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Christian Wiediger/Unsplash

La Bible prophétise-t-elle sur l’Allemagne ?

L’histoire du peuple germanique remonte au commencement de la Bible—et son identité dévoile certaines des prophéties les plus frappantes de la Bible.

Qui sont exactement les peuples germaniques et d’où viennent-ils ? Leur ancêtre lointain peut être déterminé par l’histoire laïque, les annales allemandes et la Bible.

Par exemple, la plus ancienne ville d’Allemagne est Trèves. À ce jour, ses habitants disent qu’elle fut fondée vers l'an 2000 av. J.-C. par les Assyriens.

Josef K. L. Bihl écrit dans In Deutschen Landen, « Trèves fut fondée par Trebeta, un fils de l’illustre roi assyrien Ninus. En fait, on peut trouver… à Trèves une inscription disant : ‘Trèves existait 1300 ans avant que Rome ne soit rebâtie’ ».

Le Bayerische Chronik, l’histoire officielle de la Bavière, écrite dans les années 1500, est maintenant reléguée à un pur mythe. Pourtant, elle rapporte qu'une partie des descendants d’Assur a émigré en Europe, depuis la Mésopotamie vers 2300 av. J.-C.

Comment est-ce arrivé ? Juste avant la chute de leur capitale Ninive, en 612 av. J.-C., l'Empire assyrien déclina rapidement. Des invasions guerrières de l’Asie centrale forcèrent les Assyriens à migrer vers le nord. L’historien grec du premier siècle av. J.-C., Diodorus Siculus, a écrit dans La bibliothèque de l’histoire que « plusieurs des peuples conquis furent déplacés vers d’autres lieux, et deux d’entre eux devinrent de très grandes colonies : l'une était composée d’Assyriens et se déplaça sur le territoire entre la Paphlagonie et le Pont (Euxin) ».

La Paphlagonie et le Pont (Euxin) bordent toutes les deux, les côtes sud de la mer Noire. Hérodote appelait le territoire entre les deux, la Cappadoce. Cet historien grec du cinquième siècle av. J.-C. a également confirmé la présence des Assyriens dans son œuvre Les histoires : « Les Cappadociens sont connus des Grecs sous le nom de Syriens…. Ce peuple, que les Grecs appellent Syriens, est appelé Assyriens par les barbares. »

Dès le cinquième siècle av. J.-C., les Assyriens étaient si dominants dans la région de la mer Noire, que les géographes grecs nommaient la région Assyrie : « La côte de l’Euxine (la mer Noire)… était appelée Assyrie par S[c]ylax, l’auteur de Periplus » (Histoire de l’art en Sardaigne, Judée, Syrie et Asie Mineure, vol.2). À la même époque, Hérodote écrivait que des Assyriens de la région de la mer Noire se battaient sous le roi perse Xerxès I, contre les Grecs (op cit).

L’archéologie révèle que peu après la campagne désastreuse de Xerxès, une grande migration du peuple assyrien de la région de la mer Noire, se produisit. Avec l’affaiblissement de l'Empire perse, les Assyriens se déplacèrent des rives sud de la mer Noire jusqu'à ses rives nord, un pays connu sous le nom de Scythie. Là-bas, ils commencèrent à être appelés Scythes, obscurcissant finalement leur véritable identité.

Pour les auteurs grecs et romains, les steppes accidentées de la Scythie étaient une terre au-delà du monde civilisé. Ils classaient les nombreux peuples différents qui migraient à travers ce gigantesque carrefour comme des Scythes.

« Deux principaux types de races reconnues actuellement, les Caucasiens et les Mongols, sont considérés comme ayant existé historiquement dans la proximité géographique de ces steppes », observe The Cambridge Ancient History (Vol. 3, partie 2). « Archéologiquement, il est clair que les ‘Scythes’ du huitième et du septième siècle av. J.-C. n’étaient pas les mêmes que les ‘Scythes’ du cinquième siècle. Les deux étaient des troupes de cavaliers d’élite originaires des régions plus orientales des steppes, et les Grecs, bien naturellement, appelaient les deux groupes du même nom. »

L’archéologie montre cinq phases majeures de colonisation dans cette région. Celles-ci ont été causées par de grands déplacements de populations résultant de l’effondrement de plusieurs empires et royaumes au Moyen-Orient.

Quand Hérodote écrivit Histoires, il devait connaître combien la population scythe était fluctuante et en processus de réforme. Il écrivit : « Les Scythes disent que leur nation est la plus jeune de toutes les nations. »

Il est clair que la migration scythe à cette époque se composait, au moins en partie, de peuple germanique. Nous savons cela, parce que les archives romaines montrent que le peuple germanique a d'abord commencé à envahir l’Europe centrale et occidentale, vers la fin du deuxième siècle av. J.-C., peu après leur déplacement vers le nord.

L’archéologie confirme que ces Scythes ont migré jusque dans l’Allemagne actuelle. « Nomades et guerriers féroces, ils vivaient en Asie Centrale… et leur culture s’est répandue vers l’ouest au sud de la Russie et en Ukraine, et même en Allemagne… » (National Geographic, juin 2003 ; l’emphase est ajoutée). Le déplacement d’une si grande population a duré plusieurs centaines d’années, avec les premières tribus germaniques apparaissant dans les annales romaines à la fin du deuxième siècle av. J.-C.

Au temps où ces tribus ressortaient de la Scythie vers l'Europe et commençaient à rencontrer l’Empire romain, ils n’étaient plus appelés Scythes, mais ils étaient mentionnés par les noms de leurs tribus.

L’historien romain Pline l’Ancien écrivit au premier siècle de notre ère au sujet des tribus germaniques et d'autres qui avaient migré à travers ce carrefour : « Le nom ‘Scythe’ s’est étendu, dans toutes les directions, même aux Sarmatae et aux Allemands ; mais cette ancienne appellation n’est maintenant donnée qu’à ceux qui demeurent au-delà de ces nations et qui vivent inconnus de presque tout le reste du monde » (L’histoire naturelle).

Alors que les Grecs et les Romains rencontraient différents peuples scythes en raison du commerce et de la guerre, ils leur donnèrent de nouveaux noms. Durant les second et premier siècles av. J.-C., les généraux romains combattaient des tribus féroces en Europe et les appelaient par un nom qui signifie « homme de guerre » : Germani.

Avant les années 1900, quand le rationalisme allemand fut introduit dans le monde des universités et que le récit biblique et beaucoup de chroniques allemandes furent rejetés, les érudits savaient exactement d’où provenaient les peuples allemands. « Il ne fait aucun doute qu’ils… ont migré en Europe à partir du Caucase et des régions autour de la mer Noire et de la mer Caspienne » (Un dictionnaire classique de biographie, mythologie et géographie, « Germania »). 

En voyageant dans le passé à travers les œuvres d’anciens érudits et des données archéologiques, nous pouvons raconter l’histoire complète de la migration du peuple allemand à partir de la Mésopotamie—patrie de leur patriarche Assur, le père des Assyriens—jusqu’à leur emplacement actuel !

Voyez plus de détails sur la transformation des Assyriens en l’Allemagne
moderne ici .

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