La Banque de France siffle la fin du « quoi qu’il en coûte »
Dans sa traditionnelle lettre annuelle au président de la République publiée lundi (24 avril), le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau fait de l’inflation l’ennemi à abattre, tout en encourageant le gouvernement à reprendre le contrôle de ses dépenses publiques.
Le remède face à cette « maladie économique et sociale », selon le gouverneur, passe par une reprise en main de la dépense publique après trois ans de « quoi qu’il en coûte », la réussite des transformations énergétique et climatique, et une libéralisation du marché du travail.
Si l’inflation est une « maladie contagieuse » et « pernicieuse », elle n’est pas pour autant « chronique », écrit le gouverneur dans sa lettre. Ainsi, l’inflation devrait commencer à baisser « au cours du premier semestre » 2023, bien que les causes internes – qui ne sont pas dues à des chocs géopolitiques – se multipliassent : « le renchérissement des coûts de production des entreprises les a conduites à répercuter cette hausse dans leurs prix de vente, notamment dans les secteurs des produits manufacturés et de l’agroalimentaire », peut-on lire dans la lettre.
Ainsi, l’inflation « sous-jacente » – hors prix de l’énergie et de l’alimentation – se stabilise à 4,6 % sur un an, un chiffre qui traduirait une surchauffe de l’économie française et rendrait donc légitime une inquiétude de la part d’une large majorité des Français : « l’inflation ressentie dépasse d’ailleurs aujourd’hui largement l’inflation effectivement mesurée », souligne le document.
Si la crise économique est actuellement grave, ce n’est qu’un petit aperçu de ce qui est à venir. L’histoire de l’Europe montre que les crises économiques ont tendance à produire des tremblements de terre sur le plan politique. Quelles en seront les conséquences les plus significatives ? Comme l'a dit Jean Monnet, « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».
Nous sommes d'accord avec sa déclaration. Nous prévoyons que l’Europe finira avec moins de pays membres mais sera une union beaucoup plus forte. Pour comprendre en bref comment l’Europe réagira à une crise financière massive provoquée par Washington, il faut noter ce que M. Herbert Armstrong a déclaré en 1984 dans son magazine, la Pure Vérité : à savoir, qu’une crise financière « pourrait subitement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir, formant une nouvelle puissance mondiale, plus grande que l’Union Soviétique ou les États-Unis. »
Pour comprendre pleinement cette prévision, lisez « Notre 11 septembre financier était prophétisé » de notre brochure gratuite Il avait raison.