LA TROMPETTE
La Syrie réadmise au sein de la Ligue arabe
Lors d’une réunion d’urgence au Caire, en Égypte, le 7 mai, la Ligue arabe a voté la réadmission de la Syrie au sein de l’organisation. La Syrie avait été suspendue de l’organisation en 2011 après le début de la guerre civile syrienne. Les actions du président syrien Bachar Assad, notamment le déversement d’armes chimiques sur son propre peuple, ont fait de lui un paria dans le monde entier. Mais à partir de 2023, il semble qu’Assad soit là pour rester.
La Ligue arabe, qui compte 22 membres, regroupe tous les États arabes, de la Mauritanie à Oman. L’organisation n’a pas de pouvoir politique significatif (contrairement à l’Union européenne), mais en tant que porte-parole du monde arabe, ses jugements et ses décisions ont beaucoup de poids.
Pourquoi maintenant ? Au début des années 2010, il semblait que les révolutionnaires allaient évincer Assad. Cela ne s’est jamais produit. La plupart des gouvernements du monde arabe constatent que la stratégie actuelle à l’égard d’Assad ne fonctionne pas. La nouvelle stratégie consiste à travailler avec lui. « Toutes les étapes de la crise syrienne ont prouvé qu’il n’y a pas de solution militaire et qu’il n’y a pas de gagnants ni de perdants », a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shokuri.
Tout le monde n’est pas content : Certains États, comme le Qatar et la Jordanie, soutiennent les rebelles anti-Assad. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, a déclaré que la réintégration de la Syrie dans la Ligue entamerait « un processus très long et difficile ». Mais la décision du 7 mai est un petit début qui pourrait déboucher sur des avancées plus importantes.
La Syrie, pour sa part, a fait quelques concessions. Assad a accepté de laisser les réfugiés syriens en Jordanie rentrer chez eux. Il a également accepté d’aider les pays voisins à lutter contre la contrebande de drogue en provenance de Syrie.
De quel côté se trouve Assad ? Au fil des ans, Assad s’est largement appuyé sur l’Iran pour maintenir son régime à flot. La visite du président iranien Ebrahim Raisi à Damas la semaine dernière montre que l’Iran soutient toujours Assad. Mais la normalisation de la Syrie avec le reste du monde a été menée par un acteur inattendu : l’Arabie saoudite.
L’Arabie saoudite est l’un des plus grands concurrents de l’Iran dans la région et a été l’un des critiques les plus virulents d’Assad. Mais ces derniers mois, le dirigeant saoudien Mohammed bin Salman a poussé à la réintégration de la Syrie dans le giron diplomatique arabe. L’Arabie saoudite et l’Iran réchauffent actuellement leurs relations. Mais si les relations entre les deux pays venaient à se rompre à l’avenir, Assad pourrait être contraint de choisir son camp. L’Arabie saoudite a suffisamment d’influence diplomatique et de liquidités pour arracher la Syrie à l’Iran.
Ce que dit la Bible : Une prophétie du Psaume 83 décrit une alliance des peuples du Moyen-Orient à la fin des temps. Le but de cette alliance est de s’assurer « qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël » (verset 5). Les membres de cette alliance sont « Les tentes d'Édom et les Ismaélites, Moab et les Hagaréniens, Guebal, Ammon, Amalek, les Philistins avec les habitants de Tyr ; l'Assyrie aussi se joint à eux, elle prête son bras aux enfants de Lot » (versets 7-9).
Ces noms anciens n’ont pas beaucoup de sens si l’on ne connaît pas leurs descendants modernes. Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit ce qui suit dans le numéro de septembre 2012 de la Trompette :
Vous devez savoir qui sont les descendants modernes de ces peuples pour comprendre à quel point cette prophétie est pertinente à notre époque : « Édom » est la Turquie ; « les Ismaélites » sont l’Arabie Saoudite ; « Moab » et « Ammon » se réfèrent tous deux à la Jordanie ; « Guebal » est le Liban. Les Hagaréniens habitaient autrefois dans le pays connu aujourd’hui sous le nom de Syrie. Le seul pays énuméré ici qui se trouve en dehors de la région est « l'Assyrie », c’est-à-dire l’Allemagne. L’Allemagne est la puissance derrière cette alliance ! […]
À l’heure actuelle, la Syrie de Bachar Assad est étroitement alliée à l’Iran, mais cette prophétie montre que ces deux nations sont sur le point de se séparer. Cela aura un effet domino sur d’autres nations. Ces événements vont vraiment secouer ce monde et modifier de façon spectaculaire le cours de l’histoire !
La manière dont cette scission se produira reste à voir. Mais la réintégration de la Syrie dans la Ligue arabe pourrait jouer un rôle majeur. Pour en savoir plus, lisez l’article de M. Flurry « La prophétie du Psaume 83 ».