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Gary Dorning/Trompette

L’unique minorité que la société aime haïr

Le monde s’agite pour un autre Holocauste, encore plus horrible.

En Europe, les Juifs sont à nouveau derrière les barreaux. Pas dans des camps de concentration—pour l'instant. Mais chaque fois qu'ils se rassemblent dans des synagogues, des écoles juives ou d'autres centres culturels, ils le font derrière des murs, des clôtures, des portes et des gardes. Dans le principal quartier juif de Paris, des soldats français patrouillent dans les rues.

Les synagogues dans les grandes villes européennes consacrent environ un quart de leur budget à la sécurité. Dans certains endroits, il est aussi élevé que 50 pour cent. En mai, la chancelière allemande Angela Merkel a averti que chaque synagogue et école juive en Allemagne nécessite une protection policière constante.

Pendant ce temps, l'attaque antisémite la plus meurtrière de l'histoire récente des États-Unis s'est produite en octobre 2018 lorsqu'un homme armé a tué 11 personnes dans une synagogue de Pittsburgh. En juin dernier, Elan Carr, envoyé spécial des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme, a déclaré lors d'une conférence à Jérusalem : « Nous vivons dans une époque dangereuse. N'importe quelle synagogue, chaque ccj [Centre communautaire juif], devrait avoir des gardes ».

À Paris, l'année dernière, une survivante de l'Holocauste a été assassinée dans son propre appartement lors d'une attaque antisémite. Presque exactement un an auparavant, une veuve juive fut assassinée dans le même quartier dans des circonstances similaires. En 2015, quatre personnes furent tuées dans une attaque contre un supermarché kasher. Quarante pour cent de tous les crimes de haine violents en France sont antisémites, alors que les Juifs représentent moins de 1 pour cent de la population.

Pour chaque meurtre, il y a des milliers d'autres menaces de mort, des attaques contre des bâtiments juifs et d'autres crimes antisémites. Les parents juifs reçoivent des appels téléphoniques menaçant de tuer leurs enfants. Les conducteurs juifs trouvent des notes sur leurs voitures stationnées, disant qu'ils sont surveillés. Les piétons juifs marchent sur des graffitis disant qu'Hitler avait la bonne idée.

Les statistiques vont toutes dans la mauvaise direction. En France, les actes antisémites ont augmenté de 74 pour cent en 2018 par rapport à 2017. Aux États-Unis, ils ont doublé. En Allemagne, ils ont augmenté de 20 pour cent, avec des attaques violentes en hausse de 60 pour cent. Le Royaume-Uni a établi de nouveaux records pour le plus grand nombre d'incidents antisémites au cours de chacune des trois dernières années.

La particularité de cette augmentation est qu’il n’y a pas de cause immédiate. Les précédentes flambées de violence antisémite en Occident se sont produites parallèlement aux événements majeurs survenus au Moyen-Orient autour de la nation juive d'Israël : la seconde Intifada ou une guerre à Gaza, par exemple. Ces dernières années, il n'y a pas eu de déclencheur. La montée en flèche de l'antisémitisme n'est que la nouvelle normalité.

« Il est maintenant clair que l’antisémitisme ne se limite plus à l’extrême gauche, à l’extrême droite et au triangle de l’islamiste radical—il est devenu courant et souvent accepté par la société civile », a déclaré Moshe Kantor, président du Congrès juif européen.

Le problème devient si grave que les Juifs craignent de se montrer publiquement. Le commissaire allemand à l'antisémitisme, Felix Klein, a déclaré que les Juifs devraient éviter de porter leurs kippas dans certains secteurs pour éviter les attaques. Aux Pays-Bas, près de la moitié des Juifs déclarent avoir peur de s'identifier en tant que juifs en public.

Un problème en politique

Cet antisémitisme n'est pas encore commis par les gouvernements européens. Mais dans toute l'Europe, les partis politiques ayant des liens antisémites gagnent du pouvoir.

Dans une démocratie, l'antisémitisme croissant dans la population va se refléter dans ses partis politiques. Dans certaines régions d'Allemagne, l'Alternative für Deutschland est le parti le plus populaire. L'un des chefs d'État du parti a vivement critiqué l'Allemagne d'avoir construit des monuments commémoratifs de l'Holocauste, et a déclaré que la nation devrait être fière des réalisations de ses soldats pendant la Seconde Guerre mondiale. En Hongrie, le Jobbik, le deuxième parti le plus populaire du pays, s'est régulièrement engagé dans l'antisémitisme. En 2012, l'un de ses députés a demandé au gouvernement à dresser une liste de tous les Juifs de la nation, car ils constituaient un « risque pour la sécurité nationale ». En 2013, le président du parti a déclaré que son pays « n'était pas à vendre » aux Juifs. (Alors que le Jobbik a gagné en popularité, il a essayé d'atténuer son antisémitisme.)

En Hongrie, 24 pour cent disent qu'ils veulent que les Juifs quittent le pays, contre 12 pour cent en 2006. Trente pour cent veulent des restrictions sur le nombre de Juifs pouvant occuper certains emplois.

Le Parti de la liberté d’Autriche faisait partie, jusqu'à récemment, du gouvernement. Le parti a été fondé par deux anciens membres de la Waffen-SS. En France, les membres du mouvement des gilets jaunes, qui a organisé des semaines de manifestations de masse dans tout le pays, montrent des signes inquiétants d'antisémitisme. Quarante-quatre pour cent d'entre eux ont dit qu'ils croient qu'il existe un « complot sioniste mondial » permettant aux Juifs de gouverner le monde.

Même au Royaume-Uni, le Parti travailliste fait l'objet d'une enquête statutaire pour déterminer s'il est institutionnellement antisémite. En juillet, l'émission Panorama de la bbc demandait : « Le Parti travailliste est-il antisémite ? » L'exposé d'une heure montrait des membres Juifs du Parti travailliste décrivant la pluie de persécutions dont ils ont été victimes depuis que Jeremy Corbyn est devenu chef du parti en 2015—ainsi que la façon dont la direction du parti a protégé l'antisémitisme.

Au fur et à mesure que l'antisémitisme prend de l'ampleur, on oublie ce qui s'est passé historiquement lorsque la haine des Juifs s'est intensifiée. Un sondage cnn publié en novembre interrogea plus de 7,000 personnes en Europe continentale et en Grande-Bretagne. Plus d'un tiers (34 pour cent) ne savent pas grand-chose de la violence contre les Juifs à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Environ 5 pour cent n'ont jamais entendu parler de l'Holocauste. En France, ce chiffre est de 20 pour cent chez les 18 à 34 ans.

Pour ceux qui connaissent l'histoire de l'Holocauste, environ 32 pour cent disent que les Juifs utilisent la mémoire de celle-ci « pour faire avancer leurs propres positions ou objectifs ». Près de 20 pour cent des Européens déclarent croire que l'antisémitisme est une réaction justifiable au comportement juif ; environ 28 pour cent disent qu'il est en réponse à la nation d'Israël elle-même. Pas étonnant qu'en Autriche, 58 pour cent disent qu'ils croient que quelque chose comme l'Holocauste pourrait se reproduire. Ces chiffres sont extrêmement alarmants.

Des Juifs craintifs

Les Juifs, naturellement, sont inquiets. Une enquête menée par l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne et publiée en décembre 2018 a révélé que, pour la majorité des Juifs en Europe, l'antisémitisme menace leur mode de vie. Le sondage a révélé que 89 pour cent ont déclaré que l'antisémitisme a considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. Trente-huit pour cent disent envisager de partir parce qu'ils ne se sentent plus en sécurité. Les prix de l'immobilier en Israël montent en flèche—en partie parce que les Juifs européens se préparent à déménager.

La France ne tient pas de statistiques régulières sur le nombre de Juifs qui émigrent. Mais les chiffres de 2015 montrent que 8,000 d'entre eux sont partis pour Israël. Étant donné qu'un grand nombre d'entre eux partent également pour les États-Unis ou le Québec au Canada, le nombre de Juifs en France diminue d'environ 1 pour cent chaque année. L'ancien président de l'Agence juive pour l'Israël, Natan Sharansky, a averti qu'il n'y avait « aucun avenir pour les Juifs en France ». Dov Maimon, un associé chercheur principal au Jewish People Policy Institute, qui étudie la migration, a déclaré en 2015 qu'il s'attendait à ce que 250,000 Juifs s'installent en Israël d'ici 2030. On estime qu'il n'y a actuellement que 550,000 Juifs en France.

Un parent a dit au média allemand Deutsche Welle à quel point il se sent plus en sécurité après avoir déménagé à Ashdod en Israël. « Je peux laisser les enfants jouer dehors le soir et les laisser aller à l'école par eux-mêmes », a-t-il dit. « En France, j'avais peur de laisser les enfants prendre les transports en commun, parce qu'il y eu des cas où leurs amis étaient attaqués dans le métro ».

Cette marée montante se manifeste également sur la scène internationale. Entre 2009 et septembre 2018, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture a adopté 71 résolutions condamnant Israël, et seulement deux résolutions contre toutes les autres nations du monde réunies. En 2018, l'Assemblée générale des Nations Unies adopta 21 résolutions sur Israël, et seulement six sur tous les autres pays. Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté plus de résolutions contre Israël que contre toutes les autres nations du monde réunies. L'ONU a adopté plus de 700 résolutions condamnant Israël, et zéro condamnant le groupe terroriste du Hamas.

La critique d'Israël n'est pas intrinsèquement antisémite—mais une telle obsession l'est. Il n'y a aucune preuve suggérant qu'Israël est le pays le plus problématique de la planète, exigeant l'attention excessive des Nations Unies. L'État juif est pointé du doigt parce qu'il est juif. C'est de l'antisémitisme classique.

Vous pouvez penser que le ressentiment envers les Juifs n'est pas un problème majeur. Cela les rend mal à l'aise, mais après tout, personne ne construit de chambres à gaz.

Mais à quoi ressemblait le monde avant la construction des chambres à gaz ? Il ressemblait beaucoup à ce qu'il est aujourd'hui. Avant l'Holocauste, il était non seulement acceptable, mais à la mode de mépriser les Juifs.

Une histoire du mal

« Le martyre des Juifs dans les années 1940 dépouillerait l'antisémitisme [en Grande-Bretagne] de sa respectabilité », a écrit William Manchester dans The Last Lion (Le dernier lion), « mais dans les années 1930, c'était tout à fait normal de voir des restaurants, des hôtels, des clubs, des plages et des quartiers résidentiels interdits aux personnes ayant ce qu'on appelait délicatement des ‘exigences alimentaires’... Le mépris à l'égard des [Juifs] n'était pas considéré comme mal vu. Ils étaient largement considérés comme des gens peu aimables, étrangers, gueulards, ‘voyants’ qui s’enrichissaient au détriment des païens ».

« Les dames portaient des bracelets avec des breloques de croix gammée ; les jeunes hommes peignaient leurs cheveux inclinés sur leur front », a-t-il écrit. Même l'ancien roi d'Angleterre Édouard viii visita Hitler en Allemagne, et dit qu'il admirait le Führer, et n'a pas levé le petit doigt pour freiner les actes flagrants d'antisémitisme qui se manifestaient dans le gouvernement et dans tout le pays.

« Le caractère national de la Pologne, comme celui de l'Allemagne, était entaché par une vague d'antisémitisme », a écrit Manchester. En Hongrie, les lois antisémites semblables à celles de l'Allemagne nazie, ont rendu la persécution des Juifs routinière. En France, à la fin des années 1930, des foules déchaînées, alarmées par la perspective d'une guerre avec l'Allemagne et convaincues que des juifs bellicistes étaient à l'origine du problème, protestaient dans les villes et les banlieues, en criant : « Mort aux Juifs. Pillez les Juifs ».

En Allemagne, la persécution des Juifs fut adoptée comme politique gouvernementale près d'une décennie avant le début de la guerre. Les lois de Nuremberg de 1935 et d'autres lois institutionnalisèrent l'antisémitisme et fournirent au régime hitlérien une couverture juridique pour commencer à harceler et à opprimer les Juifs allemands. Ces lois ont conduit à la Kristallnacht—« la Nuit de cristal »—un pogrom terrifiant contre les Juifs mené en novembre 1938 par les forces paramilitaires d'Hitler et les citoyens allemands.

La haine des Juifs était également courante en Amérique. « La pire période de l'antisémitisme américain », écrivit le professeur Leonard Dinnerstein, « était prise en sandwich entre la fin de la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale » (L'Antisémitisme en temps de crise). Il a écrit qu'au milieu des années 1940, l'animosité avait augmenté au point que de nombreux Juifs américains craignaient que les pogroms se produisant dans l'Allemagne nazie se propageraient en Amérique.

Cette histoire montre pourquoi ce ne sont pas seulement les Juifs qui devraient craindre la direction que nous prenons.

Au cours de l'histoire, la montée de l'antisémitisme a été le symptôme d'une société en crise. Jonathan Freedland, du journal le Guardian, a écrit : « Les juifs ont souvent fait fonction de canaris dans la mine de charbon : Quand une société s'en prend à ses juifs, c'est généralement le signe d'une maladie plus répandue » (30 mars 2018). Ce n'est pas un hasard si la pire attaque jamais perpétrée au monde contre les Juifs, en termes de nombre, a eu lieu en même temps que la guerre la plus destructrice du monde.

Alors que la société russe s'effondrait à la fin du 19ᵉ siècle, des vagues de pogroms déferlèrent dans l'empire. Dans les années 1880, des Juifs furent attaqués à Kiev, Varsovie et Odessa. Entre 1903 et 1906, des milliers de Juifs moururent dans une série d'attaques qui suivait les troubles entourant la Révolution russe de 1905. Ces pogroms étaient le symptôme d'une société malade, en phase terminale, qui s'est finalement détruite en 1917.

Vers cette époque, certains en France blâmèrent les Juifs pour la défaite de la guerre franco-prussienne (1870-1871). Cela déclencha une montée de l'antisémitisme qui conduisit à l'infâme affaire Dreyfus et à un courant sous-jacent constant de haine des Juifs français.

Durant les 2000 ans d'histoire européenne, les Juifs furent persécutés dans les bons et les mauvais moments. Mais une tendance est apparue : Durant les périodes de grandes tensions sociales et de bouleversements, les Juifs deviennent le bouc émissaire. Lorsque la peste noire a tué des dizaines de millions de personnes dans les années 1300, les gens ont blâmé les Juifs : des centaines de communautés juives furent attaquées ; environ 1,000 Juifs furent brûlés vifs à Strasbourg.

Chaque fois que l'Europe s'impliquait au Moyen-Orient, les attaques contre les Juifs augmentaient également. Lorsque l'Europe médiévale a subi des revers, les Juifs ont été blâmés. Lors de la première croisade en 1096, les communautés juives d'Europe centrale furent anéanties lors d'une croisade allemande distincte. On estime qu'environ 12,000 personnes auraient été tuées dans des villes autour de la Rhénanie. Lorsque le roi Richard Ier d’Angleterre est parti combattre au Moyen-Orient, des émeutes anti-juives éclatèrent dans tout le pays. Alors que le pape Innocent iii étendait considérablement les croisades, il persécutait également les Juifs d'Europe. Le fait de forcer les Juifs à porter un insigne spécial, et d'autres persécutions, sont largement considérés comme un point tournant qui intensifiait la persécution contre les Juifs européens. Comme le montre l'exemple du pape Innocent, une telle persécution était aussi généralement plus forte chaque fois que l'Église catholique était plus forte.

La journaliste britannique Mélanie Phillips a fait remarquer que « la résurgence de ces expressions antisémites d'aujourd'hui suggère une perte terrible de la raison. ... Lorsque les sociétés et les individus voient leur identité fragmentée, ils se tournent vers le peuple juif comme le bouc émissaire sur lequel ils projettent leurs propres sentiments meurtriers » (15 février). L'antisémitisme mondial est un symptôme de troubles sociaux mondiaux.

Mais même cette analyse ne permet pas d'identifier la véritable raison de l'inquiétude.

Si l'antisémitisme est effectivement le « canari dans la mine de charbon », nous sommes confrontés à un poison mortel aux proportions mondiales. Pour comprendre pourquoi, nous devons comprendre la source invisible de cette haine.

La source de l'antisémitisme

La Bible est claire que Dieu le Père a un plan pour l'humanité, et que les Juifs ont un rôle unique dans ce plan. La majeure partie de l'Ancien Testament est une histoire des Juifs et des autres tribus d'Israël. Même le Nouveau Testament a beaucoup à dire sur les Juifs, comme nous le verrons.

La Bible révèle aussi qu'il y a un diable qui hait Dieu et cherche inlassablement à détruire Son plan (Jean 8 : 44 ; 2 Corinthiens 4 : 4 ; Apocalypse 12). Il n'est pas à la mode de parler de lui aujourd'hui. Mais il est impossible de croire ce que la Bible dit et de ne pas reconnaître l'existence du diable. Éphésiens 2 : 2 dit que le diable influence les humeurs, les sentiments et les émotions des gens. Il est l'auteur ultime de la jalousie, de la colère et de la haine.

« Satan peut susciter une haine vicieuse », écrit Gerald Flurry rédacteur en chef de la Trompette dans son livre The Key of David (La Clef de David en anglais seulement). « Il aime utiliser des émotions incontrôlables. Une religion poussée à l'extrême—comme l'Islam radical—lui donne un grand champ dans lequel il peut travailler. L'Allemagne nazie a manifesté une haine fanatique pour les Juifs. Les nazis ont également utilisé l'émotion pour susciter une haine répugnante. Le puissance de la bête à venir [un empire politico-religieux prophétisé à venir dans ce temps de la fin] manifestera également la même haine pour les Juifs ».

« La plupart des gens qui détestent les Juifs ne savent même pas pourquoi ils le font. Pouvons-nous voir Satan derrière de tels mensonges et de telle haine ? »

Satan a une haine particulière pour les Juifs. Il est la source ultime de l'antisémitisme.

Pourquoi cette haine particulière ? En raison du rôle particulier des Juifs dans le plan de Dieu.

« Satan le diable comprend le plan de Dieu », écrit M. Flurry. « Il a une grande haine pour Dieu. À cause du plan de Dieu, le mot juif peut vraiment susciter la colère de Satan. ... La haine pour les Juifs a été inspirée par Satan » (ibid.)

C'est pourquoi l'antisémitisme existe, et c'est aussi pourquoi l'antisémitisme est un baromètre de crise si efficace. Son ascension montre que Satan influence vraiment les esprits.

Maintenant, quel est le rôle spécial des Juifs ?

« Le salut vient des Juifs »

Les Juifs descendent de Juda, qui n'est qu'une des 12 tribus d'Israël. La Bible indique clairement que Dieu a un rôle pour toutes ces tribus—et Satan déteste toutes ces tribus. Mais il y a encore quelque chose d'unique dans le plan de Dieu pour Juda.

Dans la Genèse, Dieu a fait une grande double promesse à Abraham après que le patriarche eut démontré son obéissance. Cela incluait la promesse de la grâce : « Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix » (Genèse 22 : 18). Ici, dans le cadre de Son plan d'offrir le salut à toute l'humanité, était la garantie de Dieu, qu'un Messie viendrait en tant que descendant d'Abraham.

Genèse 49 : 10 montre que cette promesse a été transmise à Juda : « Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Schilo, et que les peuples lui obéissent ». Cette promesse disait que le Messie naîtrait d'une femme juive ! C'est pourquoi Jésus a dit : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4 : 22). Quel honneur pour les Juifs de jouer ce rôle dans le plan du Père.

Dieu aime tout le monde, Son plan inclut tous les gens, et Il offrira le salut à toute l’humanité. Mais les Juifs jouent un rôle unique dans ce plan. « Dieu a directement impliqué les Juifs dans Son plan », écrit M. Flurry. « À partir de ces faits, nous devons supposer que Dieu le Père et Jésus-Christ ont un lien étroit avec la race juive—mais uniquement pour faire avancer leur plan spirituel » (ibid.)

Satan déteste tous ceux qui ont un « lien étroit » avec Dieu le Père.

Cette promesse est étroitement liée à une autre raison pour laquelle Satan déteste les Juifs. L'apôtre Paul a écrit que « les oracles de Dieu leur ont été confiés », ou les « déclarations divines » de Dieu (Romains 3 : 2). Dieu a préservé le Sabbat du septième jour, son calendrier et de nombreux écrits et révélations à travers les Juifs. Cela ne rend pas les Juifs plus justes ; en fait, ils sont sous la même séduction spirituelle que tous les autres dans « le monde entier » (Apocalypse 12 : 9). Pourtant, Dieu a utilisé les Juifs pour préserver ces oracles.

Satan déteste ces « déclarations divines » et a une haine particulière pour le peuple par lequel elles ont été préservées.

Ainsi, lorsque le Messie est né, Il est entré dans une culture qui, bien que désobéissante à Dieu à bien des égards, était familière avec les Écritures qui prophétisaient à propos de Lui et gardaient toujours les jours saints et le sabbat qui pointent vers le plan de salut de Dieu.

Mais Genèse 49 n'est pas seulement une prophétie que le Messie serait né juif. Cette prophétie dit aussi que Jésus, sous l'autorité de Dieu le Père, serait Roi et Souverain régnant sur la Famille de Dieu. Ésaïe 9 dit que Jésus s’assiéra sur un trône littéral et régnera sur Son Royaume. 2 Samuel 7 montre que ce trône a commencé avec le roi David, qui venait de la tribu de Juda. Luc 1 : 31-33 dit que Jésus-Christ naîtrait de cette lignée royale juive et que Dieu « lui donnera le trône de son père David ».

Jésus-Christ gouvernera à partir du trône de David, qui fut établi avec le roi David et qui continue jusqu’au retour de Jésus-Christ. « Satan déteste le trône de David plus que tout autre trône sur cette Terre parce qu'il est sur le point de remplacer son trône pour toujours ! », écrit M. Flurry dans son livre The New Throne of David (Le nouveau trône de David, en anglais seulement). Pour comprendre le trône de David, et le lien particulier des Juifs avec lui, demandez notre livre gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie .

Avant de conclure, il y a une autre dimension plus importante à la cause de l'antisémitisme.

Les Juifs spirituels

Dieu veut sauver toute l'humanité (par exemple 1 Timothée 2 : 3-4). À plusieurs reprises dans la Bible, le salut s'exprime en termes de famille. Les Écritures disent que lorsque Dieu nous engendre avec Son Saint Esprit, nous devenons Ses fils (Romains 8 : 14 ; 1 Jean 3 : 1-2). Nous sommes considérés comme frères de Jésus-Christ (Romains 8 : 29 ; Hébreux 2 : 11). L'Église doit devenir l'épouse du Christ (Éphésiens 5 : 31-32 ; 2 Corinthiens 11 : 2 ; Apocalypse 19 : 7-9). La Famille Dieu, actuellement composée du Père et du Fils, va s'étendre de façon spectaculaire lors du retour du Christ lorsque les saints seront glorifiés (1 Thessaloniciens 4 : 16-17 ; 1 Corinthiens 15 : 49-53). Et il y a encore d'autres phases à ce plan qui agrandiront encore plus la famille ! (p. ex. Ézéchiel 37 : 11-14).

Le plan de Dieu est un plan de famille !

Pour être dans cette Famille, nous devons acquérir le caractère et les caractéristiques de Dieu le Père et Jésus-Christ, « le Lion de la tribu de Juda » (Apocalypse 5 : 5). Et de nombreuses Écritures expriment cela d'une manière spécifique et particulière. Le salut signifie rejoindre la Famille du « du Lion de la tribu de Juda », ce qui signifie que tous ceux qui seront sauvés doivent devenir des « Juifs spirituels ».

Romains 2 : 28-29 nous le disent directement. Paul dit que pour le salut spirituel, votre race n'a pas d'importance. Mais vous devez devenir « un Juif... intérieurement... dans l'esprit et non dans la lettre. Comment devient-on juif spirituel ? En devenant circoncis spirituellement, ce qui signifie se repentir et se convertir, en coupant le prépuce de votre cœur (Deutéronome 10 : 16 ; Jérémie 4 : 4). Pour recevoir les promesses faites à Abraham, il faut devenir spirituellement un fils d'Abraham (Romains 4 : 12-17), plus précisément, un juif spirituel. Dans l'Apocalypse 3 : 9, le Christ condamne ceux qui « disent qu'ils sont juifs, et ne le sont pas, mais qui mentent ». Ce passage n’est pas à propos des juifs physiques, mais de la véritable Église de Dieu, qui est composée de juifs spirituels.

Certaines caractéristiques de Dieu se reflètent, de manière physique, chez les Juifs. Comme eux, nous devons nous accrocher à la vérité de Dieu et la préserver. Nous devons nous battre comme un lion pour cela (Genèse 49 : 8-9). Nous devons suivre le Christ, le Lion de la tribu de Juda, et vivre comme Il a vécu (1 Pierre 2 : 21). Nous prenons les caractéristiques de la Famille de Dieu en laissant l'esprit de Dieu en nous (Philippiens 2 : 5). « L'esprit du Christ sera étendu au monde entier après son retour », écrit M. Flurry dans La Clef de David. « C'est ainsi que le monde sera uni. Tous ceux qui se tournent vers Dieu deviendront des Juifs spirituels. Quelle unité fantastique ! »

Le plan de Dieu consiste à inviter toute l'humanité à devenir des juifs spirituels, sous Jésus-Christ—un Dieu né sur Terre en tant que Juif et descendant de David—et à observer la loi préservée par les Juifs.

« David, un roi juif, utilisa son trône pour unir tout Israël », écrit M. Flurry. « Jésus-Christ, le Juif spirituel, prendra le trône de David et unira le monde entier ! Le Christ accomplira cette unité en greffant toutes les nations païennes en Israël. ... L'Église du Christ n'est pas seulement pour les Israélites de nature, elle est pour tous les peuples que Dieu appelle—quelle que soit leur nationalité ou leur race. Tous les membres de l'Église de Dieu sont des citoyens de l'Israël spirituel. Ce qui se passe dans l'Église aujourd'hui est un type de ce qui se passera dans le Monde à Venir. ... Les Juifs sont un type de ce que tous les hommes doivent devenir spirituellement » (ibid.).

Cela touche au cœur de la haine que Satan a, pour les Juifs physiques. Dans cette race, il y a une vision de Dieu qui travaille avec tous les gens et les invitant tous dans Sa Famille. Satan déteste passionnément ce plan !

La montée de l'antisémitisme est un sujet troublant et bouleversant, surtout quand vous comprenez que la Bible dit qu'elle va s'aggraver. Mais quand vous comprenez la cause, il y a une vérité inspirante.

Apocalypse 12 : 9 nous dit que peu de temps avant le retour du Christ, Satan est au comble de sa colère. Il est sur le point de susciter l'antisémitisme jusqu'à son pire niveau. Mais ce même verset nous dit que Satan n'a plus que peu de temps pour le faire. La hausse de la haine des juifs est une réaction satanique contre la vérité de Dieu, et les efforts d'un Père aimant pour amener toute l'humanité dans Sa Famille. Bien que les efforts de Satan soit violents et vicieux, heureusement, ses efforts auront finalement été faits en vain pour contrecarrer le plan inévitable de Dieu. 

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