ignorance flagrante! Ce qui s’est produit au Liban n’était rien moins qu’une triste capitulation de la coalition gouvernementale du Liban, soutenue par l’Occident—et une victoire importante pour le groupe terroriste du Hezbollah et son principal sponsor, l’Iran.

Le fait que les États-Unis, l’Organisation des Nations Unies et d’autres aient prétendu que c’était quelque chose de différent, c’est, pour l’Iran, une mesure de leur propre capitulation.

La démonstration de force du Hezbollah

Le gouvernement libanais venait de prendre des mesures pour restreindre les communications et les déplacements entre le Hezbollah basé au Liban et l’Iran—mettant à l’écart le chef de la sécurité d’un aéroport important qui facilitait les chargements iraniens d’armes pour le Hezbollah—et pour lancer des investigations dans un réseau de télécommunications construit par l’Iran, et entretenu par le Hezbollah. L’Iran a traité ces mouvements comme une déclaration de guerre.

Au fil des heures, des Gardes iraniens ont rejoint des bandits armés du Hezbollah pour une démonstration massive de force, submergeant rapidement les rues de Beyrouth ouest. Ils ont bloqué l’aéroport, ont arrêté la publication des journaux pro-gouvernementaux, et ont assiégé le quartier général des chefs libanais, Fouad Siniora et Saad Hariri—le tout en un seul jour.

Chacun sait que le Hezbollah opère comme un mandataire de l’Iran. Un scénario semblable s’est produit en été 2007, quand les mollahs, à Téhéran, ont manigancé le renversement violent de la Bande de Gaza par le Hamas, par procuration. Le monde alors était silencieux aussi!

Après son affichage de force à Beyrouth, le Hezbollah a fait quelque chose d’extraordinaire: Il a retourné ses nouveaux gains à l’Armée libanaise. Le message: L’Iran ne tolérera pas d’attaques sur le pouvoir et l’infrastructure militaire du Hezbollah au Liban—pourtant cela ne l’intéresse pas de reprendre le gouvernement formel de la nation. Tout ce dont il a besoin, c’est une arme à utiliser contre Israël, à un moment encore à venir. Le Hezbollah a déjà prouvé sa valeur à cette fin dans la guerre contre Israël en été 2006.

L’Iran est la nation numéro-un qui sponsorise le terrorisme au Moyen-Orient, et il l’a été depuis les années 1970. Après avoir pris le contrôle de la Bande de Gaza en 2007 par le Hamas, Téhéran a commencé à se concentrer avec plus de zèle sur le fait de cimenter le contrôle du Liban. Il a accompli ce but en mai. L’Iran contrôle maintenant tant Gaza que le Liban!

«La victoire du Hezbollah, en prenant l’ouest et le centre de Beyrouth, a eu pour effet d’ajouter un autre anneau à la chaîne pro-iranienne encerclant Israël», a rapporté debka file. «En bien des façons, c’est un revers plus dommageable pour la sécurité nationale d’Israël que la saisie de la Bande de Gaza par le Hamas palestinien» (15 mai). En fait, un activiste du Hamas a dit au Washington Times que c’était le deuxième stade d’un plan pour resserrer le nœud coulant autour d’Israël—un plan qui a commencé avec le coup d’État de Gaza, et qui s’étendra à la Jordanie et l’Égypte.

Le putsch de Beyrouth était un acte de guerre monstrueux commis par l’Iran! Si c’était l’Amérique ou Israël qui avait pris Gaza ou le Liban, vous pouvez être sûr qu’il y aurait un tollé international massif!

Mais ce n’était pas l’Amérique ou Israël. C’était l’Iran. Et la communauté internationale s’est essentiellement tenue à l’écart, et a laissé cela arriver.

La non-réponse de Washington

La réponse de Washington à la crise était anémique. Son premier mouvement a été d’essayer de trouver le soutien international en faveur du gouvernement libanais. Condoleezza Rice était elle-même occupée avec les visites au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et aux ministres des Affaires étrangères de la France et de l’Arabie Saoudite. Washington a demandé à la Ligue arabe «de montrer son déplaisir au Hezbollah et à ses sponsors», a déclaré le Washington Post (10 mai).

Les coups de téléphone et les réunions n’ont précisément rien changé, évidemment. Depuis 19 mois, l’Organisation des Nations Unies a posté 15 000 hommes de troupe au Liban pour, soi-disant, contenir le Hezbollah, et cela n’a rien changé. Quel bien possible les expressions de «déplaisir» pourraient-elles faire?

Le porte-parole du Département d’État, Sean McCormack, a appelé «ceux qui ont de l’influence sur la Syrie et l’Iran à encourager ces pays à faire jouer leur influence sur le Hezbollah». Il est difficile d’imaginer déclaration plus ignorante. La Syrie et l’Iran faisaient déjà jouer leur influence sur le Hezbollah—pour contrôler le Liban.

Comme Barry Rubin l’a écrit: «L’Iran et la Syrie soutiennent leurs amis avec des armes et de l’aide; l’Occident répond par des mots soutenus par rien du tout. Qui peut blâmer le Hezbollah, Damas et Téhéran de rire avec mépris?» (Le Jérusalem Post, du 11 mai).

Ce qui a alors rendu cette situation honteuse bien pire, c’était l’accord politique qui a consolidé et a légalisé la victoire du Hezbollah.

Un accord scandaleux

En 2006, l’opposition dirigée par le Hezbollah démissionnait du cabinet de coalition d’unité nationale, en demandant plus de pouvoir et un veto à toutes les décisions gouvernementales. Depuis lors, au milieu de nombreux assassinats de personnages libanais prééminents, le gouvernement libanais avait été conduit dans une impasse. Quand le mandat du président s’est achevé en novembre dernier, on ne pouvait élire aucun nouveau président sans la coopération du Hezbollah, même après 19 tentatives fondées.

À présent, on est sorti de cette impasse. Après cinq jours de négociations à Doha, le gouvernement libanais s’est soumis et a donné au Hezbollah ce pour quoi il avait tenu bon pendant 18 mois: le droit de veto dans un nouveau gouvernement.

Pourquoi ce changement? À cause du déploiement brutal de la puissance militaire du Hezbollah.

Oui, une fois encore, dans le Moyen-Orient, la violence a ouvert la voie à plus de pouvoir politique pour les terroristes.

Ce que le droit de veto du Hezbollah signifie, dans un nouveau gouvernement d’unité nationale, est clair. Cela signifie que le gouvernement libanais ne peut passer aucune loi demandant le désarmement du groupe terroriste. Cela signifie que le gouvernement ne peut pas diriger l’armée pour prendre des mesures contre le Hezbollah ou arrêter une attaque du Hezbollah sur Israël. En vérité, cela signifie que le gouvernement ne peut prendre aucune décision qui puisse favoriser Israël ou l’Occident. Toutes les décisions-clés et tous les rendez-vous du nouveau gouvernement devront être approuvés par le Hezbollah. L’accord de Doha n’a même pas mentionné les résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui demandent le désarmement du Hezbollah.

Comme Reza Hossein Borr l’a écrit pour le Global Politician: «Le fait est que les adversaires du Hezbollah étaient très heureux de ne pas avoir été capturés et exécutés pendant la courte guerre civile. Ils étaient suffisamment humiliés pour accepter ce qu’ils ne pouvaient accepter depuis presque deux ans. Ils étaient heureux d’être vivants et ils étaient heureux que le Hezbollah était content de retirer ses troupes de leurs territoires» (2 juin).

C’était un plan intelligent du Hezbollah. Contracter son énorme pouvoir—assez pour permettre aux Libanais de le voir, assez pour leur arracher les concessions politiques qu’il recherchait—et se retirer ensuite dans l’ombre et minimiser l’incident. Il n’y a rien à voir, circulez!

Les négociations de Doha ont, également, permis l’élection de l’ancien général Michel Suleiman, soutenu par les Syriens, comme président le 25 mai. Cela a été largement vu comme, peut-être, le résultat le plus positif de l’accord. En réalité, M. Suleiman est un sympathisant du Hezbollah, et un ennemi d’Israël. Il a été soigneusement choisi par l’ancien Président syrien Hafez el-Assad comme commandant militaire du Liban. Pendant ses neuf ans dans ce rôle, il n’a jamais affronté le Hezbollah—pas même pendant la deuxième guerre du Liban. En mai, plutôt que de diriger l’armée pour repousser l’attaque du Hezbollah, il a présidé une force largement pro-Hezbollah qui a laissé faire pendant que les terroristes gagnaient du terrain.

Toute idée selon laquelle M. Suleiman pourrait prendre de plus fortes mesures contre le Hezbollah, en tant que président, est ridicule.

L’échec de la négociation

Après la Seconde Guerre mondiale, le Président Franklin D. Roosevelt a cru qu’il pourrait négocier un traitement pacifique de l’Europe de l’est avec Joseph Staline de la Russie. Pourtant Staline, un des pires dictateurs, a fini par asservir toute l’Europe de l’est. C’est ce qui arrive quand vous vous assoyez et essayez de négocier avec ces dictateurs très ambitieux et abominables. Malheureusement, trop peu de personnes font attention à cette histoire alarmante aujourd’hui.

Le 15 mai, le président américain a parlé à la Knesset pour commémorer le 60ème anniversaire d’Israël. «Certains semblent croire que nous devrions négocier avec les terroristes et les radicaux, comme si un argument astucieux les persuadera qu’ils ont eu tort», a-t-il dit. «Nous avons entendu cette folle tromperie auparavant… Nous avons une obligation de l’appeler par son nom—un faux confort d’apaisement qui a été, plusieurs fois, discrédité par l’histoire.»

Le Président Bush avait parfaitement raison! Ce n’est pas un temps pour négocier. C’est un temps pour arrêter les actes terroristes. Le Hezbollah ne parlera jamais d’abandonner son culte de mort. Les efforts pour apaiser ces terroristes en leur donnant du pouvoir politique sont voués à un échec spectaculaire!

Les deux candidats démocrates à la présidence des É.-U. ont été, à l’époque, fortement en désaccord avec les remarques du président. Barack Obama a dit que l’Amérique doit «utiliser tous les éléments du pouvoir américain—y compris le principe de la diplomatie directe—pour mettre la pression sur des pays comme l’Iran et la Syrie». Hillary Clinton a traité les commentaires de G. Bush «d’injurieux et de terribles». Winston Churchill a, lui aussi, été diffamé pour avoir mis en garde contre Adolf Hitler et l’Allemagne nazie avant la Seconde Guerre mondiale. Mais nous ne tirons rien de notre propre histoire!

Ce qui est arrivé au Liban était clairement un revers pour Washington et ses alliés qui cherchent à désarmer le Hezbollah. Étonnamment, pourtant—juste quelques jours après son discours à la Knesset—le Président Bush a dit: «J’espère que l’accord de Doha… introduira une ère de réconciliation politique à l’avantage de tous les Libanais.» Il a félicité M. Suleiman de son élection, et une délégation américaine du Congrès a assisté au vote parlementaire qui a officiellement investi le président Suleiman—juste à côté des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Syrie.

Il était déjà assez mal venu que les États-Unis—sans parler des Nations Unies—n’avaient rien fait, pendant que le Hezbollah forçait la main au gouvernement libanais pour qu’il se soumette. Ensuite, prétendre que le paysage politique résultant, dominé par le Hezbollah, serait plus paisible et plus stable, était une trahison encore plus scandaleuse!

Reza Hossein Borr croit que cette acceptation par le monde occidental a été la plus grande concession reçue par le Hezbollah. «La reconnaissance internationale du Hezbollah, comme force politique, encouragera cette organisation à accroître son pouvoir militaire pour obtenir encore plus de reconnaissance», a-t-il écrit (op. cité.).

En souriant sur l’accord de Doha, le monde occidental met son sceau de légitimité sur le nouvel état d’«Hezbollastan» qui occupe maintenant l’ancienne nation du Liban!

Clairement, le Hezbollah, ennemi mortel, doit être détruit. Mais Israël et les États-Unis—et même l’Europe en ce moment—n’ont simplement pas de volonté pour le faire.

Et la volonté, c’est une chose dont le Hezbollah et ses alliés en Iran et en Syrie ne manquent pas: ils tueront n’importe qui, et détruiront n’importe quoi pour gagner!

Victoire pour l’Iran

Ne faites pas d’erreur: une victoire pour le Hezbollah est une victoire pour l’Iran. La Syrie—autant qu’elle a influencé la politique libanaise dans le passé—est une figure bien moins importante, au Moyen-Orient, que l’Iran. L’Iran, non pas la Syrie, est le patron en chef du Hezbollah. L’Iran donne, au Hezbollah, au moins 100 millions de dollars par an—certaines sources disent plus de 3 milliards de dollars; il fournit un entraînement intensif au Hezbollah et des quantités d’armes, allant des mitrailleuses à des missiles de croisière pouvant atteindre des navires; il donne au Hezbollah ses directives, son idéologie.

Et maintenant, par le biais du Hezbollah, l’Iran a renforcé son étranglement sur le Liban. Par le putsch militaire du Hezbollah, et une retraite planifiée intelligemment—suivi d’un accord acclamé par le monde arabe et passivement approuvé par l’Occident—il a non seulement consolidé sa position politique dans le pays, mais a, également, éliminé toute menace possible de son désarmement forcé. Et, de plus, il a obtenu le président de son choix.

Que signifie ce développement pour l’Amérique? Cela signifie que les États-Unis perdent leur guerre contre le terrorisme! C’est une calamité du plus haut rang. La plupart des médias et la plupart de nos politiciens ne voient pas ces événements de cette façon, mais chaque victoire terroriste est un signe d’avertissement dangereux pour l’Amérique, la Grande-Bretagne et les Juifs du Moyen-Orient.

À mesure que l’Iran continue d’avancer et de mener avec succès des actes de guerre terroristes systématiques, nous voyons un net échec en matière de volonté de la part de l’Amérique et du monde occidental.

La raison pour laquelle les efforts de l’Amérique au Liban ont été vains ne pourrait être plus claire. C’est parce que l’Iran, par le biais du Hezbollah, assiège le gouvernement libanais. Pourtant, malgré tout, les États-Unis ne s’en prendront pas à l’Iran.

Savez-vous pourquoi? Saviez-vous que Dieu a prophétisé que cela arriverait? Si vous lisez la Trompette depuis un certain temps, vous savez que la prophétie biblique a prédit ce désastre—et révèle avec précision pourquoi cela arrive: parce que Dieu a brisé la volonté de l’Amérique.

Volonté brisée

Lisez la prophétie dans Lévitique 26. Dieu dit que, si nous n’obéissons pas à Ses lois, Il nous maudira. Une des malédictions de Dieu avertit à ce sujet: «Je briserai l’orgueil de votre force… Et votre force s’épuisera inutilement» (versets 19-20). Oui, l’Amérique a la puissance, oui, elle a la force. Mais la fierté de cette puissance est brisée et la force est dépensée inutilement.

Le fait que les États-Unis abandonnent le Liban à l’Iran est un signe vraiment remarquable de la façon dont ils sont devenus impuissants.

Le Liban est clairement un projet dans lequel les États-Unis sont lourdement investis. Washington a claironné la Révolution du Cèdre de 2005 comme étant un symbole de l’avenir du Moyen-Orient, de la liberté et de la démocratie entraînant la région vers la paix et la sécurité. Il a donné 1,3 milliard de dollars au gouvernement Siniora, durant les deux ans passés.

Ces grandes idées ont été piétinées. 400 millions de dollars de cet argent sont allés vers le renforcement de l’Armée libanaise, et maintenant le Hezbollah participe à cette force. «L’Armée libanaise est maintenant plus un bras opérationnel du Hezbollah qu’une force armée qui sert le gouvernement», a déclaré debka file (le 16 mai).

Le Président Bush avait trois priorités au Moyen-Orient: l’Iraq, le processus de paix israélo-palestinien et le Liban. En dépit des dépenses massives, il se trouve incapable de verrouiller même une seule de ces situations.

Voici la simple vérité: l’Iran est le problème derrière tous les trois.

Les États-Unis ne résoudront jamais les problèmes de l’Iraq sans affronter l’Iran. Les États-Unis et Israël ne juguleront jamais les groupes terroristes palestiniens sans affronter l’Iran. Le Liban ne sera jamais protégé à moins que l’Iran ne soit réprimé. Tous les efforts pour traiter ces questions—en ignorant la connexion de l’Iran—sont des exercices futiles.

Le fait que les États-Unis ne veulent simplement pas affronter l’Iran est la seule et plus grande preuve, aujourd’hui, que Dieu a brisé l’orgueil de leur force.

Les États-Unis dépensent vraiment leur force inutilement au Liban, en Israël et en Iraq. La seule et plus grande raison, c’est l’Iran. La République islamique ensanglante l’Amérique dans ces trois théâtres. Et malgré tout, Washington agit comme si la France ou la Ligue arabe peuvent résoudre le problème.

La guerre d’Iraq seule coûte 341 millions de dollars par jour aux États-Unis. Elle a tué bien plus de 3 000 soldats américains, et a coûté un demi-trillion de dollars. Et la chose vraiment remarquable à ce sujet, c’est où tout cela conduit: à la fin, les États-Unis vont se retirer, et l’Iran va prendre le pouvoir.

Les États-Unis sont entrés en Iraq pas seulement pour déposer Saddam Hussein, mais aussi pour utiliser cette région comme une terre de mise en scène pour s’occuper du deuxième membre de «l’axe du mal»—l’Iran. Mais à la fin, toute la force qu’ils y dépensent atteindra exactement l’opposé de ce qu’ils ont voulu. L’Amérique se prépare à remettre le contrôle de l’Iraq et—par la suite du Moyen-Orient—à l’Iran.

Beaucoup de personnes critiquent durement l’administration Bush pour ses décisions. Ils ne voient pas le tableau d’ensemble. Ce problème n’est pas simplement le résultat de mauvaises décisions prises par une administration: c’est le résultat des malédictions de Dieu qui sont descendues sur les États-Unis pour leur désobéissance à Ses lois.

Ce n’était pas leur président qui a brisé l’orgueil de leur puissance—c’était Dieu. Il essaie d’enseigner à cette nation les problèmes qui résultent lorsqu’on L’oublie.

Le prochain mouvement de l’Iran

La Trompette avertit depuis 15 ans que l’Iran, en route pour devenir le «roi du sud», reprendrait l’Iraq. Son rôle dans la prophétie biblique est clair, et aujourd’hui nous voyons des événements conduisant à cet accomplissement d’une façon vraiment remarquable.

Maintenant nous devons poser la question: Quel morceau de territoire l’Iran conquerra-t-il ensuite? Il ira sans doute après la Cisjordanie.

Les Arabes du Fatah contrôlent actuellement la Cisjordanie. Pourtant, les terroristes (et les armes) du Hamas sont présents partout en Cisjordanie, et il y a peu de doute qu’ils travaillent à prendre le contrôle de cette région stratégique d’Israël. Le but ultime de l’Iran est d’envahir Jérusalem. La Cisjordanie est contiguë à la ville. Les Iraniens croient que, s’ils peuvent conquérir Jérusalem, ils peuvent unir le monde arabe sous leur contrôle.

En dépit de la stratégie diabolique de Téhéran consistant à massacrer les Juifs, et à envahir Jérusalem, beaucoup de gens aux États-Unis veulent toujours négocier avec le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, alors même qu’il continue à commettre des actes de guerre terroristes! Nous voulons négocier tout comme Neville Chamberlain, de Grande-Bretagne, a voulu négocier avec Hitler ce qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale. Hitler s’est emparé d’une grande portion de l’Europe, et avait presque gagné la Seconde Guerre mondiale avant que les puissances alliées ne se réveillent finalement, et ne se rendent compte qu’il n’y avait nul autre recours que de lutter!

Nous faisons face à la même situation au Moyen-Orient aujourd’hui. L’Iran a pris Gaza et le Liban, et bientôt obtiendra le contrôle de la Cisjordanie. Alors il tournera son attention vers son prix ultime—la prise de Jérusalem!

La prophétie biblique dit que l’Iran se heurtera alors à un pouvoir européen (Daniel 11:40). Ce heurt tournera sans doute autour de Jérusalem, qui reste un foyer du catholicisme, et est rapidement assiégée par les forces islamiques radicales menées par l’Iran. La conquête de Jérusalem est le but, ouvertement déclaré, de l’Iran depuis quelque temps. Mais pouvez-vous imaginer ce qui arrivera au monde arabe quand il prendra le contrôle de Jérusalem-est—qui représente son troisième lieu saint? (Vous pouvez en apprendre plus sur cet événement en lisant notre article principal de mars de 2006: «Jérusalem est sur le point d’être partagée en deux».)

Cet événement transformera probablement beaucoup d’Arabes modérés en dangereux Arabes radicaux. En dépit de cette victoire, pourtant, l’Iran ne va pas prendre le contrôle de tout Jérusalem parce que, quand il se heurtera à l’Europe, l’Europe réagira en y descendant comme «une tempête». C’est l’affrontement entre le roi du sud et le roi du nord prophétisé dans Daniel 11:40.

La Strong’s Bible Concordance dit que cette tempête européenne laissera les gens épouvantés! Ce sera probablement une tempête nucléaire qui fera très vite beaucoup de dommages. Souvenez-vous, l’Iran a commencé ce terrorisme d’État sponsorisé, et a été le pouvoir prédominant derrière cela. Prendre le contrôle de Jérusalem, c’est son ambition numéro un. L’Amérique et d’autres nations occidentales peuvent négocier avec lui, et fermer les yeux quand il renverse des gouvernements, mais personne ne va lui parler de ce but. Il a proclamé cela comme son but avoué, pendant des années, tout comme Hitler l’a fait avant de commencer la Seconde Guerre mondiale. Comme Churchill l’a dit, nous semblons ne jamais tirer profit de l’histoire!

Dieu veut que nous sachions que, juste avant le retour du Christ, ce sera un temps où la prophétie sera très spécifique et détaillée. Il a dit que nous compterions même les jours. Qu’est-ce qui pourrait être plus inspirant, stimulant et remontant que cela? Et quand nous voyons le heurt continuel de l’Iran, bien que ce soit de mauvaises nouvelles, cela amènera à cet événement le plus grand qui ne se soit jamais produit dans l’univers: le retour de Jésus-Christ!

Cela arrivera, et vous pouvez le prouver par votre Bible. Vous ne voulez pas considérer nos paroles ou celles de n’importe quel homme comme acquises—mais vous pouvez considérer la parole de Dieu comme acquise! Quand Il le dit, cela se passera à coup sûr! Ce sont les temps les plus enthousiastes dans l’histoire humaine! Le Messie est sur le point de venir! 

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