LA TROMPETTE
La Russie affirme avoir repoussé deux attaques de drones ukrainiens sur Sébastopol
La Russie a déclaré avoir repoussé deux attaques de drones ukrainiens sur la ville occupée de Sébastopol, en Crimée, dans la matinée du 24 avril. Le gouverneur de Sébastopol nommé par la Russie, Mikhail Razvozhaev, a déclaré qu’aucun des deux drones n’avait pénétré dans le port de la ville et qu’il n’y avait pas eu de dégâts majeurs ni de victimes.
Aujourd’hui, à partir de 3h30 du matin, il y a eu une tentative d’attaque qui visait Sébastopol. La situation est la suivante : un drone maritime a été détruit par les forces anti-subversion et l’autre a explosé alors qu’il approchait. Tout s’est passé dans le havre extérieur, aucun objet n’a été endommagé. La ville est maintenant calme. Toutes les forces et agences restent quand même en alerte.
—Mikhaïl RazvozhaevBREAKING: Ukrainian drone attack reported against Russia's black sea fleet in Sevastopol. Governor says that the "fleet is now repelling the attack of surface drones. All services of the city are on alert" - TASS pic.twitter.com/T4hZl9ikPy
— Faytuks News (@Faytuks) April 24, 2023
Se préparer à l’attaque : La ville portuaire de Sébastopol est la principale plaque tournante de la flotte russe de la mer Noire. Après qu’une attaque de drones ukrainiens a endommagé certains navires russes en octobre 2022, la Russie a commencé à fortifier les défenses du port.
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En novembre, des défenses supplémentaires ont été ajoutées à l’entrée et à l’intérieur du port.
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En mars, après une nouvelle attaque réussie de drones ukrainiens, deux couches de filets flottants ont été ajoutées à l’extérieur du port et six grandes barges à ponton ont été ancrées à son entrée.
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Le port compte désormais six couches de barrières physiques.
Les navires russes patrouillent plus souvent près du détroit de Kertch depuis quelques semaines. Quant à l’armée terrestre, on creuse un grand nombre de tranchées autour d’endroits clés. Sur le plan aérien, ils deviennent plus agressifs en ce qui concerne les missions de renseignement de l’OTAN.
—Benjamin Pittet, analyste de la défense
Protéger l’OTAN : Les États-Unis et l’Europe ont mis en garde l’Ukraine contre toute attaque directe à l’intérieur de la Russie. L’Ukraine est fortement approvisionnée par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN. Si l’Ukraine attaquait la Russie avec des armes de l’OTAN, cela pourrait donner à des pays comme la Chine « l’occasion de présenter l’OTAN comme l’agresseur ».
Les États-Unis craignent qu’une attaque de l’Ukraine ne donne à la Chine des raisons de croire que « Washington est directement responsable de l’escalade du conflit ». Dans ce cas, la Chine pourrait réagir en renforçant son soutien à la Russie et peut-être même en lui envoyant une aide létale.
Dans ce contexte, il est significatif que l’Ukraine n’ait pas officiellement revendiqué la responsabilité des attaques de drones du 24 avril.
Lassés de la guerre : Les États-Unis et l’Europe ne veulent pas d’une guerre directe avec la Russie, craignant une escalade qui pourrait déboucher sur une guerre nucléaire. C’est la raison pour laquelle l’OTAN hésite tant à s’impliquer dans la guerre en Ukraine. Cependant, il est pratiquement impossible d’ignorer l’agression impitoyable de la Russie et de maintenir la paix.
La Russie ne montre aucun signe de relâchement, par contre la détermination de l’Amérique à soutenir l’Ukraine semble limitée. Dans le numéro de mai-juin de La trompette philadelphienne, le rédacteur en chef Gerald Flurry a expliqué que la volonté de l’Amérique est déjà brisée : quelle que soit l’issue de la guerre, l’aide américaine ne sera pas le facteur décisif d’une victoire ukrainienne.
Après tous ces échecs coûteux et prolongés, les Américains sont profondément las de la guerre. […] La prophétie ne donne aucune indication que l’Amérique parviendra à renverser le dictateur russe ou à réduire la puissance de la Russie dans une mesure significative. Cela ne garantit pas nécessairement la victoire de la Russie, puisque la puissance européenne et ukrainienne pourrait chasser les Russes. Certains analystes estiment aujourd’hui que cette guerre pourrait être longue—voire durer des années. Il se peut que nous n’en soyons qu’aux prémices.
—Gerald Flurry, « La guerre en Ukraine ne déclenchera pas la Troisième Guerre mondiale ! » (à paraître bientôt)