LA TROMPETTE
L’UE offre 1 milliard d’euros à la Tunisie pour arrêter l’immigration
L’Union européenne a offert plus d’un milliard d’euros (1, 1 milliard de dollars américains) au gouvernement autoritaire de la Tunisie pour empêcher les migrants de traverser la Méditerranée vers l’Italie.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, se sont rendus en Tunisie dimanche pour discuter du programme d’assistance financière.
L’accord comprend :
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900 millions d’euros pour une « assistance macro-financière » afin d’aider l’économie tunisienne qui se retrouve actuellement en difficulté.
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150 millions d’euros pour soutenir un programme de réformes défini par le Fonds monétaire international.
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105 millions d’euros pour la gestion des frontières, la lutte contre la traite des êtres humains et les initiatives de lutte contre l’immigration clandestine.
Mauvaise gestion économique : L’économie tunisienne souffre de la montée en flèche des prix de l’énergie, d’un taux de chômage élevé et de l’inflation. La pénurie alimentaire s’est accrue cette année en raison de l’incapacité du gouvernement à payer les prix globalement plus élevés pour importer des denrées alimentaires ou à subventionner les exploitations agricoles tunisiennes. La dette de la Tunisie est estimée à 80 pour cent de son produit intérieur brut.
Une prime pour arrêter l’immigration : La politique tunisienne en matière de visas permet actuellement à une centaine de nationalités de se rendre dans le pays sans visa, ce qui fait de la Tunisie un tremplin vers l’Europe pour de nombreux Africains subsahariens. Cette année, le nombre de tentatives de passage depuis la Tunisie a augmenté de 292 pour cent par rapport à 2022, selon Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.
« La déstabilisation de la Tunisie aurait de graves répercussions sur la stabilité de toute l’Afrique du Nord, et ces répercussions arrivent inévitablement ici », a déclaré Meloni.
La veille de la visite, le président tunisien Kais Saied a déclaré qu’il ne permettrait pas à son pays de devenir le garde-frontière de l’Europe.
L’opposant politique de Saied, Jawhar Ben Mbarek, qui a été arrêté en février dans le cadre de la répression autoritaire de Saied, a déclaré : « En Europe, on a tellement peur des réfugiés que l’on veut coopérer avec un dictateur. »
Le choc à venir : Cet afflux d’immigration et les tentatives de l’UE pour l’arrêter sont les signes d’une confrontation à venir. Dans son article « Le Saint Empire romain s’expose au public—en grand ! », le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit :
Une tendance que vous devriez surveiller de près se développe en Europe. Les Européens sont assiégés par des immigrants du Moyen-Orient, de plus en plus de populations musulmanes au sein de leurs paysages urbains, remplis de mosquées et de minarets, de quartier de leurs villes se transformant en des enclaves musulmanes où la police locale n’ose plus entrer, même des attentats terroristes islamiques. Et de plus en plus d’Européens recherchent des solutions dans leur propre histoire. Plus spécifiquement, leur histoire religieuse.
Pour comprendre comment cette tension croissante conduit à une collision entre l’Europe et le monde islamique, lisez « L’Afrique du Nord est-elle la prochaine crise de l’Europe ».