LA TROMPETTE
La Cour pénale internationale émit des mandats d’arrêt à l’encontre de Netanyahou et de Sinwar
Le 20 mai, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Ahmad Khan, a demandé l’émission de mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et du chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar. Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, le chef politique du Hamas, Ismail Haniyeh, et le chef militaire du Hamas, Mohammed Deïf, figurent également sur sa liste.
Israël n’a pas signé le Statut de Rome de 1998 qui a établi la Cour pénale internationale (CPI), mais la « Palestine » l’a fait. (Néanmoins, personne ne reconnaît officiellement comme légitime le contrôle de la bande de Gaza par le Hamas.)
Si les mandats sont approuvés, M. Netanyahou se retrouverait aux côtés d’autres dirigeants mondiaux inculpés de crimes de guerre, comme le Russe Vladimir Poutine et le Soudanais Omar Bashir.
Qu’est-ce que cela signifie ? En cas d’approbation, si l’un de ces individus pénètre dans un pays partie au statut de Rome, ce pays sera tenu de l’arrêter. C’est pourquoi Israël, les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, la Turquie et de nombreux autres pays influents ne sont pas membres du traité. En revanche, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Canada, le Mexique, le Japon et bien d’autres le sont. Pour M. Netanyahou, cela signifierait que la visite d’une grande partie du monde serait interdite.
En quoi ce procès diffère-t-il des autre procès pour crimes de guerre contre Israël ? Au début de l’année, l’Afrique du Sud a accusé Israël de génocide à l’encontre des Palestiniens devant la Cour internationale de justice (CIJ). La CIJ est un organe des Nations unies responsable de l’inculpation de pays. La CPI a également été créée par les Nations unies, mais elle est indépendante et n’inculpe que des individus.
Netanyahou n’est pas l’homme qui tire les balles à Rafah, mais il représente l’effort de guerre d’Israël. Par conséquent, les actions de la CPI constituent également un jugement contre les Forces de défense israéliennes dans leur ensemble.
Tous contre Israël ? La CIJ n’a pas ralenti l’effort de guerre d’Israël. Il est peu probable que la CPI le fasse non plus. Pourtant, le dernier incident en date souligne à quel point le monde se ligue contre Israël.
Il y a une raison à cela. Pour en savoir plus, lisez « Israël : trahi en son moment de détresse ».