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La clôture brisée de l'Europe
P endant trois jours la semaine dernière, des dizaines de milliers de migrants ont pris d'assaut les plages et les clôtures de Ceuta, la minuscule enclave espagnole d'Afrique du Nord. Au moment où la vague a atteint son apogée après 72 heures, le nombre de personnes ayant franchi la frontière était presque égal à celui des habitants de la ville.
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Environ 60 000 migrants sont entrés à Ceuta entre mercredi et vendredi, la plus grande crise de ce type dans l'histoire de l'enclave.
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Au moins 72 personnes sont mortes, noyées dans le détroit ou écrasées contre la digue en tentant d'atteindre le sol espagnol.
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3 000 à 5 000 migrants restent à Ceuta cette semaine, les deux centres d'accueil de la ville étant entièrement débordés.
C'est similaire à ce qui s'est produit aux États-Unis pendant des années. Pendant le mandat du président américain Joe Biden, il y a eu 6,7 millions d'interceptions à la frontière sud. Cela correspond aux derniers chiffres constatés à Ceuta toutes les deux semaines pendant quatre années consécutives.
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Aux États-Unis, les arrivées étaient plus dispersées, tant géographiquement que chronologiquement, et ils ont déployé plus d'efforts pour « accueillir » les migrants. On leur donnait à manger, on leur fournissait souvent des téléphones gratuits, puis on les faisait monter dans des avions et des autobus pour les envoyer aux quatre coins des États-Unis.
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L'Espagne a réagi différemment : Même avec son gouvernement socialiste qui est favorable aux migrants, elle n'a pas transféré les migrants vers l'Espagne continentale. Elle ne leur a même pas donné à manger. Les magasins étant fermés, des dizaines de milliers de migrants sont repartis, poussés par la simple faim.
Il s'agissait d'une invasion. Les « forces normalement efficaces » du Maroc, selon la BBC, ont laissé passer ces migrants : une vague de 50 000 personnes doit relever d'un effort coordonné. Il s'agissait d'une attaque contre l'Espagne et toute l'Europe.
L'Europe prend conscience de cette invasion en provenance du Moyen-Orient. L'Espagne fait partie de l'accord de Schengen, qui permet de voyager librement entre les pays participants de l'Union européenne, sans contrôle de visa ni de passeport. Lorsque les migrants arrivent en Espagne, ils peuvent circuler librement. Pour mettre fin à cela :
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L'Italie a suspendu son accord de libre circulation avec l'Espagne pour une durée d'un mois.
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L'Allemagne a « temporairement » rétabli les contrôles à la frontière à plusieurs de ses points de passage en septembre 2024. Ils devaient expirer le mois prochain, mais ils ont été prolongés.
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La France a multiplié par cinq sa présence policière à sa frontière avec l'Espagne.
De nombreux commentateurs américains critiquent le « laxisme » de l'Europe. Mais le continent ne conservera pas longtemps cette approche laxiste. Cette invasion ébranle les dirigeants et les populations à travers l'Europe. Cela survient la semaine même où un Libanais a foncé dans la foule avec sa camionnette à Berlin.
Un homme fort arrive : Il fondra sur ses ennemis du Moyen-Orient « comme une tempête » (Daniel 11 : 40). Les Européens doivent agir, et l'homme fort qui les y aidera sera bientôt là.
Le Japon tire son premier missile Tomahawk à partir d'un navire de guerre : Le Japon a franchi mercredi une étape militaire majeure, lorsque sa Force maritime d'autodéfense a effectué pour la première fois un lancement d'essai du missile de croisière avancé Tomahawk de fabrication américaine à partir d'un navire de guerre. Le pays disposera bientôt de 400 missiles Tomahawk, capables de frapper avec précision et de détruire des cibles lourdement défendues jusqu'à 1 600 kilomètres de distance, et on estime qu'il dispose désormais de huit navires capables de les lancer. Le Japon poursuit sa progression vers la militarisation.