LA TROMPETTE
Le chancelier autrichien veut plus de murs frontaliers
Le 23 janvier, le chancelier autrichien Karl Nehammer a visité la clôture frontalière entre la Bulgarie et la Turquie. Cette clôture, construite par la Bulgarie, vise à réduire la capacité de la Turquie à inonder son voisin de migrants, une arme géopolitique qui exerce une pression intense sur l’Europe de l’Est. Le chancelier a affirmé son soutien à la demande de 2 milliards d’euros (2,1 milliards de dollars américains) adressée par le président bulgare Roumen Radev à la Commission européenne pour l’extension de la clôture frontalière.
En décembre 2022, le chancelier Nehammer a affirmé dans une interview que les clôtures et les murs « ont un effet » lorsqu’il s’agit d’arrêter l’immigration clandestine. Ses commentaires sont intervenus après que l’immigration clandestine vers l’Autriche a augmenté de 195 pour cent en 2022 (dernières données d’octobre).
Le 26 janvier, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont réunis à Stockholm, en Suède, pour discuter de la manière de renvoyer davantage de migrants dans leur pays d’origine.
Une bataille prolongée : La question d’obtenir des subventions européennes pour les murs frontaliers n’est pas nouvelle. Cependant, elle a fait l’objet d’une attention accrue en 2022 en raison d’un pic de l’immigration clandestine. En janvier 2022, la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a rejeté une autre demande de financement de murs frontaliers, en invoquant des contraintes budgétaires : « Je dois dire que j’ai un peu l’impression que vous pensez que le financement de l’UE est illimité. Ce n’est pas le cas. »
Commentaires trompeurs : S’il est vrai que l’Europe s’efforce de mener une guerre multifrontale contre l’immigration clandestine, cela ne signifie pas pour autant que ses frontières manquent de fortifications. « L’Union européenne dit qu’elle construit des ponts, pas des murs. Pourtant, tout autour de l’Europe, de hauts murs et de hautes clôtures, hérissés de technologies sophistiquées, sont en train d’être érigés », affirme le Telegraph dans un reportage spécial. Selon le Telegraph, les fortifications frontalières actuelles sont équivalentes en longueur à 12 murs de Berlin.
Selon une fiche d’information de l’UE :
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Entre 2014 et 2022, la longueur totale des clôtures frontalières est passée de 315 kilomètres à 2 048 kilomètres.
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Il existe 19 sections distinctes de murs et de clôtures frontaliers.
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Six pays ont plus d’une seule portée de murs frontaliers : Espagne, Autriche, Hongrie, Grèce, Lettonie et Lituanie.
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La Lituanie possède le plus long mur continu, soit 502 kilomètres, à sa frontière avec le Belarus.
L’UE ne finance pas officiellement les murs frontaliers. Pourtant, depuis 2015, elle a accordé à la Hongrie 22 millions d’euros « d’aide d’urgence » qui ont servi à renforcer la frontière.
Pourquoi c’est important : De nombreux Européens se méfient de plus en plus de l’immigration massive en raison de la façon dont elle menace leur sécurité personnelle. Au fur et à mesure que ces défis deviendront plus difficiles à ignorer, les Européens seront plus nombreux à souhaiter un dirigeant fort et une politique migratoire plus stricte.
Nous observons la réaction de l’Europe face à la migration, car cette crise finira par permettre à un homme fort de prendre le pouvoir.
En savoir plus : Pour comprendre comment un tel dirigeant pourrait profiter de la crise migratoire dans sa quête de contrôle de l’Europe, lisez notre brochure gratuite Un dirigeant allemand fort est imminent, par le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry.