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La guerre civile fait rage en Équateur

LA TROMPETTE

La guerre civile fait rage en Équateur

Des hommes armés ont pris d’assaut le studio de la chaîne de télévision publique équatorienne TC au cours d’une émission mardi, intensifiant ainsi la vague de violence qui a submergé le pays sud-américain au cours des derniers jours. En réaction, le président équatorien Daniel Noboa a qualifié 22 gangs d’organisations terroristes et a ordonné à son armée de les pourchasser. Il a parlé d’un « conflit armé interne », signalant au monde que l’Équateur est en proie à une guerre civile.

Plusieurs explosions ont secoué le pays ces derniers jours, et au moins sept policiers ont été enlevés.

Révolte dans les prisons : Le chef de gang Adolfo Macias est disparu de prison le 7 janvier. Après sa fuite, les prisonniers ont commencé à prendre le contrôle des prisons, les gangs déclarant la guerre à la police et aux civils. Les détenus retiennent en otage plus de 130 gardiens de prison et membres du personnel dans au moins cinq établissements.

En réponse, M. Noboa a déclaré l’état d’urgence pour 60 jours le 8 janvier.

M. Noboa, qui a pris ses fonctions en novembre, a promis de mettre fin à la violence liée à la drogue en Équateur. Son gouvernement estime que les récentes attaques sont des représailles aux projets de construction d’une nouvelle prison de haute sécurité pour les chefs de gangs.

Qui est à l’origine de l’attaque ? Les autorités américaines ont condamné les violences. Mais ces condamnations sont vides de sens, car ce sont les addictions de la population américaine qui financent les cartels de la drogue.

Tant que la toxicomanie des États-Unis ne sera pas éradiquée, le fléau de la drogue en Amérique latine ne sera pas résolu. En attendant, la décadence américaine continuera à ravager ses propres villes ainsi que des régions lointaines.

En savoir plus : Lisez « Comment ne pas gagner la guerre contre la drogue  ».