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La guerre civile des travaillistes déterminera-t-elle le sort du Royaume-Uni ?
Le premier ministre britannique Keir Starmer est de plus en plus pressé de démissionner après la défaite du Parti travailliste aux élections locales de la semaine dernière. Il est en poste depuis moins de deux ans.
Plus de 85 des 403 députés travaillistes ont demandé le départ de M. Starmer.
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La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, est le ministre le plus haut placé à l'appeler à démissionner. Jusqu'à présent, seuls six ministres l'ont publiquement soutenu.
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Jess Phillips, ministre de la Protection, et Miatta Fahnbulleh, ministre des Communautés, ont toutes deux démissionné.
Starmer a refusé de sauter le pas et a indiqué le matin du 12 mai qu'il se battrait au moins pendant un certain temps, en déclarant : « Le Parti travailliste dispose d'une procédure de contestation d'un dirigeant, et cette procédure n'a pas été déclenchée. »
Deux grands camps s'affrontent pour remplacer Starmer, compliquant ainsi l'effort de le destituer :
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Le ministre de la Santé, Wes Streeting, est le principal candidat des parties les plus modérées du Parti travailliste de gauche. Ses partisans souhaitent un transfert rapide du pouvoir, à la manière d'un coup d'État.
Le maire de Manchester, Andy Burnham, dirige la faction la plus radicale. Il ne siège pas actuellement au Parlement et n'est donc pas éligible au poste de premier ministre. Ses partisans souhaitent que Starmer reste en place quelques semaines de plus afin de donner à Burnham le temps de se présenter aux élections législatives.
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Burnham est susceptible de remporter une course à la direction, s'il est en mesure d'y participer.
Les coûts d'emprunt du Royaume-Uni ont atteint leur plus haut niveau depuis 1998, les investisseurs craignant que la gauche radicale ne prenne le pouvoir.
Entre-temps, le Parti réformateur a obtenu son plus grand avantage sur les autres partis lors d'un sondage YouGov réalisé les 4 et 5 mai :
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Parti réformateur : 28 pour cent
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Conservateurs : 17 pour cent
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Verts : 16 pour cent
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Parti travailliste : 16 pour cent
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Libéraux-démocrates : 13 pour cent
Si le sondage est exact, le Parti réformateur gagnerait probablement une élection, mais le Parti travailliste est libre de changer de premier ministre sans en convoquer une.
Eurointelligence a écrit : « Le crime politique de Sir Keir est qu'il a laissé une énorme majorité politique se gaspiller parce qu'il n'a jamais vraiment su ce qu'il voulait faire avec le pouvoir qui accompagnait le poste. »
Le Royaume-Uni souffre d'un manque de leadership et de vision. Les Proverbes préviennent : « Quand il n'y a point de vision, le peuple est sans frein » (traduction Darby française). Le Royaume-Uni, avec ses cinq premiers ministres au cours des dix dernières années, en est la preuve concrète. La nation a grandement besoin d'être sauvée. Cela commence par la repentance et le fait de se tourner vers Dieu pour avoir la vision dont elle a besoin pour être vraiment grande.