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Cole Keister/unsplash.com

La solution des deux États ne fonctionnera pas

L’Amérique et la communauté mondiale désirent qu’Israël se suicide.

Le président de l’Amérique et une grande partie du monde croient que la solution au conflit israélo-palestinien—et même celle au conflit entre l’islam radical et l’Occident—repose dans la création de deux États dans le pays d’Israël: un palestinien et un juif. Faciliter cette solution, c’est le cœur de la politique du président Barack Obama en Israël.

Dans son effort le plus intense pour aboutir à cette fin, M. Obama, dans les derniers mois, a fait de la purge des Juifs de la Cisjordanie sa priorité absolue en Israël. Sous le plan de deux États, la Cisjordanie (plus exactement connue comme la Judée et la Samarie) est proposée pour devenir le territoire d’un État palestinien, avec Jérusalem-est pour capitale. «Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la colonisation poursuivie par les israéliens», a dit B. Obama pendant son discours du 4 juin au Caire. «Cette construction viole de précédents accords et sape les efforts pour réaliser la paix. Il est temps que ces colonisations s’arrêtent.»

Le soulèvement de la question de la colonisation, par Barack Obama, n’est pas une nouvelle «mineure» et elle «ne doit pas être sous-estimée», a observé George Friedman de Stratfor. «… Obama a décidé de faire naître une crise avec Israël» (8 juin).

La plupart des étrangers ne comprennent pas quel est l’enjeu pour Israël, avec la solution des deux États imposée par l’Amérique et une grande partie du monde. Pour Israël, la création d’un État palestinien en Cisjordanie ne serait rien d’autre qu’un suicide national!

Perspective historique

L’État d’Israël est né le 14 mai 1948. Son accouchement n’a pas été sans complication ni drame. Pendant des mois, la vie de l’État nouveau-né a été en jeu, sous la menace constante des armées arabes qui l’entouraient sur trois côtés. Miraculeusement, Israël a survécu. Bien que victorieux et indépendant, Israël est resté menacé et stratégiquement défavorisé pendant des années.

Jusqu’en juin 1967.

Au printemps de cette année-là, il était clair que les États arabes entourant Israël cherchaient un autre combat. L’Égypte massait des troupes sur la frontière en préparation d’une invasion. Le 5 juin, Israël a commencé une attaque préventive sur l’Égypte. La Jordanie, voyant l’armée d’Israël immobilisée dans le sud, a assiégé Jérusalem. Elle a déplacé ses forces dans la ville (où elle a envahi le quartier général de l’Organisation des Nations unies), et a commencé à tirer sur les villes juives situées sur la plaine côtière, à partir de sa position dans les collines de ce qu’elle a appelé la Cisjordanie.

Après que la Jordanie a rejeté un accord de cessez-le-feu de l’ONU, Israël a appliqué sa seule option restante. Les militaires israéliens ont annihilé la Force aérienne jordanienne. Avant le 8 juin, les militaires d’Israël avaient repoussé les militaires jordaniens hors de la Cisjordanie et étaient revenus sur le Jourdain, en reprenant la Judée et la Samarie!

Il est difficile d’exagérer le degré auquel la guerre des Six Jours a garanti l’existence future d’Israël comme État indépendant. La guerre n’a duré que 130 heures et 50 minutes—pendant lesquelles Israël a repoussé l’avancée des armées de plusieurs États arabes, a décimé les forces aériennes de l’Égypte et de la Syrie, s’est emparé de la Bande de Gaza, a arraché les Hauteurs du Golan à la Syrie, et a pris le contrôle de toute la Péninsule du Sinaï. Mais cela a eu un impact déterminant sur la souveraineté d’Israël—particulièrement en ce que, pour la première fois dans son histoire moderne, l’État juif a contrôlé Jérusalem-est et la Cisjordanie.

Dans un message aux étudiants et aux enseignants du Collège Herbert W. Armstrong, le 22 avril, l’ancien ambassadeur israélien Yoram Ettinger a expliqué la signification de la Judée et de la Samarie pour l’indépendance, et la sécurité nationale, d’Israël. Ce territoire est le «point crucial du berceau de l’histoire juive», a-t-il expliqué. Israël n’existe pas sur le bord est de la Méditerranée à cause de Tel-Aviv ou d’une autre ville côtière. Au lieu de cela, a dit Y. Ettinger, la raison essentielle qui fait qu’Israël existe aujourd’hui, c’est l’«étendue territoriale entre Hébron au sud, la première capitale juive avant Jérusalem, et Nabulus au nord, le premier arrêt des Israélites quand ils sont rentrés dans la Terre promise.»

La Judée et la Samarie sont le cœur du peuple juif, a dit Y. Ettinger, et une nécessité stratégique pour préserver l’indépendance d’un État juif.

En plus de ces faits, le peuple juif a été attaché à la Judée et à la Samarie pendant plus de 3 000 ans.

Une attache géographique

Le livre de la Genèse montre que Abraham est entré en Israël par Sichem, et que les collines de Judée et de Samarie étaient les terres qu’ont foulé ses descendants à travers Isaac et Jacob. La Bible note que Abraham, Isaac et Jacob ont été enterrés dans Hébron, une ville affairée dans les collines judéennes. Même Joseph, bien qu’il ait vécu et soit mort en Égypte, a été enterré dans Sichem, dans les collines de Samarie (Josué 24:32). L’Écriture sainte dit que Béthel, connue aujourd’hui comme Beit El, était l’endroit où Jacob a dormi sur le pilier de pierre, et a eu son rêve bien connu. Le livre de l’Exode montre que l’arche d’Alliance, avant d’être placée dans le temple à Jérusalem, a reposé dans la ville samaritaine de Silo.

Les empreintes digitales juives couvrent les collines de Judée et de Samarie. «Quatre-vingt-douze pour cent des noms de lieux de la Bible sont dans les montagnes d’Israël que la Bible appelle Judée et Samarie et que le monde appelle Cisjordanie», a dit à CBN News, Billye Brim, un érudit de la Bible demeurant à Elon Moreh.

Dans le livre de Josué, Dieu a tracé toutes les frontières de la Terre promise, aussi bien que les frontières intérieures séparant les 12 tribus d’Israël. Dans Josué 15, Dieu a spécialement tracé le contour du territoire alloué à la tribu de Juda, de qui les Juifs sont aujourd’hui des descendants. (Vous pouvez aisément démontrer cela en lisant notre livre gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie.) Dieu a placé la tribu de Juda au cœur de la Terre promise, sur le côté nord-ouest de la mer Morte, et principalement dans les collines de ce que, même aujourd’hui, on appelle toujours Judée!

En tant que le cœur biblique des anciens Israélites, le territoire de Judée et de Samarie—pas le Golan, ni la plaine côtière—est le pouls de la souveraineté juive.

Cette histoire complique manifestement les négociations de la stratégie une-terre-pour-la-paix, et «la solution» des deux États. Comme Y. Ettinger l’a demandé: «Une nation peut-elle survivre tandis que l’on négocie le berceau de son histoire?… Si vous n’avez pas de racines, comment pouvez-vous avoir la paix?»

Les arbres ne s’épanouissent pas sans de fortes racines, et seront plus que probablement déracinés par le vent le plus léger. La même chose s’applique à la souveraineté nationale juive, qui est enracinée en Judée et Samarie.

Une nécessité stratégique

Stratégiquement, le territoire de la Judée et de la Samarie est essentiel à l’indépendance juive. Géographiquement, cette terre est largement composée d’une arête montagneuse, connue comme l’épine dorsale d’Israël, qui s’étend du sud de Hébron, dans le sud, à la vallée de Jizreel, dans le nord. Ces collines de 600 à 900 m—les «montagnes d’Israël» comme la Bible les appelle—fournissent une position stratégique avantageuse. Marquées par des pentes raides, des gorges béantes et des vallées profondes, elles sont une barrière naturelle idéale pour ralentir des armées envahissantes, et protéger civils et armées du pays, aussi bien que matériel et équipement militaires.

Beaucoup sont conscients que les Hauteurs du Golan fournissent à Israël un grand avantage tactique au nord, en aidant Israël à contrôler la mer de Galilée et les villes sur les plaines du nord d’Israël. Mais comme Y. Ettinger l’a expliqué, peu reconnaissent que l’arête montagneuse, sur laquelle la Judée et la Samarie se trouvent, est infiniment plus importante pour Israël que le Golan. Elle est si importante, en fait, qu’il a fallu moins d’un mois au gouvernement israélien, après s’être emparé de la Judée et de la Samarie en juin 1967, pour commencer à reconstruire sa plate-forme de sécurité nationale autour du contrôle de la Judée et la Samarie par Israël.

Stratégiquement, le territoire de Judée et de Samarie est le pivot dont dépend la sécurité nationale de l’État juif. C’est crucial à la stabilité, non seulement de Jérusalem et des autres villes dans les collines judéennes et samaritaines, mais aussi à celle des villes sur la plaine côtière, où 80 pour cent de la population d’Israël sont localisés avec le gros de la finance d’Israël, l’économie et les artères de transport et de l’industrie.

À ceux qui comprennent le rôle central de la Judée et de la Samarie à l’existence d’Israël en tant qu’État indépendant et sûr, la notion de cession de territoire aux Palestiniens—membres d’un peuple incapables de forger la paix entre eux, sans parler du fait qu’ils sont l’ennemi juré d’Israël—en échange de la paix, est illogique et immorale. Ce serait un acte d’autodestruction nationale!

Pourtant c’est la prémisse fondamentale de la solution des deux États, un plan de paix exposé dans les accords d’Oslo en 1993, qui est devenue le point focal de Barack Obama et de la majorité de la communauté internationale, y compris la Grande-Bretagne, l’Union européenne, l’Autorité palestinienne et même—avec des conditions préalables—la Ligue arabe.

La seule solution réalisable

L’administration Obama travaille avec acharnement pour imposer sa «solution» à Israël. Parlant à des correspondants, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, en mai, l’ambassadeur de l’Amérique aux Nations unies, Susan Rice, a déclaré que les «États-Unis sont complètement et explicitement engagés à œuvrer pour une solution des deux États», et que le président Obama partage un «sens de l’urgence» dans la résolution du conflit israélo-palestinien.

Sur cette question, B. Obama opère en dehors de la réalité historique et stratégique. Pour Israël, la création de ce qui serait certainement un État palestinien contrôlé par le Hamas sous influence iranienne, en Judée et en Samarie, est inacceptable. En poussant dans ce sens, par tous les moyens, l’Amérique et la communauté internationale imposent en fait une condamnation à mort de l’État juif!

Il semble que le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, voit cette réalité, c’est la raison pour laquelle il refuse de céder aux demandes pour une solution des deux États.

Malheureusement, Barack Obama bloque Israël dans un coin dont il ne peut pas émerger sans une blessure sérieuse, peut-être fatale. Israël s’autodétruira s’il est d’accord avec la création d’un État palestinien dans la Judée et la Samarie. Pourtant sa seule autre option—qui est de continuer à traîner des pieds sur la solution des deux États—aura pour résultat qu’il sera de plus en plus aliéné et persécuté par l’Amérique et la communauté internationale pour le fait de «retarder la paix dans la région.»

Alors qu’Israël poursuit cette deuxième option, les Palestiniens, avec le soutien de leurs amis musulmans, les médias anti-Israël et le reste du monde, deviendront plus furieux et plus audacieux. Comme la probabilité de conflit et de cruauté s’accroîtra, l’espoir d’une solution réalisable pour le conflit israélo-palestinien diminuera—du moins pour la plupart des observateurs de la situation.

Les étudiants des prophéties bibliques, néanmoins, regardent ces événements et sont pleins d’espoir, parce qu’ils savent que Dieu a une solution méthodique et complètement réalisable pour le conflit en Israël.

La solution: Dieu fera de Jérusalem Sa ville!

C’est vrai. La Bible est remplie de prophéties au sujet de l’avenir pacifique, rempli d’espoir qui s’offre à Jérusalem. Pourquoi Jérusalem? Parce que, comme le prophète Zacharie nous l’assure, Dieu «a choisi Jérusalem» (Zacharie 3:2). Lisez-le vous-même dans Apocalypse 21: Jérusalem sera la capitale du royaume éternel de Dieu, où tous les hommes—Juifs, Palestiniens, Africains, Asiatiques, Américains, tous—auront l’occasion de se rendre.

Remarquez aussi Ésaïe 2: «Des peuples s’y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel» (verset 3).

Imaginez-cela! Plus de chamailleries. Plus de querelles de territoire. Plus d’attentats-suicides. Juste Dieu, Sa loi, Son Royaume et Son peuple.

Voilà une solution réalisable! 

Tb Ad Fr