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« L'offre finale » de Trump pour la paix en Ukraine est une aubaine pour la Russie

« L'offre finale » de Trump pour la paix en Ukraine est une aubaine pour la Russie

Les États-Unis devraient présenter officiellement aujourd'hui un plan de paix visant à mettre fin à la guerre de la Russie contre l'Ukraine. L'accord, extrêmement favorable à la Russie, prévoit que les Russes obtiendront :

• La reconnaissance officielle par les États-Unis de leur souveraineté sur la Crimée

• La reconnaissance de facto du contrôle exercé par la Russie sur la majeure partie de Louhansk et sur les parties occupées de Donetsk, Kherson et Zaporijjia (ce que le président russe Vladimir Poutine a notamment déclaré qu'il accepterait).

• La levée de toutes les sanctions imposées depuis 2014

• Des garanties formelles que l'Ukraine ne deviendra pas membre de l'OTAN (bien qu'elle puisse adhérer à l'Union européenne).

• Une coopération accrue avec les États-Unis dans les secteurs de l'industrie et de l'énergie

En vertu de cet accord, l'Ukraine recevra :

• Une garantie de sécurité vaguement définie, que les pays européens sont apparemment censés mettre en œuvre ; il n'y a aucune précision sur la participation des États-Unis (Poutine avait précédemment rejeté l'idée d'une force européenne de maintien de la paix en Ukraine)

• Accès libre au fleuve Dniepr qui coule le long de certaines parties de la ligne de front

• Compensation et aide à la reconstruction, bien qu'il n'y ait aucune mention de l'origine de cette aide

• La restitution de la petite zone de Kharkiv actuellement occupée par les forces russes

• Contrôle officiel de la centrale nucléaire de Zaporijjia ; toutefois, les États-Unis prendront en charge les opérations et veilleront à ce que l'électricité alimente à la fois la Russie et l'Ukraine ; il s'agira d'un élément essentiel de la coopération énergétique revitalisée entre les États-Unis et la Russie

• La conclusion d'un accord sur les minéraux avec l'Amérique qui donne aux États-Unis l'accès à des quantités incalculables de « minéraux extractibles » de l'Ukraine, y compris des terres rares, du pétrole et du gaz.

Offre finale : L'accord remarquablement pro-russe a été rédigé après une rencontre de quatre heures à Moscou la semaine dernière entre l'envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, et Vladimir Poutine. L'accord est présenté aux responsables ukrainiens comme « l'offre finale » de Trump, la Maison Blanche affirmant qu'il est prêt à se retirer complètement de la situation si l'offre est rejetée.

L'accord est qualifié de « reddition devant l'agression », de « projet de capitulation déguisé en diplomatie » et de « récompense à l'agresseur ». On s'attend à ce que les dirigeants européens ne l'acceptent pas.

Cette proposition place les dirigeants ukrainiens dans une position particulièrement difficile, car ils ne souhaitent pas contrarier le président Trump et perdre le soutien des États-Unis, mais ils ne peuvent pas non plus rejeter la volonté du peuple ukrainien en acceptant ce qui équivaut fondamentalement à une reddition à la Russie.

Le président Trump souhaite que cette guerre horrible prenne fin rapidement, et c'est un objectif noble. Mais y mettre fin en capitulant devant l'agression de Poutine, en récompensant sa brutalité et en établissant avec lui une alliance énergétique américaine ne manquera pas de causer de plus grands problèmes à l'avenir.

Poutine est-il digne de confiance ? En 2017, après que Trump a déclaré qu'il s'entendait très bien avec Poutine, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit un article historique intitulé « Donald Trump devrait-il faire confiance à Vladimir Poutine ? » Il a écrit :

Que se passera-t-il si le président américain « s'entend très bien » avec un homme tel que Poutine ? Qu'arrivera-t-il à l'Amérique si le pays s'entend avec cet homme ? […] Poutine […] est plein de secrets, de tromperie, de manipulation, d'agression, d'intimidation, de coercition par la force, et nous ignorons bien d'autres choses à son sujet.

M. Flurry a ensuite décrit une grande partie des méfaits de Poutine, notamment son soutien extrêmement dangereux à l'Iran, sa destruction brutale de la Tchétchénie, l'assassinat de nombreux journalistes en Russie et son soutien à une grande partie de la méchanceté de la Chine. Après avoir détaillé cette ignominie, M. Flurry a écrit :

Qu'adviendra-t-il d'un pays qui « s'entendra très bien avec Vladimir Poutine » ? Ce n'est pas une simple question rhétorique. Plus le président et la nation se rapprochent de Poutine, plus ils s'éloignent de ce qui est bon et de ce qui est juste, plus ils s'éloignent de Dieu ! C'est mortellement dangereux ! Poutine restera fidèle à son caractère et s'en prendra au président Trump et à l'Amérique, tout comme il s'en est pris aux autres. Et ce sera bien mérité, en raison de la relation étroite entre lui et l'Amérique.

Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent aujourd'hui à Londres pour discuter du plan de paix du président Trump, nous ne devons pas nous attendre à ce qu'il en résulte une véritable paix. Il y aura peut-être une résolution à court terme. Mais à mesure que l'Amérique capitule devant le mal de Poutine, la perspective d'une paix réelle ne fait que s'éloigner.