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La ‘Coalition des Perdants’ en Allemagne

Vous devez surveiller l'Allemagne. Il y a eu un véritable tournant dans la politique allemande. » C'est ainsi que le rédacteur en chef de la Trompette , Gérald Flurry, a commencé le ‘ Trumpet Brief’ du 19 octobre.

Aujourd'hui, je veux vous aider à faire cela. Vendredi, les dirigeants allemands sont sortis d'une négociation marathon de 26 heures, déclarant qu'ils avaient fait une percée dans la formation d'une coalition.

Que signifient ces dernières nouvelles ? Quelle est la prochaine étape pour le gouvernement de l’Allemagne ?

La vérité est que la politique allemande est encore incroyablement fragile. Mais le texte de l'accord conclu vendredi pourrait avoir des conséquences importantes pour l'Union européenne. Il pourrait voir Angela Merkel forcer l'Europe de l'Est d'accepter des milliers de migrants—et forcer l'Allemagne dans un rôle beaucoup plus puissant en Europe.

L'histoire à ce jour
(Passez si vous connaissez ce qui se passe)

L'Allemagne a tenu des élections générales le 24 septembre. Les résultats ont été qualifiés de « tremblement de terre politique ». Des partis marginaux comme Alternative für Deutschland et l'extrême gauche du Parti de gauche ont obtenu des records de votes, ce qui rend les choses très difficiles pour les partis traditionnels de s'allier pour créer une majorité et former un gouvernement.

L'Union chrétienne-démocrate d'Angela Merkel et son parti jumelé, l'Union chrétienne-sociale, ont gagné la plupart des sièges et ont commencé à essayer de former une coalition avec d'autres partis. Ils ont essayé d'unir le Parti vert écologiste avec les Démocrates libres pro-affaires, mais les différences étaient trop grandes, et les Démocrates libres se sont retirés.

Ensuite, Mme Merkel s'est tournée vers les sociaux-démocrates (spd), le principal parti de centre-gauche de l'Allemagne. Mme Merkel avait dirigé une coalition avec eux avant les élections—l'élection qui a donné aux sociaux-démocrates leur pire résultat dans l'histoire de l'après-guerre. En raison de cette défaite épique, ils avaient d'abord décidé de ne pas participer aux négociations de coalition et de rester hors du pouvoir plutôt que de gouverner encore avec elle.

Mais une fois que la tentative de coalition de Merkel avec les Verts et le fdp s'est effondrée, les sociaux-démocrates ont changé d'avis. Ils ont convenu d'entamer des pourparlers exploratoires en vue d'organiser finalement des négociations de coalition qui, en cas de succès, feraient en sorte que l'Allemagne installe—enfin—sa prochaine administration élue.

En attendant, l'Allemagne était entrée dans son temps le plus long dans l'histoire de l'après-guerre sans un gouvernement. Ce qui nous amène à vendredi.

Que s'est-il réellement passé vendredi ?

D'abord, voici ce qui ne s'est pas passé. Le cdu/csu et le spd n'ont pas conclu un accord de coalition. Au lieu de cela, ils se sont mis d'accord sur un plan d’action pour finalement conclure un accord de coalition. Ils se sont mis d'accord sur un plan général, et maintenant ils doivent remplir les détails.

Ils espèrent que les négociations finales de la coalition seront terminées et qu'un gouvernement sera prêt à fonctionner le 1er avril. Donc, dans le meilleur des scénarios, l'Allemagne est encore à trois mois pour former un gouvernement.

Ces pourparlers réussiront-ils ?

Peut-être, mais il y a des obstacles majeurs. Dans les négociations de 26 heures, le parti de Mme Merkel a obtenu beaucoup de ce qu'il souhaitait—une tendance qui se poursuit, semble-t-il—tandis que les dirigeants des sociaux-démocrates ont fait beaucoup de concessions.

Le problème, c'est que l'ensemble du spd devra voter sur l'accord—et ses membres pourraient bien le rejeter.

En fait, ils l'ont déjà fait. Samedi, les délégués du spd lors d'une conférence régionale en Saxe-Anhalt ont voté contre la poursuite des pourparlers de la coalition. Ce vote n'était pas contraignant, mais Der Spiegel a qualifié le résultat de « très symbolique ».

Des votes contraignants sont en cours. Le 21 janvier, 600 délégués devront donner leur feu vert pour des discussions formelles. Si et quand les discussions sont terminées, tous les 400 000 membres du spd voteront sur l'accord final.

Certains dirigeants importants du parti s'opposent à l'accord, et le chef de l'aile jeunesse campagne activement contre cela. Plus important encore, presque la majorité des membres du spd sont contre. Un récent sondage Der Spiegel a révélé que 49,7 pour cent avaient une opinion négative d'une nouvelle coalition, avec seulement 41,9 pour cent d'opinions favorables.

Si ces pourparlers réussissent, l'Allemagne aura-t-elle un gouvernement fort ?

Non. S'ils y parviennent, l'Allemagne sera gouvernée par quelque chose de plus ou moins équivalent à une coalition entre les républicains des États-Unis et les démocrates. Ce n'est pas une recette pour de la stabilité.

La chancelière Merkel l'a fait fonctionner avant, mais à cette époque, elle avait des majorités beaucoup plus importantes. Dans la dernière coalition, son gouvernement contrôlait environ 80 pour cent des sièges au parlement allemand. Il aurait fallu une rébellion vraiment épique pour bloquer une politique gouvernementale. Mais cette nouvelle coalition potentielle ne contrôlerait que 56 pour cent des sièges. Même une révolte mineure pourrait bloquer le gouvernement.

Et ce sera un gouvernement dirigé par des blessés en marche. L'Agence France-Presse (afp) a écrit hier que « avant que l'encre ne soit sèche sur la feuille de route de sa nouvelle administration, des observateurs ont qualifié Merkel et l'équipe qu'elle va probablement diriger une coalition de ‘perdants’ avec peu d'ambition ou de pouvoir pour aborder les défis majeurs auxquels fait face le pays et le continent ». Der Spiegel a qualifié le nouveau gouvernement proposé de « coalition paléolithique » de dinosaures politiques.

afp a cité deux politologues, Werner Patzelt de l'Institut technique de Dresde et Karl-Rudolf Korte de l'Université de Duisburg-Essen, affirmant que cette coalition ne ferait que pousser plus d'électeurs vers l'Alternative für Deutschland.

Ici au Royaume-Uni, une citation bien connue de l'ancien joueur de football Gary Linker fournit une description pertinente : « Le football est un jeu simple : Vingt-deux hommes se lancent à la poursuite d'une balle pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent. » En Allemagne, la démocratie risque de devenir un jeu où tous les quatre ans, vous allez aux urnes, et à la fin, Merkel gagne. C'est pourquoi de plus en plus d'électeurs s'éloignent des partis traditionnels et se tournent vers des partis plus extrêmes. Si vous voulez quelque chose de fondamentalement différent pour l'Allemagne que Angela Merkel, ils sont votre seul choix.

C'est très dangereux pour la démocratie allemande. Ces groupes extrémistes s'opposent non seulement aux partis politiques mais à la politique traditionnelle. Ils ne veulent pas seulement de nouveaux dirigeants, ils remettent en question le système politique lui-même. Leurs croyances vont si loin du courant libéral dominant, que les partis traditionnels ne travailleront pas avec eux.

Le meilleur scénario alors, est que l'Allemagne aura un gouvernement instable en avril. Et au-dessous, une colère qui menace de brûler complètement la classe politique, continuera à couver.

Cette coalition proposée a-t-elle des plans significatifs ?

Oui. Dans le cadre du plan d’action convenue vendredi, ce gouvernement allemand potentiel a été d'accord avec un plan radical pour transformer l'Europe. Si cette coalition peut clopiner tant bien que mal pour la mener à terme, elle aura d'énormes conséquences.

La coalition veut harmoniser les salaires minimum et la sécurité sociale à travers l'UE. Cela ne semble pas menaçant, mais c'est un pas radical vers la création d'un super-État européen.

Plus inquiétant encore est le fait que l'accord « laisse entrevoir la possibilité de lier le budget de l'Union européenne a des conditions politiques, lorsqu'elle déclare que la solidarité réciproque doit également compter pour le budget de l'Union Européenne », selon le EU Observer.

C'est un grand changement. Cela signifie que l'UE pourrait empêcher certains pays de recevoir des fonds s'ils vont à l'encontre de ce que l'UE veut. Chaque nation de l'UE verse dans les budgets centraux, et chacun reçoit un peu d'argent en retour. Les États les plus pauvres récupèrent plus qu'ils ne paient. Mais si ce changement se produit, ces pays qui défient Bruxelles pourraient se retrouver à verser de l'argent et ne rien en retirer—une amende pour les États membres de l'UE.

Le EU Observer a noté que « solidarité » est « un mot code pour accueillir des réfugiés dans le cadre du programme communautaire de l'Union Européenne ».

L'idée de l'Union européenne fut à l'origine vendue aux électeurs à travers l'Europe comme simplement un accord commercial. En Europe centrale et en Europe de l'Est, les électeurs ont clairement indiqué qu'ils ne veulent plus de migrants. Décider qui entre à l'intérieur de vos frontières nationales est au cœur de ce qui fait un État-nation. Maintenant, les électeurs se voient infliger une amende par Bruxelles lorsqu'ils essaient d'exercer l'un des droits fondamental d'une nation. Ce dont ils font partie est manifestement devenu quelque chose qui va bien au-delà d'un accord commercial.

La semaine dernière, j'ai écrit à propos de la fin de la « bonne Allemagne ». Ceci ressemble-t-il à la nouvelle Allemagne ? Celle qui essaie de menacer le reste de l'Europe par le chantage pour les forcer à suivre sa volonté ?

Ce plan sera difficile à mettre en application, mais le fait que ce soit même une ambition de la coalition montre une toute nouvelle volonté allemande de peser de tout son poids.

Mais pourquoi devriez-vous vous en soucier ?

Parce que la crise politique qui couve en Allemagne secouera le monde.

Je ne connais pas exactement ce qui arrivera ensuite. Cette coalition potentielle pourrait s'effondrer, et un temps sans gouvernement en Allemagne pourrait se prolonger. Une crise pourrait frapper avant la fin des négociations. Ou la coalition de la marche des blessés peut trébucher longtemps assez pour amener quelques réformes importantes de l'Union européenne.

Mais je sais où cela mène en fin de compte. Et vous le pouvez aussi.

La Bible prophétise un changement majeur arrivant en Allemagne. Elle prédit un dirigeant allemand fort. Et elle prédit que ce chef ne sera pas élu démocratiquement. Cela suggère qu'il arrivera au pouvoir à travers une sorte de crise politique. Dans un programme de la Clef de David de 2009, M. Flurry a déclaré que ce chef pourrait « peut-être tirer profit d'une coalition faible ».

Cela peut sembler extrême, mais si vous vous appelez un chrétien, vous n'avez pas d'autre choix que de prêter attention à ces mots. Certaines de ces prophéties proviennent de la bouche de Jésus-Christ Lui-même !

L'Allemagne est exactement dans la situation que M. Flurry disait et dont ce dirigeant stupéfiant pourrait tirer profit.

C'est pourquoi la politique allemande vaut la peine d'être suivie de près.

Notre article « Pourquoi la Trompette surveille la montée d'un homme fort allemand » vous guidera étape par étape à travers ces prophéties. Vous pouvez prouver tout ceci par vous-même et, dans le processus, acquérir un aperçu vital des nouvelles de l'avenir immédiat—et de l'espérance merveilleuse au-delà. 

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