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La vérité sur le Raj

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La vérité sur le Raj

La tendance moderne à réviser l’histoire est en train d’effacer une vérité inspirante.

Pour la première fois depuis une génération, le monde a assisté au couronnement d’un monarque britannique. Le roi Charles III a été couronné lors d’une cérémonie chargée de symboles anciens et de signes distinctifs d’une époque révolue d’impérialisme. Pourtant, il est devenu intellectuellement à la mode de qualifier la monarchie comme étant une institution archaïque d'esclavage, de colonialisme et de racisme. Le roi Charles lui-même s'est excusé pour l'histoire de la Grande-Bretagne.

Au centre de cette tendance se trouve le Raj : la gouvernance britannique en Inde. Cela fait 75 ans que la gouvernance britannique en Inde a pris fin. Le grand-père du roi Charles, le roi George VI, a été le dernier empereur de l’Inde. De nombreux historiens modernes, indiens et britanniques, ont révisé le récit de la gouvernance britannique, la faisant passer d’une force positive à un régime maléfique semblable au Troisième Reich.

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« Y a-t-il quelque chose de bon à dire sur la gouvernance britannique en Inde ? » a écrit Tirthankar Roy dans le Spectator. « Le verdict de nombreux politiciens, conservateurs de musée, présentateurs TV et même journalistes en Inde est clair : le Raj n’a existé que pour exploiter et opprimer. Il a provoqué la pauvreté et la famine en Orient et a enrichi le monde occidental. Dans son livre à succès Inglorious Empire (Empire sans gloire), l’écrivain et homme politique Shashi Tharoor accuse le Raj de « déprédation », de « pillage », de « rapacité », de « brutalité » et de « rapine ». Il est loin d’être le seul à prononcer ce verdict sévère : les réseaux sociaux diffusent des messages similaires avec un zèle religieux. »

Quelle est la vérité sur le Raj ? Le Raj était-il une initiative maléfique et impérialiste qui exploitait l’Inde au détriment de ses habitants ? La gouvernance britannique a-t-elle eu des aspects positifs ? Réviser le Raj n’est pas seulement une tentative de réécrire les faits de l’histoire, mais aussi d’effacer une vérité inspirante de la Bible concernant l’avenir.

La nature humaine exposée

L’une des leçons les plus profondes de l’histoire du Raj est la constance de la nature humaine. Quelle que soit la couleur de la peau d’une personne ou son pays d’origine, les traits de la nature humaine se manifestent pleinement. Lorsque l’on passe en revue l’histoire, il est important d’établir ce point fondamental.

La Bible décrit la nature humaine comme étant vaine, égoïste, avide, trompeuse et motivée par l’intérêt personnel (Galates 5 : 19-21 ; Jérémie 17 : 9). Ces caractéristiques étaient-elles présentes dans l’Empire britannique ? Absolument. Ces traits étaient-ils présents en Inde avant l’arrivée des Britanniques ? Absolument. Ce n’est pas une question de race ; c’est l’état naturel de l’humanité, soumise aux tentations du dieu de ce monde (Éphésiens 2 : 2). (Lisez notre brochure gratuite La nature humaine—qu’est-ce que c’est ? pour en savoir plus sur la nature habituelle de l’homme).

La montée en puissance de l’Empire britannique était en fait l’accomplissement d’une prophétie biblique. Dieu a promis que la famille d’Abraham recevrait les bénédictions de puissance et de richesse nationales. (Vous pouvez prouver cela par vous-même dans le livre de Herbert W. Armstrong, Les Anglo-Saxons selon la prophétie). Mais Dieu voulait voir ce qu’ils feraient après avoir reçu les bénédictions. Malheureusement, l’empire a rejeté Dieu—c’est la voie de la nature humaine (Romains 8 : 7). La Bible dit que les voies de l’homme mènent à la mort (Proverbes 14 : 12). C’est pourquoi chaque civilisation, même le puissant Empire britannique, déclinent et tombent.

Ce qui rend l’Empire britannique unique, ce n’est pas l’absence d’une nature humaine maléfique, mais la présence d’un effet inspirant sur ses zones d’influence. En dépit de leurs fautes et de leurs erreurs, quelque chose a permis aux Britanniques d’avoir un impact positif sur le monde. Par rapport à d’autres empires européens qui ont laissé leurs colonies dans la désolation et le retard, il est clair que l’impact de la Grande-Bretagne a été bien différent.

Changer le sous-continent

Lorsque les Européens ont commencé à commercer en Inde, le sous-continent était divisé en quelque 550 royaumes différents. Il y avait 200 langues, un système de castes rigide, différentes religions et des générations de guerres entre les tribus et des envahisseurs en maraude.

Au début, la présence britannique en Inde était purement commerciale, représentée par la Compagnie britannique des Indes orientales, fondée en 1600 par la reine Élisabeth I re . La compagnie a établi des postes et des usines en Inde pour les épices, le thé, le coton et les textiles. La Compagnie des Indes orientales est devenue le monopole le plus puissant de l’histoire, employant une armée privée de 260 000 soldats qui se sont battus contre les concurrents européens et les rivaux indiens. Cette compagnie contrôlait une grande partie de l’Inde après avoir mené de nombreuses guerres contre la France. En 1784, William Pitt et le Parlement ont adopté l’« India Act » (Le projet de loi sur l’Inde) qui a placé la compagnie et l’Inde sous le contrôle officiel du gouvernement britannique.

Bien que les Britanniques n’aient jamais eu l’intention de construire un empire en Inde, après la défaite de Napoléon en 1815, une nouvelle génération de dirigeants ayant une vision d’empire a pris les choses en main. Ces hommes pensaient que la position de force de la Grande-Bretagne leur donnait l’obligation d’améliorer la vie des peuples qu’ils gouvernaient. Au début du 19e siècle, une série de réformateurs talentueux et dévoués ont entamé le processus de changement en Inde : Mountstuart Elphinstone, Sir Thomas Munroe, Sir Charles Metcalfe, Francis Rawdon-Hastings, Lord William Bentinck et Sir William Sleeman. Ces hommes n’étaient pas exempts de défauts, mais leurs efforts combinés ont transformé une mosaïque fracturée de peuples en une seule entité politique—un exploit qui n’avait pas été réalisé pendant des millénaires.

Lord Bentinck, gouverneur général de l’Inde, a entrepris une série de changements essentiels en 1828. Bentinck avait déclaré que « la grandeur britannique devait être fondée sur le bonheur indien. » Il a réformé la fonction publique et la structure du gouvernement pour transformer un déficit d’un million de livres en un excédent de plus d’un million de livres. « La plus célèbre des réformes de Bentinck fut l’abolition du suttee ou, plus exactement, du sati », écrit Alfred Leroy Burt dans The Evolution of the British Empire and Commonwealth (L’évolution de l’Empire britannique et du Commonwealth). « Cette immolation des veuves sur les bûchers funéraires de leurs maris était un rite hindou courant, mais nullement universel, sanctionné par une coutume immémoriale, pratiquée en Inde depuis plus de 2000 ans, et recommandé par des écritures faisant autorité. » Selon les statistiques officielles, entre 1813 et 1829, 7 941 veuves ont été brûlées à mort avec le corps de leur mari.

Puis il y a eu la fin des thugs, d’où vient le mot anglais « thug » (voyou). Il s’agissait d’une forme de meurtre rituel et de vol au cours duquel on étranglait et enterrait des voyageurs en guise de sacrifice à la déesse Kali. Quelques hommes aurait avoué avoir assassiné plus de 700 personnes de cette manière. Sir William Sleeman a été le responsable de son éradication.

Parmi les autres réformes importantes, citons la construction de chemins de fer et de stations télégraphiques, et le creusement de canaux d’irrigation à partir du Gange pour mettre fin aux famines perpétuelles (bien qu’elles se soient reproduites en 1876 et 1899). Des universités ont été construites à Calcutta, Bombay et Madras. Les membres inférieurs du système des castes, tels que les « intouchables », avait enfin la possibilité d’améliorer leur vie. Les réformes des infrastructures ont transformé le pays. « Jusqu’aux années 1880, les Britanniques avaient investi 270 millions de livres en Inde, soit un peu moins d’un cinquième de l’ensemble de leurs investissements à l’étranger, » écrit Niall Ferguson dans Empire. « Les Britanniques ont multiplié par huit la superficie des terres irriguées. Ils ont créé de toutes pièces une industrie indienne du charbon qui, en 1914, produisait près de 16 millions de tonnes par an. » Si toutes ces améliorations ne se sont pas traduites par une richesse économique pour les Indiens, elles ont permis de moderniser le pays.

La plus importante, et peut-être la plus controversée pour les historiens modernes, fut la décision d’enseigner universellement la langue anglaise et la philosophie occidentale au lieu des traditions orientales. C’est ce que l’on appelle aujourd’hui le « Macaulayism », du nom de Lord Thomas Macaulay, qui faisait partie du conseil du gouverneur général et qui a défini cette politique. Bien que certains de ses commentaires soient perçus négativement aujourd’hui, la vision de Macaulay était de donner au peuple indien ce que la Grande-Bretagne avait : la liberté et la prospérité. Il pensait que si le peuple indien souhaitait l’autonomie et la liberté politique, ce serait « le jour le plus glorieux de l’histoire anglaise ».

C’est ce qui s’est passé en 1947. Une région composée de plus de 500 royaumes et de 200 langues était devenue une seule nation dotée d’institutions modernes et avec la possibilité de devenir un acteur majeur de la géopolitique.

Même si le Raj britannique était loin d’être parfait, il n’y aurait pas eu d’État indien moderne sans les différentes réformes du Raj. Ce modèle a été suivi dans tout l’empire. Au-delà du contraste entre les attributs positifs et négatifs du Raj, il y a une leçon et une vérité plus importantes à tirer de cette histoire.

Pourquoi cette histoire est importante

L’Empire britannique est un exemple de la manière dont une force réformatrice et civilisatrice peut réellement améliorer le monde. Il s’agissait bien d’un empire saturé de nature humaine et qui a commis de terribles erreurs. Ce qui est étonnant, cependant, c’est qu’il a eu un impact positif malgré la nature imparfaite de l’homme. Quelle est la raison de ce phénomène unique ?

Le fait est que les Britanniques avaient des vérités bibliques qui guidaient leurs décisions. Dieu s’en est servi pour nous enseigner une leçon sur la bonne nouvelle de l’avènement du Royaume de Dieu ! La Bible enseigne que très bientôt, Jésus-Christ va établir l’Empire de la Famille Dieu sur cette Terre. Le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit dans « La gloire de l‘empire » :

En fait, si vous comprenez l’Évangile que Jésus-Christ apporta sur Terre—la nouvelle avant-coureur en provenance de Dieu le Père au sujet du Royaume de Dieu à venir—c’était au fond un message impérialiste ! Le Royaume de Dieu pourrait très justement être appelé l’Empire de la Famille Dieu !

Dieu a un plan pour faire passer la vie humaine de la barbarie et de la sauvagerie à la civilisation et à l’excellence. Il a une stratégie pour répandre les lois justes et les bonnes mœurs. Il a l’intention d’accomplir le noble objectif d’encourager le bon genre de civilisation au profit du monde entier !

Le Royaume de Dieu va établir un empire qui civilisera le monde entier en le faisant passer de la barbarie de la nature humaine à la nature de Dieu ! Toutes les nations et tous les peuples, y compris la Grande-Bretagne et l’Inde, devront être rééduqués par la Famille Dieu. Il y a un parallèle inspirant dans le fait que Macaulay voulait donner aux peuples de l’empire les bénédictions dont bénéficiait la Grande-Bretagne. D’une manière très limitée, il s’agit d’un petit exemple de ce que Dieu offre à l’ensemble de l’humanité. Le Dieu tout-puissant et éternel veut donner à chaque être humain exactement ce qu’Il a ! Dieu veut que vous et moi devenions Ses enfants—que nous devenions Dieu !

Le plan directeur de Dieu utilisera un empire familial d’êtres divins parfaits et justes pour accorder à l’humanité les bénédictions de la joie, de l’unité et de l’abondance—si elle le veut. L’Empire britannique n’est qu’un modeste reflet de ce que Dieu a prévu pour l’humanité.

Ceux qui cherchent à réviser l’histoire s’efforcent en fait d’effacer cette vérité. 2 Rois 14 : 27 dit qu’à notre époque, le « nom d’Israël » serait presque effacé. Réviser l’histoire, c’est s’en prendre à la vision inspiratrice de l’Empire de la Famille Dieu contenue dans la Bible ! En effaçant le passé, on efface en fait l’avenir.

Vous avez besoin de cette vision d’avenir et d’espoir dans votre vie. Lisez l’article de M. Flurry, « La gloire de l‘empire », et Les Anglo-Saxons selon la prophétie, de M. Armstrong, pour en savoir plus.

LES ANGLO-SAXONS SELON LA PROPHETIE

Les ressortissants des nations du monde occidental s'ils l'entendaient, n'en croiraient pas leurs oreilles. Les gouvernements américain, britannique, canadien, australien et sud-africain, s'ils l'apprenaient s'empresseraient de prendre des mesures draconiennes! Ils pourraient savoir, mais ils ne savent pas! Pourquoi?